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Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 10:30

LE PRÉSENT DU SUBJONCTIF

 

En latin, les verbes dits inchoatifs se conjuguent sur le modèle de la troisième conjugaison  (lego, is, ere, legi, lectum) :

Nous avions donc *FINISCAM/*FINISCAS/*FINISCAT/*FINISCAMUS/FINISCATIS/FINISCANT.

 

À la première personne du singulier, la chute du M final provoque l'affaiblissement de la voyelle finale en –e sourd.

À la deuxième personne du singulier, malgré l'amuïssement de la consonne finale, nous observons son maintien graphique puisqu'elle est devenue une marque désinentielle. L'affaiblissement de la voyelle finale en –e sourd.

À la troisième personne du singulier, l'amuïssement de la consonne finale se produit entre le IX et XI e siècle. Le T disparaît. L'affaiblissement de la voyelle finale en –e sourd.

À la première personne du pluriel, nous observons deux terminaisons possibles. –amus évolue en –iens (qui correspond à l'évolution normale) ou en –ons (qui est la forme analogique du présent de l'indicatif).

À la deuxième personne du pluriel, nous constatons une évolution normale de la forme –atis : diphtongaison de la voyelle libre.

 

En Ancien Français, au subjonctif présent, le radical présente les mêmes alternances qu'au présent de l'indicatif. L'accent frappe donc la voyelle radicale des première, deuxième, troisième personne du singulier et la troisième du pluriel. L'accent frappe la voyelle de terminaison aux première et deuxième personne du pluriel.

En Ancien Français, nous avions donc :

FENISSE/FENISSES/FENISSE/FENISSONS/FENISSIEZ/FENISSENT

 

Le pluriel –ons est analogique. La forme –ions s'impose au XVI e siècle.

 

Maintenant, FINIR se conjugue comme suit :

Que je finisse/ que tu finisses/qu'il finisse/que nous finissions/que vous finissiez/qu'ils finissent.

 

L'IMPARFAIT DU SUBJONCTIF

 

L'imparfait du subjonctif latin n'a rien donné en roman. En effet, l'usure phonétique, en latin vulgaire, des formes du futur antérieur, de subjonctif passé et de subjonctif imparfait aboutit à la confusion de ces trois temps, puis à leur abandon.

Notre imparfait du subjonctif est issu du plus que parfait du subjonctif latin (qui est lui–même formé sur la base du parfait).

Nous avions donc en latin :

FINISSEM/FINISSES/FINISSET/FINISSEMUS/FINISSETIS/FINISSENT.

 

En Ancien Français, nous avions :

FENISSE/FENISSES/FENIST/FENISSIONS/FENISSEZ/FENISSENT

 

À la troisième personne du singulier, le E est tombé devant le T. Nous savons que le S devant le T final s'amuit mais il sera conservé graphiquement comme marque morphologique. Au XVI e siècle, il est remplacé par un accent circonflexe.

 

Nous avons maintenant :

Que je finisse/que tu finisses/qu'il finît/que nous finissions/que vous finissiez/qu'ils finissent.

 

LE PASSÉ DU SUBJONCTIF

 

Ce temps étant formé à partir du présent du subjonctif du verbe AVOIR auquel nous ajoutons le participé passé du verbe FINIR, il est possible de retrouver des informations à ce sujet dans la même rubrique. Consultez le Verbe AVOIR.

 

Nous avons donc :

Que j'aie fini/ que tu aies fini/qu'il ait fini/que nous ayons fini/que vous ayez fini/qu'ils aient fini.

 

LE PLUS QUE PARFAIT DU SUBJONCTIF

 

Ce temps étant formé à partir de l'imparfait du subjonctif du verbe AVOIR auquel nous ajoutons le participe passé du verbe FINIR, consultez la conjugaison de ce verbe.

 

Nous avons donc :

Que j'eusse fini/que tu eusses fini/qu'il eût fini/que nous eussions fini/que vous eussiez fini/qu'ils eussent fini.

 

L'IMPÉRATIF PRÉSENT

 

L'impératif présent est analogique du présent de l'indicatif. Nous avions donc en Ancien Français :

FENIS/FENISSONS/FENISSEZ

 

Nous avons maintenant :

Finis/finissons/finissez.

 

LE PASSÉ DE L'IMPÉRATIF

 

Ce temps étant formé à partir du présent de l'impératif du verbe AVOIR auquel nous ajoutons le participé passé du verbe FINIR, consultez la conjugaison du verbe AVOIR dans la même rubrique.

 

Nous avons donc :

Aie fini/ayons fini/ayez fini.

 

LE PRÉSENT DU CONDTIONNEL

 

Temps de formation romane, le présent du conditionnel est formé de l'infinitif du verbe auquel nous ajoutons les formes toniques réduites de HABEO à l'imparfait de l'indicatif.

Nous avions donc :

FINIREAM/FINIREAS/FINIREAT/FINIREAMUS/FINIREATIS/FINIREANT.

 

En Ancien Français, ces formes évoluent. Nous avions donc :

FINIREIE/FINIREIES/FINIREIT/FINIRIIENS/FINIRIIEZ/FINIREIENT.

 

Nous avons maintenant :

Je finirais/tu finirais/il finirait/nous finirions/vous finiriez/ils finiraient.

 

LE PASSÉ 1 ÈRE FORME DU CONDITIONNEL

 

Ce temps étant formé à partir du présent du conditionnel du verbe AVOIR auquel nous ajoutons le participé passé du verbe AVOIR, consultez la conjugaison du verbe AVOIR dans cette même rubrique.

Nous avons donc :

J'aurais fini/tu aurais fini/il aurait fini/nous aurions fini/vous auriez fini/ils auraient fini.

 

LE PASSÉ 2 ÈME FORME DU CONDITIONNEL

 

Ce temps étant formé à partir de l'imparfait du subjonctif du verbe AVOIR auquel nous ajoutons le participe passé du verbe FINIR, consultez la conjugaison de ce verbe.

Nous avons donc :

J'eusse fini/tu eusses fini/il eût fini/nous eussions fini/vous eussiez fini/ils eussent fini.

 

QUELQUES PRÉCISIONS SUR D'AUTRES VERBES DU DEUXIÈME GROUPE

 

Le verbe FLEURIR fait FLEURISSAIT à l'imparfait de l'indicatif et FLEURISSANT au participe présent, quand il a le sens de "orner de fleurs" ; il fait FLORISSAIT à l'imparfait de l'indicatif et FLORISSANT au participe présent quand il a le sens de "prospérer".

 

Le verbe BÉNIR. Nous devons dire "une union bénie", mais il faut dire de "l'eau bénite".

