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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 10:12

Source

 

PALIN Michael, Le Tour du monde en 80 jours par un Monty Python, hoëbeke, 2009

 

Ce vingt-cinquième jour s'annonce mieux. Bombay est tout près et Michael Palin a retrouvé la santé… Cependant, ils doivent "d'abord continuer [leur] route vers le sud, jusqu'au Hay Bunder, le bassin réservé aux dhows, […]."

 

À dix heures, ils sont devant le port, mais doivent jeter l'ancre afin de recevoir les services des douanes.

Avec un pincement au cœur, Michael Palin dit au revoir aux hommes du dhow.

 

Les formalités accomplies,"[il] monte alors dans une petite vedette qui [le] transporte jusqu'à la Porte des Indes. Malgré le nom, plus personne n'arrive en Inde par là, sauf peut-être des souverains en visite, donc cela [lui] fait une curieuse impression d'y débarquer avec armes et bagages, dans [ses] vêtements froissées par sept jours de dhow."

 

À peine a-t-il mis le pied sur le sol indien qu'il est assailli par "l'odeur capiteuse des épices et du fumier." Il arrive à l'hôtel où, enfin, un lit et des draps propres l'attendent !

 

Après avoir fait le point sur le site du voyage, Michael Palin part se "promener le long de l'Apollo Bunder, qui suit le front de mer." Le spectacle que lui offre la rue lui plaît.

 

Après une bonne nuit de sommeil, Michael Palin sait qu'il a déjà huit jours de retard sur Fogg. En plus, le passage entre Madras et Singapour n'est plus une certitude.

 

Le calme relatif de la ville masque la fête en préparation appelée Durga Puja, qui marque l'apogée de dix jours consacrés à célébrer la victoire du bien et du mal. Il existe en Inde au moins sept jours de l'an différents, selon le moment où l'on a rentré les moissons."

 

Des effigies seront promenées dans la ville puis "détruites afin de commémorer la mise à mort du méchant roi Ravana par le seigneur Rama. Dans la vie indienne, il est très important de célébrer le mythe et de croire au surnaturel et, en ce jour de fête, la coutume veut que chacun bénisse son moyen d'existence. Donc, le soldat entoure de guirlandes son fusil, le photographe son appareil, le fermier sa charrue, et ainsi de suite."

 

Dans les rues de Bombay, Michael Palin cherche un barbier qu'il trouve rapidement. La foule est là et les caméras de la B.B.C. aussi. Ces dernières conditionnent l'attitude  du montreur de serpent. " À ce qu'il semble, cet homme sait tout ce qu'il y a à savoir sur les droits télévisés dans le monde entier et il négocie avec une âpreté intraitable qui lui assurerait un poste de vice-président dans n'importe lequel des grands studios hollywoodiens. D'ailleurs, on écoute toujours sans se faire prier un homme qui tient à la main un cobra à lunettes. Le "combat" proprement dit est aussi pitoyable que déplaisant."

 

Quelques temps plus tard, Michael Palin poursuit sa promenade parmi les bâtiments construits sous l'Empire britannique.

Le pasteur de la cathédrale saint-Thomas lui apprend que le christianisme "est la troisième religion de l'Inde, après l'hindouisme et l'islam."

En Inde, "seize religions distinctes sont pratiquées dans le pays et elles se respectent mutuellement. Sur un billet de banque indien, on peut lire quatorze langues différentes, toutes protégées."

 

En retournant à l'hôtel, il se retrouve mêlé malgré lui à la foule lors du défilé en l'honneur de la déesse Kali.

 

En ce vingt-septième jour de voyage, la nuit de Michael Palin a été peuplée de rêves étranges. Finalement il réalise qu'il se trouve en Inde qui lui offre "un univers plus bizarre encore que celui de [ses] rêves."

 

Il se rend à la gare Victoria Terminal pour prendre un billet de train. Ici, "les visages ne reflètent ni la tension nerveuse, ni l'inquiétude, ni la colère sourde que l'on peut voir, matin et soir, dans n'importe laquelle des grandes gares londoniennes. Encore une fois, [Michael Palin] pense que c'est l'effet de la tolérance. Les Indiens ne montrent jamais d'impatience. Ils acceptent le droit qu'a chacun de se trouver là où il est. La pauvreté et le misère les plus atroces, la malnutrition et la difformité s'offrent à tous les regards, mais les dépressions nerveuses n'existent pour ainsi dire pas."

 

Lorsqu'il se retrouve dans la rue, il a sous les yeux un décor d'une autre époque, "des boîtes à lettres rouges et des autobus à impériale dans le plus pur style britannique des années 1930.

Mais les boîtes à lettres et les autobus à impériale ne son pas les seuls vestiges des Indes britanniques. La démocratie la plus peuplée du monde conduit à gauche et joue au cricket. La langue anglaise soude le nord et le sud, l'est et l'ouest d'un pays qui n'a pas d'autre langue commune. Ce qui n'empêche nullement l'Inde de conserver, comme aucun autre pays au monde, son individualité ; elle est l'archétype des nations non-alignées, donnant à l'autonomie la primauté sur le luxe ; elle est la zone tampon sociale et économique entre les certitudes envahissantes des deux modèles de capitalisme, l'occidental et l'oriental."

