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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 16:25

 

II) Élaboration d’une bande dessinée


Afin de réaliser une bande dessinée, il est nécessaire, avant tout, d’avoir un personnage principal dont l’histoire est narrée avec des images successives. Textes et dialogues sont présents dans les dessins.

 

L’auteur, s’il réalise tout le travail indispensable à la production d’une bande dessinée, doit faire à la fois le synopsis, le scénario, les différentes recherches documentaires, les esquisses préparatoires, les crayonnés, l’encrage, la mise en couleurs et les lettrages.

 

Abordons chaque étape.

 

L’auteur doit proposer un synopsis. Il s’agit d’un récit assez court qui donne les grandes lignes de son récit. Le synopsis doit être non seulement précis mais aussi captivant. L’auteur ne doit pas perdre de vue qu’il doit intéresser un éditeur.

 

L’auteur rédige ensuite le scénario de la bande dessinée. Les feuillets sont alors répartis en autant de pages que compte le récit. Pour cela, l’auteur met en place deux colonnes.

 

Sur celle de gauche figure la description, case par case, de l’histoire. On parle alors de pré-découpage. Là se trouvent les décors, les variations des plans, les attitudes et les expressions.

 

Sur celle de droite, l’auteur place les textes et les dialogues.

 

L’auteur doit aussi prendre en compte les techniques de narrations qui ont quelque peu évolué.

 

Lorsque la parution était quotidienne, i.e. planche par planche dans un journal, l’auteur avait l’habitude de maintenir le suspense en fin de planche. Cela n’a plus de raison d’être avec la publication d’un album. Toutefois, l’auteur doit rythmer son récit.

 

S’il est vrai que l’écriture d’un scénario de bande dessinée a souvent été comparée à celui d’un film, il existe cependant quelques différences. L’ellipse permet, en effet, à l’auteur de passer d’une scène à une autre en jouant avec l’espace qui existe entre chaque vignette.

 

Dans une bande dessinée, l’auteur n’offre pas des images qui se suivent comme au cinéma. C’est pourquoi, il peut, après avoir mise en scène une action, la faire suivre d’un moment de calme.

 

 

Après la rédaction du scénario, l’auteur doit chercher ce qui manque à sa narration. Il lui faut alors accomplir des études graphiques qui permettent de donner aux personnages leurs caractéristiques et expressions, de mettre en place les éléments du décor.

 

Les sources documentaires sont nombreuses : photographies, gravures d’époques, coupures de presse, images vidéo…

 

L’auteur adapte cela en fonction du genre de la bande dessinée qui peut être humoristique, réaliste, historique ou fantastique.

 

Vient ensuite le crayonné. L’auteur effectue le crayonné de la planche qui doit être précis.

 

L’auteur doit aussi songer à la place qu’il destine aux bulles.

 

L’encrage, quel que soit le moyen employé, rehausse le crayonné et rend le mouvement.

 

L’encrage étant en noir et blanc, l’auteur, s’il le désire, peut mettre en couleurs.

 

Longtemps, le chromatisme a été réalisé sur « bleu ». Le photograveur devait le faire sur papier, au format de parution, des copies. Ces dernières étaient en gris ou en bleu. Les traits noirs sont absents de ce tirage. Le photograveur doit donc ajouter une autre copie faite sur un film Rhodoïd. Il faut ensuite superposer les deux tirages pour faire la mise en couleurs.

 

L’auteur, ayant plusieurs épreuves papiers, peut faire  de nombreux essais et choisir, ce qui, selon lui, convient le mieux.

 

Il existe aussi la technique de «couleur directe » mais elle demande une certaine maîtrise, l’erreur étant interdite.

 

Depuis quelques années, l’usage de l’informatique est une autre possibilité.

 

Lorsque le crayonné a été réalisé, l’auteur qui avait déjà dû songer à la mise en place des textes, dialogues et onomatopées  -ces dernières trouvant souvent place à l’extérieur des bulles- le fait.

 

Le lettrage est aussi un élément narratif car il permet de rendre compte, par exemple de l’humeur du personnage. Si le personnage crie, les lettres peuvent être grosses.

 

 

La réalisation de la couverture de la bande dessinée est aussi capitale. L’auteur doit attirer le lecteur sans révéler l’ensemble de son histoire. Il faut donner au futur lecteur que nous sommes tous, l’envie d’ouvrir l’album que nous avons sous les yeux.

 

 

Après avoir été acceptée par l’éditeur, la bande dessinée est imprimée puis diffusée.

Nota bene : la bande dessinée existe sous trois formes. L’album qui contient une ou plusieurs histoires complètes, l’illustré qui donne à lire divers récits complets ou non et la revue qui propose non seulement  des épisodes de bandes dessinées mais aussi des articles consacrés à la bande dessinée.

 

 

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 17:18

 

I) Petite histoire de la bande dessinée


1) Et l’Homme dessina…


L’Homme a toujours utilisé l’image pour mettre en scène son univers, pour le raconter. L’illustration, quelle que soit sa finalité, précède donc  l’invention de l’écriture (vers 3 300 avant notre ère).


Les peintures rupestres sont universelles. Elles se trouvent sur les cinq continents :


En Océanie. En Australie, en Terre d’Arnhem, des hommes ont dessiné sur la roche à l’ocre rouge il y a quarante mille ans.


En Europe. En France, la grotte Chauvet, dans le département de l’Ardèche, abrite des peintures faites voilà 35 000 ans.


En Asie. En Chine, dans la province du Ningxia, des hommes ont peint les parois des grottes voilà plus de  trente mille ans.


En Amérique. En Argentine, la Cueva de los Manos contient des peintures réalisées pour les plus anciennes il y a treize mille ans.


En Afrique. En Somalie, la grotte Laas Gaal possède des peintures faites entre neuf mille  et trois mille avant notre ère.