 

Le verbe HAÏR, qui vient du germain HATJAN (cf. l'anglais TO HATE), présente quelques particularités.

En Ancien Français, il se conjugue comme suit :

HATYO/HATES/HATET/HATOMOS/HATATES/HATONT. Ces formes évoluent de cette façon :

HAZ/HES/HET/HAONS/HAEZ/HÉENT

 

La première personne du singulier est l'analogie de FAZ. Lorsque FAZ fut refait en FAIS, HAZ devient HAIS. Les deuxième, troisième personne du singulier et la troisième du pluriel suivent ce modèle.

Dès l'Ancien Français, ce verbe a hésité entre la conjugaison inchoative et la conjugaison en –ire. C'est pourquoi, nous pouvons aussi trouver les formes HÄY/AHIST/HAÏSSEZ/HAÏSSENT. En 1664, nous trouvons encore les formes HAYONS/HAYEZ. En plus, comme le H tend à disparaître, ce verbe risque d'être confondu avec certaines formes du verbe AVOIR.

La conjugaison de ce verbe devint la suivante et c'est celle que nous employons dorénavant :

Je hais/tu hais/il hait/nous haïssons/vous haïssez/ils haïssent.

 

HAÏR prend un tréma sur le I dans toute sa conjugaison, excepté aux trois personnes du singulier du présent de l'indicatif et à la deuxième personne du singulier de l'impératif. Le tréma exclut l'accent circonflexe au passé simple et au subjonctif imparfait.

FIN DE LA DEUXIÈME ET DERNIÈRE PARTIE

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 09:53

Il existe en français environ trois cents verbes du deuxième groupe. Les verbes du deuxième groupe font leur infinitif en –ir et leur participe présent en –issant.

 

Le verbe, qui servira de modèle pour la conjugaison actuelle, sera le verbe FINIR. Cependant, nous donnerons l'évolution de ce verbe, comme nous l'avons déjà fait pour les verbes ÊTRE, AVOIR et ALLER.

 

 

L'origine des verbes du deuxième groupe à l'infinitif en –ir, est  le suffixe de sens  inchoatif que présentaient, en latin classique, des verbes comme amasco ("je commence à aimer"), floresco ("je commence à fleurir"), cresco ("je grandis"), obdormisco ("je m'endors). Ces verbes ont, en effet, un suffixe inchoatif –sc- qui exprime le commencement ou le déroulement de l'action. C'est pourquoi, beaucoup de verbes inchoatifs sont des verbes d'état.

 

En gallo-roman, le suffixe eut une extension sous la forme de –isco qui était alors ajoutée, sans signification particulière, au présent de l'indicatif, à l'impératif et au subjonctif des verbes en –ire, comme FINIRE. En Ancien Français, le suffixe –isco se généralisera au présent de l'indicatif, à l'impératif, au subjonctif présent et au participe présent. Aux autres temps, ce sont les formes de la conjugaison latine en –ire (comme DORMIRE) qui ont servi de modèle.

 

Bien que les verbes CROÎTRE et PARAÎTRE soient munis du suffixe inchoatif –escere, ils n'ont pas été modelés sur le deuxième groupe. Nous avons, en effet, relevé la forme APARISSANT dans La Vie de saint Alexis (rédigé au XI e siècle).

 

S'il est vrai que l'attraction de ce modèle inchoatif concerna aussi l'Ancien Français, nous constatons que quelques verbes en –ir, comme PARTIR, DORMIR, ont fini par échapper à cette conjugaison. Ils appartiennent dorénavant aux verbes du troisième groupe. Pour d'autres verbes, comme HAÏR, l'usage hésita. Nous trouvons parfois deux formes (VOS HAEZ/ VOS HAÏSSEZ).

Des verbes germaniques en *-ian, comme CHOISIR, ont été amalgamés, au cours des temps, dans ce deuxième groupe.

 

La conjugaison du deuxième groupe reste, actuellement, productive.

 

 

FINIR

 

PRÉSENT DE L'INDICATIF

 

Le verbe FINIR se conjugue comme suit en latin. FINISCO/FINISCIS/FINISCIT/FINISCIMUS/FINISCITIS/FINISCUNT. En Bas Latin, nous avions FINISCO/FINISCES/FINISCET/FINISCEMOS/FINISCETES/FINISCENT. Ces formes évoluent comme suit en Ancien Français : FENIS/FENIS/FENIST/FENISSONS/FENISSIEZ/FENISSENT.

Aux trois premières personnes du singulier, la voyelle finale finit par s'amuïr.

Le S présent dans la troisième personne du singulier disparaîtra, ne laissant pas de trace.

L'I du radical est analogique des verbes en –ire.

À la première personne du singulier, le S est phonétique. Il s'agit de l'aboutissement du groupe SC.

 

En Français Moderne, le verbe FINIR se conjugue comme suit :

Je finis/tu finis/il finit/nous finissons/vous finissez/ils finissent.

 

IMPARFAIT DE L'INDICATIF

 

En latin, l'imparfait se forme à partir du suffixe –ba- auquel il faut ajouter les désinences.  Nous prenons donc le radical du verbe auquel nous ajoutons le suffixe et les désinences.

Nous avions donc : FINISCEBAM/FINISCEBAS/FINISCEBAT/FINISCEBAMUS/FINISCEBATIS/FINISCEBANT.

L'évolution phonétique donnera les formes suivantes en Ancien Français FENISSEIE/ FINISSEIES/FINISSEIE(T)/FINISSIIENS/FINISSIIEZ/FINISSEIENT. En Moyen Français, cette conjugaison aboutit aux formes suivantes : FENISSOIS/FENISSOIS/ FENISSOIT/FENISSIONS/FENISSIEZ/FENISSOIENT.

 

En Français Moderne, nous avons la conjugaison suivante :

Je finissais/tu finissais/il finissait/nous finissions/vous finissiez/ils finissaient.

 

FUTUR DE L'INDICATIF

 

Nous avons déjà expliqué la formation du futur de l'indicatif qui est un temps de formation romane. Il s'agit de l'infinitif atone du verbe auquel nous ajoutons les formes réduites de HABEO conjugué au présent de l'indicatif.

 

Nous avions donc en Ancien Français : FINIRAYYO/FINIRAS/FINIRAT/FINIREMOS/FINIRETES/FINIRAUNT. L'évolution donnera les formes suivantes en Français Moderne :

Je finirai/tu finiras/il finira/nous finirons/vous finirez/ils finiront.

