Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

Présentation du Blog

Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

Recherche

Archives

Pages

21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 17:05

LE PONT DE MILLAU


I) Géographie des lieux


a) géographie


Le viaduc de Millau est situé dans le département de l’Aveyron qui fait partie de la région Midi-Pyrénées.


Il franchit le Tarn, rivière, qui se jette dans le fleuve, la Garonne. Le Tarn s’écoule d’Est en Ouest au Sud du massif central. Une brèche qui mesure plus de deux cents mètres doit être franchie.


Le pont passe donc au dessus de la vallée du Tarn du Causse rouge au Causse du Larzac.


b) géologie


La ville de Millau est située dans le Sud du Massif Central. Nous sommes dans une région légèrement sismique. Les tremblements de terre qui surviennent dans ces lieux sont à peine perceptibles.


II) Histoire du pont


Ce pont, fait de béton et d’acier, a été inauguré le 17 décembre 2004. Mais avant sa mise en service, trois années ont été nécessaires pour le réaliser. Les travaux avaient commencé en décembre 2001.


Avant de pouvoir poser la première pierre, treize années d’études ont dû être menées.

Le viaduc, qui devait être construit, devait permettre d’éviter les bouchons lors de la saison estivale sur l’autoroute A75.


Un travail a d’abord dû être mené sur le tracé du pont. Quatre projets ont été proposés, un a été retenu. Le pont devra passer à l’Ouest de Millau dans une zone où les vents peuvent souffler jusqu’à deux cents kilomètres heures et où le risque sismique existe. En plus, l’ouvrage choisi devra franchir une brèche de 2 460 mètres de longueur et de 270 mètres de profondeur.


Ce projet déplait et fut contesté par différentes associations dont le W.W.F. Pourtant il est déclaré d’utilité publique par un décret du 10 janvier 1995.


Une équipe, dirigée par Michel Virlogeux, est chargée des études préliminaires et de la vérification de la faisabilité de l’ouvrage d’art qui doit mesurer 2 460 mètres de longueur.

Le type de pont choisi est un pont multihaubané. Des expériences sont réalisées en soufflerie permettent de corriger la forme du tablier. Les piles sont modifiées en  conséquence.

Le pont a été dessiné par l’architecte britannique Sir Norman Foster.

 

Le coût total du pont est estimé à quatre cents millions d’euro. Aucune subvention publique n’a été allouée pour faire ce pont. C’est pourquoi, il fut décidé que le pont serait à péage.


Plusieurs sociétés proposent leurs candidatures. La société, qui obtient le droit d’exploiter le péage, est la compagnie Eiffage. Cependant l’État reste propriétaire de l’ouvrage. La compagnie Eiffage a l’obligation de réaliser et d’exploiter l’ouvrage. Elle touche donc les revenus du péage.


La concession du viaduc de Millau a été attribuée pour 78 ans, c’est-à-dire jusqu’en décembre 2079. Toutefois, la société a été obligée de penser et réaliser un pont pour un usage de cent vingt ans.


 

Le pont fut inauguré par le président de la République française de l’époque Jacques Chirac le 16 décembre 2004.


 

 

 

III) Construction du pont


Environ six cents ouvriers participèrent à ce chantier. Afin de réaliser ce pont, les hommes ont utilisé les techniques de construction les plus récentes.


À partir de l’automne 2001, des hommes ont travaillé sur ce chantier. Des engins de terrassement ont d’abord aplani le sol, puis des fondations ont été creusées.


Il a, ensuite, fallu construire des piles d’une hauteur importante. Des fondations, qui supportent chaque pile, ont été creusées, dans la terre, jusqu’au socle rocheux. Il s’agit de quatre puits de cinq mètres de diamètre dans lesquels du béton armé a été coulé.


Ces puits peuvent s’enfoncer jusqu’à dix-huit mètres de profondeur.


Ensuite, sur cette base, une semelle de béton armé de cinq mètres d’épaisseur a été scellée. Dessus a été ancrée une pile, qui, à la base mesure 217 m2, ce qui correspond à la superficie d’un terrain de tennis.


 

Le viaduc compte sept piles dont la plus haute s’élève à 243 mètres. Elles ont été réalisées en même temps afin de faire avancer le chantier plus rapidement.


La construction débute au mois d’avril 2002 et se termine en octobre 2003.


Afin de réaliser ces piles, des coffrages auto-grimpants sont mis en place. À l’intérieur du moule, installé en haut de la pile, est versé le béton. Dès que le béton a séché, les panneaux du moule sont ôtés et le coffrage est réinstallé quatre mètres plus haut.


Au fur et à mesure que les piles s’élèvent, elles deviennent plus fines. C’est pourquoi il est nécessaire de bien repositionner le coffrage à chaque fois qu’il faut le lever.


Grâce à des mesures réalisées par satellite, le coffrage est installé au millimètre près ce qui permet d’obtenir une parfaite verticalité de chaque pile.


 

Le béton et les armatures métalliques devant être montés, une grue, qui mesurera au final 270 mètres, est installée. Elle peut soulever jusqu’à vingt tonnes de matériel.


Afin de bien apporter à destination le matériel nécessaire sur la pile qui grandit, le grutier a été équipé d’une caméra muni d’un zoom pour travailler avec précision. Le grutier est aussi en liaison radio avec les autres ouvriers du site.


Pour éviter tout mouvement de la grue, celle-ci a été arrimée à la pile tous les trente mètres.


 

Tandis que les piles sortent de terre, d’autres ouvriers travaillent sur le tablier métallique à chaque extrémité du pont. Deux chaînes de montage sont installées. Là les différents éléments sont soudés et peints.


Le tablier est assemblé par morceau de 171 mètres de long et d’une masse de 2 223 tonnes.


À chaque fois qu’un tronçon est achevé, on le fait progresser au dessus du vide au moyen d’un système mis spécialement en place pour ce chantier. Il s’agit de translateurs.


Le tablier est installé progressivement et les deux extrémités parviennent à se rejoindre.


Comme entre deux piles, il existe un espace de 342 mètres, des pylônes provisoires –les palées- sont disposés afin d’éviter que le tablier se dirige vers le sol tandis qu’il progresse au dessus du vide. L’installation des premiers haubans permettent déjà de soutenir le tablier non achevé.


Le tablier a une masse de 36 000 tonnes. Il a une largeur de trente-deux mètres. Le tablier offre une autoroute de deux fois deux voies auxquelles s’ajoutent deux voies de secours.

Dès que le tablier est terminé, on installe sur le pont les pylônes destinés à recevoir les haubans.


Ils mesurent 89 mètres de haut et ont une masse de sept cents tonnes. Une fois que les pylônes et les haubans sont placés, on peut enlever les palées provisoires.


Enfin, le revêtement de la chaussée peut être mis.

Repost 0
Published by Clélie - dans Art : architecture
commenter cet article
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 10:40

 

LE PONT DE MOSTAR


« Après avoir prié à la mosquée, je suis allé au hammam. Sur le pont de pierre, j’eus l’idée de mon grand œuvre. En ébauchant mon croquis, je me suis aperçu qu’il manquait mon compas. Signé : Hajrudin. L’an 943*. »


*i.e. l’an 1566 de notre ère.


