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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 10:29

Source

PALIN Michael, Le Tour du monde en 80 jours par un Monty Python, hoëbeke, 2009-09-23

 

Le tour du monde en quatre-vingts jours : un défi relevé littérairement par Jules Verne et lancé par la B.B.C. Mais il fallait quelqu'un pour tenter ce pari avec les mêmes moyens de transports que ceux utilisés par Phileas Fogg…

 

Clem Vallance, de la B.B.C., propose à Michael Palin, l'un des Monty Python, "cette entreprise biscornue."

 

Le voyage est calqué "d'aussi près que possible sur celui de Phileas Fogg", ce qui implique que quelques pays ne sont pas visités. Vingt-sept chapitres et trois mois pour faire le tour du monde !

 

Michael Palin a aussi un Passepartout. Il s'agit de cinq personnes qui constituent l'équipe de tournage de la B.B.C.

 

Le titre original de ce livre est Around the World in 80 Days.

LE TEXTE :

 

Le voyage commence le 25 septembre 1988. Le décor est planté :

 

"Je quitte le Reform Club, dans Pall Mall, à Londres, cent quinze ans, trois cent cinquante-six jours et dix heures trois quarts après Phileas Fogg, par une matinée pluvieuse et étouffante. Cette nuit, j'ai dormi trois heures et demie, et la seule chose que j'envie à Phileas, c'est d'être un personnage de roman."

 

Muni de peu de bagages, Michael Palin part à la gare Victoria où il retrouve son Passepartout, c'est-à-dire les cinq personnes de la B.B.C. Ils vont prendre le Venise-Simplon Orient-Express qui n'existait pas en 1872.

 

"Ultimes adieux et vérifications de l'heure exacte du départ par deux amis, agissant en qualité de témoins. Les amis de Fogg étaient des banquiers. Les miens, MM. Jones et Gillian sont des Python."

 

Le train part pour s'arrêter à Folkestone. Pour gagner la France, ils embarquent sur "un vaisseau de soixante mille tonneaux."

 

Arrivés à Boulogne, ils montent dans les wagons. Lors du dîner, Michael Palin rencontre quelques personnes et constate que "la grande majorité des 188 passagers se répartit entre deux groupes : ceux qui se rendent à Venise pour une conférence sur les pipelines et des Américains du Midwest en voyage organisé."

Vient le moment d'aller se coucher. Tandis que "le train file vers la trouée de Belfort, […]", une journée vient de s'écouler. "[…] et pour le moment, le tour du monde est un jeu d'enfant."

 

La Suisse et le Liechtenstein sont traversés facilement mais quand ils pénètrent dans le cinquième pays, "l'affaire prend soudain mauvaise tournure." La grève des trains en Italie les oblige à se rendre à Innsbruck. Ensuite un autocar les conduit à Venise mais il faut passer les frontières et "attendre le bon vouloir des douaniers. Fogg n'avait pas ce problème."

 

"À la frontière italienne, on fait passer aux douaniers une bouteille de champagne de l'Orient-Express, qui paraît accélérer les formalités."

Enfin Venise est là et quelques instants plus tard une chambre d'hôtel.

 

Le lendemain matin, Michael Palin part "découvrir la ville depuis une barge à ordures." Façon originale de découvrir la ville avant de prendre le chemin de le Grèce.

 

En début de soirée, ils sont "à bord  du navire, après deux heures passées dans les limbes de la bureaucratie." Venise s'éloigne peu à peu.

 

 

 

 

À bord de l'Espresso Egitto, quatre-vingts passagers naviguent vers l'Égypte. La traversée doit durer quatre jours. Après avoir "suivi un dédale de coursives toutes identiques," Michael Palin rencontre M. Lalli, "le commissaire du bord." Pris d'une quitte de toux, M. Lalli déclare qu'il devrait arrêter de fumer, mais chacun calme sa nervosité comme il peut… Ses propos surprennent Michael Palin."L'idée que cette espèce de primate massif a ses moments de nervosité m'étonne autant que si j'apprenais qu'Arnold Schwarzenegger sanglote le soir, quand il n'arrive pas à s'endormir, et ce n'est pas la seule surprise que réserve M. Lalli."

 

Le voyage se poursuit doucement à dix-huit neuf (soit environ cinquante kilomètres heure). En regagnant sa cabine, Michael Palin avance sa montre d'une heure.

 

Le cinquième jour, l'Espresso Egitto approche du canal de Corinthe. Extraordinaire moment, car il s'agit de "faire passer un fil par le chas d'une aiguille." Tous les passagers assistent à cette manœuvre.

 

"L'art de négocier le canal de Corinthe est sûrement le plus difficile de tous les tours de force maritimes, une démonstration de navigation non seulement de la part du navire, mais aussi de celle du remorqueur qui nous guide et nous maintient dans l'axe, car à cette faible vitesse il nous est impossible de nous diriger nous-mêmes."

 

L'Espresso Egitto se dirige vers Athènes. Une grève attend l'équipe de Michael Palin : pas de taxi dans Athènes. Finalement, Michael Palin parvient à prendre un minibus qui le conduit au centre de la ville afin de voir les evzones  qui sont "des soldats de la garde présidentielle, à l'étrange tenue, qui patrouillent, entre autres, le monument aux morts et qui hissent le drapeau national tous les dimanches à l'Acropole." Leur uniforme se compose d'un "képi orné de glands, une tunique brodée, une jupette évasée ou fustanelle, de longs bas blancs et des sabots à pompon." Cette tenue "reflète […] le féroce orgueil national des Grecs, car elle était à l'origine celle des partisans qui luttèrent pour maintenir en vie la cause nationaliste pendant les quatre siècles d'occupation turque."