 

Pendant l’Antiquité –nous entrons alors dans l’Histoire-, la peinture murale est présente dans différents lieux : les tombes étrusques (La tombe des léopards), les riches demeures de l’Empire romain (La Villa des Mystères à Pompéi, Italie actuelle). Dans cette dernière, l’initiation au culte de Dionysos est racontée.


D’autres formes de dessin apparaissent, notamment la mosaïque.


La mosaïque, inventée au VIIIe siècle avant notre ère, fut surtout utilisée dans le monde gréco-romain. Elle illustre et raconte.


Ainsi à Zeugma (Asie Mineure, Turquie actuelle), l’une des mosaïques découvertes dans une des maisons du site, représente le mythe de la reine Pasiphaé.


Au Moyen Âge, l’illustration conserve une place importante dans les manuscrits. Le texte recopié par le scribe est très souvent accompagné d’images : les enluminures.


D’autres moyens de raconter existent. Les vitraux, les bas-reliefs… La tapisserie de Bayeux narre la bataille d’Hastings qui eut lieu en octobre 1066.


L’invention de l’imprimerie, vers 1450, modifie quelque peu le livre. L’écrit et le dessin ne figurent plus dans un même ouvrage, les techniques d’impression étant alors différentes pour l’un et l’autre.


 

N’oublions pas cependant que ces différentes images –peintures, mosaïques, vitraux, tapisserie- ne sont présentes que dans un lieu unique, alors que la bande dessinée est diffusée en de nombreux exemplaires.

 


2) La Bande dessinée naquit…


Au XIXe siècle, les techniques d’impression se modernisent et offrent d’autres moyens de mises en page : la juxtaposition du texte et de l’image. La gravure sur bois –le buis- est réutilisée car elle permet  la réalisation de dessins très précis, et ce, en une seule impression.



Au début du XIXe siècle, le Suisse, Rodolphe Töpffer réalise, pour ses élèves, de petits fascicules. Il illustre des récits. Le premier paraît en 1833. Sept albums seront publiés. Il donne le nom de « littérature en estampes » à ses publications.


Rodolphe Töpffer inspire d’autres créateurs. En Allemagne, Wilhelm Busch raconte l’histoire d’une souris qui met à mal le quotidien de plusieurs personnes. En France, Christophe –pseudonyme de Georges Colomb- fait paraître à la fin du XIXe siècle dans Le Petit Français illustré, plusieurs histoires : Le Sapeur Camembert, Le Savant Cosinus, entre autres…


La bande dessinée apparaît aussi, lors de la dernière décennie du XIXe siècle, aux États-Unis. Il s’agit alors de récits imprimés sur une demi-page d’un journal quotidien ou hebdomadaire. Ils sont appelés comic strips (par opposition aux comic books qui désignent un fascicule entièrement consacré aux héros de B.D.).


Appelées aussifunnies, ces bandes dessinées font le succès de ces quotidiens ou hebdomadaires dans lesquelles elles sont publiées. Rapidement une rivalité naît, notamment entre William Randolph Hearst et Joseph Pulitzer. D’ailleurs la création d’un syndicat a lieu.


Durant cette époque florissante naissent Yellow Kid de Richard F. Outcault, Katzenjammer Kids de Rudolph Dirks (connus sous le nom de Pim Pam Poum en France), Felix the Cat d’Otto Messmer…


Après l’ère desfunnies au début des années 1930, commence les adventure-strips.


L’actualité pèse sur la création. L’arrestation d’Al Capone inspire Chester Gould qui crée le personnage de Dick Tracy.


D’autres héros apparaissent : Secret Agent X-9, Jungle Jim et Flash Gordon tous trois d’Alex Raymond.


Al Capp crée Li’l Abner. Il met en scène la famille Yokum. Il s’agit d’une véritable satire de la politique et de la société américaines.


Des personnages dotés de pouvoirs que les hommes ne possèdent pas, voient le jour. Peu avant la fin des années 1930, de nouveaux personnages font leur apparition. C’est le temps des super-héros.

 

En 1938 est crée, par Jerry Siegel et Joe Shuster, Superman. D’autres héros aux pouvoirs extraordinaires sont inventés tel Batman.


Ce que connaissent les États-Unis, durant cette période, facilitent la naissance de ces super-héros. Le pays se relève doucement de la crise de 1929 et un nouveau conflit mondial semble inévitable. Il faut redonner confiance à la nation.


Après guerre, la B.D. américaine n’est plus aussi abondante. Certes, des personnages, comme Snoopy, voient le jour. Mais cet art connait une période de récession sans doute due à l’étude réalisée par le psychiatre F. Wertham. La bande dessinée aurait une mauvaise influence sur la jeunesse, selon lui.


La création du Comics Code Authority n’empêche pas les auteurs d’innover, et ce, tout au long des années 1960. Les super-héros restent et sont presque tous issus de l’univers de la science fiction.


Au début des années 1970, le Comics Code Authority est assoupli, permettant ainsi d’évoquer des sujets jusqu’alors tabous.


Durant les années 1980, de nouvelles maisons d’éditions apparaissent, ce qui crée quelques rivalités.


 

En Europe, notamment en France, la bande dessinée naît à la fin du XIXe siècle. Différents journaux illustrés et destinés à la jeunesse sont publiés dès 1889. Il s’agit du Petit Français illustré dont l’éditeur est Armand Colin.


Au début du XXe siècle, de nouveaux héros surgissent sous la plume de Joseph Pinchon, (Bécassine) et de Louis Fronton, (Les Pieds Nickelés).


Ces héros soutiennent même les troupes parties sur le front de la guerre 1914-1918.

Après la Première Guerre mondiale, de l’autre côté de la frontière, le Belge Hergé donne naissance à Tintin.


