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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 10:19

Source

Ce recueil bilingue, qui complète Seigneurs et Nouvelles Créatures, contient cinquante et un textes de chansons de Jim Morrison.

Ces chansons, qui ont été enregistrées par les Doors, sont donc présentées album par album et selon l'ordre existant sur chaque disque : "The Doors" ; "Strange Days" ; "Waiting for the Sun" ; "The Soft Parade" ; "Morrison Hotel" ; "Absolutely Live" et "L.A. Woman."

 

Quelques textes ne figurent pas dans cet ouvrage car ils ne sont pas de la main de Jim Morrison, entre autres, "Light my fire", "Love me two Times" qui sont de Robbie Krieger.

 

Les textes de chansons sont suivis d'Une Prière américaineAn American Prayer- qui est un poème. Jim Morrison avait tiré ce texte à deux cents exemplaires qu'il avait offerts en cadeau à ses amis.

Ce poème, qui commence par des questions, s'achève par une note d'espoir, la mort devant attendre : "I will not go /Prefer a Feast of Friends/to the Giant family." (i.e. "Je n'irai pas / Je préfère un Festin d'Amis/ À La Famille Géante."

 

Ode à L.A. en songeant à feu Brian JonesOde to L.A. while thinking of Brain Jones, deceased- est un texte qui avait été donné au public lors d'un concert des Doors en 1969 peu après la mort tragique de Brian Jones, guitariste des Rolling Stones. La mort est omniprésente : "You've left your/ Nothing/ to compete w/ /Silence / I hope you went out / Smiling/ Like a child/ Into the cool remnant/of a dream." (i.e. "Tu as quitté ton/ Néant/ pour affronter le/ Silence / J'espère que tu es parti/ En Souriant / Comme un enfant / Dans le calme vestige / d'un rêve.")

 

 

Le texte, qui clôt ce recueil, fut publié en 1968 dans la revue américaine Eye. Jim Morrison avait préféré rédiger ce texte plutôt que ce répondre à une entrevue.

 

 

Si vous êtes fan de Jim Morrison, vous avez déjà ce livre, si vous ne connaissez pas encore, précipitez-vous dans une librairie…. Ce livre est incontournable, Jim Morrison aussi !

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 10:38



Ce roman, fort court, paru aux Etats-Unis en 1970 sous le titre de Jonathan Livingston Seagull, a fait le tour du monde. Richard Bach est un ancien pilote de l'US Air Force. Son expérience des vols en haute altitude l'a aidé à rédiger ce roman paru en France en 1973.

 
Contenant quelques photos en noir et blanc de ce bel oiseau en vol, ce roman offre plusieurs lectures. Conte philosophique diront certains, roman picaresque diront d'autres…. A vous de faire votre lecture de ce roman américain composé de trois parties.
 
Première partie :
 
Un matin, alors que les goélands se disputaient les débris de poissons laissés par un bateau de pêche, Jonathan Livingston le Goéland s'exerçait à voler seul loin des autres. Son seul souci était de voler, mais voler le mieux possible comme il le dit à sa mère : " Ce que je veux, c'est savoir ce qu'il m'est possible et ce qu'il ne m'est pas possible de faire dans les airs […]. Et je ne désire pas autre chose."
Hélas, non seulement cette envie déplaît, mais aussi elle n'est pas comprise. Le père de Jonathan essaya de le ramener à la raison mais le jeune Jonathan ne parvint pas à faire comme les autres oiseaux. Alors, il tenta encore une fois de comprendre ce qu'il pouvait réussir en volant vite, mais ce fut un échec. Cela l'amena à penser que son père avait sans doute raison. Il regagna, comme il put, le rivage en volant de nuit, ce que ne font pas habituellement les goélands. Tout en réfléchissant à l'échec de son dernier vol, il comprit son erreur et vola encore et encore sachant toutefois les risques encourus : "Il fonçait à trois cent soixante kilomètres à l'heure. […] sachant que si ses ailes se dépliaient à pareille vitesse il éclaterait en mille petits morceaux de goéland."
Le matin, il volait encore et en était heureux. Il découvrit "le looping, le tonneau lent, le tonneau à facettes, la vrille inversée, la cabriole de la mouette, la roue."
Tout ce qu'il avait découvert, il voulait en faire part à la communauté des goélands car "désormais ils pourraient sortir de leur ignorance, […]. Etre libres ! "
Alors qu'il s'apprêtait à annoncer tout cela, Jonathan Livingston trouva les goélands en grande assemblée. Ces derniers lui dirent que "sa totale absence de sens des responsabilités" ne pouvait le conduire qu'à quitter le clan. Sa réponse ne fut pas entendu et Jonathan dut partir seul. Il continua d'apprendre et de découvrir.
Puis un soir, il rencontra "deux goélands-étoiles" qui après avoir accompli des merveilles, s'adressèrent à lui : " Nous sommes venus te chercher pour te mener plus haut encore, […]." Il les suivit.
 