 

Le sixième jour, quelques passagers supplémentaires viennent se joindre aux autres après une escale à Héraklion, ce qui semble causer quelques tourments à M. Lalli.

 

Après un dîner de gala, Michael Palin regagne sa cabine. L'Égypte est dorénavant  à moins de trois cents kilomètres.

 

 

 

 

Nuitamment, Michael Palin est réveillé par un voisin de cabine. Comme il ne retrouve pas le sommeil, il finit par se lever et préparer ses affaires. Ensuite, il se rend sur le pont duquel il perçoit la côte nord-africaine.

 

Les formalités accomplies, Michael Palin foule le sol d'Alexandrie. Rapidement, il se retrouve "à bord d'un fiacre qui jaillit du port au galop et se lance au milieu de la circulation démente." Le trajet est périlleux mais il arrive à l'hôtel Cecil "sain (de corps, sinon d'esprit) et sauf."

 

À midi, il est à la gare Misr pour se rendre au Caire, ville extrêmement bruyante. Soudain, "une violente dispute […] [éclate] pour savoir si nous avons, oui ou non, le droit de filmer et quatre personnes échangent des hurlements, en se tenant la tête à deux mains. À les regarder faire, on pourrait croire qu'ils viennent de perdre père et mère."

 

À seize heures, Michael Palin arrive au Caire. Après avoir assisté à un match de foot, il descend à l'hôtel Windsor dans lequel rien ne fonctionne.

 

Le lendemain matin, comme lui et son équipe ont un peu de temps avant de prendre le bateau pour Suez, ils acceptent "d'aller visiter un plateau de cinéma égyptien." Un film est en tournage. Michael Palin fait la connaissance des acteurs et se voit confier "le rôle du Troisième Client au Rayon des Porcelaines." Parce qu'il a tenu son rôle "avec tant de brio", il obtient un second rôle : le "Type qui sort de l'Ascenseur."

 

Michael Palin profite de ce séjour pour visiter les pyramides de Gizeh. Il se retrouve bien vite "sur le dos d'un chameau." Pas facile d'être à l'aise sur cette monture. Mais ce lieu, hautement touristique, est aussi plein de bruit et de dispute.

 

De retour à l'hôtel, Michael Palin apprend que le bateau qu'il devait prendre à Suez ne partirait pas le lendemain, car il avait des "problèmes de moteur."

 

Finalement, il parvient à quitter Suez mais plus tard que prévu. À 14 heures, il quitte l'hôtel et prend un taxi pour Suez. Ce trajet est pénible à cause des fortes chaleurs, du bruit et de la pollution. Quand il arrive à Suez, il est déjà 17 h 45 et "les bureaux de la ligne maritime sont fermés." Michael Palin et son équipe doivent trouver une chambre. Dans cette ville, marquée par deux guerres, ils trouvent à se loger au Red Sea Hotel. Il faut maintenant attendre le lendemain…

 

 

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 11:26

Source

TILLIER Marianne, Les expressions de nos grands-mères, Points, Coll. Le goût des mots, 2008

 

Certaines expressions vous sont familières mais vous en avez oublié le sens. D'autres ne vous disent rien. D'autres encore ont un goût d'enfance…

 

Les expressions sont nombreuses et nous en connaissons tous, mais que savons-nous de leurs histoires ? Peu de chose bien souvent. C'est pourquoi, cet ouvrage au format poche devrait vous ravir…

 

Ce livre se présente comme un dictionnaire. Chaque expression est définie. Ensuite, une explication est donnée. Vous pourrez apprendre le secret et les histoires de nos expressions françaises.

 

Si vous voulez savoir pourquoi nous disons "Des nèfles !" ou "C'est la soupe à la grimace." ou "N'en jetez plus la cour est pleine.", ce livre est fait pour vous… N'hésitez pas…

 

Un exemple pour vous convaincre :

 

 "En voiture, Simone, c'est moi qui conduits, c'est toi qui klaxonnes !"

 

Cette expression signifie "Démarrons, allons-y !"

 

 Cette femme a vraiment existé. En 1929, Simone-Louise de Pinet de Borde obtient son permis de conduire. Elle n'a que dix-neuf ans. Elle devient célèbre, car elle participe à des rallyes automobiles dans un univers essentiellement masculin… Je vous laisse découvrir la suite !

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 10:15

Source

MARTY Ginette, MARTY Georges, Dictionnaire des chansons de la Révolution 1787-1799, Tallandier, 1989

 

Que chantait-on à la fin du XVIII e siècle en France ? Si vous ne le savez pas, ce livre vous permettra de l'apprendre.

 

S'il est vrai qu'environ trois mille chansons furent composées dans les dernières années du XVIII e siècle, les auteurs n'en offrent que cent quarante. Il a donc fallu choisir.

 

Les auteurs ont privilégié les textes parlant du quotidien : "l'anniversaire d'une demoiselle, une nouveauté vestimentaire, la dernière invention scientifique, le mariage mais aussi le divorce, la hausse du prix du blé, la mort de Louis XVI, la prise de la Bastille et les faits d'armées d'un nommé Bonaparte…"

 

Toutes les chansons proposées dans cet ouvrage sont accompagnées de leur partition. Certaines chansons sont anonymes d'autres signées de leur auteur.

 

La Marseillaise ouvre le livre. Des notes explicatives figurent en bas de page. Ensuite, un historique de la chanson et des genres littéraires est donné. Vous découvrirez quels étaient les instruments de musique qui accompagnaient ces chansons. En quelques mots, vous apprendrez ce qu'était la chanson politique sous l'Ancien Régime, puis à la fin du XVIII e siècle et aussi comment était organisée l'industrie de la chanson à cette époque.