La Chasse aux trésors, À Mostar, en Yougoslavie, jeu crée par Jacques Antoine, animé par Philippe de Dieuleveult et Didier Lecat diffusé sur A2, 12 février 1984, 20 h 35, 1:04:21


 

I) l’environnement des lieux


a) géographie


Mostar est une ville de la Bosnie-Herzégovine (ex-Yougoslavie) qui se trouve au Sud Ouest de Sarajevo, capitale du pays.


La Bosnie-Herzégovine, après avoir appartenu à la Yougoslavie de 1918 à 1992, a vu le jour après les Accords de Dayton le 10 décembre 1995.


 

Mostar, dont le nom apparaît à la fin du XVe siècle, doit son nom à son pont. En serbo-croate, most signifie « pont » et stari « vieux ».


Située dans une région montagneuse, Mostar est traversée par la Neretva.


 

Mostar s’est développé sur un site antique. À partir du XVe siècle, les archives évoquent une place forte là où l’on passait d’un bord de la Neretva à l’autre à l’aide d’un pont suspendu. Les Ottomans prirent cette fortification lors de troisième quart du XVe siècle.


À partir de 1475, un quartier musulman prit place. Des bains et une mosquée sont construits non loin de la rivière au Nord du lieu de passage. Le centre du bourg musulman se développa des deux côtés du pont de pierre construit en 1566. Cet ouvrage d’art facilita le transport et permit l’essor économique de la cité. Lorsque Mostar fut sous l’administration austro-hongroise, le développement se poursuivit.


b) géologie


Mostar est située dans les Alpes dinariques.


Les pierres, qui ont été utilisées pour construire le pont de Mostar, viennent de la carrière de Mukoša située à environ cinq kilomètres au Sud de la ville. Il s’agit de calcaire prénommé « tenelija » et « miljevina » qui s’est formé de la période Néogène à la période Oligocène.


La pierre « Tenelija » est d’une couleur jaunâtre lors de l’extraction. Sa couleur peut devenir ensuite d’une couleur brun clair lorsque la pierre est humide. Quand elle a séché, elle peut être blanchâtre. En vieillissant, la pierre prend une couleur légèrement grise. Cette pierre est fortement poreuse.


La pierre « Miljevina » est d’une couleur allant du blanc au jaune avec par endroit des parties plus foncées. L’aspect change en fonction de l’humidité. Des fragments de fossiles sont apparents dans cette pierre.


 

II) Histoire du pont

Construit sous l’Empire ottoman, le pont de Mostar est l’œuvre de Mimar Hajrudin, élève de l’architecte ottoman Sinan. Ce dernier est considéré comme le père de l’architecture ottomane classique.


Le pont est fait d’une seule arche voûtée en dos d’âne avec une ouverture de vingt-sept mètres, quatre mètres de largeur et trente mètres de longueur. La hauteur du pont est de vingt mètres.


Par la suite, de chaque côté du pont avaient été construites deux tours fortifiées : la Tour Halebija, sur la rive droite et la Tour Tara sur la rive gauche.


Pendant la Seconde Guerre mondiale, le pont supporta sans défaillir le passage des tanks nazis.


De l’érosion due à l’humidité avait commencé à endommager le pont, mais ce processus de dégradation avait été stoppé.


Après la guerre qui vit se déchirer la Yougoslavie, la ville de Mostar fut reconstruite en partie, notamment les quartiers historiques.


Experts de la protection du patrimoine culturel et historique de l’U.N.E.S.C.O. ont veillé au bon déroulement de cette reconstruction.


Une volonté absolument délibérée avait entraîné la destruction du pont de Mostar. Au-delà du pont, c’est un symbole qui a été détruit. La reconstruction, à l’identique, fut délicate aussi bien techniquement que psychiquement. Les nouvelles pierres ne peuvent prendre la place de celles qui sont tombées dans la Neretva dans le cœur des habitants de Mostar.


Afin de bâtir le pont, il a fallu faire une archéologie du bâti, toutes traces du pont ayant disparu.

En Orient, la façon de tailler les pierres est différente de l’Occident.


Une école de taille de pierre fut donc créée. Il fallait une quinzaine de personnes. Le premier travail a porté sur l’histoire des techniques, et ce, à partir de l’observation des monuments religieux.


Jamais un pont n’avait été reconstruit dans de telles circonstances. C’est pourquoi, il fut décidé que plusieurs nationalités participeraient à ce projet. L’entreprise qui a construit le pont est turque, le maître d’œuvre est croate et quelques Bosniaques ont participé aux travaux.

Un contrat de chantier fut signé en septembre, alors que le projet de construction avait été mis en place en août 1998.


Si la technologie utilisée pour refaire le pont à l’identique est moderne, les matériaux employés sont les mêmes que ceux qui ont servi en 1566.


 

La fin de cette reconstruction devait aussi symboliser la renaissance des liens entre les populations.


L’inauguration du pont de Mostar a eu lieu en juillet 2004. La reconstruction a coûté environ douze millions d’euro.


III) Construction du pont


Le pont vit le jour pour la première fois en 1566. C’était un pont fait d’une seule arche voûtée en dos d’âne. Il se trouvait alors à vingt mètres au dessus de la rivière Neretva.


456 blocs de pierres calcaires ont été nécessaires pour sa construction.


Lors de sa reconstruction qui commença en 2001, des pierres de la carrière de Mukoša furent apportées.


Cela représente un total de 1 088 pierres utilisées. Elles ont toutes été taillées à la main en se servant des techniques employées au XVIe siècle. Des outils comme les voussoirs, les crampons et les tenons ont permis de refaire le pont à l’identique.

 

FIN DE LA TROISIÈME PARTIE

 

Repost 0
Published by Clélie - dans Art : architecture
commenter cet article
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 15:16

 

LE PONT DU GARD

I) l’environnement des lieux


a) géographie


Le Pont du Gard se trouve dans le département actuel du Gard (30) qui fut l’ancienne province de la Gaule Narbonnaise.


Le département du Gard est situé dans la région du Languedoc Roussillon. 


Cet aqueduc (du latin ăquæ ductŭs, i.e. « qui conduit l’eau ») franchit la rivière Gardon qui est aussi un affluent du Rhône. Cette rivière, qui connaît des crues soudaines, est un cours d’eau encaissé.


Le paysage se compose de garrigues s’élevant jusqu’à deux cents mètres d’altitude et de vallées.


b) géologie


Le calcaire est présent dans le sous-sol français. Il existe différentes variétés de roches dont la plupart a été ou est encore exploitée par l’Homme et pour de nombreux usages.


La pierre utilisée pour construire le Pont du Gard vient de la carrière d’Estel qui est proche du bord de la rivière Gardon. Communément appelée « pierre de Vers », cette pierre est tendre et à grain plutôt grossier. Elle est de couleur rousse et est facile à tailler.


La proximité de l’eau a rendu aussi plus facile l’exploitation de cette roche pour le transport des blocs.