À l’aube de la Seconde Guerre mondiale, la revue, Mon camarade, donne à lire des histoires antifascistes et antihitlériennes. Mais dès que la France entre en guerre, plusieurs journaux préfèrent l’exil, plutôt que de servir le régime nazi.

 

En Belgique, Le Journal de Spirou est créé. De nombreux dessinateurs, devenus célèbres ensuite, font leurs premiers pas dans ce journal. Deux écoles, qui s’opposent, naissent : l’école de Charleroi et l’école de Bruxelles. C’est d’ailleurs dans cette dernière, qui publie Le Journal de Tintin, que le personnage de Corentin du à Paul Cuvelier apparaît pour la première fois.


 

En France, la loi du 16 juillet 1949, si elle permet de protéger les enfants des dangers de toute production littéraire, est d’abord destinée à protéger les différentes productions littéraires du pays, entre autres, la B.D.. Ce sont d’ailleurs les communistes et des catholiques qui ont permis cette loi, l’anti-américanisme et le nationalisme ayant favorisé ce texte de loi.


Durant les années 1950, de nouveaux personnages sont inventés : Lucky Luke de Morris (1955), Gaston Lagaffe de Franquin (1957), les Schtroumpfs de Peyo (1958)…


En France, Pif Gadget, sous l’égide du Parti communiste, voit le jour. Des journaux destinés à un public plus jeune sortent aussi.


Bayard Presse et les Éditions Fleurus font aussi leur entrée dans l’univers de la presse.


Il faut attendre la fin des années 1950 pour voir apparaître une bande dessinée destinée à de jeunes adultes. La revue Pilote est créée en 1959. De nombreux auteurs coopèrent à cette publication : Uderzo, Cabu, Greg…


Des auteurs comme Cavanna, Reiser, Bernier dessinent, quant à eux, pour des adultes et fondent, en 1960, le journal Hara-Kiri.


À la fin des années 1960, d’autres auteurs créent leur journal. Charlie-Mensuel voit le jour en 1969. Cabu, Reiser, Willem et Wolinski y travaillent.


L’Écho des Savanes et Fluide glacial suivent quelques années plus tard.


 

 

La B.D. est présente sur les cinq continents. Contentons-nous d’évoquer, pour clore cette partie, l’Asie et parmi les nombreux pays de ce continent le Japon.


Le manga fait son apparition en France au début des années 1990. Souvent en noir et blanc, le manga est aussi bien destiné aux enfants qu’aux adultes. Il se lit la plupart du temps dans le sens inverse du nôtre.


Parmi les auteurs les plus connus, nous pouvons citer Hayao Miyazaki. Créateur de Naysicaä de la vallée du vent, l’auteur nous permet de comprendre, entre autres, « la crainte collective d’un Japon enserré dans ses limites géographiques étroites, sans repli possible et confronté à une pollution nucléaire […]. »


Rodolphe Bosselut


On Refait le Monde, émission créée et animée par Christophe Hondelatte, diffusée sur R.T.L., 17 mars 2011, 19 h 15, 45 min.

 

 

Ceci avait été rédigé dans le cadre des Histoires des Arts pour les élèves des classes de 3e du collège de Rocroi durant l'année scolaire 2011/2012. Ce cours répondait à la problèmatique suivante : "Comment les arts ont-ils permis aux hommes de s'approprier leur espace ?" La réponse était en dessinant.

 

Les oeuvres étudiées étaient :

 

ALTARRIBA Antonio, KIM, L’Art de voler, Denoël Graphic, 2011

 

LOISEL, Régis, TRIPP, Jean-Louis, Magasin Général, Marie, T.1, Casterman, 2006

 

RABAGLIATI, Michel, Paul en appartement, la Pastèque, 2004

 

YANN, SCHWART, Olivier, Spirou et Fantasio, Le Groom vert-de-gris, Dupuis, 2009

 

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 10:43

KOUNO, Fumiyo, Le Pays des cerisiers, Kana, Coll. Made in, 2006

 

Il est des sujets difficiles à aborder tant ils rappellent de mauvais souvenirs ou des moments douloureux de l’histoire d’un pays.

 

Ce manga, réalisé par Fumiyo Kouno, nous raconte, à travers des personnages fictifs, l’après Hiroshima.

 

L’histoire contient trois parties qui mettent en scène trois périodes différentes.

 

Le dessin est simple et léger.

 

L’HISTOIRE :LA VILLE DU YÛNAGI  (Yûnagi no machi) : nous sommes en 1955 à Hiroshima dans un quartier de la ville bombardée.  La jeune Minami Hirano vit avec sa mère, Fujimi, dans une maison en mauvais état. Minami vit grâce aux travaux de couture qu’elle réalise.

 

Un soir, alors qu’elle n’est pas venue travailler, monsieur Lichikoshi passe lui rendre visite. Le jeune homme est attentionné envers Minami, qui après plusieurs visites, se laisse embrasser. Ce simple baiser lui rappelle le jour où la ville a été victime de la bombe atomique. Les souvenirs du passé refont surface. Minami est bouleversée, mais le jeune homme ne comprend pas, à cet instant, ce qui se passe car elle s’en va subitement.

 

Le lendemain, elle décide de lui parler et lui avoue son sentiment de culpabilité. Elle a perdu plusieurs membres de sa famille ce jour-là et elle s’interroge. Le jeune homme avait deviné ce qui la tourmentait. Puis peu après ses forces l’abandonnent. Elle tombe malade et doit rester allongée. Elle finit par cracher du sang puis devient aveugle. Elle meurt alors que le Yûnagi –le vent- cesse de souffler. Nous sommes le 8 septembre 1955 et Minami n’a que vingt-trois ans.