 

PASSÉ SIMPLE DE L'INDICATIF

 

En Latin classique, le verbe fait son passé simple en –vi. Nous avions donc : FINIVI/FINIVISTI/FINIVIT/FINIVIMUS/FINIVISTIS/FINIVERUNT. En Bas Latin, ces formes évoluent comme suit : FINI/FINISTI/FINIT/FINIMMOS/FINISTES/FINIRONT.

 

En Ancien Français, le verbe FINIR, au passé simple de l'indicatif, appartient au type en –i (i.e. groupe à voyelle thématique en –i hérités des parfaits latin en –ivi contractés en –i). Nous avions donc FENI/FENIS/FENIT/FENIMES/FENISTES/FENIRENT.

 

La première personne du singulier reçoit très tôt le S analogique.

 

En Français Moderne, nous avons les formes suivantes :

Je finis/tu finis/il finit/nous finîmes/vous finîtes/ils finirent.

 

LE PASSÉ COMPOSÉ DE L'INDICATIF

 

Ce temps étant construit à partir du présent de l'indicatif du verbe AVOIR auquel nous ajoutons le participe passé du verbe FINIR, reportez-vous à la conjugaison du verbe AVOIR afin d'obtenir les explications.

 

Nous avons donc les formes suivantes :

J'ai fini/tu as fini/il a fini/nous avons fini/vous avez fini/ils ont fini.

 

LE PLUS QUE PARFAIT DE L'INDICATIF

 

Ce temps est formé à partir du verbe AVOIR à l'imparfait de l'indicatif et du participe passé du verbe FINIR.

 

Nous avons les formes suivantes :

J'avais fini/tu avais fini/il avait fini/nous avions fini/vous aviez fini/ils avaient fini.

 

LE FUTUR ANTÉRIEUR DE L'INDICATIF

 

Ce temps est formé à partir du futur de l'indicatif du verbe AVOIR auquel il faut ajouter le participe passé du verbe FINIR. Nous avons donc :

J'aurai fini/tu auras fini/il aura fini/nous aurons fini/vous aurez fini/ils auront fini.

 

LE PASSÉ ANTÉRIEUR DE L'INDICATIF

 

Ce temps est formé à partir du passé simple de l'indicatif du verbe AVOIR auquel il faut ajouter le participe passé du verbe FINIR. Nous avons donc les formes suivantes :

J'eus fini/tu eus fini/il eut fini/nous eûmes fini/vous eûtes fini/ils eurent fini.

 

LE PRÉSENT DE L'INFINITIF

 

Finir

 

LE PASSÉ DE L'INDICATIF

 

Avoir fini.

 

LE PARTICIPE PRÉSENT

 

Finissant

 

LE PARTICIPE PASSÉ

 

Fini

 

FIN DE LA PREMIÉRE PARTIE

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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 10:24

L'IMPERATIF PRESENT

VA vient de VADE qui est l'impératif à la deuxième personne du singulier. Un –S est ajouté dans "Vas-y". Toutefois, le T de VA T'EN représente le pronom personne TE ou TOI.

ALONS et ALEZ sont calqués sur le présent de l'indicatif de verbe ALLER.

Nous avons donc maintenant :

Va/ allons/allez.

 

L'IMPERATIF PASSE

Est formé à partir du subjonctif présent du verbe ETRE auquel il faut ajouter le participé passé du verbe ALLER.

Nous avons donc :

Sois allé(e)/ soyons allé(e)s/ soyez allé(e)s.

 

LE PRESENT DU SUBJONCTIF

En Ancien Français, il existe trois paradigmes : voise, alge et aille.

Voise est construit à partir de la première personne du singulier vois.

Alge est analogique des subjonctifs en –GE comme sorge (qui vient de SURGAM)

Aille est analogique de vaille (qui vient de VALEAM). C'est cette dernière forme que nous avons conservée.

Voici pour information, les trois formes qui ont existé.

VOISE / VOISES / VOISE ou VOIST/ VOIS(I)ONS, -IENS/ VOIS(I)EZ/ VOISENT.

ALGE/ ALGES/ ALGE / ALG(I)ONS, -IENS/ ALG(I)EZ/ ALGENT.

AILLE/ AILLES/ AILLE ou AUT/ AILL(I)ONS, -IENS/ AILL(I)EZ/ AILLENT.

La forme AUT viendrait de *AILLET avec perte de l'E.

Aujourd'hui, nous avons :

Que j'aille/que tu ailles/qu'il aille/ que nous allions/que vous alliez/qu'ils aillent.

 

LE SUBJONCTIF IMPARFAIT

Ce temps est issu du subjonctif plus-que-parfait latin. L'imparfait du subjonctif latin n'a rien donné, l'usure phonétique de ses formes ayant conduit à son abandon.

Le radical est toujours de type faible. Le subjonctif imparfait se construit donc sur la base faible commune à celle du passé simple de l'indicatif correspondant.

Les désinences étaient en latin les suivantes : -ISSEM/-ISSES/-ISSET/-ISSEMUS/-ISSETIS/-ISSENT.

Le subjonctif imparfait est pour le verbe ALLER en –ASSE. Nous avions donc ALLAVISSEM qui devient ALLASSEM puis ALLASSE….

Nous avons maintenant :

Que j'allasse/que tu allasses/qu'il allât/ que nous allassions/que vous allassiez/qu'ils allassent.

 

LE SUBJONCTIF PASSE

Est formé à partir du subjonctif présent du verbe ETRE auquel il faut ajouter le participé passé du verbe ALLER.

Nous avons donc :

Que je sois allé(e)/ que tu sois allé(e)/ qu'il soit allé/ que nous soyons allé(e)s/ que vous soyez allé(e)s/qu'ils soient allés.

 

LE SUBJONCTIF PLUS-QUE-PARFAIT

Est formé à partir du subjonctif imparfait du verbe ETRE auquel il faut ajouter le participe passé du verbe ALLER.

Nous avons donc :

Que je fusse allé(e)/que tu fusses allé(e)/qu'il fût allé/ que nous fussions allé(e)s/ que vous fussiez allé(e)s/qu'ils fussent allés.

 

LE CONDITIONNEL PRESENT

Est un temps de formation romane. Il est construit à partir de l'infinitif du verbe auquel il faut ajouter les formes du verbe HABEO à l'imparfait de l'indicatif. Nous avions donc au départ la forme HABERE HABEBAM.

Le conditionnel présent se forme à partir de la racine IR-. Nous avions en bas latin IR-EAM/IR-EAS/IR-EAT/IRE-AMUS/IR-AETIS et IR-EANT. En Ancien Français, nous avions IREIE/IREIES/IREIT/IRIIENS/IRIIEZ/IREIENT.

Ces formes évolueront ainsi : IROIE/IROIES/IROIT/IRIONS/IRIEZ et IROIENT.