Pour extraire cette pierre, on isole les blocs en creusant d’étroites tranchées verticales autour. Ensuite on détache les blocs avec des coins enfoncés à la base.


La roche du Pont du Gard possède de nombreux débris de coquillages. Ce calcaire coquillier est surtout présent dans la Sud Est de la France. Il s’est formé à partir de  l’époque Oligocène (moins trente-quatre millions d’années à moins vingt-trois millions d’années) jusqu’à la seconde partie de l’époque Miocène (moins dix millions d’années).


À cet endroit se trouvait alors une mer peu profonde. C’est là que la formation de ce calcaire s’est faite, et ce, non loin d’un rivage. Dans ce calcaire, on peut remarquer la présence de différents fragments de coquilles notamment d’huîtres, de chlamys (mollusque bivalves), plaques de balanes (crustacés) et des piquants d’oursins. L’ensemble de cette roche a été usé par les vagues.


II) Histoire du pont


Le pont du Gard est le pont aqueduc le plus élevé du monde romain.


Les Romains, ayant compris que l’eau des fleuves était impropre à la consommation, choisissent d’alimenter les villes en eau de source. Or l’eau de source est souvent loin des villes, c’est pourquoi elle doit être apportée. Les Romains mettent au point des constructions sophistiquées avec un système assez complexe de conduits ayant une pente.


Sur les cinquante kilomètres parcourus entre la source d’Eure près d’Uzès et Nîmes, la pente moyenne est de seulement vingt-cinq centimètres par kilomètre, ce qui est faible.

La pente connaît des irrégularités, et ce, afin de mieux contrôler le débit de l’eau.


Lorsque le pont du Gard fut mis en eau, son débit devait être d’environ 35 000 m3 par jour. L’eau met trente-quatre heures pour aller de la source au castellum (i.e. le château d’eau, le réservoir d’arrivée d’eau dans une ville).


Durant ce trajet, l’eau passe par des châteaux d’eau, toujours situés sur une hauteur, qui filtrent l’eau et l’acheminent.


Le Pont du Gard, qui est l’un des trois passages au dessus de la vallée du Gardon, fut, semble-t-il, construit grâce au gendre d’Auguste, Agrippa. Cependant, de nouvelles données archéologiques sembleraient confirmées que le pont fut réalisé au milieu du Ier siècle de notre ère. L’aqueduc cesse de fonctionner dès le début du VIe siècle.


Long de 275 mètres, haut de 48,77 mètres, le Pont du Gard comporte trois étages de largeur décroissante. Les arches sont d’un nombre inégal. Six arches composent l’étage inférieur, onze pour l’étage médian et trente-cinq pour l’étage supérieur.


Cinq ans selon certains, quinze ans selon d’autres semblent avoir été nécessaires pour faire ce pont, mais aucun document n’atteste cette supposition.


Au Moyen Âge, le pont du Gard a subi des entailles sur les piles du deuxième étage. L’aqueduc devient uniquement viaduc à partir de cette période.


 

Le Pont du Gard est redécouvert dès la Renaissance. L’écrivain, François Rabelais, fait de son héros Pantagruel, le constructeur du pont.


En 1737, lorsque Jean-Jacques Rousseau voit le pont, il dit « Que ne suis-je né Romain ? »

Des tableaux du Pont du Gard sont réalisés par le peintre Hubert Robert.

L’écrivain Prosper Mérimée ordonne des travaux de restauration.

 

Comme la population de Nîmes augmente à partir de la fin du XVIIIe siècle, il faut alimenter correctement la ville en eau. Des projets visant à remettre le Pont du Gard en service voient le jour… sur le papier. Entre 1774 et 1871, environ quarante projets sont proposés. Mais le coût et surtout l’imprécision de projets ne permettent pas au Pont du Gard de retrouver sa vocation première.


En 1747, un pont routier, doublant le monument romain côté aval est construit.


Les travaux de restaurations les plus importants ont lieu durant le Second Empire. Il s’agit de remplacer plusieurs voussoirs en sous-œuvre.


III) Construction du pont


Ce pont à voûtes nécessite la présence de cinq cents hommes. Cet ouvrage d’art demande environ cinq à quinze années de travail. De nombreux esclaves participent à sa construction.

Sur ce chantier, carriers, transporteurs, maçons, charpentiers, et entre autres, tailleurs de pierre ont œuvré.


Les blocs de pierre, provenant de la carrière voisine, arrivent par voie d’eau. Le plus gros d’entre eux a une masse de six cents tonnes. Les blocs de pierre sont assemblés à joints vifs (sans mortier). La masse totale du pont est d’environ 50 400 tonnes.


Afin de pouvoir porter ces pierres, des grues sont installées. Elles permettent de soulever les blocs de pierre qui sont assemblés sans mortier.


Pour réaliser les arches, les charpentiers construisent des cintres de bois de grande taille en arc de cercle. Les blocs de pierre sont placés dessus.


Sur une des piles du pont figure une inscription qui a peut-être été mise par le concepteur du pont : « Mens[um] est totum corium. » (i.e. « Le corium tout entier est mesuré. »). Cela indique que la totalité de l’élévation de l’ouvrage a été mesuré.

 


L’aqueduc demande une période de réglage, car une mauvaise maîtrise des pentes et une malfaçon empêchent un écoulement normal de l’eau.


L’eau circule dans un canal de section pratiquement carré de quatre pieds et demi de côté (soit 1,33 mètres). Le canal est revêtu d’un radier de calcaire concassé. Les parois sont recouvertes d’un enduit de mortier de tuileau.


Pendant la période d’utilisation du pont des travaux d’entretien sont réalisés. Il s’agit surtout d’enlever les incrustations calcaires qui obturent le canal. Mais il faut, en plus de l’entretien, réparer les conduites.


Le Pont du Gard sert jusque dans le courant du IIIe siècle de notre ère.

 

 

FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE


Repost 0
Published by Clélie - dans Art : architecture
commenter cet article
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 11:15

 

 

BRÈVE HISTOIRE DE PONTS


« Nous sortîmes de Salamanque et nous arrivâmes au pont, à l’entrée duquel se trouve un animal de pierre, qui a presque la forme d’un taureau. L’aveugle m’ordonna de m’approcher de cet animal, et une fois là, il me dit :

« - Lazare, approche ton oreille de ce taureau et tu vas entendre un grand bruit dedans. »

La Vie de Lazarillo de Tormès, Flammarion, Coll. GF, 1994


 

La fonction première d’un pont est de pouvoir enjamber un espace vide, telle une vallée, ou de franchir un obstacle, telle une rivière.


Le pont ainsi construit peut servir soit de route pour les différents moyens de transports –piétons, vélos, automobiles, poids lourds, trains- soit de conduite permettant, entre autres, la distribution de l’eau.


Au fil des siècles, les techniques de construction ont évolué, l’emploi de certains matériaux est apparu.


 

ANTIQUITÉ (3 500 avant notre ère à 476 de notre ère)


Le premier pont fut probablement un tronc d’arbre tombé accidentellement au dessus d’une rivière qui ne pouvait pas être traversée à gué.