 

 

LE PAYS DES CERISIERS (Sakura no kuni) (I) : nous sommes à la fin des années 1980, à Tokyo. Deux jeunes enfants rentrent à la maison après l’école. Nanami, qui est la nièce de Minami, parle avec son amie, Tôko, de la rédaction qu’elles doivent faire : « raconter [ses] rêves d’avenir. »

 

Nanami Ishikawa se prépare pour se rendre à l’entrainement de base-ball. Mais elle ne peut aller jusqu’au bout car elle saigne du nez. Alors qu’elle retourne chez elle, Nanami aperçoit Tôko à qui elle empreinte de l’argent pour faire un petit voyage en train. Elle veut rendre visite à son frère, Nagio, malade qui est hospitalisé. Debout sur son lit, Nanami laisse tomber des pétales de cerisiers qu’elle a apportés. Sa grand-mère, Fujimi, venue passer des tests à l’hôpital, entre alors dans la chambre. De retour à la maison, Nanami est punie mais son père, Asahi, n’a pas la force de la disputer. Les résultats des analyses de sa grand-mère paternelle sont mauvais. Sa grand-mère s’éteint peu après le 27 août 1987.

 

La famille choisit de déménager afin d’habiter plus près de l’hôpital de Tokyo où doit souvent aller le frère de Nanami.

 

 

LE PAYS DES CERISIERS (II) : nous sommes en 2004. Nanami a grandi et vit toujours avec sa famille. Elle est avec son père, Asashi et son frère, Nagio. Ce dernier lui raconte qu’il a vu son amie Tôko qui est devenue infirmière. Mais Nanami a d’autres préoccupations. Elle rapporte à son frère qu’elle se fait du souci au sujet de leur père qui s’absente sans de véritables raisons.

 

Elle décide de suivre son père. Lors de cette filature, elle retrouve son amie, Tôko. Les deux jeunes filles font le voyage ensemble. Le père de Nanami  se rend à Hiroshima.

 

Une fois sur place, les deux jeunes filles se séparent pour quelques heures. Nanami suit son père qui rencontre des gens qu’elle ne connait pas. Son père se rend au cimetière où reposent plusieurs membres de  sa famille : la famille Hirano.

 

Puis son père fait une halte. Et soudain, il se revoit des années en arrière. Jeune homme après la mort de sa sœur, Minami, il était revenu vivre auprès de sa mère. Pourtant cette dernière, peu après le bombardement, l’avait fait évacuer et adopter. Mais de retour dans sa ville il avait épousé une hibakusha –personne victime de la bombe et de ses effets- et avait eu des enfants : Nagio et Nanami.

 

La même journée, Nanami retrouve Tôko. Après la visite du mémorial, Tôko fait un malaise. Les deux jeunes filles prennent une chambre d’hôtel afin de permettre à Tôko de se reposer.

 

Sur le chemin du retour, Tôko avoue à Nanami qu’elle a préféré venir avec elle alors qu’elle avait rendez-vous avec quelqu’un. Mais Tôko n’avait pas eu assez de courage pour s’y rendre.

 

Tandis que Tôko s’est endormie, Nanami  réfléchit. Elle se souvient que sa mère, Kyôta, n’avait que trente-huit ans quand elle est morte, mais ignore la raison de son décès. Elle s’interroge aussi sur les raisons du décès de sa grand-mère à quatre-vingts ans. Elle sait que certaines personnes pensent que la bombe peut encore avoir des conséquences sur la vie de son frère et la sienne.

 

Dès qu’elle arrive à Tokyo, Nanami appelle son frère, Nagio afin qu’il vienne à leur rencontre. Durant le voyage à Hiroshima, Nanami a découvert le lien qui unissait son frère et son amie d’enfance, Tôko.

 

Nanami se rend à la gare afin d’y accueillir son père. Elle lui demande la raison de son voyage à Hiroshima. Il a rendu visite à des personnes qui avaient connu sa sœur, Minami, disparu cinquante ans plus tôt.

 

 

En fin d’ouvrage, le lecteur trouve quelques explications ainsi qu’un plan de la ville d’Hiroshima.

 

L’auteur a rédigé une postface qui explique tout ce qui a précédé la création de cet ouvrage.

 

Ce récit qui se déroule sur plusieurs générations, nous fait entrer dans l’histoire d’une façon subtile et délicate. Les personnages ne font part d’aucun sentiment de haine, ni de vengeance. Tout n’est que pudeur, tendresse et retenue. Aucune polémique, aucun jugement dans cette histoire qui nous fait partager la vie de nombreux personnages confrontés malgré eux à des moments tragiques et douloureux. Mais la vie continue, même si les interrogations demeurent, même si les gens meurtris n’oublient pas. Les descendants, quant à eux, découvrent le passé familial d’une façon peu banale. Rien ne répare le passé, rien ne le change non plus, c’est pourquoi, il faut tenter de toujours tenir debout sans oublier, mais sans aussi se laisser tourmenter par ce qui fait mal. Un beau moment d’émotion.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 14:50

Une Sacrée Mamie - tome 1 de Saburo Ishikawa et Youshichi Shimada

 

SHIMADA, Yoshichi, ISHIHAWA, Saburo, Une sacrée mamie, T.1, Delcourt, 2012

 

 

Ce manga est l’adaptation d’un roman autobiographique dû à Yoshichi Shamada, célèbre comique japonais.

 

 

Akihiro est un petit garçon qui vit dans le Japon de l’Après-Guerre. Sa mère doit travailler dur pour élever seule ses deux fils. Mais vivre à Hiroshima en 1958 n’est pas chose aisée.

 

N’arrivant plus à subvenir au quotidien de ses deux fils, la mère d’Akihiro, Hikedo, décide d’envoyer son plus jeune garçon, Akihiro, auprès de sa mère qui vit à la campagne à plus de trois cents kilomètres d’Hiroshima.