 

Enfin, vous découvrez les chansons, proposées année par année. Les plus anciennes sont de 1787, les plus récentes sont de 1799. La plupart des chansons sont suivies de notes explicatives.

 

L'ouvrage s'achève par la biographie des auteurs de chansons. Vous apprendrez aussi où chantaient les artistes (rues, cafés voire parfois les théâtres).

 

En annexe, vous trouverez un index alphabétique des chansons et des auteurs figurant dans l'ouvrage, ainsi qu'une chronologie des événements contemporains de ces chansons.

 

Si vous n'avez pas totalement trouvé votre bonheur dans ce livre, une bibliographie vous propose d'autres ouvrages.

 

Plus de trois cents pages pour voyager à travers cette fin tourmentée que fut ce XVIII e siècle… À vous de chanter, Chanson contre l'Assemblée nationale, La Journée des poignards, Amphigouri patriotique, Le Déporté dans la Guyane française….

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 09:35

Source

Un samedi soir, en ville chinoise, Albert Londres marche au hasard. Il y a à la fois beaucoup de monde et beaucoup de bruit. Parmi tous ces gens, Albert Londres aperçoit "trois marsouins, trois tristes soldats de France." Il décide de les suivre.

Alors que ces trois hommes cherchent un endroit pour boire, ils entrent dans la boutique… d'un photographe. Sur le point de partir, Albert Londres leur propose de payer la séance.

Après cela, les quatre hommes sortent et se font transporter, en coolie-pousse, vers l'avenue de Hata-Men. Ils sont dans une maison close dans laquelle travaillent des prostituées coréennes.

Les quatre hommes discutent d'abord. Albert Londres apprend que ces soldats se retrouvent en Chine contre leur volonté. Ils ne comprennent pas ce qui se passe dans ce pays. "Pourquoi qu'y s'bouffent le nez entre eux, pissqu'y a pas la révolution ?" dit l'un d'entre eux.

Les explications d'Albert Londres, plus complexes, les dépassent.

On appela les jeunes filles. L'une d'elle chante encore et encore tandis que les soldats boivent.

 

M. Pou et Albert Londres se rendent, de bonne heure, à la gare afin de prendre le train pour Tient-Sin, car "la Chine allait tirer son sabre contre la Chine."

"Au centre de la Chine, se trouve un homme au nom mutin : Wo-Pé-Fou. Ce charmant garçon a trois cent mille soldats. […]. Et, au nord, […], le coupe-jarret Tsang-Tso-lin, se prépare à l'attaquer."

La raison de ce combat : "Le maréchal Tuang-Si-Joui. Le président du Conseil en congé, Liang-Che-Ji." Ces deux hommes se trouvent à Tient-Sin. "Tuang sur la concession japonaise. Liang sur la concession française, le Japon étant bon pour l'ophtalmie et la France pour l'arthritisme !"

Albert Londres et M. Pou prennent le train. Première surprise : Albert Londres découvre qu'il n'aurait pas dû prendre de billet car en observant, il se rend compte qu'il suffit de remettre discrètement un dollar au contrôleur. Mais les trains arrivent à l'heure ! Dans ce pays, "personne ne paie ses billets et les trains marchent comme une montre."

Cette réalité étonne Albert Londres qui en demande la raison. Ce à quoi M. Pou répond : "Les trains marchent comme une montre parce que ceux qui vivent des trains ont intérêts à les faire marcher. Si, chez nous, comme en Russie, c'était la communauté qui empochât, depuis longtemps tout serait rouillé."

En un mot la Chine, c'est le triomphe du débrouillard sur l'empoté.

Quand ils arrivent, les deux hommes doivent attendre pour rencontrer les deux hommes dans Tient-Sin où les soldats de Tsang-Tso-lin défilent.

M. Pou parvient à obtenir deux entrevues avec chacun des deux hommes.

À trois heures, Albert Londres et M. Pou sont chez Tuang-Si-Joui, "maréchal et candidat secret à la présidence de la République." Ils sont conduits auprès de lui.

Albert Londres pose des questions traduites par M. Pou, mais ce dernier ne veut pas poser de façon aussi directe les questions du journaliste au maréchal. Selon M. Pou, il faut parvenir à demander avec diplomatie "si Tsang-Tso-lin, deviendrez-vous président de la République ?"

M. Pou apprend seulement que "Tsang-Tso-lin détruirait sûrement Wou-Pé-Fou."

Albert Londres ne parvient qu'à contrarier le maréchal avec ses questions ! Ce qui les oblige à partir rapidement.

Albert Londres et M. Pou se rendent chez Liang-Che-Ji, "Bouddha de la richesse et président du conseil en congé involontaire depuis quatre-vingt-douze jours."

Cet homme, au sens pratique, est "réfugié sur le sol français. Politiquement, il combat les territoires étrangers en terre chinoise, mais personnellement, il reconnaît, tout comme M. Pou, qu'à certaines époques cela peut présenter des avantages indiscutables."

Selon M. Pou, cet homme est un filou, ce qui présente un avantage : "inutile de prendre des gants." Toutefois, les questions posées sont modérées. Albert Londres apprend que Liang-Che-Ji reviendra "avant quinze jours [à Pékin], car alors Tsang-Tso-lin aura battu Wou-Pé-Fou."

M. Pou explique ensuite à Albert Londres qu'avec cet homme-là au pouvoir "rien ne sera changé. Et après, ce sera comme avant."

Les deux hommes partent.

 

M. Pou refuse d'accompagner Albert Londres à Shanghaï.

 

"À Shanghaï, on fait de l'argent. C'est la matière première et dernière." À Shanghaï, avait-on dit à Albert Londres, on ne parle que l'anglais. Albert Londres constate qu'on n'y parle que chiffre.