Puis l’homme, s’inspirant de ce que la Nature lui avait montré, construisit des ponts. Il utilisa ce que son environnement lui offrait pour bâtir : liane, bois et  pierre.


Le plus vieux pont du monde, connu à ce jour, est le pont de Kazarma en Grèce. Construit par la civilisation mycénienne vers 3 300 ans avant notre ère, ce pont est fait de bloques de pierre calcaire qui ont été empilés sans aucun liant. Il est encore en usage actuellement.


En 407 avant notre ère, Darius fit construire des ponts de bateaux sur le Danube.


Dans le bassin méditerranéen, Roma connaît son premier pont sur le Tibre. Il s’agit du pont Sublicius, mais il était en bois.


En 127 avant notre ère, le premier pont de pierre –le pont des Sénateurs- est construit à Roma sous Caius Flavius Scipio. Il sera détruit en 1598. D’autres ponts sont construits ensuite dans la Ville éternelle.


 

Après la conquête romaine, la Gaule devient Province Romaine et s’étend du Rhin jusqu’à l’Océan.


Auguste et son gendre Agrippa établissent un réseau routier, les voies de communication étant avant tout un instrument essentiel de leur politique.

Une administration voit le jour. S’il est vrai que chaque cité avait une certaine autonomie, c’est Roma qui conserve la pouvoir de décision quant à certains travaux.


Les Gaulois avaient déjà construit des ponts faits de bois et de pierre. Les Romains introduisent une technique différente des Gaulois. Ils apprennent aux Gaulois les techniques de l’extraction, de la taille et de la construction de la pierre.


Nous savons assez peu de choses quant aux financements des travaux de construction. Toutefois, nous savons que les ponts, souvent conçus par des ingénieurs romains, sont toujours construits aux frais des populations locales et aussi grâce aux habitants des environs.

 

 

MOYEN ÂGE (476 à 1453)

Après la chute de l’Empire romain, l’Occident connaît une période difficile. L’entretien et le développement des voies de communication sont freinés.


Lorsque Charlemagne succède à son père, il accorde une place importante aux voies de communication. Il charge les Missi Dominici (i.e. « les envoyés du seigneur ») d’entrer en contact avec l’évêque et le comte de chaque ville afin de veiller à la réparation des ponts qui s’y trouvent. Mais de nombreux problèmes ne permettent pas la construction de ponts, voire la restauration de certains d’entre eux durant cette période.


À la fin de l’empire de Charlemagne, le monde féodal se met en place : de nombreux fiefs apparaissent. Chacun d’entre eux devant prendre en charge leur sécurité, il faut alors s’assurer que les points de passage pourront être défendus et au besoin détruits. Cela incite l’Église à placer certaines constructions sous sa protection. C’est le cas des ponts.


Cependant faire un pont reste complexe et pas uniquement pour des raisons budgétaires. Il faut aussi trouver des constructeurs. Il faut attendre la fin du Moyen Âge pour voir plusieurs ponts construits. La Guerre de Cent ans, puis les Guerres de Religion ralentiront les constructions de ponts.

 

Souvent au Moyen Âge, les ponts ont différentes fonctions.


Sur quelques ponts, des habitations sont construites. En Europe, les villes sont entourées d’enceinte afin d’assurer leur protection. Cela limite alors le nombre d’habitations. C’est pourquoi des boutiques et des maisons sont construites sur les ponts. Plusieurs étages sont faits. Beaucoup de ponts étant en bois, les incendies sont alors fréquents. En plus, plusieurs ponts s’écroulent sous le poids des maisons ou sont emportés par des crues.

Le Ponte Vecchio, à Firenze (Florence, en Italie) demeure l’un des seuls ponts habités. Il fut construit en 1345 et était occupé par des commerces ce qui est toujours le cas.


Cette habitude perdurera jusqu’à la fin du XVIIe siècle.

Parfois le pont est fortifié. Il fait alors partie d’un système de défense de la ville. La ville de Cahors, dans le Lot (46), en est un exemple. Le pont Valentré, qui compte trois tours d’une hauteur de quarante mètres, est construit à partir de 1308. Achevé vers 1378, il permet cependant de ralentir la progression des Anglais lors de la guerre de Cent Ans.

 


ÉPOQUE MODERNE (1453 à 1789)


Le financement des ponts est réalisé grâce au prélèvement effectué sur les différents impôts.

Un service de voirie est crée à la fin du XVIe siècle.


L’organisation du corps des Ponts et Chaussées fait l’objet des arrêtés de 1713 et de 1716.

À partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, les ponts sont des ouvrages plus solides. Ils sont souvent plus larges et la plupart du temps précédés d’amples avenues.


Les ponts en pierre sont plus fréquents. Ce fut le cas notamment à Paris. Le Pont-Neuf fut construit en 1578 et achevé en 1607. Le Pont-Neuf est aussi le premier pont sur lequel il ne fut pas bâti de demeure. En plus ce pont est muni de trottoirs –les premiers de Paris- qui protègent les piétons. Au dessus de chaque pile, des terrasses de forme circulaire ont été installées permettant ainsi de prendre le temps de regarder le paysage.

 

 

 

ÉPOQUE CONTEMPORAINE (1789 à nos jours)


À la fin du XVIIIe siècle, la machine à vapeur est améliorée. L’industrie peut alors se développer. La métallurgie est en pleine expansion.


Les premiers ponts en métal sont construits. Le premier est construit à la fin de l’époque moderne en Angleterre sur le fleuve Severn. Ce pont en fonte, d’une portée de trente mètres, compte environ huit cents pièces dont l’une d’une masse de sept tonnes.

 

Au XIXe siècle, le réseau routier et ferroviaire s’étend. Il faut alors construire des ponts. Les premiers ponts sont en fonte. Ensuite ils sont en fer car ils sont alors plus souples et moins fragiles dans ce métal. Enfin, ils sont en acier car ils sont encore plus résistants.

Le viaduc de Garabit est construit à la fin du XIXe siècle. Il franchit les gorges de la Truyère. Il est encore en usage de nos jours et est emprunté par le train.

 

La plupart des ponts que nous construisons de nos jours, sont en acier et en béton.

 

 

 

N.B. : Ce travail était destiné aux élèves des classes de 3e du collège de Rocroi (Ardennes) lors de l'année scolaire 2011/2012 et répondait à la problèmatique "comment les arts ont-ils permis aux hommes de s'approprier leur espace ?" (Histoire des Arts).

Repost 0
Published by Clélie - dans Art : architecture
commenter cet article
25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 10:00

L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE DE L'ÉPOQUE ARCHAÏQUE

 

Source

Les temples de l'ordre dorique : L'HÉRAION D'OLYMPIE

 

Construit sur un sanctuaire très ancien, le temple d'Olympie est le périptère le plus ancien de ce sanctuaire. Il fut construit vers 600 avant notre ère.

