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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 10:21

.FITZGERALD MICHEL, Misia, Les plus belles berceuses jazz, 2012, Didier Jeunesse

 

Voici le soir venu et c’est le moment d’aller au lit. Si après une journée de travail, nous, adultes l’espérons tant, nous ne pouvons pas affirmer la même chose au sujets des enfants.

 

 

Pour rendre cet instant différent et l’envelopper de douceur, le bel ouvrage intitulé, Les plus belles berceuses jazz, devrait convenir.

 

Chaque berceuse est illustrée d’un magnifique dessin fort coloré. Les paroles en anglais sont accompagnées d’une traduction en français.

 

Quelques renseignements, concernant l’artiste interprète et la chanson, sont aussi donnés.

 

 

Laissez-vous emporter par les voix d’Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Peggy Lee, Billie Holiday et tant d’autres. Retrouvez des mélodies que vous connaissez bien et découvrez d’autres titres moins célèbres.

 

Quinze chansons pour mieux rêver, pour mieux dormir….

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 13:50

Chansons d'enfants du monde entier, Gallimard jeunesse, Coll. musique, 2010

 

 

Ce livre, destiné aux plus jeunes, donne l'occasion de faire  un tour du monde en chansons.

 

Vingt chansons dans toutes les langues ou presque s'offrent aux oreilles de nos enfants.

 

Chaque chanson est illustrée par un dessin toujours très coloré et de style très différent, plusieurs auteurs ayant prêté leur plume au texte.

 

Les paroles de chaque mélodie sont données accompagnées d'une traduction. En bas de page figurent quelques informations culturelles sur le pays.

 

Il ne nous reste plus qu'à partir pour la Chine, l'Italie, la Russie, l'Inde, le Mexique…

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 10:38

 

BRESNER, Lisa, Un rêve pour toutes les nuits, Actes Sud Junior, 1999

 

 

Plongeons une fois encore dans l'univers de Lisa Bresner.

 

Le héros de cette histoire est Petit Tang. Avec lui, le jeune lecteur découvrira en quatre étapes des idéogrammes qu'il retrouvera à la fin du livre sous forme de lexique.

 

L'histoire permet de comprendre comment certains idéogrammes sont nés.

 

 

L'HISTOIRE

 

Petit Tang ne parvient pas à trouver le sommeil. Après un long moment, il réussit à s'endormir.

 

Il voit alors la Grande Muraille de Chine. Un garde lui propose de se rendre tout au bout de la Grande Muraille. Ce qu'il trouvera au bout de ce parcours est un rêve pour toutes les nuits. Mais pour cela, Petit Tang doit apprendre les mots secrets du rêve.

 

Le premier est "voler."

 

Petit Tang poursuit son chemin. Un autre garde lui propose une devinette pour trouver le deuxième mot : homme.

 

Tandis qu'il marche un autre garde apparaît pour lui apprendre le mot "cheval."

 

La marche donne faim au jeune garçon, mais en ces lieux, personne ne cuisine. Il n'y a qu'un garde qui apprend le mot "femme."

 

Lorsqu'enfin, il voit le bout de la Grande Muraille, Petit Tang ne se souvient plus de tous les mots. Il pleure. Le cinquième garde le rassure : le dernier mot est un mot magique. Pour l'écrire, "on commence par les griffes d'un oiseau, puis on trace dessous le toit d'une maison, en dessous du toit on dessine un cœur, enfin on termine par deux mains qui se croisent." C'est le mot "amour."

 

Tous les gardes réapparaissent et affirment qu'ils aiment beaucoup Petit Tang.

 

L'enfant demande à voir ses parents. Que doit-il faire pour retrouver son chemin ?

Petit Tang doit se diriger vers l'Est. Là est le Palais du roi de l'Est.

 

Quittant le Nord, Petit Tang se demande ce qu'il va trouver là-bas. Soudain, un petit singe apparaît sur une branche de magnolia et s'adresse à l'enfant.

 

Une fois les présentations faites, Petit Tang explique qu'il veut rentrer chez lui. On lui a dit que le roi de l'Est pouvait l'y aider. Hélas, le roi est introuvable pour le moment.

 

Le premier ministre raconte à Petit Tang et au singe que le roi passe son temps à se cacher. Petit Tang propose de partir à sa recherche grâce à l'indice qu'il a laissé. Mais Petit Tang ne comprend pas le mot. Avec l'aide du singe, le garçon réalise qu'il s'agit du mot "grand."

 

Ils se rendent dans la salle la plus grande du palais : la salle de l'Harmonie suprême.

 

Là ils découvrent un autre message du roi.

 

 

À vous de suivre, pas à pas Petit Tang et le singe, et ce, jusqu'au réveil du petit garçon.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 10:20

 

BRESNER, Lisa, Le secret d'un prénom, Actes Sud junior, 2003

 

Cet ouvrage, au format B.D., offre l'occasion de faire ses premiers pas dans un autre pays et une autre culture.

 

Lisa Bresner, son auteur disparu à l'âge de trente-cinq ans en 2007, nous a déjà fait découvrir la Chine grâce à de nombreux ouvrages dont nous avons déjà parlé.

 

 

Ce conte n'est qu'un prétexte pour découvrir l'écriture chinoise. En fin d'ouvrage, un lexique chinois permet de retrouver les idéogrammes des prénoms figurant dans l'histoire.

 

Ces idéogrammes sont accompagnés de leur signification et de leur prononciation.

 

Le jeune lecteur pourra même s'amuser à se choisir un prénom chinois. Quelques éléments de civilisations précèdent ce lexique.

 

 

L'histoire

 

Petit Trésor ne parvient pas à achever ses devoirs. Trop de bruit venant de la cuisine l'empêche de travailler. Sa sœur, Fleur de Courgette, dont c'est l'anniversaire, est en colère. Elle veut changer de prénom, car elle estime que le sien est ridicule.

Rien ne parvient à calmer sa colère : ni les cadeaux, ni le chaton. Elle veut un nouveau prénom.

 

Soudain le carillon de la porte se fait entendre ! C'est grand-père Mille Bouches, à qui l'on fait part de la colère de sa petite-fille.

 

Grand-père Mille Bouche raconte une histoire qui devrait permettre à Fleur de Courgette de choisir un autre prénom.

 

 

Il s'appelait Dragon de Nuit. C'était un jeune homme timide qui n'osait aborder aucune femme. Il était seul et triste. Pourtant il voulait se marier ! Il demanda conseil à sa sœur, Lune d'Automne "qui tira de son coffre un album où étaient dessinées trois jeunes femmes."

 

Mais ni Hirondelle d'Été, ni Joli Rêve, ni Parfum du Vent ne lui convinrent. Sa sœur lui dit alors de se débrouiller seul.

 

"Pendant plusieurs jours, Dragon de Nuit erra sur son cheval à la recherche de la femme idéale." La fatigue le força à se reposer sous un camphrier auprès duquel était caché un sorcier. Quand il entendit quelques mots, Dragon de Nuit crut que l'arbre lui parlait.