Maintenant, nous avons :

J'irais/tu irais/il irait/ nous irions/vous iriez/ils iraient.

LE CONDITIONNEL PASSE 1 ère FORME

Est construit à partir du conditionnel présent du verbe ETRE auquel il faut ajouter le participe passé du verbe ALLER.

Nous avons donc :

Je serais allé(e)/tu serais allé(e)/il serait allé/ nous serions allé(e)s/vous seriez allé(e)s/ils seraient allés.

 

LE CONDITIONNEL 2 e FORME

Est formé à partir du subjonctif imparfait du verbe ETRE auquel il faut ajouter le participe passé du verbe ALLER.

Je fusse allé(e)/tu fusses allé(e)/il fût allé/ nous fussions allé(e)s/vous fussiez allé(e)s/ils fussent allés.

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 10:27

Ce verbe appartient aux verbes du troisième groupe. Il exprime le mouvement.

Ce verbe a trois racines : V- ; AL- ; IR-

V- remonte à vado, vadere

IR- remonte à eo, ire

AL- reste problématique. Al- viendrait peut-être d'ambulare qui devient ambler (d'où "marcher à l'amble"). Une forte réduction de ce verbe en aller ne permet pas de comprendre certaines formes, comme l'italien andare et les formes de l'Atlas suisse-italien anden. Il semble que ce soit aditare (fréquentatif de adire formé sur ire) qui est à l'origine de la racine AL-

PRESENT DE L'INDICATIF

Deux racines existent pour le présent de l'indicatif. L'emploi du radical AL- pour les formes faibles (première et deuxième du pluriel) a permis d'éviter l'homonymie avec les formes correspondantes du verbe voir.

Nous avions donc VADO/VADIS/VADIT et VADUNT (troisième personne du pluriel). Ces formes évoluent en VAO/VAS/VAT et VAUNT. Le D tombe par analogie d'avoir. Nous avons en Ancien Français : VAI(S)/ VA(I)S/ VA(I)T ou VAT et VONT.

La forme VAIS à la première personne du singulier est analogique de fais. A la troisième personne du singulier, le T n'a pas complètement disparu. Nous le retrouvons, en effet, dans les syntagmes va-t-il/va-t-on. Il a disparu à la troisième personne du singulier du présent par analogie du verbe avoir.

ALAMUS et ALATES donneront ALONS et ALEZ.

Maintenant, le verbe ALLER se conjugue comme suit :

Je vais/tu vas/il va/ nous allons/vous allez/ils vont.

 

IMPARFAIT DE L'INDICATIF

En Ancien Français, l'imparfait de l'indicatif est composé d'une base faible et de la désinence.

En latin, nous avions des formes en –abam/-ebam et iebam. Dès le bas latin, le B tombe. L'Ancien Français conservera seulement la forme en –eam.  Les désinences sont donc les suivantes en bas latin : -EA(M)/-EAS/-EAT/-EAMOS/-EADES/-EANT. Elles évoluent en Ancien Français en -EIE/-EIES/-EIT/-IIENS/-IIEZ/-EIENT. En Moyen Français, nous avons les terminaisons suivantes : -OIS/-OIS/-OIT/-IONS/-IEZ/-OIENT.

L'Académie français n'adopta la graphie –AI qu'en 1835 seulement.

ALLER se conjugue donc comme suit :

J'allais/tu allais/il allait/nous allions/vous alliez/ils allaient.

 

FUTUR DE L'INDICATIF

Le futur de l'indicatif est formé à partir du radical IR-.

Nous rappelons que le futur est une création romane à partir de la forme HABERE HABEO (c'est-à-dire l'infinitif du verbe auquel on ajoute le présent de l'indicatif du verbe HABEO). Reportez-vous à la conjugaison du verbe AVOIR pour obtenir plus d'informations. Nous avons donc eu IR-AYYO.... puis IR-AIO. Les désinences du futur de l'indicatif sont donc –AI/-AS/-A/-ONS/-EZ et –ONT.

A noter que le futur du verbe ALLER n'est pas former à partir de l'infinitif du verbe.

Nous avons donc la conjugaison suivante :

J'irai/tu iras/il ira/ nous irons/vous irez/ils iront.

PASSE SIMPLE DE L'INDICATIF

Ce temps est hérité du perfectum latin. Le passé simple est de formation compliquée. Il existe des passés simples faibles (i.e. accentués sur les finales à toutes les personnes) et des passés simples forts (i.e. accentués sur le radical de la première, troisième personnes du singulier et la troisième du pluriel et sur les désinences des autres personnes).

Le passé simple de l'indicatif du verbe ALLER se construit à partir de la racine AL- et prend les désinences des verbes du premier groupe. Nous avons donc pour ce groupe une conjugaison en –AVI dont les désinences sont les suivantes en latin :  –I/-ISTI/-IT/-IMUS/-ISTIS-ERUNT. Ces désinences évoluent de la façon suivante : -AI/-ASTI/-AUT/-AMMES/-ASTES/-ARENT.

Le V chute. La deuxième personne du singulier perd son I, puis le T, jugé disconvenant pour cette deuxième personne, disparaît aussi.

A la troisième personne du singulier, la forme en A est due à l'analogie de A (de AVOIR).

La première personne du pluriel évolue en –ASMES, le S intérieur étant analogique de la deuxième personne du pluriel.

A la troisième personne du pluriel, le A accentué devient è.

Nous avons donc la conjugaison suivante :

J'allai/tu allas/il alla/ nous allâmes/vous allâtes/ ils allèrent.

 

LE PASSE COMPOSE DE L'INDICATIF

Ce temps se construit à partir du verbe ETRE au présent de l'indicatif auquel il faut ajouter le participe passé du verbe ALLER.

Nous avons la conjugaison suivante :

Je suis allé(e)/tu es allé(e)/ il est allé/ nous sommes allé(e)s/vous êtes allé(e)s/ils sont allés.

 

LE PLUS QUE PARFAIT DE L'INDICATIF

Ce temps se construit à partir du verbe ETRE à l'imparfait de l'indicatif auquel il faut ajouter le participe passé du verbe ALLER.

Nous avons la conjugaison suivante :

J'étais allé(e)/tu étais allé(e)/il était allé/ nous étions allé(e)s/vous étiez allé(e)s/ils étaient allés.

 

LE FUTUR ANTERIEUR

Ce temps se construit à partir du verbe ETRE au futur de l'indicatif auquel il faut ajouter le participe passé du verbe ALLER

Nous avons la conjugaison qui suit :

Je serai allé(e)/tu seras allé(e)/il sera allé/ nous serons allé(e)s/vous serez allé(e)s/ils seront allés.