 

Ce temple mesure 18,5 m sur 50 m. Bien que la cella ait une forme allongée, caractéristique de l'époque archaïque, elle comporte deux nouveautés : un opisthodome avec deux colonnes in antis dont la seule finalité est de répondre, de façon symétrique, au pronaos de structure identique et la division interne de la cella en trois nefs d'inégale largeur grâce à deux colonnades internes de huit colonnes chacune.

 

Les nefs latérales, qui sont plus étroites, sont subdivisées en chapelles (au nombre de cinq)  grâce aux murs de refend qui relient une colonne sur deux au long mur de la cella. Cette disposition interne existant sur la colonnade axiale permet de mettre en valeur la statue du culte.

 

Le péristyle conserve l'allongement archaïque imposé par la forme de la cella. Six colonnes des petits côtés sont axées sur celles in antis du pronaos et sur les antes. Sur chaque long côté, la colonnade, qui compte seize colonnes,  a le même rythme que les colonnades intérieures.

Les colonnades sont très aérées pour une raison. Au départ, elles étaient toutes en bois. Nous avions alors des fûts de faible diamètre. Le remplacement des colonnes de bois par des colonnes de pierre ne fut pas achevé avant 174 de notre ère puisque Pausanias affirme avoir vu une colonne en chêne. C'est pourquoi, nous observons des variations dans la forme des chapiteaux. Lors de chaque remplacement, les architectes adoptaient le style de l'époque.

 

Les matériaux utilisés sont le calcaire qui provient des environs. Il est employé pour la construction du socle - qui n'a qu'un seul degré – et pour le socle des murs de la cella. Les briques crues sont utilisées pour les murs.

Le bois est employé pour les colonnes, l'entablement et la charpente.

Les métopes étaient en bois sur lequel des feuilles de bronze avaient été appliquées.

Le toit était à deux versants et deux frontons, ce qui accentuait l'effet de symétrie.

 

Les temples de l'ordre dorique : LE TEMPLE G DE SÉLINONTE

 

Ce temple, qui est consacré au dieu Apollon, fut construit à la fin du VI e siècle avant notre ère mais ne fut jamais achevé.

Ce temple, de grande dimension, est un temple périptère octostyle avec dix-sept colonnes sur chaque long côté. Le corps central possède un pronaos qui est précédé d'un portique, une cella et un opisthodome avec deux colonnes in antis. La cella est partagée en trois nefs par deux colonnades de dix colonnes chacune. Chaque nef s'ouvre sur le pronaos par une porte.

Le stylobate mesure 50 m sur 110 m.

Comme pour le temple d'Olympie, nous observons des chapiteaux différents. Il fallut de nombreuses années pour construire cet édifice qui resta inachevé.

 

Source

Les temples de l'ordre dorique : L'OLYMPIEION D'AGRIGENTE

 

Construit pour célébrer la victoire d'Himère sur les Carthaginois en 480 avant notre ère, les habitants d'Agrigente bâtirent un édifice qui reste, à ce jour, le plus grand édifice dorique.

Il s'agit d'un faux périptère comportant sept demi-colonnes sur quatorze demi-colonnes engagées dans les murs. Du côté intérieur de ces murs, des pilastres répondent aux demi-colonnes.

La cella comporte deux murs parallèles structurés par les pilastres.

En haut des entrecolonnements ont pris place les statues des Télamons. Elles permettent de soutenir l'entablement.

Le temple d'Agrigente est plus grand que celui de Sélinonte. Alors que le temple G de Sélinonte a des colonnes hautes de 14,70 m, celui d'Agrigente a des colonnes hautes de 18,20 m. Le diamètre des colonnes est de 3,45 m à Sélinonte, celui d'Agrigente 4,05 m.

 

Les temples de l'ordre ionique : L'HÉCATOMPÉDON II DE SAMOS

 

L'hécatompédon II remplace l'hécatompédon I situé dans le sanctuaire de la déesse Héra de Samos.

Ce nouveau temple fut bâti au VII e siècle.

Le stylobate mesure 37,7 m sur 11,70 m. La cella mesure cent pieds de long (soit 33 m) et ne possède pas de colonnade axiale. La largeur de 5,5 m est couverte d'une seule portée. Les poutres verticales du chaînage du mur reposent sur une espèce de stylobate qui court le long des murs.

En avant de la cella, une colonnade de quatre colonnes prostyle délimite le pronaos. L'entrecolonnement est le même sur les quatre côtés. Le temple est alors trois fois plus long que large.

 

Les murs sont en moellons sur toute leur hauteur. Les colonnes, de section quadrangulaire, sont isolées du sol par une base cylindrique en pierre. Il n'y a pas de chapiteau mais une courte pièce de bois entre le haut du poteau et l'architrave.

Le toit était à deux pentes et fermé par deux croupes.

 

Source

Les temples de l'ordre ionique : L'HÉRAION III ET IV DE SAMOS

 

L'héraion III remplace vers 570 avant notre ère l'hécatompédon II. Nous connaissons les artisans qui ont contribué à cette construction : Rhoikos et Théodoros. Ils créent véritablement l'ordre ionique.

Le temple diptère mesure 105 m sur 52,5 m.

La cella a trois nefs d'égale largeur. La longueur est de cent coudées ce qui correspond à 52,5 m. Le pronaos, qui est presque carré, comporte trois nefs et deux colonnades de cinq colonnes.

Le péristyle a un double portique, ce qui fait un total de cent quatre colonnes. Il existe une dissymétrie entre l'Est et l'Ouest (disposition régulière des colonnes), mais il est vrai que l'ordre ionique s'accommode d'irrégularités.

Les colonnes, d'un diamètre de 1,80 m, reposent sur une crépis à deux degrés.

 

L'héraion est un édifice haut de 20 mètres environ. Ce temple, nouveau modèle du genre, doit, sans doute, la richesse de son décor aux influences orientales toutes proches et la complexité de son double portique au modèle des salles hypostyles égyptienne. N'oublions pas que Samos venait de fonder une colonie en Égypte.

L'édifice fut vite imité.

 

Les temples de l'ordre ionique : L'HÉRAION IV OU LE DIPTÈRE DE POLYCRATE

 

Ce temple remplace l'héraion III détruit durant les troubles qui donnèrent le pouvoir au tyran Polycrate vers 538 avant notre ère. L'héraion IV fut construit dans le dernier tiers du VI e siècle avant notre ère.

Il est presque identique au précédent. Les différences sont peu nombreuses. L'héraion IV est plus grand. Il mesure 112,2 m sur 55,16 m.

Les colonnades intérieures de la cella comptent une colonne de plus : onze au lieu de dix.

La dissymétrie Est/Ouest est atténuée.

Le nombre de colonnes est supérieur : 154.

 

Les colonnes sont de proportions variables, la construction s'étant déroulée sur plusieurs décennies.

Un motif végétal sculpté apparaît sous le chapiteau.

Les colonnes et les chapiteaux sont en marbre de Samos. L'entablement a disparu.

 

L'héraion IV resta aussi inachevé.