 

Il entendit alors ceci :

"Ce que le destin unit, nul ne saurait le séparer. Votre futur épouse est née, il y a à peine quelques mois. C'est un joli bébé qui porte le nom de Pure Étoile. Elle est née dans le quartier Ouest […]. Son père est un vieux et pauvre jardinier. Ils habitent tous les deux rue des Trois Sangliers."

 

Après avoir entendu ces mots, Dragon de Nuit protesta : il méritait une princesse, pas un bébé.

 

Le jeune homme prit son cheval et se rendit à l'adresse indiquée. Il trouva le vieux jardinier et parvint à lui enlever sa fille.

 

Arrivé dans la forêt, il planta un long clou très fin dans la tête du nourrisson et l'abandonna. Une pluie violente se mit à tomber.

 

Persuadé d'avoir tué l'enfant, Dragon de Nuit s'enfuit. L'empereur était aussi présent dans la forêt. Il entendit crier l'enfant. L'empereur ramena l'enfant chez lui et l'éleva comme sa propre fille. Il la prénomma Joie des Bois.

 

Le temps passa…

Dragon de Nuit était toujours célibataire. N'ayant pas oublié le geste qu'il avait commis, il était devenu "le premier docteur de l'Empire à savoir guérir les petits enfants."

 

Dragon de Nuit devint un médecin célèbre dans tout le pays, c'est pourquoi l'empereur voulut le rencontrer. Il lui proposa richesse et puissance qu'il refusa. Dragon de Nuit voulait se marier. L'empereur proposa sa fille, Joie des Bois que Dragon de Nuit ne pouvait pas reconnaître. Pourtant….

 

 

Découvrez la fin de cette belle histoire magnifiquement illustrée par Frédérick Mansot. Et puis n'est-ce pas là la meilleure façon de rendre hommage à Lisa Bresner en lisant encore et toujours ses livres.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 10:05

GOURLET Christel, Le Petit Poney trop gourmand, Éditions Médicilline, 2010

 

Apprendre plusieurs langues n'est pas toujours aisé ! Mais apprendre en s'amusant est toujours possible. Ce petit livre est là pour répondre à cette attente.

 

Vous lirez donc une histoire en trois langues : français, anglais et chinois.

 

La page de gauche contient l'histoire, celle de droite une illustration de la main de Frédéric Teissier.

 

Des petits drapeaux indiquent en quelle langue est racontée l'histoire. Quelques mots soulignés permettent de reconnaître les mots dans chaque langue.

 

Un site, figurant au dos de l'ouvrage, permettra aux enfants d'écouter l'histoire dans chaque langue.

 

Une morale clôt l'histoire.

 

 

L'HISTOIRE

 

Petit Poney se promène de bon matin dans le verger du poney club.

 

De belles pommes sont tombées sous les arbres. Il se dit qu'il pourrait bien en manger quelques-unes, mais juste quelques-unes car il faut éviter d'être malade.

 

Il en mange une puis deux…. Puis beaucoup !

 

De retour à son écurie, il se couche mais un mal de ventre le réveille.

 

Lorsque sa maman arrive près de lui, elle a compris ce qui lui arrive. Sa maman le réprimande un peu.

 

Petit Poney se dit bien qu'il aurait dû écouter sa mère. Il sait que dorénavant il ne mangera plus autant de pommes.

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 10:31

 

DESPLAT-DUC Anne-Marie, La soie au bout des doigts, Le livre de poche, Coll. jeunesse, 2010

 

 

À l'automne, M. Chaboux n'ayant pas autant de commande que prévu, débauche du personnel. Armance et Méline doivent quitter la fabrique. Armance, ayant appris que M. Blanchon embauche, souhaite tenter sa chance. Elle en parle à Élias sur le chemin du retour.

 

À la maison, Armance expose la situation. Elle affirme qu'elle veut aller à Saint-Julien, ce qui fâche ses parents.

 

L'ambiance est lourde. Finalement le père accepte qu'Armance y aille mais cela chagrine quelque peu la mère qui donne son accord tout en refusant de s'expliquer sur ce qu'elle a vécu à Saint-Julien.

 

 

 

Armance travaille depuis trois mois déjà chez M. Blanchon. Elle se souvient encore de son premier jour ici et de l'effet que lui a fait la demeure.

 

Armance se plaît bien ici, tout comme Suzel et Flavie qu'elle a retrouvées ici aussi. Tout est mieux ici : dortoir, paillasse, cuisine, etc…

 

Lorsqu'ils reviennent chez eux, Armance raconte tout à Élias qui vendange dans les environs. Elle dit aussi qu'elle va même pouvoir apprendre à lire et à écrire.

 

Armance raconte à ses parents que sa semaine s'est bien passée. La jeune fille ne comprend toujours pas l'animosité des siens à l'égard de M. Blanchon qui a perdu son fils et se femme du choléra. En plus, à la fabrique, on le voit rarement. "Il a perdu le goût du travail et il est toujours triste."

 

Sachant que l'on pouvait apprendre à lire, Armance avait demandé à assister aux cours, mais cela était réservé au moins de treize ans. C'est pourquoi, Armance avait demandé à être reçue par M. Armand Blanchon. Intimidée lors de l'entrevue, Armance obtient néanmoins l'autorisation de suivre les cours. Toutefois M. Armand Blanchon demandera ses résultats au précepteur.

 

Elle laisse M. Blanchon en lui disant son nom : Armance Platard.       

 

 

 

C'est le printemps. "Armance est devenue doubleuse, comme le lui avait promis le contremaître." Elle sait maintenant lire et écrire. Albin Clair, le précepteur, "na tarit pas d'éloges sur la jeune fille."

 

Armance sacrifie même ses récréations pour suivre les cours, ce qui lui vaut d'être taquinée par Suzel et Flavie.

 

Chaque samedi, Armance retrouve Élias sur le chemin du retour mais ce dernier est devenu distant depuis qu'Armance sait lire. Il n'aime pas cette situation et le dit. Armance réplique que son père a les mêmes arguments.

 

À la maison, la mère, Juléva, encourage sa fille. D'ailleurs, elle annonce que Méline ira à l'école pendant l'hiver. Elle a réussi à convaincre son mari.

 

Un samedi, Élias annonce clairement à Armance qu'il ne supporterait pas qu'elle devienne trop savante. Une dispute suit puis une rupture. Armance connaît son premier chagrin d'amour, mais ses amies, qui ont remarqué sa peine, la soutiennent.

 

 

 

"Devant le talent et l'ardeur d'Armance, M. Clair ne ménage pas ses efforts." Il vient quelquefois le soir pour parler avec elle à moins que ce ne soit pas être avec elle.

 

Armance explique qu'elle ne pourra pas aller à l'école. Son salaire est indispensable à sa famille et puis elle sera toujours une ouvrière. Albin va dans son sens, même s'il pense autrement. Le jeune homme est timide et amoureux, Armance l'est aussi, Élias ne venant plus la voir.