 

LE PASSE ANTERIEUR

Ce temps se conjugue avec le verbe ETRE au passé simple de l'indicatif auquel il faut ajouter le participe passé du verbe ALLER.

Nous avons la conjugaison qui suit :

Je fus allé(e)/tu fus allé(e)/il fut allé/ nous fûmes allé(e)s/vous fûtes allé(e)s/ils furent allés.

INFINITIF PRESENT

Est ALLER

INFINITF PASSE

Est ETRE ALLE

 

PARTICIPE PRESENT

Est ALLANT. Il est formé à partir du participe présent latin en –ANS, -ANTEM. A noter que le participe présent se décline en latin. Il est devenu invariable en Français Moderne.

 

PARTICPE PASSE

Est ETANT ALLE. Il est issu des formes en –ATUS, -A, -UM.

 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 10:13

PRESENT DU SUBJONCTIF

En latin classique, habere se conjugue ainsi : HABEAM / HABEAS / HABEAT / HABEAMUS / HABEATIS HABEANT. Ces formes, remodelées sur AYYO, évoluèrent de cette façon : AYYA(M) / AYYAS / AYYAT / AYYAMOS / AYYATES / AYYANT. En Ancien Français, nous avions : AIE / AIES / AIET qui devient AIT / AIIENS qui devient AYONS / AIIEZ qui devient AYEZ / AIENT.

La première personne du singulier connaît la même réduction que dans AYYO.

A la troisième personne du singulier, le E tombe très vite sans doute sous l'influence de SEIT.

A la première et à la deuxième personnes du pluriel, les formes sont régulières. Il faut les prononcer en deux temps. Cependant, la première personne du pluriel subit l'analogie de –ONS. La forme –IONS remplacera la forme –IENS au XV e siècle.

Maintenant, le verbe AVOIR se conjugue comme suit :

Que j'aie / que tu aies /qu'il ait / que nous ayons / que vous ayez / qu'ils aient.

IMPARFAIT DU SUBJONCTIF

L'imparfait du subjonctif du latin classique n'est pas à l'origine de notre imparfait du subjonctif . C'est, en effet, le plus que parfait du subjonctif latin qui est à l'origine de notre imparfait du subjonctif. Le plus que parfait du subjonctif est un temps formé sur le radical du parfait.

En latin vulgaire, l'usure phonétique des certaines formes, comme celles du futur antérieur, celles des subjonctifs passé et imparfait, ont d'abord abouti à la confusion de ces temps, puis ont entraîné leur abandon.

En latin, habere se conjuguait ainsi au plus que parfait du subjonctif : HABUISSEM / HABUISSES / HABUISSET / HABUISSEMUS / HABUISSETIS / HABUISSENT. Ces formes évoluent comme suit AWWISSE(M) / AWWISSES / AWWISSET / AWWISSEMOS / AWWISSETES / AWWISENT. En Ancien Français, le verbe AVOIR se conjugue ainsi : OÜSSE, EÜSSE, EUSSE / OÜSSES, EÜSSES / OÜST, EÜST / EÛT / OÜSSIENS / OÜSSEZ, EUSSIEZ / OÜSSENT, EÜSSENT.

L'évolution de ces formes s'explique à partir du parfait d'AVOIR (étudié précédemment) et au subjonctif imparfait du verbe ÊTRE (étudié précédemment).

Maintenant, nous avons :

Que j'eusse / que tu eusses / qu'il eût / que nous eussions / que vous eussiez / qu'ils eussent.

PASSE DU SUBJONCTIF

Comme il s'agit d'un temps composé, reportez-vous aux explications du présent du subjonctif.

Nous avons donc :

Que j'aie eu / que tu aies eu / qu'il ait eu / que nous ayons eu / que vous ayez eu / qu'ils aient eu.

PLUS QUE PARFAIT DU SUBJONCTIF

Reportez-vous à l'imparfait du subjonctif afin de connaître les explications de ce temps composé.

Nous avons donc :

Que j'eusse eu / que tu eusses eu / qu'il eût / que nous eussions eu / que vous eussiez eu / qu'ils eussent eu.

PRESENT DU CONDITIONNEL

Comme le futur de l'indicatif, le conditionnel est un temps de formation romane. Il est construit à partir de la périphrase : infinitif du verbe + imparfait de l'indicatif du verbe AVOIR.

Nous avons donc eu : ABREA(M) / ABREAS / ABREAT / ABRIAMOS / ABRIATES / ABREANT. Ensuite, les différentes formes se conjuguent comme suit : AUREIE, AREIE, AUROIE / AUREIES, AREIES… / AUREIET… / AURIIENS… / AURIIEZ… / AUREIENT…

Reportez-vous à l'étude des terminaisons de l'imparfait de l'indicatif du verbe habere pour en savoir plus.

Aujourd'hui, nous avons :

J'aurais / tu aurais / il aurait / nous aurions / vous auriez / ils auraient.

PASSE PREMIERE FORME DU CONDITIONNEL

Reportez-vous à l'étude ci-dessus, puisqu'il s'agit d'un temps composé comme le sera d'ailleurs le suivant.

J'aurais eu / tu aurais eu / il aurait eu / nous aurions eu / vous auriez eu / ils auraient eu.

PASSE DEUXIEME FORME DU CONDITIONNEL

Reportez-vous au subjonctif imparfait étudié ci-dessus.

Nous avons :

J'eusse eu / tu eusses eu / il eût eu / nous eussions eu / vous eussiez eu / ils eussent eu.

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 10:12

Nous adopterons le même système que celui que nous avons déjà suivi pour la conjugaison du verbe ETRE.

La racine du verbe "avoir" est hab-.

PRESENT DE L'INDICATIF

A l'indicatif présent, le B du verbe habere ne s'est conservé, sous la forme de V, qu'aux personnes non accentuées, c'est-à-dire à la première et à la deuxième personnes du pluriel.

En latin, nous avions : HABEO/ HABES / HABET / HABEMUS / HABETIS /HABENT.

La première personne du singulier subit une forte réduction et devient AYYO puis AY.

La deuxième personne du singulier subit aussi une forte réduction. Comme le A est atone, il ne subit pas de diphtongaison. Nous avons donc AS

La troisième personne voit le –t disparaître. Nous avons A(T).

La terminaison de la première personne du pluriel est analogique : AVONS.

A la deuxième personne, nous trouvons rarement la forme AVIEZ. Nous aurons rapidement la seule forme AVEZ.

HABENT devient rapidement HABUNT par analogie à SUNT.