FIN DE LA SIXIÈME PARTIE

Repost 0
Published by Clélie - dans Art : architecture
commenter cet article
27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 10:08

L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE DE L'ÉPOQUE ARCHAÏQUE

 

Durant les siècles obscurs, les temples n'étaient pas présents dans chaque sanctuaire. À l'époque archaïque, non seulement les temples sont plus nombreux, mais aussi une véritable naissance de l'architecture religieuse a lieu. Deux ordres apparaissent : l'ordre dorique et l'ordre ionique.

 

Rappelons que le temple est la demeure du dieu et non celle des fidèles. Sa fonction est donc d'abriter la statue du culte et de la mettre en valeur.

 

L'organisation intérieure des temples ont évolué, les architectes ayant essayé  de nombreuses solutions, à savoir nef unique pour la cella, deux nefs séparés par une colonnade axiale. Les architectes finiront par adopter un plan comportant trois nefs avec deux colonnades intérieures offrant ainsi à la statue une place dans la nef centrale qui est la plus large.

 

Dès le VII e siècle avant notre ère, deux ordres se différencient : l'ordre dorique et l'ordre ionique.

 

source

Après les premiers temples de bois, nous passons aux temples de pierre, comme en Crète avec les temples de Prinias et de Dreros. Toutefois, en Grèce continentale, les premiers temples de l'ordre dorique intègrent encore quelques éléments en bois.

 

Les modèles en terre cuite découverts à l'Héraion d'Argos en Argolide dans le Nord Est du Péloponnèse nous offrent un plan dorique primitif : une pièce rectangulaire précédée d'un porche soutenu par deux colonnes.

 

Étudions quelques-uns de ces temples.

 

Temples de l'ordre dorique : THERMOS, TEMPLE C

 

Vers 625 avant notre ère, le mégaron B est remplacé par le temple C. Il reprend le même emplacement et est orienté Nord Sud, ce qui est rare pour un temple grec.

Il s'agit d'un édifice périptère : une colonnade entoure le temple sur les quatre côtés.

La cella mesure 7 m sur 32 m ce qui correspond à cent pieds. Le temple est donc un hécatompédon. Une étroite cella, très allongée, est partagée en deux nefs par une colonnade axiale. Cette dernière permet de supporter la charpente.

Bien qu'il n'y ait pas de pronaos, le temple possède un opisthodome fort profond et partagé, comme la cella, en deux nefs.

Une galerie ouverte, un péristyle, entoure le temple. Quinze colonnes occupent les côtés. En façade, cinq colonnes sont disposées. Le péristyle est un peu plus profond sur la façade Sud que sur les trois autres côtés, ce qui est fréquent à l'époque archaïque.

 

Le temple s'élève sur la crépis qui ne comporte que deux degrés. Les murs sont encore en briques crues avec un chaînage de bois sur un socle en pierre. Les colonnes se dressent sur une base quadrangulaire de pierre. L'alignement de ces bases forme une espèce de stylobate discontinu. L'entablement de bois reçoit des coffrages de terres cuites  dont la finalité est de protéger les poutres de la charpente des intempéries.

Des métopes  comportent des scènes peintes de la mythologie.

Le toit, qui est à deux pentes, est fermé par une croupe au Nord alors qu'il dispose d'un fronton ouvert sur le Sud.

 

Le temple C de Thermos possède déjà tous les éléments de l'ordre dorique. De nombreux éléments encore en bois seront en pierre et n'auront plus alors qu'une fonction décorative. Le problème de la couverture d'édifices de grande largeur demeure. L'allongement du plan, fréquent dans les temples de l'époque archaïque, n'a pas autorisé une largeur plus importante. S'il est vrai que la colonnade axiale permet de gagner un peu de largeur, elle n'offre pas la possibilité de mettre en valeur la statue du culte qui doit être placée dans l'une des deux nefs.

 

Source

Temples de l'ordre dorique : SÉLINONTE, TEMPLE C

 

Le temple C de Sélinonte en Grande Grèce (i.e. Sicile) est à la fois le plus grand et le plus ancien des temples de cette acropole. Construit entre 550 et 530 avant notre ère, ce temple est fait de calcaire issu des carrières voisines. Nous sommes donc en présence du premier temple bâti en pierre à l'exception de la charpente du toit.

 

Le temple est un mégaron dont les dimensions sont imposantes : 10,4 m sur 41,55 m (ce qui correspond à vingt coudées

-de 0,52 m- sur quatre-vingts coudées).

Le pronaos est fermé par les retours épais des longs murs de la cella.

La cella allongée ne comporte aucune trace de support intérieur.

En arrière de la cella se trouve l'adyton, espace fréquent dans de nombreux temples de la Grande Grèce. La succession pronaos/cella/adyton est mise en valeur par un rehaussement du sol à chaque passage au moyen d'une marche.

 

Le péristyle compte six colonnes sur le petit côté et quinze sur les longs côtés. Une grande largeur existe entre le passage délimité par les murs de la cella et les colonnades.

La façade principale, qui est orientée à l'Est, dispose d'un péristyle doublé par un portique de six fois deux colonnes. Le nombre total de colonnes est donc de dix-sept (sur le long côté). Le stylobate mesure environ 65 m de largeur sur 24 m.

Le double portique est précédé par un escalier de huit marches.

 

La crépis comporte trois degrés (i.e. deux pour le stéréobate et un pour le stylobate. Les colonnes sont en pierre. Le chapiteau a une échine au profil fort écrasé. L'entablement est aussi de pierre.

L'architrave est surmontée d'une frise dorique sur laquelle alterne des triglyphes et des métopes. Les éléments de cette frise servent dorénavant à décorer.

Les métopes sculptées représentent des scènes mythologiques.

Le toit est à deux versants, des tuiles le recouvrent.

 

Le temple C de Sélinonte comporte de nombreuses particularités : toutes les colonnes ont un diamètre différent, l'harmonie du bâtiment n'existe pas. Un décor peint aux couleurs vives occupe une place importante sur ce temple.

 

Le temple fut détruit lors d'un tremblement de terre à la fin de l'Antiquité. Il fut reconstruit en partie en 1926. Le fait de rebâtir un édifice détérioré avec les éléments qui se trouvent sur place s'appelle anastylose.

 

Source

Temples de l'ordre dorique : PAESTUM, LE TEMPLE D'HÉRA I dit aussi la BASILIQUE

 

Le temple d'Héra de Paestum en Grande Grèce (i.e. Italie du Sud) est contemporain du temple C de Sélinonte. Il fut bâti en calcaire local. Quelques solutions nouvelles ont été apportées lors de la construction.

 

Ce temple est grand : 24,5 m sur 54,27 m au stylobate. Dix-huit colonnes sur les côtés et neuf colonnes en façade. L'entrecolonnement est plus petit en façade que sur les longs côtés, ce qui n'est habituellement pas le cas à l'époque archaïque.

 

La cella compte deux nefs séparées par une colonnade axiale de sept colonnes qui supportent la charpente.

La statue a été placée dans l'axe de la colonnade, entre la première et la deuxième colonne.

Un adyton se trouve à l'arrière de la cella, comme cela est fréquent en Grande Grèce.