Shanghaï "c'est en Chine et ce n'est pas une ville chinoise. Elle enferme un million de Chinois, cela ne prouve rien encore. Ce million de Chinois ne fait pas plus Shanghaï que mille poux sur un poney ne font le cheval."

Shanghaï est une ville tournée vers la mer et compte, à cette époque, quatre cent millions d'habitants. Rapidement, des hommes de tous pays sont venus s'y installer. "Ainsi naquit Shanghaï, de mère chinoise et de père américo-anglo-franco-germano-hollando-italo-japono-judée-espagnol."

Les banques sont partout à un point tel que cela en devient angoissant. Dans cette ville où il y peu de Chinois et une seule concession française, il reste tout de même une place pour la ville chinoise.

À Shanghaï, c'est "l'exposition permanente des races, des mœurs et des tares du globe." On y trouve "l'opium, la morphine, la cocaïne, l'héroïne" et l'argent, toujours l'argent….

 

Albert Londres revient à Pékin. Les Européens fêtent carnaval.

En entrant dans sa chambre d'hôtel, Albert Londres trouve M. Pou qui lui apprend que "Tsang-Tso-lin approche, Wou-Pé-Fou aussi."

Les deux hommes vont quand même à ce carnaval. En arrivant, Albert Londres constate qu' "au gratin international [s'est] joint le gratin chinois." Si tant de Chinois "étaient accourus à cette fête, ce n'était non plus pour danser. L'angoisse les y avait poussés."

D'ailleurs parmi les Chinois, l'un dit à un Européen : "Si le sort nous est de nouveau cruel, puis-je compter sur un tout petit coin dans votre légation, Excellence ?" Mais il ne reçoit pas de réponse.

"Sous les mêmes lampions de fête les Jaunes tremblaient et les Blancs dansaient. Les Blancs ne craignaient pas de revoir les Boxers. Le jeu, cette fois, n'était pas le même qu'en 1900. Les Chinois, pour l'instant, n'en voulaient qu'aux tripes des Chinois."

Soudain, on demande la chambre 518 qui correspond à la chambre d'Albert Londres. La Russe, Galka, avait retrouvé ses "quatre-vingt-dix louis et [sa] liberté."

Cette nouvelle est comprise autrement par M. Pou. Il est persuadé que Tsang-Tso-lin est aux portes de Pékin. Albert Londres donne comme explication que "Tsang-Tso-lin renonce à la guerre. Il rappelle ses troupes qui étaient déjà à Tient-Sin. Et tout est fini avant d'avoir commencé."

M. Pou annonce cela à l'assistance et "la fête s'acheva dans l'allégresse générale."

 

Mais le lendemain, "tous les journaux annonçaient l'imminente catastrophe. Tsang-Tso-lin avait achevé la concentration de ses troupes et lui-même quitté Moukden. Il allait marcher sur Pékin. Wou-Pé-Fou courait à sa rencontre." La panique est là. Tout le monde n'a qu'à la bouche le nom de Tsang-Tso-lin ! C'est sauve qui peut !

 

Après la tempête, "soufflant du désert de Gobi", Albert Londres va "dans les houtongs apoplectiques de Pékin", car il est attendu au Wai Chiao Pu. Il lui faut attendre dans l'antichambre. Soudain, il voit du monde s'agiter autour de lui. Puis enfin, Albert Londres est présenté au Ministre qui vient donner sa démission. Ce Ministre cherche avant tout à "cesser de l'être."

Ce Ministre, qui s'exprime en français, avoue qu'il ne comprend pas ce qui se passe dans son pays, mais il parvient à expliquer quelques faits :

"Les soldats n'appartiennent plus à l'État mais à des particuliers. Nous sommes une République parlementaire mais nous n'avons plus de parlement."

Finalement, dans un pays où "le Destin compte" plus qu'en Occident, il n'est pas surprenant que certains attendent une espèce de deus ex machina !

 

Dans la nuit, M. Pou vient réveiller bruyamment Albert Londres. L'armée se rapproche et l'affolement est général ! En effet, "l'avenue grouillait de Chinois en fuite." Le peuple songe à se cacher et M. Pou explique à Albert Londres qu'il faut faire de même.

Pékin devient rapidement une fourmilière, puis "à sept heures du matin, on entendit distinctement le canon. Le peuple de Pékin arrêta soudain sa course, s'immobilisa et glapit. Tsang-Tso-lin ! Tsang-Tso-lin !"

Puis rapidement, le tumulte reprend. On croit  Tsang-Tso-lin et Wou-Pé-Fou morts. Pourtant, la panique demeure. "Les église catholiques croulaient sous des masses d'incroyants pour qui les coups de canon avaient eu la vertu du baptême."

On annonce alors que Tsang-Tso-lin et Wou-Pé-Fou sont vivants. La peur redouble au sein du peuple.

Albert Londres retourne à l'hôtel.

 

Le lendemain, au petit matin, "on voyait par les champs des fuyard ahuris. Loin du combat, la panique est bavarde. Elle est muette près du feu. Par-ci, par-là, au bord de la route, un cercueil attendait que les dieux voulussent bien désigner le lieu favorable à l'inhumation. Toute la campagne semblait étreinte par de l'angoisse."

Albert Londres, en voiture, tente de se rendre sur le champ de bataille. Sur le trajet, il trouve plusieurs hommes. Il voit aussi le corps d'une jeune femme qui avait dû s'empoisonner.

Albert Londres arrive non loin de la bataille. Il décide de marcher et parvient au champ de bataille.