Le verbe AVOIR se conjugue maintenant comme suit :

J'ai / tu as / il a / nous avons / vous avez / ils ont.

IMPARFAIT DE L'INDICATIF

En latin, le verbe habere se conjugue ainsi : HABEBAM / HABEBAS / HABEBAT / HABEBAMUS / HABEBATIS / HABEBANT. Cette forme en –ebam perd le B. Nous avons donc vers le V e siècle de notre ère les formes suivantes : ABEA(M) / ABEAS / ABEAT / ABIAMOS / ABIATES / ABEANT.

En Ancien Français, nous avions : AVEIE, AVOIE, AVOI(S) / AVEIES, AVOIS / AVEIET, AVEIT, AVOIT / AVIIENS, AVIONS / AVIIEZ, AVIEZ / AVEIENT, AVOIENT.

A la première personne du singulier, le E se diphtongue en EI qui donnera OI. La forme AVOIE perdra son E  qui sera remplacé par un S analogique vers le XVI e siècle.

La forme AVEIET se réduit rapidement à AVEIT (sur le modèle de SEIT). Le T ne disparaît pas.

A la première personne du pluriel, la forme I(I)ENS fera place à la désinence –ONS qui a été généralisée au présent. Nous avons donc une forme analogique en I(I)ONS.

AVOIR se conjugue actuellement comme suit :

J'avais / tu avais / il avait / nous avions / vous aviez / ils avaient.

FUTUR DE L'INDICATIF

Comme nous l'avons déjà dit, le futur est une création romane –le futur latin ayant disparu- à partir de la forme HABERE HABEO.

Nous avons donc eu ABRAYYO / ABRAS / ABRAT / ABREMOS / ABRETES / ABRAUNT. En Ancien Français, nous avions : AURAI, ARAI / AURAS, ARA / AURA(T), ARA(T) / AURONS, ARONS / AUREIZ, AUROIZ, AUREZ / AURONT, ARONT.

Il existe aussi des formes AVRAI / AVRAS…. Différentes interprétations existent. Le V peut aussi être considéré comme un U, le latin ne faisant pas la différence entre ces deux lettres. Les autres interprétations sont phonétiques.

Nous avons donc les formes suivantes :

J'aurai / tu auras / il aura / nous aurons / vous aurez / ils auront.

LE PASSE SIMPLE DE L'INDICATIF

En latin, nous avions : HABUI / HABUISTI / HABUIT / HABUIMUS / HABUITIS HABUERUNT. Ces formes évoluent de la façon suivante : AWWI / AWWISTI / AWWET / AWWIMES / AWWISTES AWW(E)RENT.

En Ancien Français, nous avions OI / OÜS, EÜS / OUT / OÜMES, EÜMES / OÜSTES, EÜSTES / OURENT.

Le A du radical se labialise (se prononce en arrondissant les lèvres) en O au contact du W.

A la première personne du singulier, le A suivi de la consonne vélaire devient O. Le I final se maintient en hiatus, ce qui implique la chute du W.

A la deuxième personne du singulier, le S est analogique, tout comme il l'est à la première personne du pluriel.

A la troisième personne, le E de AWWET chute et le W se vocalise en U.

A la deuxième personne du pluriel, le E est morphologique.

Maintenant, nous avons :

J'eus / tu eus / il eut / nous eûmes / vous eûtes / ils eurent.

PASSE COMPOSE

Les quatre temps suivants étant des temps composés, nous donnons seulement la conjugaison actuelle, l'étude ayant déjà été abordée avec les temps simples.

J'ai eu / tu as eu / il a eu / nous avons eu / vous avez eu / ils ont eu.

PLUS QUE PARFAIT DE L'INDICATIF

J'avais eu / tu avais eu / il avait eu / nous avions eu / vous aviez eu / ils avaient eu.

FUTUR ANTERIEUR DE L'INDICATIF

J'aurai eu / tu auras eu / il aura eu / nous aurons eu / vous aurez eu / ils auront eu.

PASSE ANTERIEUR DE L'INDICATIF

J'eus eu / tu eus eu / il eut eu / nous eûmes eu / vous eûtes eu / ils eurent eu.

PRESENT DE L'IMPERATIF

Ce mode emprunte ses formes au subjonctif présent que nous aborderons plus tard.

Nous avons donc :

Aie / ayons / ayez.

A noter que la forme AIE n'a pas de S comme tous les impératifs en E.

PASSE DE L'IMPERATIF

Aie eu / ayons eu / ayez eu.

PRESENT DE L'INFINITIF

Habere devient AVOIR ; le E devient OI et le E final disparaît.  Le R final apparaît alors comme morphème d'infinitif.

PASSE DE L'INFINITIF

Avoir eu.

PRESENT DU PARTICIPE

Le subjonctif présent entraîne le participe présent en AYANT sur le modèle VEUILLONS-VEUILLANT (ancienne forme de VOULANT).

PASSE DU PARTICIPE

A partir de HABUTUM, nous avons la forme EU. Nous avons une chute du B.

 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 11:23

LE PRESENT DE L'IMPERATIF

 

L'impératif latin es, este, ayant disparu, l'impératif du verbe être a été refait à partir du subjonctif présent de verbe latin qui est sim, sis, sit, simus, sitis, sint.

Nous avions en Ancien Français SEIES, SOIES / SEIIENS, SOIONS / SEIIEZ, SOIEZ..

Nous aurons une analogie en –ons. Le Z de –iez vient de la rencontre de T+ S

Maintenant être se conjugue comme suit à l'impératif présent :

Sois / soyons / soyez.

 

LE PASSE DE L'IMPERATIF

Aie été / Ayons été / Ayez été.

 

LE SUBJONCTIF PRESENT

 

Notre subjonctif présent se construit à partir du subjonctif présent latin dont nous avons donné la conjugaison ci-dessus.

La conjugaison latine évolue comme suit SIAM / SIAS / SIAT/ SYAMOS / SYATIS / SIANT. Ces mêmes formes aboutissent en Ancien Français à la conjugaison suivante : SEIE, SOIE / SEIES, SOIES / SEIT, SOIT / SEIIENS, SOIONS / SEIIEZ, SOIEZ / SEIENT, SOIENT.

Le E présent à la première et la deuxième personnes du singulier tombe sans doute sous l'influence de la forme SOIT.

Nous avons maintenant : que je sois / que tu sois / qu'il soit / que nous soyons / que vous soyez / qu'ils soient.