 

M. Blanchon, comme promis, demande au jeune précepteur des nouvelles de la scolarité de la jeune fille. Albin répond qu'elle est très bonne élève et qu'il serait bien qu'elle puisse poursuivre ses études afin de devenir institutrice car le département manque de maîtres. Mais le jeune homme se heurte au refus de M. Blanchon. Albin renonce mais se dit qu'il réessayera.

 

 

 

Novembre arrive. Chaque samedi, Armance retourne chez elle. Après avoir laissé Suzel et Flavie, Armance poursuit son chemin. Albin, depuis peu, a pris l'habitude de faire le chemin avec elle. Ils parlent tandis qu'ils marchent.

 

Chaque mois, Armance s'arrête à Champ-La-Lioure pour voir Victorine et Javotte. Victorine est malade. Elle est à Avignon afin de soigner sa tuberculose.

 

Rien n'a changé chez M. Chaboux. Armance essaie de remonter le moral à son amie et promet de revenir le mois suivant.

 

Après sa visite à Victorine, Armance retrouve Albin. La jeune fille raconte le sort de ses amies. Cela la révolte. Albin explique que les amies d'Armance "ne connaissent pas les lois et que le moulinier se garde bien de les leur apprendre. C'est pour cela que l'instruction est si importante."

 

Albin pense que d'ici peu les choses changeront et que les patrons devront changer d'attitude.

 

Armance n'a parlé de rien à ses parents qui ne connaissent pas l'existence d'Albin. Mais ce jour-là, le père d'Armance voit sa fille en compagnie d'un homme. Il lui ordonne de se rendre à la maison. Armance rétorque et reçoit une gifle, mais elle ne se laisse pas faire. Elle explique qu'il s'agit de l'instituteur. Le père lui répond en patois. À ses yeux, ce jeune homme est comme les autres : il ne cherche qu'à mettre sa fille enceinte pour mieux l'abandonner.

 

Ces propos interrogent Armance. Elle salue le jeune homme et se dit que seul, ses parents peuvent répondre à son interrogation.

 

Armance entre dans la salle. Une bonne odeur de repas flotte, et en plus ce soir, il y a de la viande.

 

Dès lundi, Bastien, le fils d'un premier lit, ira travailler avec l'accord de son père, à la mine de fer de Privas. Le père craint qu'après avoir travaillé à la mine, Bastien ne veuille plus travailler la terre.

 

 

 

Le dimanche permet à chacun de faire ce qui est nécessaire avant de reprendre le travail. Armance n'arrive pas à parler, avec sa mère, au sujet de ce qui lui tient à cœur. Il est temps de partir.

 

Sur le chemin, Armance est seule et sent comme une présence. Comme elle a peur, elle prend la fuite laissant son panier. En se retournant, elle voit alors un jeune garçon qui dévore une partie de son panier. Elle revient sur ses pas. Le garçon lui raconte son histoire.

 

Il a dû s'enfuir afin d'éviter un quotidien qui aurait été tragique. Armance lui propose une solution : elle dira à la moulinerie de M. Blanchon qu'il est son cousin et qu'il n'a plus ses papiers, car il a dû fuir son lieu de travail où il était battu. L'enfant est d'accord et dit qu'il s'appelle Jules Blanc.

 

 

 

Armance arrive tard le soir. Jules n'ayant pas le droit de monter dans les dortoirs des filles, il dort sous l'escalier.

 

La jeune fille finit par douter. Et si Jules avait de mauvaises intentions.

 

Armance se demande quand elle pourra parler à M. Blanchon et reste distraite pendant son temps de travail. Ses amies, Suzel et Flavie, remarquent que son comportement est différent.

 

Armance attend son heure de cours avec Albin pour lui parler de Jules. Albin lui dit qu'elle devrait profiter de la grosse commande de Lyon pour parler à M. Blanchon de Jules.

 

 

 

Armance frappe à la porte M. Blanchon. Elle est intimidée. Elle raconte sa rencontre avec Jules et ne ment pas. Elle voudrait que M. Blanchon engage le jeune garçon mais la conversation prend une autre tournure.

 

M. Blanchon lui redemande sa date de naissance, puis le prénom de sa mère. Sachant cela, il lui avoue qu'Armance est sa fille. Elle sort précipitamment de la pièce et se réfugie dans la grotte pour pleurer. C'est pourquoi, elle n'a pas entendu Jules arriver.

 

Ils parlent et leur discussion les conduit à la conclusion suivante : ils doivent descendre jusqu'à la mer pour s'engager sur un bateau.

 

 

 

Armance est recherchée. Albin, M. Blanchon parviennent à la trouver dans la grotte. Elle est conduite chez M. Blanchon. On prend soin d'elle.

 

M. Blanchon et Armance se retrouvent seuls. M. Blanchon raconte son histoire.

 

M. Blanchon et Juléva envisageaient de se marier. Mais le père de M. Blanchon est parvenu à les séparer. Armance comprend alors qu'elle est le fruit d'une histoire d'amour et que M. Blanchon est un homme bien.

 

Il demande à Armance d'accepter d'être sa fille.

 

 

 

"Armance vit à Saint-Julien toute la semaine."

 

Une carriole transporte les ouvrières à l'aller et au retour. Armance n'est plus à la charge du mari de sa mère.

 

Méline a envie de devenir maîtresse d'école. Bastien met de côté l'argent gagné à la mine pour acheter des chèvres. Jules travaille avec M. Blanchon, un arrangement a été trouvé.

 

"Armance ne travaille plus à la fabrique. Elle poursuit ses études avec un professeur particulier et… amoureux : Albin." Ils se marieront bientôt.

 

Armance a beaucoup d'idées pour rendre le travail des ouvrières moins pénibles mais chaque chose en son temps. Armance suivra les traces de son père car la soie compte beaucoup pour elle.

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 09:59

 

DESPLAT-DUC Anne-Marie, La soie au bout des doigts, Le livre de poche, Coll. jeunesse, 2010

 

 

Destiné aux adolescents, ce roman raconte le destin de jeunes enfants ardéchois qui travaillèrent dans les fabriques de soie au XIXe siècle.

 

 

Armance, âgée de treize ans, et Méline, sa sœur, âgée de huit ans, viennent de quitter la maison de bon matin. Chargées d'un lourd panier de vivres, les deux enfants doivent parcourir dix kilomètres pour se rendre à Champ-Le-Lioure où se trouve la fabrique de soie.

 

Méline, encore enfant, vient juste d'être embauchée en même temps que sa sœur. Sa mère a tellement insisté.

 

Sur le chemin, Armance parvient à parler un court instant à Élias, un jeune garçon qu'elle avait déjà vu et qui travaille aussi pour l'industrie de la soie.

 

 

 

En chemin, Armance et Méline rencontrent Flavie et Suzel qui travaillent aussi à la fabrique de M. Chaboux. Elles discutent en marchant et passent bientôt devant la maison de M. Chaboux. "Un peu plus loin, se dresse un bâtiment carré, accolé à une petite chapelle : l'orphelinat. M. Chaboux a généreusement offert le terrain pour sa construction et fournit du travail aux fillettes recueillies par les sœurs."