"Je restai là deux heures. Tout à coup, un grouillement devant nous. Des troupes refluaient. Celles avec qui j'étais se levèrent et partirent aussi. Tout cela, dans un désordre chinois, se dirigeait, ayant perdu l'âme, vers la voie ferrée. Tsang-Tso-lin cédait le terrain."

En revenant sur ses pas, Albert Londres retrouve "Ward-Price ! Vieille chose ambulante ! Lumière du Daily Mail, confrère et frère, que f… vous là ?"

Le jour se lève. Comme Ward-Price vient juste d'arriver en Chine, il ne comprend pas ce qui se passe ici.

Alors, Albert Londres prend son ami par le bras "et, tout en marchant le long de la voie de chemin de fer, [il] commenç[a] :

-La Chine, mon ami…."

DEUIXÈME ET DERNIÈRE PARTIE

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 10:32

Source

LONDRES Albert, La Chine en folie, Le Serpent à Plumes, Coll. Motifs, 2001

 

Publié pour la première fois en 1922, chez Albin Michel, ce livre est le récit du séjour que fit Albert Londres, célèbre journaliste français, en Chine au début des années 20…

 

Après un très court prologue, Albert Londres raconte en vingt-deux chapitres, avec un style haut en couleurs et une bonne dose d'humour, son voyage chinois… Vous allez découvrir une Chine très surprenante, mais nous sommes en 1922 !

 

LE RÉCIT

 

La Chine, en 1922, est composée de vingt et une provinces, elles-mêmes menées par vingt et un tyrans. La Chine peut se définir ainsi : "[…] : chaos, éclat de rire devant le droit de l'homme, mises à sac, rançons, viols. Un mobile : l'argent. Un but : l'or. Une adoration : la richesse. […] Le peuple est une punaise que les hommes en armes écrasent dès qu'il ose sortir des plinthes."

Dans cette Chine, il faut faire preuve d'une grande ingéniosité pour vivre, car tous les moyens sont bons pour s'en sortir !

Chaque tyran, à la tête des plusieurs hommes, garde le pouvoir comme il le peut.

 

Albert Londres se rend en Mandchourie, à Moukden. Arrivé à l'aube, Albert Londres trouve un grand froid. Soudain, un coolie-pousse arrive et s'occupe du journaliste. Tandis que le jour se lève, les deux hommes parviennent à l'hôtel qui est tenu par un Japonais… Même dans cet hôtel, il fait froid, très froid.

 

Albert Londres se réveille en se demandant où il se trouve. Puis en ouvrant la fenêtre, il voit que tout est dégoûtant. Il sait alors qu'il est en Chine ! Mais il est ici pour faire un reportage et "pour assister à la guerre entre M. Tsang-Tso-lin et M. Wou-Pé-Fou." Mais d'abord, il faut partir "à la recherche du truculent bandit qui a nom Tsang-Tso-lin."

 

"Tsan-Tso-lin, chef des bandits Hong-Houzes, autrement dit moustaches rouges, " est né dans le Sud du pays. Le hasard des événements finit par faire de lui un homme redouté. Quand Albert Londres part à sa rencontre, Tsang-Tso-lin a une armée de "trois cent mille hommes. Il siège à Moukden, il invective Pékin, il vaut personnellement cent millions de dollars, il rêve à l'Empire et, chaque matin, il consulte son magicien noir, fameux devin aveugle."

 

Finalement à défaut de parvenir à trouver le consulat qui "est momentanément transporté à Harbin", Albert Londres réussit à trouver une église. Après avoir parlé avec un curé, Albert Londres apprend qu'ils se trouvent dans un évêché. La discussion se poursuit :

"-C'est le roi des brigands, interromp[it Albert Londres].

 -Si vous le voulez bien, nous tournerons la difficulté en disant que ce n'est pas ce que l'on fait de mieux comme saint homme. Néanmoins, les mœurs de Son Excellence se sont visiblement améliorées."

Grâce à cet homme, Albert Londres pourra rencontrer Tsang-Tso-lin.

 

Deux hommes viennent annoncer à Albert Londres qu'il sera reçu par Tsang-Tso-lin à trois heures. L'heure venue, Albert Londres est emmené par un collie-pousse. Une fois arrivé, Albert Londres sait déjà que "Tsang-Tso-lin ne doit pas être d'humeur rose. Ce lundi, il fit décapiter son beau-frère, flibustier, qui osa en ses nom et place toucher dans deux villages le revenu de la gabelle."

Sur son parcours, Albert Londres constate que "les avenues sont répugnantes et les ruelles nauséabondes. Même pour un cœur boucané, ces cités sont écœurantes. On n'ose jeter à terre le bout de cigarette, par pitié pour lui."

Comme l'a remarqué Albert Londres, son arrivée est guettée.

Enfin, Albert Londres est présenté à Tsang-Tso-lin. L'interprète "qui n'avait déjà plus de salive", fait son devoir avec grande difficulté. Albert Londres obtient des réponses qui n'en sont pas.

L'entrevue terminée, Albert Londres est reconduit à son hôtel avec l'automobile de Tsang-Tso-lin.

 

"Depuis trois jours une femme chantait dans la chambre voisine." Mais d'où venait-elle ?

Depuis qu'Albert Londres était revenu à l'hôtel avec la voiture de Tsang-Tso-lin, il obtenait ce qu'il voulait. C'est pourquoi, le tenancier accepte de lui ouvrir le registre sur lequel il lit : "Kira Gordieff, vingt-trois ans, venant de Harbin." Elle est donc Russe.

Un soir, en langue française, elle raconte son histoire :

"Je suis née sur le Baïkal alors que ma mère, croyant arriver chez elle à temps, le traversait au mois d'avril. Ce lac est ma patrie. Mon nom est Kira, mais je me suis baptisée Galka."