Chacune des nefs de la cella ouvre par une porte sur le pronaos.

 

Le péristyle, qui prend place autour du naos, a une profondeur de deux entrecolonnements. La longueur du long côté est de cent coudées ioniques (i.e. 52,65 m).

 

Le temple s'élève sur une crépis de trois degrés. Une colonnade y repose. Le diamètre de la colonne se réduit passant de 1,45 m en bas à 0,97 m en haut. Une entasis (il s'agit du renflement au milieu des colonnes) est importante.

Le fût est décoré de vingt cannelures à arêtes vives qui sont caractéristiques de l'ordre dorique.

 

Dans l'entablement, la frise dorique est encadrée en haut et en bas de moulures ioniques.

Le toit a la forme d'un couvercle posé sur la frise.

 

L'introduction d'éléments ioniques parmi des éléments de l'ordre dorique est une première.

FIN DE LA CINQUIÈME PARTIE

Repost 0
Published by Clélie - dans Art : architecture
commenter cet article
18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 10:10

Après avoir donné, dans les trois premières parties, les définitions du vocabulaire lié à l'architecture grecque, nous allons aborder les différents monuments construits à partir des siècles obscurs, et ce, jusqu'à la période hellénistique.

 

L'ARCHITECTURE RELIGIEUSE DES SIÈCLES OBSCURS

 

Les premiers temples furent sans doute construits entre 850 et 750 avant notre ère.

Cependant, si nous connaissons l'existence des édifices d'Argos et de Corinthe, -qui semblent avoir été les initiateurs-, nous ne pouvons donner aucune information puisqu'ils ont été détruits.

Par contre, le sanctuaire d'Apollon à Thermos (Étolie) et l'héraion de Samos, dédié à Héra, ont laissé des vestiges.

 

Source

Le sanctuaire d'Apollon à Thermos

 

Ce site se trouve dans un lieu isolé de l'Étolie. Grâce à l'archéologie, nous avons découvert une succession de trois édifices. Le mégaron A et le mégaron B –les plus anciens- ont été construit à l'époque géométrique (1000 à 700 avant notre ère). Le temple C fut construit à l'époque archaïque (700 à 480 avant notre ère).

 

Le mégaron A fut sans doute construit au IX e siècle avant notre ère. Il s'agit d'un édifice à la forme allongée mesurant 23 m. sur 6 m. Au Sud, il s'ouvre par un vestibule tandis qu'au Nord, il est fermé par une pièce en abside : ce plan est communément dit en "épingle à cheveux."

Nous n'avons conservé de ce temple qu'un socle de pierre sur lequel reposaient les murs en briques crues. Le toit était à deux versants.

Une autre hypothèse existe au sujet de cette construction : il pourrait s'agir de la maison d'un chef.

 

Le mégaron B fut construit, sur le même site, durant le VIII e siècle avant notre ère.

Ce temple adopte la structure du mégaron A. Il mesure 21,5 M sur 7 m. Le vestibule est plus profond et la pièce du fond est pratiquement rectangulaire.

Une nouveauté : l'adjonction d'une colonnade de plan ellipsoïdal entourant le mégaron sur trois côtés à l'exception de la façade.

Les murs étaient toujours en briques crues et reposaient sur un socle de pierre. Les colonnes, au nombre de trente-six, étaient alors en bois, seule leur base était de pierre.

Le toit est identique au mégaron A.

Les matériaux employés sont, à cette époque, d'une grande simplicité.

 

La colonnade permet juste d'augmenter la dignité sociale de l'édifice. La destination cultuelle ne fait plus de doute.

 

Le mégaron B fut le premier édifice dans laquelle construction fermée (les murs) et structure ouverte (les colonnes) furent associées. Nous retrouverons cette organisation dans l'architecture grecque.

 

Source

L'héraion de Samos

 

Ce temple est dédié à Héra, même s'il semble avoir été destiné à un culte indigène pratiqué dès le III e millénaire.

Sur ce site, quatre temples se sont succédé : l'hécatompédon I et II et l'héraion III et IV.

Le premier temple date de l'époque géométrique.

Une autre construction eut lieu entre 800 et 750 avant notre ère. Le temple mesure alors cent pieds de long (hécaton signifiant "cent" en grec) sur vingt pieds de large (i.e. 32,85 m sur 6,5 m).

Une colonnade axiale de treize supports soutenait la poutre faitière.

Visiblement, le temple s'ouvrait sur toute la largueur à l'Est, avec trois piliers entre les extrémités des murs de la cella.

Les murs en briques crues reposaient sur un socle de pierre. Les colonnes étaient faites de bois, isolés du sol par une base en pierre. Le toit était à deux versants.

Ce temple fut détruit lors d'une inondation.

 

Sachez qu'il existe à Perachora –près de Corinthe- le temple d'Héra Acraia dont le plan est en "épingle à cheveux."

Des modèles, qui avaient été offerts en ex-voto, ont été découverts. Ils avaient la forme d'un temple  rectangulaire,  type mégaron B.

 

À cette époque, les ordres n'existent. Ils ne naîtront qu'au VII e siècle avant notre ère.

En plus, la plupart des sanctuaires ne possèdent pas de temple. Dans ce cas, les divinités sont simplement honorées dans des enceintes à ciel ouvert qui n'ont qu'un autel.

 

FIN DE LA QUATRIÈME PARTIE

Repost 0
Published by Clélie - dans Art : architecture
commenter cet article
10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 10:14

Voici la troisième partie concernant le vocabulaire sur l'architecture religieuse grecque.

LE CORPS CENTRAL
: désigne la partie du temple constituée par la cella, le pronaos et l'opisthodome. Il s'agit des pièces entourées par la colonnade.

 

LE NAOS :( ναόϛ) désigne, selon le Bailly, le temple et plus particulièrement la partie intérieure du temple où était placée la statue du dieu.

Il a le même sens que "corps central."

 

LA CELLA : est le cœur du temple, c'est la pièce principale du temple où se trouve la statue de culte.

 

Source

LE PRONAOS
: est le vestibule du temple qui permet d'accéder à la cella, limité par le prolongement des murs de celle-ci et en général par deux colonnes in antis.

 

Source

L'OPISTHODOME
: est un espace à l'arrière de la cella, répondant symétriquement au pronaos, mais fermé du côté de la cella et n'ouvrant que vers le péristyle, avec des colonnes in antis.

 

Source

L'ADYTON
: (δυτον) qui signifie "où l'on ne peut pénétrer", désigne la partie la plus secrète d'un lieu sacré. Il s'agit de la pièce située à l'arrière de la cella. On ne peut y accéder que par l'intérieur.

 

L'ANTE : est l'extrémité flottante du mur, en particulier des murs de la celle d'un temple. L'ante peut être formée par un pilier indépendant appliqué à l'extrémité du mur ou délimité par des redans dans l'appareil même du mur. L'ante est couronnée par un chapiteau particulier.

 

LE PÉRISTYLE ou LE PORTIQUE : est la galerie couverte entourant le naos des temples périptères ou diptères. Il est limité par un de ses côtés par le mur du naos et de l'autre côté par une rangée de colonnes.