 

Elles arrivent enfin et vont ranger leurs provisions sous leur lit. L'heure du coucher approche. Puis vient le matin. Elles préparent leur repas avant de prendre le travail.

 

 

 

Armance est chargée d'apprendre le métier à sa sœur "sans que cet apprentissage ralentisse sa cadence." Le travail reste pénible.

 

Certaines ont déjà compris qu'elles étaient exploitées. Vient la première récréation. Les filles mangent et parlent. Le sort des orphelines qui travaillent à la fabrique, n'est pas des plus heureux, mais il faut faire front. Toutefois les filles rêvent de trouver un gentil mari afin de pouvoir quitter la fabrique.

 

Armance est comme les autres, elle rêve mais ne parvient toujours pas à comprendre pourquoi une jeune fille l'a traitée de "bâtarde", ni pourquoi son père semble la détester.

 

 

 

Prévenu par M. Fuzier, moulinier de son état, de l'arrivée d'un inspecteur, M. Chaboux s'organise. Les enfants de moins de huit ans peuvent sortir pour ne pas être vues, le poids mis sous l'horloge afin d'allonger le temps est enlevé…

 

M. Chaboux répond aux questions de l'inspecteur, mais ce dernier est lucide. Il sait que M. Chaboux, comme tous les autres mouliniers, fait la richesse de l'Ardèche qui est un département pauvre. En plus, bien souvent, ces gens ont des appuis.

 

L'inspecteur proteste au sujet des heures de travail mais M. Chaboux a réponse à tout.

 

La visite terminée, M. Chaboux se sent soulagé et se sait tranquille pour dix ans !

 

 

 

"Le samedi, toutes les ouvrières qui couchent à la fabrique finissent à quinze heures pour avoir le temps de rentrer chez elles avant la nuit." Alors qu'elle est sur le point de sortir, Armance est appelée par le contremaître. Elle doit aller aider Eulalie qui a quelques soucis.

 

Armance et Méline peuvent enfin partir. En chemin, elles discutent de la fête du printemps qui doit avoir lieu cette fin de semaine à Privas. Elles espèrent pouvoir s'y  rendre et font des projets.

 

Quand elles arrivent à la maison, la nuit tombe. La famille est déjà à table et le père est de mauvaise humeur, car elles sont en retard. Méline en explique la raison.

 

Le père renchérit. La fabrique n'offre pas un travail assez rentable alors qu'il manque de bras pour les champs. Leur mère réplique que le salaire d'Armance leur est utile.

 

Afin d'écourter la conversation, la mère envoie les deux filles dormir. Elles obéissent. La mère vient les voir peu après. Elle discute avec Armance qui lui demande quelques explications. Armance voudrait comprendre pourquoi son père l'aime si peu, mais la mère ne souhaite pas revenir sur ce sujet.

 

Armance explique qu'au moulinage de M. Blanchon, on est mieux payé et qu'on y apprend à lire. Elle voudrait y aller. Sa mère refuse qu'elle s'y rende malgré les arguments avancés par ses enfants.

 

Les deux fillettes pensent que c'est la fatigue qui a poussé leur mère à répondre ainsi.

 

 

 

Le dimanche, les deux filles aident leur mère puis cette dernière leur prépare un panier de provisions pour la semaine. Ensuite les filles prennent la route quand un orage éclate brutalement.

 

Il pleut à torrent et l'une comme l'autre ont peur. Méline perd son sabot qu'Armance rattrape. Soudain, une voix se fait entendre, c'est Élias. Il savait qu'elles reprendraient le chemin ce soir, il est venu à leur rencontre.

 

Ensemble, ils vont se mettre à l'abri dans la bergerie de Pierre Simon.

 

Leur arrivée réveille le chien du berger et le berger. Pierre leur propose de passer la nuit ici en tout bien tout honneur. Armance hésite mais la main d'Élias lui fait accepter cette proposition.

 

 

 

"La semaine a repris son cours habituel, enfin pas tout à fait. Un demi-sourire illumine en permanence le visage d'Armance." Les autres filles ont d'ailleurs remarqué un changement chez Armance qui ne veut rien dire.

 

Soudain une dispute. Rose accuse Séraphie de l'avoir dénoncée et d'avoir causé son renvoi. Les coups pleuvent. Les jeunes filles sont séparées. Rose annonce qu'elle se vengera.

 

Le travail reprend jusqu'à onze heures, moment du repas. Les filles vont manger. Séraphie, encore troublée par cette dispute, donne son repas à Beline et Marthe qui rapidement se sentent mal.

 

Elles finissent par vomir. Le contremaître, que l'on fait venir rapidement, comprend qu'il s'agit d'un empoisonnement. Le médecin est appelé. Lorsqu'il arrive, il décide de faire une analyse malgré le mécontentement de M. Chaboux.

 

Durant trois jours, l'ambiance est tendue. Quand arrive le résultat, il est sans appel : de l'acide arsénieux était présent dans la soupe. Une enquête est ouverte. Rose est arrêtée, mais " dans la fabrique, la psychose de l'empoisonnement s'est installée."

 

Sur le chemin du retour, le samedi, Armance raconte les derniers événements à Élias. Méline presse sa sœur afin d'éviter d'être grondée par leur père. Méline sait que sa sœur est amoureuse.

 

 

 

Tandis qu'elles s'occupent des feuilles de muriers, Armance raconte à sa mère la tentative d'empoisonnement. Elle fait part à sa mère de sa peur et annonce qu'elle veut aller à Saint-Julien. Cela irrite sa mère. Armance comprend avec les propos tenus par sa mère que ce qu'elle refuse de dire sur son passé se trouve à Saint-Julien, mais comment y aller.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 10:19

 

BRESNER Lisa, Le Voyage de Mao-Mi, Actes Sud Junior, 2006

 

Un avant propos donne quelques informations sur l'histoire que le jeune lecteur va découvrir.

 

L'auteur a désiré réunir dans la même histoire, Petit Tang qui était parti à la recherche des mots secrets et Fleur de Courgette qui souhaitait un nouveau prénom. La petite fille se prénomme dorénavant Fleur Sauvage.

 

Les deux enfants vont prendre connaissance de nouveaux idéogrammes et grâce à trois maîtres du temps, des inventions chinoises.

 

Après l'histoire, le lecteur trouvera un lexique ainsi que quelques informations sur les différentes inventions chinoises.

 

 

L'HISTOIRE

 

Tout est calme dans la rue de la Paix du Soir. Petit Tang se rend à l'école et s'arrête chez sa camarade de classe. Il fait sonner le dragon de la porte d'entrée et attend.

 

Fleur de Courgette n'est toujours pas habillée. Sa mère lui ordonne de se presser. Elle se met alors en colère, car elle ne porte plus ce prénom.