Après son bac, obtenu en 1917, elle se maria, mais deux mois plus tard, le jeune marié partait en guerre. Elle quitta la maison, car "chaque objet [lui] parlait trop de [son] soldat."

Pensant retrouver son beau-père, près des mines d'or que la famille possédait, "un nouveau coup [l]'arrêta à Tchita. Les bolchevicks avaient emprisonné le beau-père et confisqué les mines."

Elle parvint à le faire libérer, mais il abusa d'elle.

"À ce moment, le bolchevisme était dans tout son déchaînement et la famine minait la Sibérie. [Galka se] nourrissai[t] de croute de pain d'avoine et quand la chance [lui] souriait, de concombres crus." Elle perdit l'enfant qu'elle avait mise au monde. "Il fallait fuir. Heureuses, [ses] petites sœurs de Petrograd qui purent s'exiler vers l'Europe. […] [elle est] d'Asie, fille d'Est. [Elle] parti[t] tout droit sur [son] chemin."

Avec d'autres femmes, elle arriva à Harbin. Galka travailla un temps pour un Américain de Frisco. La vie fut dure pour ses femmes, les humiliations nombreuses.

Depuis une dizaine de jours, Galka se retrouvait dans cet hôtel de Moukden, prisonnière, alors qu'elle était en route pour Shanghaï où elle devait rejoindre son frère. La police, ayant retrouvé, dans son sac, cent louis d'or que son frère lui avait fait remettre, la prenait pour une espionne !

 

Albert Londres quitte Moukden, mais avant il avait pris soin de rendre visite à l'évêque afin de lui parler de la jeune Russe.

À peine arrivé à la gare, Albert Londres fait la connaissance d'un vendeur de peaux avec qui il fait une partie du voyage. Cet homme est un grand parleur. Que de critiques, il fait !

 

"Moi, votre petit serviteur, je cherchais le pays sans maître, la ville chimérique de l'anarchie totale. Dieu m'a comblé. Je la tiens. C'est Pékin" dit Albert Londres.

Il est vrai qu'à Pékin tout est "à vendre. […]. Amateurs d'antiquités, d'enclos nationaux, de manuscrits catalogués, Rockefeller et tous les autres "rocs du Pactole, accourez !"

Sa journée se déroule de cette façon : vers huit heures, grâce aux propos du boy, Albert Londres comprend ce qui signifie "tout va bien." Cela veut dire que "ni Tsang-Tso-lin, […], ni Wou-Pé-Fou, ni aucun autre des vingt pirates armés n'est entré de nuit dans la capitale du Nord."

Ayant appris que les professeurs des universités n'avaient pas été payés depuis sept mois, Albert Londres se rend au ministère de l'Instruction publique, mais l'affaire vient juste d'être réglé !

Qu'importe ! Il repart !

 

Grâce à la lecture d'un journal, Albert Londres apprend que " un décret impérial, daté du 15 mars dernier, a promu Young Yuan au rang de mandarin de première classe faisant fonction de garde impérial auprès de Sa Majesté Hsien-Toung." Pourtant il avait été dit à Albert Londres que la Chine était une République ! Albert Londres veut donc savoir….

Finalement, après quelques péripéties, un fonctionnaire chinois de la poste lui apprend qu'en Chine, ils ont un président et un empereur. Mécontent de cette réponse, Albert Londres poursuit sn enquête.

Dans le quartier des légations,  aucun homme ne parvient à lui répondre. Il se rend donc au journal qui a publié l'article qu'il a lu. À force de questionner, Albert Londres apprend qu'en Chine, il y a "l'empereur du président de la République de la Chine."

Albert Londres poursuit son dialogue avec un autre journaliste en poste en Chine depuis dix-sept ans :

"-Dites, mon vieux, je voudrais vous parler sérieusement.

-Vous êtes venu en Chine pour parler sérieusement ?

-L'empereur ?

-Eh bien ! C'est l'empereur.

-Et le président de la République ?

-C'est le président de la République.

-Mais l'empereur sait-il alors, qu'il n'est plus entièrement empereur ?

-Non !

-Mais qui lui donne de l'argent ?

-La République.

-Alors, il sait qu'il y a une République ?

-Mais non ! Il croit que c'est une institution comme le ministère des Finances, par exemple."

 

À l'issue de ce dialogue plutôt déroutant, Albert Londres s'entend dire que " La Russie, c'est le drame ; la Chine, c'est la farce !"

N'ayant pas eu de véritable réponse, Albert Londres se rend auprès de "Bouddha vivant [qui] est un personnage dans le genre de Pie XI, mais pour la religion lamaïque seulement." Il n'obtient pas de réponse directe, mais son entretient avec cet homme lui permet de "comprendre la question chinoise."

 

Dans la chambre 518, Albert Londres voit entrer un "curieux spécimen d'humanité […] [d'] un mètre quarante de haut sur un mètre quarante-deux de circonférence." Son visage lui évoque celui de Gnafron, c'est pourquoi Albert Londres le surnomme ainsi.

Cet homme, M. Pou, n'est autre qu'un "lettré chinois que Son Excellence, M. le Ministre de la grande France, a choisi de sa propre main, comme interprète […]."

M. Pou affiche une sorte de fatalisme obstiné : que ce soit Tsang-Tso-lin ou Wou-Pé-Fou ou un autre, les troupes causeront les mêmes dégâts !

M. Pou conseille à Albert Londres de quitter l'hôtel de Pékin pour l'hôtel des Wagons-Lits car il se trouve "dans le quartier des légations. Une muraille le protège. Et surtout, il jouit de l'extra-territorialité."