 

Afin de prouver à ses amis, atteints de scepticisme, que ce voyage a eu lieu, Michael Palin a promis de "rapporter divers articles à titre de preuves." Le premier est un horoscope indien pour un ami dont le premier enfant devrait naître en avril. M. Jagjit Uppal établit l'horoscope et explique à Michael Palin que "l'astrologie joue un rôle important dans la vie indienne."

 

Michael Palin le questionne ensuite sur son voyage qui devrait se dérouler normalement, ses problèmes sont finis !

 

L'après-midi, Michael Palin marche dans le quartier le plus pauvre de Bombay, mais ici "la pauvreté n'y fait pas figure d'échec, comme c'est le cas en Occident, […]. Ici, elle fait partie de la vie." Ceci continue de surprendre Michael Palin.

Il est accosté par un homme qui lui propose des femmes, puis des hommes, mais Michael Palin reste de marbre. Bombay est une ville "attirante, insaisissable, imprécise, incertaine et séduisante."

 

Les ennuis commencent à la gare. "Aujourd'hui, [son] nom a beau figurer très clairement sur le listing électronique des passagers affiché sur le quai – "Michael Palin…sexe masculin… 45 ans… 194/64"-, il semble qu'il y ait deux autres Michael Palin déjà installés à la place 194/64, l'un des deux étant d'ailleurs une femme." Mais finalement toute l'équipe prend le train à l'heure dite. Un voyage de 1 247 kilomètres et d'une durée de vingt-quatre heures commence.

 

Michael Palin n'a pu récupérer sa place, il est assis dans le couloir. Le train démarre et le paysage défile à environ cent kilomètres heure. Cette même voie sert aussi de grande route mais aux piétons et aux animaux !

 

Vers 22 heures 10, l'équipe est à Kurduvadi. Le train n'a qu'un quart d'heure de retard, mais un écriteau dit "les trains en retard peuvent rattraper leur retard, mais ils peuvent aussi l'aggraver."

 

Les affaires pour la nuit leur sont apportées.

 

Ce dimanche 23 octobre marque la cinquième semaine de ce voyage. Dans le courant de la matinée, le train arrive à Guntakal où il fait un arrêt assez long.

 

Le voyage reprend. Ils sont à présent dans la province du Tamil Nadu.

 

Enfin, ils arrivent à Madras mais avec quarante-cinq minutes de retard. "On [le] fourre à bord d'un cyclo-pousse qui part à grands coups de pédale vers le Connemara Hotel." À son arrivée, on lui demande de céder la place à une Mercedes blanche occupée par un couple élégant qui vient de se marier.

 

Michael Palin est enfin conduit dans une chambre où il peut prendre un bain.

 

Le lendemain, un problème surgit : relier Singapour semble délicat. En plus Michael Palin et Roger Mills sont atteints de fièvre, ils ne peuvent tourner.

 

Michael Palin reste donc à l'hôtel dans lequel il découvre une librairie prénommée "pour rire". Malgré sa petite taille, il y trouve quelques ouvrages. Le reste de la journée se déroule calmement.

 

Le lendemain, la fièvre étant tombée, les deux hommes sortent dans les rues de Madras. Ils se rendent au bureau de Babuji Jetsea Freights afin de négocier leur voyage sur un cargo yougoslave, le Susak. Les choses étant compromises, ils tentent d'obtenir gain de cause auprès d'une autre compagnie maritime, la New Indian Maritime Agency. Finalement en fin d'après-midi, les choses s'arrangent. Le Susak accepte le compromis proposé. Deux hommes de l'équipe de Michael Palin pourront aller sur ce cargo, tandis que deux hommes du cargo prendront l'avion pour Singapour.

 

Le 26 octobre, Michael Palin et son comparse sont prêts pour embarquer sur le Susak. Mais l'homme devant les attendre n'est pas là. Michael Palin et Nigel Meakin décident de se rendre sur les docks. Les péripéties s'enchaînent, c'est pourquoi, ils ne parviennent à monter à bord du cargo qu'à 17 heures 30. De toute façon, le cargo ne pourra partir qu'après 22  heures, le chargement n'étant pas achevé.

 

Michael Palin et Nigel Meakin sont installés dans l'"Hôpital et [la] pharmacie du bord."

 

La nuit n'en finit pas. À minuit, on charge encore le cargo, mais Michael Palin sait alors pourquoi. "Pour obtenir un bon rendement, il faut graisser la patte de ces garçons. C'est ce qu'on appelle une "prime de vitesse" : à raison de 25 roupies par conteneur, ils travailleront alors deux fois plus vite."

 

Après une discussion déprimante, Michael Palin prend "le chemin de l'hôpital."

 

FIN DE LA TROISIÈME PARTIE

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