 

Petit Tang sonne encore. Le père de famille va ouvrir. Le garçon dit bonjour à son amie en la prénommant Fleur Sauvage, ce qui la met en joie et vaut un baiser au garçonnet.

 

Fleur Sauvage veut retrouver son chat avant de partir à l'école mais ses parents l'envoient à l'école avec Petit Tang. Et gare à l'oracle du Tigre s'ils n'obéissent pas !

 

Ils viennent de faire quelques pas, quand Fleur Sauvage se décharge de son cartable. Petit Tang veut se rendre à l'école, mais elle parvient à entraîner le garçon avec elle. Ensemble, ils vont retrouver le petit chat, Mao-Mi, chez les maîtres du Temps.

 

Fleur Sauvage sort une montre - remise par son grand-père -, qui permet de remonter le temps et demande à Petit Tang qui il veut voir en premier. Il choisit le maître du Feu : les voici onze siècles en arrière.

 

Ils arrivent dans la cour d'un palais rouge. Ils sont dans le palais du maître du Feu qui tient une allumette à la main.

 

Le maître du Feu les accueille gentiment. Fleur Sauvage annonce qu'elle cherche Mao-Mi, son petit chat. Ce dernier a volé l'invention du maître du Feu.

 

D'abord en colère, le maître du Feu invite les enfants à le suivre dans le palais afin de retrouver Mao-Mi. Ils se rendent dans la salle des mille étincelles, c'est en ce lieu que le maître du Feu a inventé les allumettes. C'est là aussi que le chat a dérobé la poudre noire composée de trois ingrédients.

 

Sachant que ce qu'a dérobé le chat permet de fabriquer canon et fusil, les enfants déclarent que Mao-Mi a eu raison, mais le maître du Feu leur apprend que cela a aussi permis la création des feux d'artifice.

 

Le maître du Feu recommande aux enfants de se rendre chez le maître de l'Eau, car c'est sans doute là que le chat est allé.

 

Les enfants se retrouvent 1 800 ans en arrière.

 

Ils sont cette fois dans le jardin d'un palais blanc. Il pleut, c'est pourquoi les enfants cherchent un abri.

 

Du palais sort le maître de l'Eau qui tient des cuillères qu'il dépose dans un bassin. Les enfants ne comprennent pas ce qu'il veut faire. Quand le maître de l'Eau aperçoit les enfants, il leur demande d'observer dans quelle direction pointe le manche des cuillères.

 

Le maître de l'Eau vient d'inventer la boussole dont les enfants vont pouvoir se servir pour suivre les traces de Mao-Mi qui a dérobé un objet.

 

Le maître de l'Eau entraîne les enfants à l'abri pour quelques instants. Il leur apprend qu'il a inventé le papier et le parapluie dont les plans ont été pris par le chat. Les enfants doivent alors se rendre chez le maître du Bois.

 

Les voici 2 400 ans en arrière.

 

Ils sont dans une forêt de bambous, non loin du palais vert du maître du Bois.

 

Les enfants frappent à la porte du palais. Ils y étaient attendus. Le maître du Bois coupe des bambous avec une lame pointue. Ces lanières permettent de fabriquer des chapeaux.

 

Fleur Sauvage aide à les tresser. Pendant ce temps, Petit Tang s'ennuie mais les chapeaux sont vite tressés et permettent au garçon de prendre connaissance de l'invention du parachute. Mais les enfants doivent partir à la recherche de Mao-Mi qui a volé une autre invention : le cerf-volant.

 

 

Il est maintenant temps de retrouver le présent grâce à la montre de grand-père. Il est minuit.

 

Soudain un mouvement dans le cartable de Fleur Sauvage. C'est là que Mao-Mi s'était caché !

 

Fleur Sauvage caresse son chat. Petit Tang retrouve dans le cartable la poudre, le parapluie. Le cerf-volant est, quant à lui, accroché au cou de Mao-Mi.

 

Les parents de Fleur Sauvage arrivent dans la cour. Ils sont en colère. Le grand-père de Fleur Sauvage survient et demande si les enfants avaient fait bon usage de la montre. Les enfants répondent qu'ils ont appris des siècles d'histoire de la Chine et retrouvé les grandes inventions du pays. Ils ont aussi promis de ne pas oublier les maîtres du Temps

 

Les inventions permettent une fête : feu d'artifice, parapluie… sont présents sous le ciel de Pékin.

 

 

 

L'ouvrage est agréable. Les illustrations de Frédérick Mansot sont riches en couleurs. Vous avez là une belle histoire à raconter, juste avant de dormir.

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 10:45

HEARN Julie, L’Ange de mai, Le Livre de Poche, Coll. Jeunesse, 2009

Août

« C’est la saison de la reproduction, chez les farfadets. » Tout est prêt pour l’arrivée de ces enfants. C’est aussi la saison des moissons.

Une fausse quiétude est là.

Sam est parti un matin rejoindre les troupes du roi. Personne ne se demande pourquoi il a quitté le village si vite, « car il n’a pas, jusqu’à alors, exprimé d’opinions particulièrement royalistes ni montré une quelconque inclinaison pour grand-chose d’autre que l’indolence et la gaudriole. »

Un autre événement a aussi eu lieu dans le village : Silas Denby ne touche plus à la nourriture depuis quelques jours, à tel point que sa femme s’inquiète. Dès que son épouse lui apporte à manger, il déclare qu’il faut affamer les Démons qui sont dans son ventre.

La Mère Denby se confie à une voisine –une Matrone- : la purge de la guérisseuse ne fait pas de bien à son mari. La Matrone chuchote alors quelque chose au sujet des filles du pasteur à la Mère Denby. Cette dernière ne sait que penser. Il faudra ouvrir l’œil.

 

La Mère Bramlow vient avec son enfant chez la guérisseuse. Nell les accueille. La Mère accepte qu’Amos aille dans les bras de Nell.

Ensuite le Mère Bramlow s’assoit et regarde la récolte de fleurs dans la maison. Elle réclame la guérisseuse. Nell répond que sa grand-mère dort encore, car elle a cueilli des fleurs pendant la nuit. Nell aimerait pouvoir avouer que l’esprit de sa grand-mère est parfois confus mais elle doit se taire.

La Mère Bramlow annonce à Nell que l’on parler de mauvais sorts au village. Nell explique que si ces propos viennent de Silas, il ne faut pas en tenir compte. « La mémé l’a prévenu, […], que trop de purges nuisent au corps. » Mais il ne s’agit pas de lui. Ce sont les filles du pasteur. Ces paroles inquiètent Nell.

La Mère Bramlow raconte alors. « Les filles du pasteur seraient frappées d’une étrange maladie qui les confine au lit et les pousse à hurler en se contorsionnant, telles des démentes. Elles cracheraient des aiguilles. » Leur père soucieux, pense que ses filles sont possédées par le Démon. Une sorcière leur aurait jeté un sort pour le compte du Diable.

« Le visage de Nell ne trahit rien. » Elle répond seulement que ces deux filles ne sont que des « sottes doublées de faiseuses d’histoire. » Bientôt on se rendra compte de la supercherie.