 

 

Quatorze journalistes chinois avaient invité Albert Londres. Il s'y rend.

Les hommes sont installés autour d'une table. Ils mangent, ils discutent.

Albert Londres s'adresse à eux :

-"[…], la Chine trouble en ce moment toutes les solides idées qu'un citoyen conscient peut avoir sur la nécessité d'un gouvernement. Vous êtes en train de prouver que les gouvernements ne sont point indispensables à la vie ni au bonheur des peuples."

Il est évident que "l'Empire du Milieu est en ruine." Dans un pays qui compte "un empereur, deux présidents de la République, trois superdictateurs et dix-huit moyens tyrans," où les finances "vivent sous le règne de la banqueroute, [où le] Parlment s'est cavalé […]", le peuple joue "au domino-poker."

Le peuple ne s'étonne plus de ne pas avoir de véritable gouvernement. Certains n'y voient  pas de différence, d'autres parviennent à survivre, mais la majorité du peuple tremble, comme il a toujours tremblé. "Aujourd'hui, le maître s'appelle "toukiun", autrefois, il portait le nom de mandarin. Le Chinois a passé sa langue vie à ramper devant tous les seigneurs pour éviter leurs fantaisies. S'il ne tremblait plus, c'est alors qu'il y aurait du changement […] : la Chine est en décomposition. C'est l'anarchie !"

L'un des Chinois voit les choses différemment :

"-Vous vous figurez, en Europe, que vous détenez la vérité. Parce que chez vous vos pays ont un gouvernement à leur tête, vous croyez d'abord que c'est le gouvernement qui fait marcher le pays, ensuite que tout autre pays, pour fonctionner, doit avoir comme le vôtre un gouvernement." D'ailleurs,"si les bolcheviks qui, eux aussi, cherchaient un nouveau système, nous avaient imités, il y a longtemps, avec le bruit qu'ils ont fait, qu'ils auraient conquis le monde. Eux ne se sont pas contentés de démolir, ils ont voulu reconstruire. Ce fut leur faute."

Finalement, en Chine, "l'État est mort, mais le pays vit."

Ce que d'autres appellent anarchie convient sans doute à la Chine !

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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 10:18

Source

PASQUALINI Jean-Pierre, Les Yé-yé, Hors Collection, 2005

 

Les années 60… Que de souvenirs ! Et beaucoup de nostalgie !

 

Si vous n'avez pas connu cette époque, ce livre vous permettra de la découvrir, si vous étiez déjà de ce monde à l'époque, cet ouvrage vous permettra de replonger dans vos souvenirs !

 

Dix-neuf thèmes sont proposés. En moins de cent pages, vous ferez en le tour des années 60 en photographies et en textes.

 

Vous retrouverez ceux qui ont marqué les années dites yé-yé. Johnny et Sylvie ouvrent l'ouvrage… Ils sont suivis de Claude François et de Sheila, Richard Anthony et tant d'autres encore…

 

L'auteur n'en oublie pas pour autant les "yé-yé venus d'ailleurs" comme les Beatles, Elvis Presley, les Beach Boys…

 

La télévision, les radios et la presse magazines pour jeunes sont les moyens par lesquels les chanteurs parvenaient à se faire connaître, ce qui est à ce moment-là tout nouveau… C'est le temps du cinéma, des premières surprises-parties, du houla houp, des scoubidous….

 

Venez découvrir ou redécouvrir celles et ceux qui ont marqué les années 60 et tout ce qui a fait les années 60…

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 10:39

Source

Sous la direction de WINCKLER Martin, PETIT Christophe, Les Séries télé, Larousse, 1999

 

Si vous avez en mémoire une série qui vous a marqué, si vous continuez d'être fan de cette même série et si vous êtes resté un amateur de séries, voici un livre fait pour vous….

 

Une assez longue introduction présente l'univers de la série, ainsi que les pays où elles sont tournées. Vous trouverez déjà de nombreuses informations dans ces premières pages.

 

L'ouvrage se compose de deux parties.

 

Dans la première partie, vous découvrirez les cinquante Grandes Séries que les auteurs de l'ouvrage considèrent comme devant constituer la vidéothèque idéale. Chacune de ces séries fait l'objet d'un article assez long.

Sur une double page illustrée avec des photographies de la série, vous apprendrez de quel pays elle est originaire, vous connaîtrez son nom dans la langue originale. Après une présentation de la série, vous saurez quelle fut son importance historique ainsi que les influences exercées par cette série.

 

Dans la seconde partie qui présente chaque série par ordre alphabétique, vous découvrirez quelque 450 fictions. Vous lirez le titre français, suivi du titre dans la langue originale. Ensuite, vous saurez à quel genre le feuilleton appartient… Le nombre d'épisodes ainsi que leur durée figurent aussi sur cette fiche technique. Les noms des acteurs qui ont tourné dans la série sont mentionnés. La série est présentée plus brièvement.

 

En fin d'ouvrage figure un glossaire suivi d'une bibliographie en français et en anglais.

 

Deux index closent l'ouvrage. Le premier est consacré aux noms des séries et le second aux noms de créateurs, producteurs et acteurs.

 

L'ouvrage est agréable à consulter et permet un magnifique voyage en nostalgie…. Laissez-vous faire !

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 10:13

Source

CARPENTIER Bruno, La Légende des Zouaves, De l'Afrique du Nord au Massif ardennais, Sopaic, 2003

Cet ouvrage, richement illustré, est surtout destiné aux passionnés d'histoire militaire.

Tout le monde connaît le mot "zouave", mais en ignore sans doute le sens et surtout ce qu'il représente dans notre Histoire…

Le Zouave est, comme le dit l'auteur, "un soldat rustique, gouailleur et fidèle. Il aborde le danger avec une désinvolture à faire trembler les équilibristes les plus avertis."