 

LA CRÉPIS : le temple repose sur un podium à degré. La crépis est le socle à degrés –le plus souvent trois-  qui repose sur les fondations.

 

L'EUTHYNTERIA : est l'assise supérieure de la fondation, destinée à établir l'horizontalité parfaite de l'édifice.

 

LE STÉRÉOBATE : (στερεοβάτηϛ) est l'ensemble des deux degrés inférieurs de la crépis.

 

LE STYLOBATE : (στυλοβάτηϛ) est le degré supérieur de la crépis sur lequel s'appuient les colonnes.

FIN DE LA TROISIÈME PARTIE

Repost 0
Published by Clélie - dans Art : architecture
commenter cet article
7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 10:24

Voici la deuxième partie, dans laquelle vous trouverez les définitions concernant les différents types d'édifices.

Source

LE MÉGARON :
est une construction allongée avec vestibule et façade sur le petit côté et sans colonne.

Selon le Bailly, le μέγαρον est, dans une maison privée, soit la salle de réunion pour les hommes, soit l'appartement des femmes, soit la chambre à coucher. Dans un temple, le μέγαρον est la partie de ce même bâtiment  où se rendaient les oracles à Delphes. Ce terme désigne aussi le sanctuaire d'un temple.

 

Source

LE PÉRIPTÈRE
: (περίπτεροϛ) il s'agit d'un plan de temple qui possède une colonnade extérieure qui entoure, sur une seule rangée, les quatre côtés du corps centrale. Elle délimite de cette façon, un péristyle double.

 

Source

LE DIPTÈRE
: (δίπτεροϛ) ce temple possède une double colonnade extérieure qui entoure sur deux rangées, le corps central. Elle délimite un péristyle double.

 

LE PSEUDO-DIPTÈRE : il présente une seule range de colonnes (comme le périptère), mais un péristyle large (comme celui du diptère).

 

LE MONOPTÈRE : (μονόπτεροϛ) est un bâtiment avec un plan rectangulaire ou circulaire qui ne comporte qu'une seule rangée de colonnes supportant le toit.

 

IN ANTIS : désigne un plan dans lequel les murs latéraux se terminent par des antes entre lesquelles se dressent des colonnes. Il s'agit de la disposition traditionnelle du pronaos des temples grecs.

 

PROSTYLE : cet adjectif désigne le plan d'édifice qui comporte un vestibule à colonnes détachées en avant de la salle principale.

 

En fonction du nombre de colonnes en façade, les sont dits tétrastyle (quatre colonnes), hexastyle (six colonnes), octostyle (huit colonnes), ennéastyle (neuf colonnes), décastyle (dix colonnes) et dodécastyle (douze colonnes).

 

HYPÈTHRE : (παιθροϛ) qui signifie "exposé à l'air" concerne les temples dont le péristyle avait une couverture, le corps central demeurant sans toit, comme une cour intérieure.

FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE

Repost 0
Published by Clélie - dans Art : architecture
commenter cet article
4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 10:33

Nous donnerons, dans un premier temps, les définitions liées à l'architecture religieuse de la Grèce Antique. Ensuite, nous étudierons quelques monuments religieux.

 

LE SANCTUAIRE : il s'agit du lieu choisi par une divinité pour sa résidence. Ce terrain (τέμενοϛ) est consacré à la divinité à qui appartient le lieu. C'est pourquoi, il est délimité par des bornes ou par un mur d'enceinte afin d'être distingué du domaine des hommes. Parfois, le sanctuaire est délimité par des éléments naturels comme une colline ou un fleuve. Cependant des limites artificielles sont toujours ajoutées.

 

LE PÉRIBOLE : περίβολοϛ est le mur d'enceinte d'un sanctuaire.

 

Source

LE PROPYLON
: est l'entrée du sanctuaire. Ce terme désigne aussi l'entrée monumentale de n'importe quelle construction.

 

L'AUTEL : est présent dans tous les sanctuaires, même les plus petits.

Sur l'autel, on dépose les offrandes qui doivent y être brûlées.

Il existe deux types d'autel : LE BOMOS (βωμόϛ) est un autel sur lequel on offre des sacrifices pour les divinités ouraniennes (i.e. les divinités d'en haut, ouranos signifiant "ciel" en grec). Il est de dimension variable ; plus petit dans le cadre du culte familial et plus élaboré dans les grands sanctuaires. L'ESCHARA (έσϰάρα) est un autel en creux sur lequel on offre des sacrifices aux divinités chthoniennes (i.e. les divinités d'en bas chthôn signifiant "terre" en grec). Ce type d'autel est aussi utilisé lors des rites funéraires.

 

 LA STATUE : la plupart du temps, le dieu est matérialisé par une statue. Comme elle est confondue avec le dieu, les Grecs estiment que la statue a les mêmes besoins que les humains. C'est pourquoi, la statue reçoit des offrandes alimentaires.

La statue peut être soit à proximité de l'autel, soit dans le temple.

 

LE TEMPLE : est uniquement la maison du dieu. Il n'a donc pas la fonction d'une église qui réunit les fidèles.

Le temple doit seulement abriter la statue de culte. C'est pourquoi, le temple n'est pas un élément indispensable du sanctuaire.

Le temple n'a pas à recevoir les fidèles, il doit juste mettre en valeur correctement la statue du dieu.

 

Source

LE NAÏSKOS
: est un petit édifice, votif ou funéraire, traité en temple ou façade de temple miniature.

 

LE TRÉSOR : est un petit édifice votif qui se trouve dans le sanctuaire. Dans ce bâtiment sont placées toutes les offrandes précieuses et fragiles détenues par la cité. Bien que le trésor ne soit pas un lieu de culte, il a la forme, simplifiée, d'un temple.

La plupart du temps, le trésor est composé d'une pièce rectangulaire précédée d'un porche avec deux colonnes placées entre les antes.

 

LE PORTIQUE ou STOA : est une galerie ouverte constituée d'un mur de fond et d'une toiture en auvent soutenue par des colonnades en façade. Les portiques permettent d'abriter les pèlerins et d'exposer les offrandes.

 

L'HESTIATORION : (έστιατόριον) est la salle des banquets. Lorsqu'un animal était sacrifié, ce rite donnait lieu pour les fidèles à un festin.

Pour le clergé, les magistrats et autres hôtes de marque, ce festin se déroulait dans les hestiatoria.

 

Source

L'ENKOIMÈTERION :
est un dortoir qui se trouve dans les sanctuaires du dieu guérisseur Asclépios. Il s'agit de portique à banquette sous lequel les malades passaient la nuit dans l'attente du rêve grâce auquel le dieu leur expliquait le moyen de guérir…

 

LA THOLOS : (θόλοϛ) ce terme ne concerne pas que les édifices religieux. Il désigne tout édifice de plan circulaire, religieux, public ou funéraire.

 

LA FONTAINE : sert lors des purifications rituelles qui doivent être faites avec une eau vive.

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

Repost 0
Published by Clélie - dans Art : architecture
commenter cet article