En haut, la grand-mère parle dans son sommeil.

Alors la Mère Bramlow n’évoque pas le talisman installé par la Mère Denby, ni les actes des Matrones. Elle se dit que tout cela finira par s’arranger. Ensuite elle prend son enfant dans ses bras et retourne chez elle.

Seule, Nell réfléchit à la situation. Qu’a bien pu dire Grace à son père ? Pourquoi une telle mise en scène ? Quel est le rôle de Patience ? Il faut trouver des réponses à ces questions et surtout songer au futur enfant, l’ange de mai.

Déterminée, Nell prépare un breuvage qu’elle portera à la fille du Puritain. Soudain, elle se souvient de quelque chose qui pourrait protéger le bébé. Afin d’assurer l’avenir de cet enfant, elle va chercher « la membrane qui coiffait le bébé-fée à sa naissance. »

 

La gouvernante du pasteur ouvre la porte. Surprise de voir Nell, elle recule, puis annonce à la jeune fille qu’elle ne pourra rien faire et qu’elle doit partir avant que le pasteur ne la voie. Nell ne se laisse pas faire. Elle doit voir Grace.

Le pasteur s’est enfermé dans une pièce au rez-de-chaussée. Il écrit un prêche.

En observant autour d’elle, Nell comprend que « la demeure bourdonne d’inquiétants présages. »

La gouvernante laisse Nell entrer se disant que peut-être la jeune fille parviendrait à faire quelque chose.

Nell monte et entre dans la chambre sans frapper. Elle demande aussitôt ce qui se passe ici. Les deux filles sont si surprises qu’elles restent d’abord muettes.

Puis Grace se lève. « Avant d’avoir compris ce qui lui arrive, Nell se retrouve éjectée dans le couloir puis poussée dans l’encadrement d’une fenêtre. Grace Madden sent mauvais et a un éclat sauvage dans les prunelles. »

Nell dit qu’elle apporte une potion afin de donner des forces et d’apaiser l’esprit de la future mère. Grace n’en a que faire. Tout ce qu’elle veut savoir, c’est si elle se rendrait compte de quelque chose si elle faisait une fausse couche. Nell explique que cet événement ne pourrait passer inaperçu. Nell comprend en observant Grace qu’elle porte toujours l’enfant.

La porte de la chambre se referme quand Nell reçoit l’ordre d’attendre. Nell se précipite tandis que Grace s’installe à nouveau dans le lit.

Nell offre la boisson à Grace dont la grossesse se verra sous peu.

Elle suggère à Grace de prendre soin d’elle et de l’être qu’elle porte. Puis elle annonce à Patience que sa sœur attend un enfant de Sam.

Tout à coup Grace crie. Horrifiée, Nell ne sait que faire. « Car les sons qui se déversent de la bouche de Grace sont tellement anormaux qu’ils paraissent à peine réels. » Grace est, en fait, hors d’elle.

Nell annonce à Patience qu’il faut aider sa sœur qui n’est pas dérangée mais qui a simplement peur.

Grace hurle toujours et Patience ne réagit pas. Nell demande à Patience de calmer sa sœur. Rien ne se passe jusqu’à l’instant où Patience appelle son père.

Quelqu’un monte l’escalier. Nell ne peut agir. En dernier ressort, elle sort de son sac la coiffe magique, puis hésite… La grenouille, en même temps que la membrane de bébé-fée, sera suffisante comme talisman.

Au moment où le pasteur entre dans la chambre, Nell lance la grenouille sur le lit. L’amphibien atterri sur le ventre de Grace. Ce n’est que cris et agitation ! La bouteille de fortifiant tombe, le pasteur est indécis quant à ce qu’il doit faire. Cette hésitation profite à Nell qui sort de la chambre.

En passant devant la gouvernante, Nell crie suffisamment fort que Grace attend un enfant de Sam Towser.

Nell franchit enfin la grille du jardin. La jeune fille se dit qu’elle ne pouvait faire autrement. Elle espère que le pasteur agira pour le mieux auprès de son aînée. Il s’agit après tout de sa propre descendance.

 

La guérisseuse ne sait ce qu’il adviendra. Elle accomplit différentes tâches, « et ce que lui raconte Nell déclenche en son esprit égaré des liens étranges avec des événements qui se sont produits il y a fort longtemps. »

La guérisseuse ne raconte pas ce qui lui est arrivé il y a peu. Des enfants, qu’elle a mis au monde, lui ont jeté des pierres, l’ont insultée.

La guérisseuse rappelle à Nell qu’elle est un ange de mai. La jeune fille demande à sa grand-mère de lui parler encore une fois de sa mère. Mais la guérisseuse répond qu’elle lui a déjà tout dit.

Nell se sent soulagée d’avoir raconté ce qui lui est arrivée dans la journée. Pourtant, elle demeure inquiète pour le bébé de Grace.

Le soir arrive. Nell songe toujours à sa mère. Elle sait qu’elle était belle, mais mariée. Installée près de l’âtre, Nell écoute sa grand-mère parler de sa mère. Elle venait d’un autre comté. C’était lors du solstice d’été. Puis elle revint pour la fête du solstice d’hiver. Un échange de regards entre son père et sa mère avait suffi. La guérisseuse savait que bientôt un enfant arriverait. Le père de Nell ne s’était pas défilé. Cependant, tout ce qui entoure la naissance de Nell reste un peu mystérieux.

La jeune fille ne sait pourquoi sa mère a choisi de la garder alors qu’elle était enchanteresse. Cependant elle sait que sa mère savait que l’enfant à venir était un ange de mai. Nell songe à ce qui aurait pu arriver si son père était parvenu à revenir en ces lieux avec cette femme. Nell interroge toujours sa grand-mère mais cette dernière est trop épuisée… Tout semble s’envoler…

Confession de Patience Madden

Nell se rendit chez les Madden alors que les deux sœurs étaient dans la chambre depuis quatre jours. Patience eut peur, sa sœur l’avait convaincu que « cette fille était de mèche avec Satan. »

Patience avait compris assez vite que les villageois étaient très crédules. Les habitants avaient pris au sérieux les aiguilles que les jeunes filles crachaient.

La gouvernante montrait à qui le voulait ce dont souffraient les deux filles qui bien sûr mettaient tout en scène.

Dès que les curieux sortirent de la chambre ce jour-là, Patience demanda à sa sœur de parler avec elle de manière logique. Grace ne disait qu’une chose : il fallait lui faire confiance car cela ne durerait pas longtemps.

Quelqu’un avait été envoyé, au bout du deuxième jour, chercher le père des jeunes filles. Quand il arriva à la maison, il monta voir ses filles qu’il crut endormies. Il ne fit rien.

Lorsque la porte s’ouvrit, Patience fut étonnée de voir Nell. Grace devint furieuse, à tel point que leur père arriva. Il ne put qu’attraper la grenouille morte que venait de jeter Nell pour s’échapper.