 

Profitant de la visite, bien préparée, de sa sœur, Kisako, Hikedo met en place un stratagème. Tandis qu’Akihiro et Hikedo accompagnent Kisako à la gare, la mère du garçon en profite pour pousser son fils dans le train juste au moment du départ.

 

Akihiro s’en va donc contraint et forcé pour Saga chez sa grand-mère.

 

Une nouvelle vie commence alors… Petit à petit le jeune garçon découvre qui est sa grand-mère. C’est une femme qui parvient à rester toujours joviale malgré les difficultés quotidiennes et une grande pauvreté. Elle réussit toujours à trouver une solution pour rendre chaque jour agréable. Rien ne peut vaincre sa façon toujours positive de voir le monde !

 

Les repas se composent de ce que la petite rivière à transporter comme légumes que le marché local considère comme invendables ; l’argent est aussi gagné en ramassant, à l’aide d’un aimant, des petits objets en fer ; un pantalon a une seconde vie grâce à un morceau de tissu publicitaire…

 

 

Le quotidien d’Akihiro est fait de petites anecdotes souvent drôles, parfois pleines de tendresse. L’émotion est là, la complicité entre ces deux êtres aussi… Celles et ceux qui ont été élevés par leur grand-mère, quelle qu’en soit la raison, y retrouveront sans doute un morceau de leur enfance.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 08:47

 

Nous sommes à Montréal en 1983. Paul et Lucie s’installent dans un appartement qu’ils rénovent. Quelques jours plus tôt, ils avaient rendu visite à la grand-tante de Paul, Janette.


Paul aimait à entendre les souvenirs de voyages de cette octogénaire toujours de bonne humeur.


Au moment de la quitter, Paul se voit remettre l’un des souvenirs de voyage de Janette : un grand masque africain.


Dans leur nouvel appartement, Paul et Lucie ont peu de meubles. Ils sont partis de chez leurs parents il y a juste une semaine. Le temps de l’école n’est pas si loin songe Paul, le narrateur.


 

Paul avait commencé à fréquenter l’école de dessin commercial, Studio Séguin, en octobre 1979. C’est là, sur les bancs de l’école qu’il avait rencontré Lucie. Ils étaient dans la même classe et partageaient la même passion pour la bande dessinée. Ils en parlaient souvent.


En 1980, en deuxième année, ils se retrouvèrent à la rentrée. Un nouvel enseignant remplaça M. Lafalaise, parti en retraite.


Jean-Louis Desrosiers décida de rompre avec les méthodes d’enseignement de son prédécesseur. C’était le temps du design graphique selon lui !


À ce nouvel enseignement auquel les élèves adhérèrent aussitôt, s’en ajouta un autre : des cours de culture artistique et général.


Jean-Louis poussait ses élèves à aller voir des expositions, des films, des rétrospectives…


Parmi tous ses élèves, quatre étaient proches de lui. Ils furent même invités à se rendre chez lui avant une séance de cinéma.

 


 

Un voyage à New York fut même organisé. Danielle, Lucie et Paul accompagnèrent Jean-Louis. Ce fut à l’occasion de ce voyage que Paul déclara sa flamme à Lucie.


Ce petit groupe partit donc à la découverte de la ville.


Jean-Louis tenta de séduire Paul. Cela ne se passa pas bien. Paul s’interrogea alors beaucoup sur son refus, sur l’attitude de Jean-Louis à son égard. Mais tout revint comme avant et le séjour se déroula sans aucun nouvel incident.


De retour à Montréal, Paul emmena Lucie chez ses parents. Après le repas, il la reconduisit chez elle et fit à son tour la connaissance de ses parents.


 

Les travaux dans l’appartement avancent, puis prennent fin.


Alors que tout vient d’être achevé, Lucie découvre un rat dans la salle de bain.


L’affolement et l’énervement poussent Lucie  à appeler le propriétaire qui envoie quelqu’un. Mais cette personne, afin de tuer le rat, détruit pratiquement toute la salle de bain et ne fait que de bien maigres réparations. Lucie est à la fois en colère et désespérée !


Paul est maintenant graphiste, tandis que Lucie suit des cours de linguistique. Ils mènent une vie d couple dans laquelle famille et amis ont leur place.


Un soir, alors qu’ils reviennent de chez des amis, ils trouvent un message sur le répondeur annonçant la disparition de Janette. Ils assistent tous deux à la cérémonie funèbre.


Le quotidien reprend vite.


Comme ils l’avaient promis à la sœur de Lucie, Paul et Lucie gardent ses deux nièces, Mylène et Judith.


Tous les quatre, ils se rendent au parc dans lequel se trouve aussi un zoo. Jeux et visites des animaux occupent la journée.


Le soir après le souper et le bain, ils regardent ensemble la vidéo de The Sound of Music (La Mélodie du bonheur). Puis vient l’heure de se coucher pour tous.


Mais à six heures du matin, les deux fillettes réveillent Paul et Lucie, car elles ont faim. À moitié endormi, Paul se lève pour préparer des toasts.


Afin d’occuper la journée, Paul et Lucie décident d’emmener les filles sur le Mont Royal. De là, ils peuvent admirer toute la ville et l’éclipse partielle.


Ensuite, ils se rendent au lac des castors. Tandis que les filles se promènent, Lucie et Paul parlent de bande dessinée. L’éclipse leur a fait penser à Tintin.


La soirée se passe calmement. Mylène et Judith vont chez Huguette et André, les voisins. Elles reviennent déguisées.


Juste avant d’aller dans le bain, les filles s’amusent avec le masque offert par Janette. Paul en profite pour faire une photographie.


Tandis qu’ensemble, ils regardent la fin de The Sound of Music, les parents de deux fillettes arrivent.


Paul prépare les affaires car les filles doivent repartir sur le champ.