 

LE SUBJONCTIF IMPARFAIT

 

Le subjonctif imparfait du verbe être est issu du plus que parfait du subjonctif latin qui se conjugue comme suit :

FUISSEM / FUISSES / FUISSET / FUISSEMUS / FUISSETIS /FUISSENT. Cette conjugaison évolua et aboutit à la conjugaisons suivante : FUSSE / FUSSES / FUSSET / FUSSEMOS / FUSSETES / FUSSENT. En Ancien Français, nous avions les formes suivantes : FUSSE / FUSSES / FUSSET / FUSSIENS, FUSSIONS, FUSSONS / FUSSEIZ, FUSSOIZ / FUSSENT.

Nous pensons qu'à la première et à la deuxième personnes du singulier et la troisième personne du pluriel, le E est analogique avec le subjonctif présent des verbes des 2 e et 3 e groupes.

Maintenant, nous avons : que je fusse / que tu fusses / qu'il fût / que nous fussions / que vous fussiez / qu'ils fussent.

 

Comme nous l'avons vu dans la première partie de la conjugaisons du verbe être, il existe une forme simple qui correspond à une forme composée. En regard du subjonctif présent, nous avons le subjonctif passé, en regard du subjonctif imparfait, le subjonctif plus que parfait.

Les voici.

 

LE SUBJONCTIF PASSE

 

Que j'aie été / que tu aies été / qu'il ait été / que nous ayons été / que vous ayez été / qu'ils aient été.

 

LE SUBJONCTIF PLUS QUE PARFAIT

 

Que j'eusse été / que tu eusses été / qu'il eût été / que nous eussions été / que vous eussiez été / qu'ils eussent été.

 

LE PARTICIPE PRESENT (qui est un mode impersonnel)

 

Le verbe esse n'avait pas de participe présent, il a été construit à partir du verbe stare qui donnait la forme stantem. Ce qui donna ESTANT en Ancien Français et qui est devenu "étant" aujourd'hui.

 

LE PARTICIPE PASSE (qui est un mode impersonnel)

 

Le verbe esse n'avait pas de participé passé, celui-ci a été construit à partir de stare qui devient statum au participe passé. En Ancien Français, nous avions ESTE qui est devenu aujourd'hui "été".

 

LE CONDITIONNEL PRESENT

 

Comme le futur de l'indicatif, le conditionnel présent est une création romane. Pour le former, il faut prendre le verbe à l'infinitif auquel il faut ajouter les formes du verbe habeo à l'imparfait de l'indicatif. Nous avions donc la structure cantarehabebam. Cette forme devient ensuite par réduction cantaream.

Nous avions SEREIE / SEREIES / SEREIE / SERIIENS / SERIIEZ / SEREIENT. L'étape suivante fut en Ancien Français SEROIE / SEROIES / SEROIT / SERIONS / SERIEZ / SERIOIENT.

Maintenant, nous avons : je serais / tu serais / il serait / nous serions / vous seriez / ils seraient.

 

LE CONDITIONNEL PASSE 1 RE FORME

J'aurais été / tu aurais été / il aurait été / nous aurions été / vous auriez été / ils auraient été.

LE CONDITIONNEL PASSE 2 E FORME

 

J'eusse été / tu eusses été / il eût été / nous eussions été / vous eussiez été / ils eussent été.

 

Rappel : l'infinitif présent du verbe ETRE est être et l'infinitif passé est avoir été. Ce mode est impersonnel.

 

FIN

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 10:08

Avant d'aborder la conjugaison des autres verbes, voyons déjà celles des auxiliaires.

 

Lorsque cela sera possible, vous trouverez quelques informations concernant l'évolution de la conjugaison du verbe étudié, de l'Ancien Français au Français Contemporain.

 

Rappel : en Ancien Français, l'absence de pronoms personnels sujets est fréquent et a un rôle morphologique (morphologie : partie de la grammaire qui étudie la forme des mots et le variation de leurs désinences).

En Ancien Français, les terminaisons verbales sont plus différenciées qu'aujourd'hui à l'oral. Quand les pronoms sujets sont employés, ils permettent une mise en relief. Or depuis le XVI e siècle, les morphèmes des premières, deuxièmes et troisièmes personnes du singulier ne se perçoivent plus comme différents à l'oral. L'usage des pronoms sujets devient alors obligatoire contrairement à l'italien ou l'espagnol.

 

Le verbe être :

Les auxiliaires, dont l'emploi est fréquent, ont subi moins d'usure analogique (analogie : apparition dans une de nouvelles formes à partir de correspondances qui existent entre des termes d'une même classe) que d'autres verbes.

 

Etre est issu de trois racines : *s- (es) ; *fu- (fut) et *sta- (était).

La dernière forme est romane et vient de stare (se tenir) qui a donné estre en Ancien Français ( et a donné en espagnol et en portugais, un paradigme parallèle à ser).

 

PRESENT DE L'INDICATIF :

En Ancien Français, nous avions SUI (le S analogique de puis à partir du XII e siècle) / ES qui est une forme atone et IES qui est une forme accentuée / EST / SOMS (une forme ESMES a existé, elle était analogique à ESTES) / ESTES et SONT.

Il existe plusieurs hypothèses au sujet de la forme de la première personne du pluriel. Une désinence celtique aurait pu donné la forme –ommes. Mais une désinence –omes apparaît aussi dans le Nord et le Nord-Est de la France.

La troisième personne du pluriel en –ont existe encore dans ONT, VONT et FONT.

 

Aujourd'hui, le verbe ETRE se conjugue comme suit au présent de l'indicatif :

Je suis / tu es / il est / nous sommes / vous êtes / ils sont.

 

IMPARFAIT DE L'INDICATIF

Le verbe être à ce temps, a connu plusieurs formes issues de la conjugaison latine du verbe esse qui était eram, eras, erat, eramus, eratis, erant.

Nous avions en Ancien Français deux formes. Une forme atone qui était ERE : ERES / ERT / ERIIENS / ERIIEZ / ERENT. Une forme tonique qui était IERE /IERES / IERT / ERIIENS / ERIIEZ / IERENT. Mais ces deux formes trop proches de la forme du futur de l'indicatif disparaissent après 1300. Un imparfait à partir stare remplace les formes précédentes. Nous avons donc les formes analytiques ESTOIE / ESTOIES / ESTOIT / ESTIENS / ESTIEZ / ESTOIENT. La graphie –ai- fut adopté seulement en 1835 par l'Académie française, alors que l'on prononçait déjà ainsi depuis le XVII e siècle.

Aujourd'hui, nous avons donc : j'étais / tu étais / il était / nous étions / vous étiez / ils étaient.

 

FUTUR DE L'INDICATIF

Le verbe être, a connu comme à l'imparfait de l'indicatif, une forme étymologique et une forme analogique.