Patience fut effrayée, car elle ne put s’empêcher de songer à la grenouille d’émeraudes qu’elle avait prise voilà peu. Ce hasard lui fit très peur.

Nell était parvenue à s’enfuir laissant les jeunes filles à leurs cris. Le silence revint rapidement.

Patience comprit que son père essayait de saisir ce qui se passait. Grace ne disait rien et tremblait beaucoup. Finalement elle ouvrit la bouche évoquant Satan et la sorcière.

Tandis que la grenouille était écrasée et que la gouvernante criait, le père réfléchissait. Il annonça à tout le monde qu’il ne fallait rien dire de ce qui venait de se passer. Ensemble, ils prièrent.

Après avoir demandé à la gouvernante de sortir, le père demanda à ses filles de se lever. Ensuite il expliqua ce qu’il faudrait faire. Grace devait agir comme si de rien n’était. Pour ce qui était de Satan, le pasteur demandait à Grace de le laisser se charger de tout cela. Elle accepta.

Patience continuait d’être anxieuse. Elle n’arrêtait pas de songer à la grenouille qu’elle avait dérobée. Son père ignorait que sa fille était une voleuse. Ce fait angoissait tellement Patience qu’elle finit par  se confier à sa sœur.

Grace répondit à Patience qu’il ne fallait rien dire à leur père. Tout en parlant, elle s’empara du fermoir et tendit le bijou à sa sœur.

Patience rangea la broche. Les deux filles obéirent à leur père. Elles se levèrent et accomplirent ce qui leur avait été demandé.

Le soir venu, Grace expliqua ce qu’elle désirait faire : jeter un sortilège afin d’éloigner la malfaisance de Nell. La fatigue aidant, Patience se laissa persuader par sa sœur. Elle cacherait donc la grenouille d’émeraudes dans le jardin et à la pleine lune elle ferait ce que sa sœur lui avait ordonné.

FIN DE LA CINQUIEME PARTIE

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 12:24

HEARN Julie, L’Ange de mai, Le Livre de Poche, Coll. Jeunesse, 2009

Juillet

Le temps redevient beau et le village retrouve sa tranquillité. Quel que soit le désagrément, il n’est plus considéré comme l’œuvre d’une sorcière.

La Mère Denby envoie son mari, Silas Denby, qui ne sait que boire et manger, auprès de la guérisseuse. Il s’y rend. Juste avant de tourner sur le sentier, il aperçoit la fille aînée du pasteur. Elle porte un panier et va son chemin.

Grace voit aussi cet homme. Le pasteur doit penser que sa fille se rend chez les Bramlow pour voir le bébé. En fait, Grace veut voir Sam qu’elle n’a pas vu depuis quelque temps. Elle lui apprend qu’elle attend un enfant de lui pour le cœur de l’hiver. Sam ne parvient pas à parler, ni à bouger. Finalement, il se détourne d’elle quand elle lui demande s’il lui sera fidèle.

Sam réussit à s’exprimer. Après avoir eu confirmation de la date du terme, il propose à Grace d’aller voir la guérisseuse qui donnera « une potion qui le fera passer. » La jeune fille ne s’attendait pas à cette proposition. Elle ne sait que lui demander fidélité.

Elle lui promet le mépris s’il se dérobe. Cela fait réagir Sam. Il finit par promettre fidélité mais annonce en même temps qu’il va rejoindre une garnison des soldats du roi. Grace entend avec soulagement qu’il  lui sera fidèle mais ne reçoit aucun réconfort de Sam.

Il lui promet d’envoyer quelqu’un la chercher ou de revenir avant l’hiver. Bien que Grace ait envie de croire à ce qu’affirme Sam, elle comprend qu’il ment, qu’il se ment.

Alors auprès du vieux pommier où nicheraient quelques farfadets, Sam et Grace se séparent.

 

Lorsqu’il arrive à la porte de la maisonnette de la porte de la guérisseuse, Silas Denby entend des voix de femmes. Il finit par frapper à la porte et annonce qu’il a besoin d’une purge. Puis il entre dans la maison sombre et froide et s’assoit sur le seul banc de la pièce. Nell lui offre « une coupe du breuvage attendu. »

La guérisseuse ne veut pas donner de laxatif à Silas Denby. Il en a déjà trop pris. Elle lui donne quelques conseils et lui demande de partir. Silas insiste et ajoute qu’il est aussi « tout patraque et fort abattu. »

La guérisseuse regarde soudain Nell. La jeune fille établit un diagnostique qui met Silas mal à l’aise. La guérisseuse l’interroge sur les symptômes énoncés par sa petite-fille. Silas en reconnaît quelques-uns. Silas s’énerve, il veut toujours une purge. La guérisseuse cède et envoie Nell chercher une bouteille « préparée à la dernière nouvelle lune. »

Nell propose de préparer une nouvelle bouteille. Sa grand-mère n’en voit pas la raison et ne perçoit pas ce qu’essaie de lui dire indirectement sa petite-fille. Nell est donc obligée d’obéir. Elle apporte la bouteille à Silas. Dès qu’il a entendu la prescription, Silas s’en va.

Aussitôt Nell demande à sa grand-mère ce qu’elle a mis dans le laxatif. Elle veut vérifier que sa grand-mère –qui a parfois des absences- n’a pas commis d’erreurs dans le dosage. Hélas, après quelques questions, Nell s’aperçoit que sa grand-mère s’est trompée. Nell veut rattraper Silas, mais sa grand-mère refuse. Elle ira elle-même, car Silas l’écoutera. Tandis que la guérisseuse noue son bonnet, elle annonce à sa petite-fille qu’elle sera de retour avant la nuit. Elle lui donne quelques indications quant au travail à faire puis elle s’en va.

On frappe à la porte. Voir Grace Madden laisse Nell sans voix. Puis Nell parvient à dire quelques mots. Elle annonce que sa grand-mère est partie. Grace aurait d’ailleurs dû la croiser en chemin. Grace avoue être venue par derrière. Nell comprend alors que ce qui amène Grace « en ces lieux, […], par le chemin détourné, en secret, est une affaire sérieuse. »

Nell, qui a toujours sa vengeance à l’esprit, dit à Grace de revenir le lendemain. Grace annonce que c’est impossible. Face à Grace « si pâle, si désespérée », Nell éprouve de la curiosité. Elle accepte que Grace reste, mais elle ne doit rien dire.

 

Une toute petite créature observe la guérisseuse qui cueille de la marjolaine. Rapidement, elle a des fleurs plein les bras. Elle poursuit en prenant son temps sa marche dans les champs, puis soudain, elle se souvient de ce que l’on accomplissait ici lors du solstice d’été. Elle a l’esprit léger. Le sommeil l’envahit.

Les lutinettes profitent de son assoupissement pour dérober différentes affaires à la guérisseuse et partent aussitôt. Pourtant une farfadette reste. La compassion la pousse à s’agenouiller près de l’oreille de la vieille. Pourtant « la compassion […] n’est pas naturelle à la plupart de ces créatures –du moins, quand des humains sont en jeu. » La farfadette  ne peut que plaindre la guérisseuse. Ensuite, elle va rejoindre les siens.