 

Paul et Lucie les regardent longuement par la fenêtre en faisant au revoir.


De nouveau, tous deux, ils regardent la fin de The Sound of Music. Lucie a entre les mains un vêtement que Mylène a oublié. Tous deux semblent émus.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 14:27

 

L’ouvrage se découpe en quatre parties et est précédé de quatre pages mettant en scène la mort du personnage principal.

Cette bande dessinée est en noir et blanc.

Le 4 mai 2001, le père d’Antonio Altarriba, décida de mettre fin à ses jours. Il avait 90 ans, quand il s’élança de la fenêtre du quatrième étage de la maison de retraite dans laquelle il séjournait. Toute une vie pour, enfin, voler librement. Mais pour quelles raisons ?

 

3e étage 1910-1931 : la voiture en bois

Antonio Altarriba père est né à Peñaflor, un petit village de la province de Saragosse en Espagne. Il dut arrêter l’école à l’âge de huit ans pour travailler aux champs. Une vie rude, faite de peines et de douleurs, commença pour lui.

La terre demandait beaucoup aux hommes. C’est pourquoi, Antonio Altarriba ne songeait qu’à fuir ce petit village. Nuitamment, il quitta le foyer paternel pour la ville de Saragosse, mais après trois mois d’une vie aussi dure qu’à la campagne, il regagna son village natal.

Le retour fut plus amère encore, et ce, malgré la présence de son ami Basilio. Les deux jeunes hommes partageaient  secrets et rêves. Ils passaient ensemble leurs rares moments de liberté.

Le temps passa. Antonio Altarriba éprouva le besoin d’apprendre. Un de ses cousins lui donna, ainsi qu’à quelques autres jeunes gens, des cours du soir.

Malgré tout, il existait de bons moments notamment lors des fêtes de village. Mais la réalité reprenait vite le dessus.

Basilio et Antonio continuaient de passer leurs rares moments de liberté ensemble. Après avoir construit tous deux une voiture qui ne dura que le temps de faire un tour, Basilio entreprit de voler l’Hispano-Suiza d’un riche voisin afin de la conduire.

Mais comme il roula trop vite, Basilio se tua sous les yeux d’Antonio qui avait compris trop tard ce que son meilleur ami allait faire.

Après la mort de son ami, Antonio resta pendant plusieurs jours totalement hébété.

Finalement, il décida de partir. Il prit le vélo que Basilio lui avait prêté six ans auparavant et emporta les deux cents pesetas qu’il avait mises de côté.

 

2e étage 1931-1949 : les espadrilles de Durruti

Antonio passa avec succès le permis de conduire.

L’Espagne de 1931 devenait une République !

Afin de survivre, Antonio accepta le travail, peu payé, qui lui fut proposé.

Peu après Antonio dut faire son service militaire. Quand il retrouva la vie civile, il retourna à la pension de Doña Carlota qu’il avait fréquentée avant son service. Il trouva un travail chez Singer.

L’Espagne était en ébullition : les militaires venaient de se soulever. Franco avait triomphé ! Cependant, l’armée républicaine tentait de résister, notamment en la personne de Buenaventura Durruti.

Mais les troupes phalangistes terrorisaient déjà la population. Antonio fut d’ailleurs l’une de leurs victimes. Après cet événement, Antonio décida de s’engager dans ce combat qui déchirait son pays. Mais il ne voulait pas être du côté des phalangistes. C’est pourquoi, il retourna au village afin de prévenir les siens. Hélas, la guerre avait aussi touché les campagnes et la famille d’Antonio avait déjà été touchée.

Il ne put faire ce qu’il désirait et partit en ayant seulement vu son oncle à qui il put parler un court instant car l’armée franquiste était au courant de tout.

Quand il arriva sur le front à Quinto de Ebro, Antonio se renseigna sur la situation afin de préparer correctement  son passage dans l’autre camp. Il y parvint et intégra la centurie Francia. Des liens entre les différents membres de cette centurie se tissèrent assez vite.

Antonio devint, entre autres, le chauffeur de Mariano, avec qui il se rendit à Barcelone.

De retour à la centurie, il fut chargé de la distribution du courrier.

La centurie, dont la vie était calme, reçut des ordres : discipline et coordination autour d’un commandement, étaient exigées par les Soviétiques qui apportaient leur aide. Il fallut donc malgré les réticences des Espagnols se plier à la militarisation. La vie changea quelque peu. La révolution espagnole ne fut plus ! Les communistes étaient devenus les maîtres du front espagnol ! La guerre devint alors plus terrible.

Antonio ne distribuait plus le courrier, il prenait en charge les blessés qui étaient tombés sur le champ de bataille. Il dut quitter la centurie Francia pour le 8e bataillon de transport.

La prise de risque était grande, les bombardements constants. Antonio retrouva quelques-uns de ses anciens compagnons. Vincente mourut lors d’un bombardement aérien. Il eut cependant le temps de donner à Antonio les espadrilles de Durruti.

Antonio échappa à la mort et se retrouva non loin de la frontière française. Là il fut ravitailleur en carburant.

De nombreux Espagnols fuyaient le pays. Antonio et d’autres prirent le même chemin de l’exode.

Antonio retrouva Mariano et sa famille. Ensemble, ils allèrent en France et arrivèrent à Saint-Cyprien plage. Les conditions de vie étaient déplorables. Quand la presse s’intéressa à ces personnes, la France fut obligée de bâtir des baraquements élevés par les Espagnols. La vie au camp resta rude.

Fin 1939, la France était entrée en guerre. Elle enrôla les Espagnols dans des compagnies de travailleurs. Antonio intégra la 25e compagnie. Il dut couper des arbres dans un village des Landes. C’était dur. Antonio se lia d’amitié avec Martínez. Ensemble, ils parvinrent à s’échapper du camp et après trois jours de marche atteignirent Bordeaux.