La première est issu du verbe esse qui se conjuguait comme suit ero, eris, erit, erimus, eritis, erunt. Nous avions une forme atone : ER / ERS / ERT / ERMES / ? / ERENT et une forme tonique : IER / IERS / IERT / IERMES / ? / IERENT. Les points d'interrogations signifient que les formes ne sont pas attestées. Ces deux formes disparaissent après 1300 au profit d'un futur périphrastique. Notre futur est une création romane à partir de l'infinitif du verbe et des formes du verbe habeo au présent de l'indicatif (une forme qui fut construite sur le modèle cantarehabeo i.e "il me faut chanter" d'où l'idée de futur). 

La forme analytique se constitue à partir de essere. Nous avons SERAI / SERAS / SERA / SERONS / SEREIZ, SEREZ / SERONT. C'est ce modèle que nous avons conservé et qui a donné : Je serai / tu seras / il sera / nous serons / vous serez / ils seront.

A noter qu'une forme estrai voire esterai a existé mais n'a pas survécu.

 

LE PASSE SIMPLE DE L'INDICATIF

En Ancien Français, nous avions FUI / FUIS /FUT FUMES, FUSMES / FUSTES, FUTES / FURENT.

Au XIII e siècle, la forme FUI devient FU avec l'ajout d'un S analogique. Nous avons maintenant je fus / tu fus / il fut / nous fûmes / vous fûtes / ils furent.

 

Nous avons vu qu'à une forme simple correspondait une forme composée. En regard du présent de l'indicatif, nous avons le passé composé, de l'imparfait de l'indicatif, le plus que parfait, du futur, le futur antérieur, du passé simple le passé antérieur. Le verbe être se conjuguant aux formes composées avec l'auxiliaire avoir, nous verrons l'étude de ces formes quand nous traiterons le verbe AVOIR. Nous les donnons comme elles se conjuguent.

 

LE PASSE COMPOSE DE L'INDICATIF

J'ai été / tu as été / il a été / nous avons été / vous avez été / ils ont été.

 

LE PLUS QUE PARFAIT DE L'INDICATIF

J'avais été / tu avais été / il avait été / nous avions été / vous aviez été / ils ont été.

 

LE FUTUR ANTERIEUR DE L'INDICATIF

J'aurai été / tu auras été / il aura été / nous aurons été / vous aurez été / ils auront été

 

LE PASSE ANTERIEUR DE L'INDICATIF

J'eus été / tu eus été / il eut été / nous eûmes été / vous eûtes été / ils eurent été.

 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 10:14

En français, le verbe peut prendre des formes différentes. C'est, ce que nous appelons la conjugaison. Elle modifie la terminaison du verbe indiquant ainsi le mode, le temps et la personne.

 

Il existe des formes dites simples et des formes dites composées, voire surcomposées.

 

Les formes simples du verbe se composent du radical du verbe  et de ses désinences.

Les formes composées ou surcomposées se présentent ainsi : l'auxiliaire être ou avoir conjugué suivi du verbe au participé passé, "je suis allée."

A une forme simple correspond toujours une forme composée.

Les formes surcomposées existent surtout à la voix passive "j'aurai été aimée".

 

NOTA BENE : il existe des verbes impersonnels qui ne se conjuguent qu'à la troisième personne du singulier, mais à tous les temps et tous les modes. C'est le cas des verbes comme "neiger", pleuvoir", grêler".

 

Il existe aussi des verbes défectifs. Il s'agit de verbes qui ont une conjugaison lacunaire, c'est-à-dire qu'ils ne se conjuguent pas à tous les temps et tous les modes. C'est le cas de verbes comme "clore", "paître", "choir", "déchoir", "échoir", "seoir", "ouïr, "gésir"….

 

Lorsque le verbe a un radical invariable, nous disons qu'il n'a qu'une seule base. Cependant, il arrive qu'un verbe ait plusieurs bases, comme le verbe aller. Nous en reparlerons lorsque nous donnerons des modèles de conjugaison.

 

Il existe aussi des modes impersonnels comme l'infinitif et le participe présent.

 

Dans certains ouvrages, vous constaterez que le conditionnel n'est plus considéré comme un mode, mais comme un temps (certains parlent de "le futur dans le passé") de l'indicatif. Ici, vous le trouverez comme étant un mode.

 

A l'indicatif, nous avons huit temps : Le présent – le passé composé

                                                          L'imparfait –le plus-que-parfait

                                                          Le passé simple – le passé antérieur

                                                          Le futur simple- le futur antérieur

 

Au subjonctif, nous avons quatre temps : présent –passé

                                                                  Imparfait –plus-que-parfait

 

A l'impératif, nous avons deux temps : présent et passé.

 

Au conditionnel, nous avons trois temps : présent, passé 1 re forme et passé 2 e forme.

 

A l'infinitif, nous avons deux temps : présent et passé.

 

Au participe, nous avons deux temps : présent et passé.

 

Ces six modes et les différents temps existent aussi à la voix passive et à la forme pronominale.

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 10:43

Quelques rappels avant de parler de la conjugaison des verbes français.

 
Le verbe se compose de deux parties : le radical qui porte le sens du verbe et la terminaison (appelée aussi désinence).
J'AIMAIS : le radical est AIM-, la terminaison –AIS.
 
La terminaison du verbe varie en fonction :
-          du nombre (singulier / pluriel)
-          de la personne ( je/ tu / il ou elle ou on / nous / vous / ils ou elles )
-          du temps où se situe l'action
-          du mode (i.e. la manière de présenter l'action)
-          de la voix
 
Les temps existants sont : présent, imparfait, passé simple, futur simple, passé composé, plus-que-parfait, passé antérieur, futur antérieur). Le présent, l'imparfait, le passé simple et le futur simple sont appelés des temps simples. Le passé composé, le plus-que-parfait, le passé antérieur et le futur antérieur sont appelés des temps composés. Il existe aussi des formes surcomposées comme "tu auras été aimé"…
 
Les modes sont les suivants : l'indicatif, le subjonctif, l'impératif, le conditionnel, l'infinitif et le participe. Sachez cependant que de plus en plus souvent le conditionnel n'est plus considéré comme un mode et est inclus dans le mode "indicatif". On parle parfois de "futur dans le passé". Il sera ici considéré comme un mode.
L'indicatif, le subjonctif, l'impératif et le conditionnel sont des modes personnels, l'infinitif et le participé sont des modes impersonnels.
 
Il existe deux voix : la voix active (le chat mange la souris) et la voix passive ( la souris est mangée par le chat). Sachez cependant que quelques grammaires proposent trois voix, la dernière étant la voix pronominale.
 
L'emploi des temps et modes sera étudié en grammaire.
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