Deuxième partie :
 
Avec les "deux oiseaux brillants", Jonathan arriva dans un endroit différent de ce qu'il avait connu jusqu'alors. Ici, il volait mieux qu'avant. Avec ses plumes "d'une éclatante blancheur et ses ailes lisses et parfaites," il étudia encore…Les oiseaux de cet endroit accueillirent favorablement Jonathan qui "comprit qu'il était le bienvenu et qu'il était désormais chez lui." Jonathan était dans un univers où les goélands "partageaient sa façon de penser."
Pendant longtemps, Jonathan oublia d'où il venait jusqu'au jour où les souvenirs revinrent. Il demanda à Sullivan ce qu'il en était des autres. Sullivan ne parla que de ce que tous avaient appris du vol et de ce que Jonathan était parvenu à apprendre en peu de temps. Alors Jonathan poursuivit son initiation et fit des progrès grâce à l'un d'entre eux. Mais un jour cet oiseau disparut. Jonathan resta avec les autres oiseaux mais éprouvait de plus en plus de la nostalgie.
 
Fletcher Lynd le Goéland volait sans être compris des autres et était pour cette raison rejeté par les siens. C'est alors qu'il entendit une voix s'adresser à lui.
 
Troisième partie :
 
Fletcher devint l'élève de Jonathan. Trois mois plus tard, "Jonathan avait six autres élèves, tous des exclus, tous intéressés par cette étrange notion nouvelle du vol pour la joie de voler." Le soir venu, il parlait avec ses élèves. Cependant, il manquait quelque chose à ses élèves : " […] aucun d'entre eux, pas même Fletcher Lynd le Goéland, n'était parvenu à admettre que le vol des idées pût être aussi réel que celui de la plume et du vent." Jonathan leur donna un conseil. Il leur fallait briser les chaînes de leurs pensées.
Un mois plus tard, Jonathan leur apprit que "le moment était venu de s'en retourner tous vers le clan."
Après un dernier conseil, ils partirent et arrivèrent au dessus de la plage du conseil. Jonathan et ses élèves ne passèrent pas inaperçus !
Le retour de ces oiseaux exclus fut rapidement connu de la communauté. Ils restèrent et Jonathan continua de donner ses leçons juste au dessus de la plage du conseil. Petit à petit, des goélands curieux et attentifs se joignirent au groupe de Jonathan. De plus en plus d'oiseaux observaient le groupe de Jonathan et l'écoutaient . Jonathan "parla de choses fort simples, disant qu'il appartient à un goéland de voler, que la liberté est dans la nature même de son être, que tout ce qui entrave cette liberté doit être rejeté, qu'il s'agisse d'un rite, d'une superstition ou d'un quelconque interdit."
 
Fletcher est un élève différent des autres. Mais, un jour, en voulant éviter un oisillon, il "vint percuter sur sa gauche, à plus de trois cents kilomètres à l'heure, contre un rocher de granit." Cependant, il "se retrouva dérivant dans un étrange ciel, sans mémoire, se ressouvenant, puis oubliant à nouveau, angoissé, , triste et navré, terriblement navré…" C'est à cet instant qu'il entendit une voix, celle de Jonathan. Fletcher fut surpris de tout ce qui venait de lui arriver car il se croyait mort. Jonathan lui proposa de rester là où ils étaient ou de retourner vers le clan. Il voulut retourner mais lorsqu'il se releva, la peur des autres oiseaux, voyant dans ce réveil quelque chose de diabolique, l'obligea à quitter ce lieu avec Jonathan. Toutefois, Fletcher se demanda comment il avait pu se trouver dans cette étrange situation en compagnie de Jonathan.
Fletcher continua d'être marqué par l'attitude du clan lors de son accident. Il finit par interroger Jonathan qui s'en expliqua.
Puis vint le jour où Jonathan estima qu'il était temps pour lui de partir. Cela angoissa Fletcher mais Jonathan lui expliqua qu'il devait poursuivre ses découvertes. Jonathan s'évanouit dans les airs. Fletcher prit alors en charge des élèves et "s'engagea sur la route qui menait à la sagesse…"
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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 16:45

Comment évoquer la poésie d'Emily Dickinson sans la trahir, sans la dénaturer ? Comment rendre compte de la beauté de la plupart de ses poèmes quand tout est dit dans un quatrain ?