 

Grace sait qu’elle attend dans la demeure de la guérisseuse depuis longtemps. Elle n’aime pas ce lieu.

 Nell est occupée près du chaudron. Grace annonce calmement qu’elle ne peut attendre plus longtemps et demande pourquoi sa grand-mère tarde tant à revenir. Nell rétorque que cela ne la regarde pas. Elle espère seulement le retour de sa grand-mère avant le coucher du soleil.

Grace dit à Nell qu’elle l’aidera car elle doit savoir assez de choses pour. Nell est partagée « entre sa détestation de la pécore, […] et son penchant naturel à rendre service. » Elle accepte pensant simplement que Grace a besoin d’un sortilège pour récupérer son galant.

Grace annonce qu’elle attend un enfant dont elle ne veut pas. Nell est surprise. Il s’agit d’une affaire grave et dangereuse. Nell conseille à Grace d’attendre sa grand-mère.

Grace crie non. Nell, face à son désarroi, ne sait que faire. En plus elle sait ce que le pasteur pourrait faire à sa fille. Nell sait que Sam est le père de l’enfant. Grace et lui sont dans les ennuis, car il n’y aura pas de mariage, Sam va s’engager dans l’armée du roi.

« A force d’étudier le profil tragique de cette fille plus âgée qu’elle, elle ressent soudain une inquiétude encore plus violente. » Laisser Sam s’en tirer à bon compte serait injuste. Nell sait déjà que Grace va se retrouver seule, son père risque de se montrer sévère envers sa fille.

Nell est émue. Elle indique qu’il existe un remède mais Grace ne doit pas être enceinte de plus de deux lunes.

Nell hésite cependant à aller chercher le flacon puis demande si l’enfant a été conçu à l’aube du 1er mai. Cette question agace Grace qui réclame la potion. Nell répond que c’est un ange de mai, « un chérubin du renouveau. Un enfant sacré… » Grace ne répond pas. Cette expression et l’odeur douce-amère, qu’elle a perçues dans la maison dès son arrivée, lui rappellent quelque chose.

Grace réclame la potion. Nell indique qu’elle et sa grand-mère ne peuvent rien faire car « ce serait pécher contre la nature… contre toutes les puissances existantes. Ce bébé est voué à naître. A découvrir la vie, à devenir spécial. »

Grace ouvre la porte et sort. Nell, désolée, annonce seulement que sa grand-mère et elle aideront Grace le jour de la délivrance.

La fureur passée, Grace se dit qu’elle ne pleurera pas, puis elle se rue dehors. Nell redit que tout ira bien mais Grace réplique violemment que Nell n’y connaît rien. Nell annonce qu’elle est un ange de mai donc qu’elle sait. « Un déclic se produit soudain dans la mémoire de Grace. Il s’agit d’une chose que sa sœur a dite. » Grace répond à Nell qu’elle, ange de mai, est bonne pour l’Enfer.

 

Les farfadettes ont partagé le bonnet de la guérisseuse en part égale.

«Des bribes d’informations flottant dans l’air déclenchent les éternuements de la petite bonne femme. » Des ennuis arrivent.

La lutinette ne voit pas le fils du forgeron et celle qu’il rencontre. Après leur départ, leur dialogue imprègne les lieux. Sam propose un remède aux vertus abortives à Grace. Il veut le lui donner au cas où il mourrait sur le champ de bataille. Balivernes estime la farfadette. Alors « reniflant intensément entre deux éternuements, la farfadette identifie l’explosion et l’odeur âcre que dégage un seul coup de mousquet. Un coup encore à venir, tiré par l’un des hommes de Cromwell, mais destiné à toucher sa cible en plein cœur. »

La lutinette s’apprête à escalader le talus sans être vue du jeune garçon. Mais il n’y a personne et la farfadette ne recueille plus de nouveaux renseignements quant au lieu où mourra Sam.

La guérisseuse se réveille sans s‘apercevoir que son bonnet a disparu. Elle ramasse ses fleurs et revient à la maison.

Dès son retour, Nell fait asseoir sa grand-mère et lui raconte tout. Sa grand-mère approuve ce qu’elle a fait. Nell est si soulagée qu’elle oublie de demander ce qu’il en est de la purge de Silas Denby. Quand finalement, elle y pense, la nuit est tombée depuis longtemps.

 

Confession de Patience Madden

Un matin, Grace déclara qu’il ne fallait pas se lever. Elle ne voulut pas en expliquer la raison à Patience.

Même si leur père était absent, la gouvernante pourrait toujours  dire ce que les filles avaient fait quand il n’était pas là.

Patience demanda à Grace si elle était malade. Grace se contenta de dire qu’elle avait le sentiment de couver quelque chose. Patience ne comprenait pas pourquoi elle ne devait pas se lever. Lorsqu’elle voulut le faire, Grace la menaça. Patience céda.

Grace faisait comme si elle dormait le temps que Patience expliquait à la gouvernante –une âme simple- que se sentant étranges toutes deux, elles devaient garder la chambre. Elles avaient juste besoin d’un seau et de quelques torchons car elles craignaient d’être prises de vomissements. Une Bible leur serait aussi nécessaire.

La gouvernante apporta ce qu’il fallait. Sa fille, une enfant muette, l’aida. Quand l’enfant aperçut Grace, son étonnement fut si grand qu’elle laissa tomber la Bible qu’elle portait.

Ceci fait, Patience déclara à la gouvernante qu’elle et sa fille pouvaient disposer.

Grace n’alla pas bien. Elle vomit de nombreuses fois, ce qui finit par inquiéter Patience. Elle voulut prévenir quelqu’un mais Grace refusa. Puis les vomissements s’estompèrent. Mais Grace était fatiguée et des taches rouges étaient apparues sur sa figure. En plus une odeur désagréable régnait dans la chambre.

Patience avait remarqué que sa sœur réfléchissait beaucoup. Grace finit par annoncer ses plans. Elle affirma d’abord qu’elle croyait vrai le récit de sa sœur au sujet du Diable dans le verger. Mais il avait eu rendez-vous avec la petite-fille de la guérisseuse qui était l’ange de mai.

Patience fut surprise, car elle avait entendu le Démon dire « une Angela Maid. » Grace répondit simplement qu’elle avait mal compris. Si Grace pouvait affirmer cela c’est parce que Nell l’avait raconté à Grace lors de sa visite chez les Bramlow.

Grace tenta de convaincre que ce qui lui arrivait était dû à Nell. C’est cette fille qui avait accablé Grace de cette étrange maladie. Grace remémora à Patience ce qui s’était passé lors de la visite de Nell et de Sam.

Patience avait un peu peur. Grace estimait que Patience aussi courait un danger. Patience promit alors d’obéir à sa sœur si tout ce qu’elle racontait était vrai.

FIN DE LA QUATRIEME PARTIE

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