L’ami de Martínez, qui vivait à bordeaux, ne vint pas en aide aux deux hommes. Ils quittèrent la ville pour Marseille où ils ne reçurent pas plus d’aide de la part des anciennes relations de Martínez.

Installés dans le bar afin d’obtenir de faux papiers, Antonio et Martínez furent arrêtés. Peu après, Antonio se retrouva dans une ferme à Guéret dans la Creuse. Il fut bien accueilli par la famille Boyer. Ce fut surtout avec le grand-père de la famille qu’Antonio apprit le plus. Ce fut aussi une période heureuse de sa vie. Mais il dut quitter la ferme rapidement, les Allemands ayant donné l’ordre d’arrêter tout Espagnol se trouvant sur le territoire français. Antonio trouva refuge dans les montagnes, mais arrêté par les gendarmes, il fut transféré à Limoges.

Le camp dans lequel il était retenu fut bombardé. C’est pourquoi il put s’échapper et retourna à Guéret où il ne put rester longtemps. La nuit venue, il reprit le chemin de la montagne et y retrouva par hasard Jean, le fils des Boyer. Ce dernier était entré dans la Résistance.

Antonio y retrouva aussi Pablo. Tous deux entrèrent dans la Résistance et participèrent à des actions souvent risquées.

Puis la guerre prit fin. Les deux hommes décidèrent de retourner à Marseille. Il fut difficile de trouver un travail légal. Mais la ruse de Pablo vint à bout de cette réalité. Pablo et Antonio vendirent du charbon qu’ils achetaient aux Américains. Antonio réalisa bien vite que Pablo n’était pas honnête, mais après une discussion, Pablo promit que cela ne durerait pas. Or cela dura ! L’affaire de Pablo prit de l’ampleur.

Antonio dut quitter l’appartement qu’il avait occupé jusqu’à présent avec Pablo quand Fernande arriva.

Antonio eut enfin un chez lui. Il travaillait toujours pour Pablo pour qui seul l’argent comptait. Antonio supportait mal cette situation et quitta ce travail. Il se rendit à Montpellier auprès de Mariano. Puis il décida de retourner en Espagne.

 

1er étage 1949-1985 : biscuits amers

Franco était au pouvoir.

Antonio se rendit auprès du mari de sa cousine Elvira afin d’avoir un travail. Il devint le chauffeur d’un phalangiste de la dernière heure. Antonio comprit rapidement qu’il travaillait pour la contrebande espagnole.

Le mari de sa cousine, Doroteo, menait la grande vie et dépensait l’argent sans compter. Il avait aussi une maîtresse ce que finit par découvrir sa femme qui mit fin de façon violente à cette liaison.

Antonio retrouva la pension de Carlota qu’il avait connue avant de quitter l’Espagne. Il se rendit compte en côtoyant les pensionnaires que nombre de gens avait retourné leur veste. Il fallait maintenant être franciste !

Antonio tomba malade. Il fut soigné par la nièce de Carlota, Petra, avec laquelle il finit par sortir. Ils se marièrent et eurent un seul enfant. Antonio souhaitait que son fils soit pleinement heureux et ne connaisse pas ce qu’il avait connu.

La cousine d’Antonio reprit les affaires de son mari en main et parvint à ses fins. Son mari lui revint. Elvira tint promesse auprès des anciens associés de son mari. Ensemble ils purent ouvrir leur usine de biscuits. Mais rapidement Antonio constata que certains de ses associés n’étaient pas dignes de confiance. Certains trichaient.

Le travail occupait le temps d’Antonio. La vie de famille n’était pas harmonieuse. Estimant n’être pas maître de l’éducation de son fils, Antonio décida que son enfant passerait chaque été en France afin d’y apprendre le français  et d’échapper à l’influence fasciste et cléricale. Plusieurs étés passés en France ouvrirent l’esprit du jeune homme.

Les soucis revinrent. L’un des associés, le comptable, était parvenu à détourner beaucoup d’argent de la société. Ce dernier laissa les autres hommes sur la paille. La vie redevint dure. À soixante ans passés, Antonio avait peu de choses et la vie conjugale était devenue insupportable.

Il quitta sa femme.

 

Sol 1985-2001 : le terrier de la taupe

Antonio trouva une résidence pour lui. Sa femme était dorénavant à la charge de son fils. Petra ne voulut jamais revoir son mari.

Entre temps, l’Espagne était devenue une démocratie.

 

Antonio se fit à cette nouvelle vie parmi ces gens d’un certain âge. Cependant certains pensionnaires lui apportaient un peu de bonheur.

Son fils lui rendait visite, ainsi qu’Elvira sa cousine. Elle avait perdu son mari qui avait fini par travailler normalement sans tricher comme il l’avait fait auparavant.

Antonio reçut une lettre de Dante, le fils de Mariano. Il apprit que son père avait mis fin à ses jours avec l’arme qu’il avait utilisée pendant la guerre d’Espagne. C’était trop de tristesse. En plus, les deux seuls pensionnaires avec lesquels il s’entendait bien disparurent rapidement. Sa tristesse fut plus grande encore.

Son fils lui apprit la mort de son épouse. Sa tristesse devint dépression que les médecins ne soignèrent pas vraiment.

Il fit une tentative de suicide, mais, alors qu’il était sur le point de se jeter d’un pont avec une valise pleine de cailloux, un jeune homme l’en empêcha. Antonio se retrouva à l’hôpital. Ce qui comptait aux yeux de monde hospitalier, c’était que l’on pût lui faire confiance. Il sortit de l’hôpital sans avoir vraiment été aidé.

Son retour à la résidence ne fut pas des plus heureux. On le sermonna un peu. Sa dépression ne passait pas, il souhaitait toujours mourir et demanda, pour le regretter aussitôt, de l’aide à son fils.