 
L'auteur n'ayant pas été publié de son vivant ou si peu, c'est donc une œuvre quelque peu artificielle – car orpheline de tout ordre qu'aurait pu lui donner son auteur – que nous avons entre les mains. Afin de donner une certaine cohérence à cet ouvrage éternellement inachevé, qui ne propose qu'un choix de poèmes parmi tous ceux qui ont été rédigés par Emily Dickinson, la maison d'édition a décidé de partager ce recueil en cinq parties, à savoir I 1858-1864 ; II 1864-1865 ; III 1866-1876 ; IV 1876-1886 et V sans date.
Comme l'indique le titre, un grand nombre de ces poèmes sont des quatrains, forme qu'Emily Dickinson a souvent utilisée. Beaucoup de ces cours poèmes ont des destinataires, comme Susan Dickinson qui est la belle-sœur de la poétesse. Une trentaine de destinataires apparaissent au fil des pages et changent les années passant. D'autres poèmes sont là, comme rédigés pour soi. Emily Dickinson trouva-t-elle un consolation dans l'écriture, elle qui ne sut pas imposer sa poésie à ceux qui auraient plus lui donner plus d'écho ?
Ici, le lecteur trouve une espèce de consolation :
 
"Que de Pareils soient morts Nous permet
De mourir plus sereins –
Que de Pareils aient vécu,
Garantie d'Immortalité."
 
Là le lecteur trouve une adresse à quelqu'un –les destinataire de ce poème sont M. et Mmme Jenkins - :
 
"Ils n'ont pas besoin de moi, mais qui sait –
Je laisserai mon Cœur en vue-
Mon petit sourire pourrait bien être
Précisément ce qu'il leur faut-"
 

La mort, la douleur mais aussi de simples bonheurs sont évoqués. Ces thèmes intemporels parsèment le recueil. Le lecteur retrouve sans doute un peu de lui-même, un peu de la vie. La traduction - de Claire Malroux – est peut-être, comme le veut la formule une trahison, mais l'édition, qui est bilingue, permet de lire les poèmes dans la langue. La lecture n'en est que plus agréable. Emily Dickinson est là qui nous murmure ses quatrains à l'oreille.

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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 13:59

Comment parler de ce qui, petit à petit, plongea l'Europe dans le chaos et l'horreur à partir des années 1930 ? Comment parvenir, grâce à une nouvelle, à restituer l'état d'esprit de ceux qui étaient confrontés à la montée du nazisme en Allemagne et à l'étranger ?

 
Paru en 1938, aux Etats-Unis et en 1999 seulement en France, Address Unknown – tel est le titre original de cette nouvelle – se déroule quelques années avant la Seconde Guerre mondiale alors qu'Adolf Hitler parvient progressivement au pouvoir.
Au début des années 1930, Martin Schulse, un Allemand regagne son pays natal après avoir réussi sur le plan professionnel aux Etats-Unis. Il habite Munich où il vient d'acheter "pour un prix dérisoire" une maison de trente pièces. Son ami, Max Eisentein, un Juif américain qui connaît l'Allemagne pour y avoir séjourné alors qu'il était étudiant, est son associé dans un galerie d'art à San Francisco en Californie. Séparés, les deux amis entretiennent une correspondance de novembre 1932 à mars 1934.
De même que les distances séparent les hommes, de même les points de vue les éloignent inéluctablement. Max Eisentein s'inquiète de plus en plus au sujet des informations contradictoires qu'il reçoit d'Allemagne. Martin Schulse est dans un pays qui reste à bien des égards marqué par le conflit de 14-18. Cette blessure est d'autant plus grand qu'elle est dans tous les esprits, masculins surtout, y compris celui de Max Eisentein resté en Amérique : "Quatorze ans déjà que la guerre est finie ! J'espère que tu as entouré la date en rouge sur le calendrier. C'est fou le chemin que nous avons parcouru, en tant que peuples, depuis le début de toute cette violence !"

Dans ses premiers jugements, qui suivent son retour en Allemagne, Martin est plutôt prudent, mais il finit par penser qu'avec Hitler, un avenir meilleur est enfin possible. Peu à peu, il adhère à l'idéologie nazie tout en ayant peur pour lui et les siens. Les lettres de Max ne change rien à son point de vue. L'aide que demande Max à Martin reste lettre morte. La sœur de Max, Griselle, une actrice autrichienne venue jouer à Berlin qui, quelques années plus tôt, fut la maîtresse de Martin alors marié, trouve la mort dans des conditions horribles. C'est d'ailleurs Martin que rapporte cette tragédie à Max, cela s'étant passé dans sa propriété. La perte de sa sœur conduit Max à la vengeance. Il condamne par des lettres qu'il sait être lues par la censure, Martin au même sort que sa sœur. Martin est à son tour victime de l'idéologie nazie qu'il défendait pourtant. La dernière envoyée par Max lui revient avec la mention "inconnu à cette adresse."
 
Pourquoi cette nouvelle, malgré son succès, ne semble-t-elle pas avoir suscité de réactions quelles qu'elles soient ? Dire qu'une nouvelle est juste une œuvre de fiction ne suffit pas à comprendre. Avoir à l'esprit les mots de François Bloch-Lainé : " Pour faire le procès des comportements, la rétrospective est bien commode." est une bien maigre consolation. Finalement, comme tant d'autres, Kressmann Taylor eut-elle tort d'avoir raison avant tout le monde ?
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