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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 10:04

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Parfois désigné comme rabbi, Jésus dispense un enseignement qui devait s'inscrire dans les habitudes du judaïsme de l'époque. Il enseigne donc et commente la loi juive. Jésus déclare que Dieu est un, qu'il est bon et puissant et que son châtiment est terrible mais sa miséricorde infinie.

 

L'enseignement est donné sous forme de paraboles (i.e. de petites histoires concrètes qui détiennent une leçon spirituelle). Respectueux de la Loi qui implique de plus en plus de prescriptions rituelles complexes, Jésus tente de distinguer l'important de l'accessoire contenu dans la Bible et les traditions orales (appelées Mishna). C'est pourquoi, il insiste surtout sur l'amour de Dieu et l'amour du prochain. Si d'autres portaient cette même parole, Jésus ajoute une logique à ces deux commandements : la primauté de la disposition intérieure et la primauté d'un langage adéquate afin de faire prendre conscience, aux autres, du lien existant entre Dieu et l'homme ( il s'agit d'une relation père/fils).

 

Si l'enseignement de Jésus s'inscrit dans la pratique juive de l'époque, Jésus y apporte une nouveauté. Il apparaît comme le prophète. Or ce statut ne va pas sans quelques oppositions violentes de la part des autorités. En plus, au prophétisme, Jésus y ajoute le messianisme (messie vient de l'araméen est signifie "oint ,sacré par le Seigneur" ; cette notion se retrouve dans le mot Christ qui signifie "oint"). Mais cette croyance en la venue d'un libérateur devant instaurer un ordre nouveau de justice et de bonheur, avait déjà fait son apparition lors de l'Exil de Babylone. La domination romaine et les différents problèmes qui existaient en Palestine avaient déjà permis le retour d'un mouvement messianique dans un premier temps chez les Esséniens et les Zélotes.

 

Le messianisme est alors non seulement l'attente d'un libérateur politique mais aussi la recherche d'un homme capable de remporter une guerre. L'événement qui change tout semble être le moment où Jésus, prêchant, parvient selon les quatre Evangiles, a multiplié les pains.. La foule, qui écoute Jésus, semble vouloir le suivre mais dans un mouvement politico-religieux de libération nationale, ce qui ne semble pas correspondre à l'idée que Jésus se fait de sa fonction.

 

Quand Jésus se rend à Jérusalem, au Temple pour la fête de Pâques, la foule l'écoute. Ce jour-là, entré à dos d'âne dans la ville, il parvient à chasser les marchands du Temple, tout en se heurtant aux autorités du Temple (les grands Prêtes et Sadducéens) qui craignent une nouvelle répression.

 

Peu avant d'être arrêté, Jésus partage un dernier repas avec ses disciples : c'est la Cène durant laquelle Jésus dit "Ceci est mon corps, donné pour vous. […]. Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, versé pour vous." Ce rite familial juif de bénédiction du repas se métamorphose en sacrifice que nous retrouvons lors de la Passion.

 

Ensuite, Jésus, arrêté grâce à la trahison de Judas, est conduit devant le Sanhédrin (conseil suprême du judaïsme siégeant à Jérusalem et présidé par le grand prêtre) qui ne peut que le condamner pour blasphème, la condamnation à mort étant l'apanage du procureur romain.

Ponce Pilate le juge et songe à lui rendre sa liberté considérant qu'il ne s'agit là que d'une affaire religieuse interne au judaïsme ne pouvant nuire à l'ordre romain. Mais sur l'insistance des prêtres, il fait condamner Jésus à la crucifixion qui est une peine romaine destinée, en général, aux révoltés politiques.

 

Dans les quatre Evangiles, la Passion de Jésus est évoquée. Lors de la mort du Christ, peu de disciples sont là (le reniement de Saint-Pierre). Tout ce qu'avait fait le Christ jusque là aurait pu rester lettre morte mais il y a la Résurrection.

 

Après la mort sur la croix, Jésus est déposé dans un tombeau. Quand le matin de Pâques, les femmes arrivent au tombeau de Jésus, elles le trouvent vide, ce que relatent certains Evangiles. Jésus, le Christ, est ressuscité, événement qui ne peut être ni prouvé, ni nié par l'historien. Il s'agit de la foi des disciples qui permet aux chrétiens d'affirmer que Jésus est le Messie, le Christ, le Fils de Dieu, car Dieu lui même s'est incarné pour sauver l'humanité.

 

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE

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Published by Clélie - dans Religions
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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 10:20

Source

Vous trouverez ici des informations sur l'origine de cette religion. Il ne sera donc pas question de foi, ni de jugement de valeur.

 

LES ORIGINES

 

Le christianisme naît en Palestine dans le monde juif au I er siècle de notre ère.

Jésus est donc juif, mais qui sont les Juifs à cette époque ?