Puis, il rêva de ses anciens compagnons morts. Ces derniers lui disaient qu’il pouvait mourir quand il le désirait. Apaisé en quelque sorte, Antonio décida d’agir seul. Il se prépara, puis après avoir pris son petit déjeuner, il monta au quatrième étage du bâtiment et décida que l’heure était, enfin, venue de s’envoler.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 15:53

 

METTER, Christian (de), Marilyn, de l'autre côté du miroir, Casterman, 2009

 

Qui ne connaît pas Marilyn Monroe ? Peu de monde. Si nous avons l'habitude de la voir dans les quelques films qu'elle a tournés, nous ne la connaissons pas comme héroïne d'une bande dessinée ! C'est maintenant fait !

 

 

L'auteur nous emmène dans l'Est des États-Unis. Nous sommes en 1959, Marilyn réside à Manhattan.

 

Norman, qui est un jeune homme, un peu doux rêveur, souhaiterait devenir journaliste. Un  soir, il aperçoit, dans un café, l'écrivain Truman Capote. Ce dernier est en compagnie d'une jeune femme qui n'est autre que Marilyn Monroe. L'actrice est méconnaissable : elle porte une perruque.

 

Ce soir-là, elle boit tant qu'il lui est impossible de revenir seule chez elle. Norman propose alors de les emmener tous les deux là où ils désirent aller.

 

Une amitié lie rapidement Marilyn et Norman.

 

Puis un soir d'hiver, tous deux décident de quitter New York dans une Peugeot 203. Mais ils tombent en panne.

 

Perdus, au milieu de nulle part, ils rencontrent une petite fille qui les conduit dans une grande demeure où les accueillent deux personnes, Nina et Bud.

 

Peu à peu l'atmosphère qui règne en ces lieux devient pesante. Marilyn commence à avoir peur.

 

Mais que peut-il bien avoir eu lieu dans cette grande demeure prénommée Mirror House ?

 

 

À vous de le découvrir…

 

Ce récit presque fantastique nous présente une Marilyn Monroe, fragile et sensible. Le rôle que lui donne l'auteur est touchant. S'il est vrai que ces événements n'ont jamais eu lieu, il est impossible de ne pas reconnaître ici dans ce personnage l'actrice que fut Norma Jean Baker.

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 09:57

 

PARME, Fabrice, TRONDHEIM, Lewis, Panique en Atlantique, Dupuis, 2010

 

Retrouvons, une fois encore, Spirou dans de nouvelles aventures. Cette fois, les personnages de Spirou et Fantasio sont sous la plume de deux autres auteurs, à savoir Fabrice Parme et Lewis Trandheim.

 

Prêt à appareiller ?

 

 

L'histoire

 

Spirou travaille au Moustic Hôtel qui vient d'être racheté par le consortium Luxe et Loisirs.

 

Alors qu'il croyait être renvoyé, Spirou se retrouve, par un coup de pouce du destin, sur un paquebot de luxe. Il confie son écureuil Spip à son ami Fantasio qui est, juste avant son embarquement, sur le port.

 

Fantasio tente de prendre de photographier Marinella Cabotini, une actrice célèbre.

 

Fantasio, qui ne devait pas faire la croisière, est finalement à bord du paquebot avec Spip. Spirou doit d'abord les cacher.

 

Le comte de Champignac est aussi du voyage. Il a été engagé sur le navire afin de continuer les recherches d'un confrère. Il doit effectuer des tests sur le paquebot qui a été équipé d'un système contre les icebergs.

 

Et les ennuis commencent : les bêtises de Spip, puis celles de Fantasio, les expériences du comte, les exigences de certains passagers milliardaires….

 

Et la catastrophe : le navire repose au fond de l'océan entouré d'une bulle protectrice ! Comment les passagers vont-ils s'en sortir ?

 

À vous de poursuivre la lecture…

 

Ces nouvelles aventures sont hautes en couleurs et en rebondissements ! C'est drôle, tendre et le comportement de certains personnages face à des situations catastrophiques est d'une vérité criante !!!

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 10:16

 

KANATA Konami, Chi, une vie de chat, tome 3, Glénat Kids, 2011

 

Chi vous manquait déjà ? Et bien la revoilà !

 

Chi parvient à prendre de l'assurance. Elle sait ouvrir la porte afin de retrouver le chat noir qui se promène souvent dehors.

 

Elle amuse toujours autant ses maîtres et les oblige à plus de vigilance, mais Chi est si maligne…. Il faut dire aussi que ses maîtres ne parviennent pas toujours à comprendre ce que Chi désire !

 

 

La vie ne manque donc pas de piquant, mais pendant combien de temps encore Chi et le chat noir vont-ils échapper à la vigilance de la gardienne de l'immeuble ?

 

 

Ce nouvel album est plein de surprises. Chi est toujours aussi attachante. Ses maîtres nous ressemblent et c'est sans doute pour cela que nous l'aimons tant.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:20

 

KANATA Konami, Chi, une vie de chat, tome 2, Glénat Kids, 2011

 

Retrouvons notre jeune chaton, Chi…

 

Chi poursuit son apprentissage de la vie : sa nourriture n'est pas la même que celle des humains.

 

Chi est à la fois charmante, embêtante et coquine.

 

Elle fait la connaissance d'un gros chat noir qu'elle suit et avec qui elle découvre l'espace proche de la maison.

 

Mais il faut toujours faire attention à la concierge de l'immeuble, ce qui n'est pas toujours aussi facile qu'il n'y paraît.

 

 

C'est un véritable plaisir de retrouver Chi. Elle parvient toujours à nous charmer et à une attendrir malgré ses bêtises. Elle nous change la vie, sans même s'en rendre compte ! Un délice !

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