Le livre se compose de quatre chapitres.

Dans le premier chapitre, vous découvrirez l'histoire des Zouaves. Tout commence en juin 1830 lors de "la campagne d'Alger"…. Après la bataille du plateau de Staouelli, les hommes du Bey d'Alger sont défaits. Un homme, Hadj Abrachmane Henni, porte-parole de la nation Zouaoua, se présente au commandement français. Il propose ses hommes que nous connaissons maintenant sous le nom de Zouave.

Depuis il existe plusieurs régiments de Zouaves qui ont participé aux différents conflits. Plusieurs campagnes sont racontées dont la guerre de Crimée, la campagne d'Italie, la guerre de 1870…

 

Dans le chapitre deux, les différentes traditions zouaves sont expliquées. Elles concernent à la fois la musique et les chants, les traditions vestimentaires et les insignes. Quelques grandes figures font l'objet d'une étude.

 

Dans le chapitre trois, un aperçu historique du 9 e zouaves est donné. Ce chapitre aborde aussi l'histoire du Centre d'entraînement commando de Givet (qui n'existera plus en juillet prochain).

 

Dans le chapitre quatre, les différentes amicales et les associations de Zouaves sont présentées.

 

Ce livre est l'occasion de découvrir non seulement ces militaires mais aussi les conflits qu'ils ont dû mener.

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 10:30

DAC Pierre, Drôle de guerre, 29 octobre 1953-15 octobre 1947, Omnibus, 2008

Les éditions Omnibus nous offre un deuxième tome des textes de Pierre Dac. Cet ouvrage est indispensable !!!

Quelque 1150 pages à savourer avec bonheur, encore et encore… Mais de quoi parle Pierre Dac ?

La France est en guerre depuis plusieurs mois. En ce mois de juin 1940, après avoir écouté la T.S.F., Pierre Dac réagit :

-"Ce n'est pas possible ! hurle-t-il. On ne va pas, sans réagir, laisser les Boches nous envahir. Les Français vont s'organiser."

Pierre Dac supporte de moins en moins ce que la T.S.F diffuse. Ayant fait la Première Guerre mondiale durant laquelle il a perdu son frère aîné, Marcel, Pierre Dac comprend ce que sous-entendent les messages diffusés par la radio française… Il cherche un moyen d'action.

Ayant appris qu'un certain Charles de Gaulle a demandé aux Français d'entrer en résistance contre les Allemands à la B.B.C. à Londres, Pierre Dac parvient à écouter cette station et cogite… Il désire gagner Londres. De longs mois de péripéties commencent pour Pierre Dac… La route sera longue et pénible !

Il parvient à gagner Londres et dès le vendredi 29 octobre 1943, Pierre Dac prend le micro à la B.B.C. Il s'exprimera régulièrement à ce micro.

 Il aborde plusieurs thèmes. Certes, la guerre est toujours en toile de fond, mais il arrive que Pierre Dac évoque sa vie anglaise… Ainsi le 16 novembre 1943, Pierre Dac, dans Impressions d'Angleterre, nous dit ceci : "Je me débats à longueur de journée et de nuit avec tous les crowns, les pounds, les yards, stones, knots, inches, pouces, etc... à l'initiation desquels je fournis un labeur désespéré."

 

Chaque texte de Pierre Dac est précédé de quelques lignes qui permettent de comprendre dans quels contextes historiques le texte a été rédigé.

Une fort longue introduction de Jacques Pessis vous raconte les mois qui ont précédé l'arrivée de Pierre Dac à Londres. Ce que vous ne saviez pas de Pierre Dac, vous l'apprendrez à la lecture de ces pages. Ce grand comique connut des jours difficiles, mais il parvint à triompher de tout avec humour….

Si vous avez apprécié le premier tome, n'hésitez pas à vous jeter sur celui-ci… Vous découvrirez la guerre autrement et les textes de Pierre Dac sont souvent plus instructifs qu'un cours d'histoire… Il s'agit en tout cas d'un autre regard sévère, ironique, dur et juste…

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 10:08

CABOURDIN Guy, VIARD Georges, Lexique historique de la France d'Ancien Régime, Armand Colin, 1998

Si vous désirez réaliser un travail sur la France d'Ancien Régime et que vous ne savez pas par où commencer, voici un ouvrage qui vous sera fort utile.

Comme le disent les auteurs, en préface, cet ouvrage n'est pas une encyclopédie. Néanmoins vous trouverez dans ce lexique, les notions essentielles qui vous permettront de comprendre comment était la France durant l'Ancien Régime. De nombreux thèmes sont abordés : institution, démographie, économie, religion, art….

La longueur des articles varie d'un thème à l'autre. Dans le cœur d'un article, un signe typographique –une flèche- vous indique un renvoi vers un autre article. Un mot, dont la définition se trouve dans le lexique, est suivi d'une étoile. Parfois, une bibliographie clôt un article.

Avant de plonger dans ce lexique, une abondante bibliographie vous est proposée. Les ouvrages sont classés par thèmes : "généralités", "institutions", "population", "économie et société", "religion" et "civilisation". Quelques cartes se trouvent dans le corps du lexique.

En un peu plus de trois cents pages, vous découvrirez sans doute une France que vous ne connaissiez pas. Peut-être aussi ferez-vous tomber certaines idées reçues sur la France d'Ancien Régime.

La lecture de cet ouvrage est plaisante. Il est agréable de papillonner dans ce livre là où le hasard vous a conduit…. C'est une bonne façon de réviser ce que vous aviez appris en cours… C'est aussi une bonne façon de découvrir la vie de nos ancêtres…

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