 

Après la prise de Jérusalem par les Babyloniens en 586 avant notre ère, la religion des Hébreux a connu quelques modifications. Le Temple se trouvant à Jérusalem, l'Exil obligea un culte sans temple. Cependant, en 538 avant notre ère, l'empereur perse Cyrus autorise la restauration d'un culte au temple. C'est à la même époque qu'une importante diaspora juive s'installe et s'étend. Certains Juifs vivent en Egypte et en Mésopotamie.

 

Parce qu'il voulait imposer le culte de Zeus dans le temple de Jérusalem, Antiochos Epiphane se heurta à la révolte des Macchabées au début du II e siècle avant notre ère. La conséquence de cette révolte fut qu'un royaume juif pratiquement indépendant et dirigé par la dynastie royale et sacerdotale des Hasmonéens (il s'agit de descendants de Judas Macchabée), vit le jour.

 

Mais en 65 avant notre ère, Pompée dirige la Syrie. Le royaume juif garde ses institutions mais passe sous la tutelle romaine. La Palestine connaît deux types de régimes : soit un roi sous tutelle romaine, soit une administration romaine directe avec un procurateur ( comme le fut Ponce Pilate de 26 à 36 de notre ère).

Les Romains reconnaissaient la religion juive, ce qui n'empêche aucun mouvement politique et religieux au sein des Juifs.

 

Les Sadducéens sont très conservateurs et chargés du culte officiel au Temple. Ils refusent toutes nouvelles doctrines religieuses (ils nient le thème de la résurrection des morts, qui est pourtant la grande espérance juive  qui accompagne la venue du Messie), tout en acceptant l'autorité romaine puisque le grand prêtre est choisi parmi eux par le gouverneur. C'est aussi pour cette raison qu'ils coopèrent à l'ordre public au nom de la nation juive.

 

Les Pharisiens : issus de la révolte des Macchabées, ils restent ouverts à des nouveautés doctrinales. Ils enseignent dans les synagogues. Ils attendent le Messie qui ne peut qu'être issu de la lignée de David.

Les lois doivent être appliquées. Bien qu'ils ne reconnaissent pas la légitimité politique des Romains, ils refusent toute résistance violente.

 

Les Zélotes sont contre la présence romaine. Leur soulèvement en 4 avant notre ère a d'ailleurs été sévèrement réprimé, ce qui ne les empêche pas de rester actifs.

 

Les Esséniens sont contre la présence romaine. Ils sont attachés à des prescriptions rigoureuses et à des doctrines nouvelles. Ils souhaitent mettre en place une forme de vie monastique (pénitence, pureté morale), qui leur permettrait un isolement de la société. Ce que nous savons d'eux a été tiré des manuscrits de Qumran. Leur messianisme est teinté de nationalisme religieux. Ils sont dans l'attente de deux messies, l'un royal, l'autre sacerdotal, mais qui ne doit être qu'une seule personne.

 

 

Les sources que nous possédons sur le Christ sont fort tardives. Quelques auteurs latins comme Tacite et Suétone l'évoquent. Les écrits chrétiens, comme les Evangiles, ne sont pas contemporains de Jésus. L'Evangile selon Saint-Marc date d'environ 65 de notre ère, celui de Matthieu et de Luc de 80 et celui de Jean de 95. Comme les quatre Evangiles sont avant tout des textes religieux, il est délicat de leur attribuer une valeur historique.

 

Nous n'avons aucune certitude sur l'année de naissance de Jésus. Matthieu déclare que Jésus est né sous Hérode le Grand, ce qui signifie en 4 avant notre ère. Luc estime qu'il est né lorsque le recensement de l'Empire romain eut lieu , soit en 12 avant notre ère. Quant à Marc et Jean, ils ne l'évoquent même pas. Toutefois, ils sont d'accord sur un point : les premiers pas de Jésus ont lieu avec son baptême fait par Jean-Baptiste soit en 27ou 28 de notre ère sous le règne de Tibère.

 

Jean-Baptiste, ascète et prophète, annonce la venue du royaume de Dieu. C'est pourquoi, il demande à ceux qui acceptent de l'écouter de s'y préparer en se repentant  de leurs péchés commis par l'acte de purification qu'est le baptême. Il s'agit alors d'une immersion dans le Jourdain. Ce rite ressemble à celui mis en place par les Esséniens, la seule différence avec Jean-Baptiste est qu'il n'a lieu qu'une seule fois.

 

Les paroles de Jean-Baptiste appelées prédications, correspondent à une attente eschatologique (i.e. l'attente de la fin du monde) qui est forte dans la société juive.

 

Tout comme les Zélotes et les Esséniens, les baptisés de Jean-Baptiste contribuent à l'agitation  religieuse qui bouleverse petit à petit la Palestine.

Jésus est donc d'abord un disciple de Jean qui parvient à entraînant  à son tour d'autres disciples. Ces deux mouvements proches l'un de l'autre se développent.

Comme Jean-Baptiste est arrêté puis exécuté sur l'ordre d'Hérode Antipas vers 28 de note ère, il est possible que ses disciples aient rejoint ceux de Jésus.

 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

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Published by Clélie - dans Religions
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