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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 10:48

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PALIN Michael, Le Tour du monde en 80 jours par un Monty Python, hoëbeke, 2009

 

Michael Palin quitte sa chambre spacieuse mais vide pour prendre son petit déjeuner. Il découvre les habitudes des Chinois : ils crachent dans un "fort joli récipient en laiton posé sur un piédestal juste à côté des portes de la cabine."

 

Cet hôtel, le Peace Hotel est un "curieux mélange" de différents styles. Il fut construit par Sassoon, un juif de Bagdad qui vint en Chine où il fit fortune grâce à l'opium. Michael Palin visite d'ailleurs sa demeure située à une demi-heure de Shanghai et s'étonne qu'elle ait pu survivre à "Mao Tsétoung sans une égratignure."

 

Shanghai est une ville en pleine essor : "Les chantiers pullulent et il s'agit bien souvent d'hôtels ou de centres commerciaux, liés à des compagnies étrangères –australiennes, japonaises, américaines."

 

Dans le centre ville, Michael Palin déjeune au Shanghai Old Restaurant. Ensuite, il se rend dans des petites rues de la ville. Parmi les boutiques, il trouve "la Pharmacie chinoise Tong Han Tchoun Tang (établie en 1783), […]." Il demande même "un remède capable de dissiper la fatigue du voyage et de [lui] insuffler une seconde jeunesse."

 

Les rues de Shanghai sont animées : des balayeurs ici, des gens chargés de la circulation des piétons là.

 

Le receveur d'autobus ainsi que quelques jeunes viennent discuter avec Michael Palin. Ensuite, il regagne son hôtel où dans la soirée, il écoute "une formation de jazz, composé exclusivement de vieux messieurs chinois."

 

 

Le lendemain, très tôt, Michael Palin et son cameraman partent filmer les classes de tai-chi qui se déroulent en extérieur. Ce qui intéresse surtout Michael Palin, "ce sont les comportements individuels à la périphérie. […] Un homme à la chevelure argentée, qui doit avoir plus de 70 ans, accomplit des prodiges avec un parapluie ouvert, frôlant le sol avec une souplesse de danseur classique avant de finir par un grand écart."

 

Après le tournage, il retourne à l'hôtel.

Quelques heures plus tard, il se promène dans le Bund avec son ami, Basil. Tous deux mangent des "raviolis vapeur et des ciboules, […]."

 

Michael Palin constate que l'on "vend toute sorte de nourriture dans la rue."

 

Le soir même, il quitte Shanghai et appareille sur un ferry à destination de Yokohama. Michael Palin et son équipe descendent le Yangtze. L'océan est encore à deux heures de là.

 

 

 

 

Sachant que rien ne l'oblige à se lever tôt, Michael Palin prend son temps. Quand il se décide à se rendre dans la salle, il apprend que les annonces faites en chinois avertissaient les passagers du changement d'heure. Cependant, il parvient à prendre un petit déjeuner.

 

Après avoir discuté quelques minutes avec une serveuse, Michael Palin "explore le bateau." Il découvre qu'une équipe T.V. japonaise tourne un film "dont l'héroïne est la fille d'une mère chinoise et d'un père japonais, né à Shanghai pendant la Seconde Guerre mondiale, à l'époque où la ville était occupée par les Japonais."

 

Dans le courant de la soirée, l'archipel des îles Rijuku s'aperçoit grâce à l'éclairage public. Le bateau quitte la mer de Chine orientale pour les flots du Pacifique.

 

Michael Palin voyage déjà depuis cinquante jours.

Lui et son équipe filment. Michael Palin discute avec un couple qu'il avait déjà aperçu la veille. L'homme, un acuponcteur parisien, "parcourt le monde à pied depuis deux ans." Mais son voyage en Chine n'est pour lui qu'une désillusion. La jeune fille est une Hollandaise "qui étudie la civilisation arabe et qui est tombé amoureuse de [l'acuponcteur]." Ils font le voyage ensemble. Le bilan de leur voyage est plutôt sombre.

 

Dans le milieu de l'après-midi, "la côté orientale du Japon est clairement visible à bâbord."

 

Michael fait des achats dans la boutique de l'entrepont.

 

 

 

 

L'arrivée à Yokohama est prévue à 8 heures 05, mais comme jusqu'à présent, Michael Palin n'a jamais réussi à arriver à l'heure, il se contente d'attendre.

 

Le Jian Zehn, sur lequel vient de voyager Michael Palin, approche de Yokohama. Le navire croise de gigantesques vaisseaux et quelques superpétroliers.

 

Un remorqueur, le Yokohama Maru, approche du Jian Zehn afin de le faire pivoter.

 

Chacun est prêt à poser le pied sur le sol japonais. Il faut cependant remplir quelques "formalités de douane et d'immigration avec politesse et célérité."

 

Ensuite, Michael Palin se rendit dans la gare du shinkansen. Ce qui le frappe, c'est "l'incroyable américanisation du Japon, ce pays que les États-Unis ont soumis à coups de bombes atomiques, rebâti à leur propre image et auquel ils ont dû céder aujourd'hui la primauté économique." Pourtant peu de Japonais parlent et écrivent l'anglais constate Michael Palin.

 

"La gare est d'une propreté obsessionnelle ; elle n'est pas seulement balayée, mais récurée à l'eau et au savon par une armée de lady Macbeth, acharnées à faire disparaître toute tache susceptible de dénoter la pauvreté ou la reculade économique."

 

Pour monter dans l'un des trains qui passe toutes les minutes, l'équipe ne dispose que de trente secondes. Il faut donc faire vite pour transporter tous les bagages.

 

Rapidement, ils sont à Tokyo où ils descendent. À peine arrivé, Michael Palin doit s'acheter quelques vêtements. Il se rend donc dans des grands magasins. En à peine une demi-heure, il a trouvé de quoi s'habiller. Il sort du magasin dans lequel l'accueil a été vraiment attentionné.

 

"Shanghai et Tokyo comptent l'une et l'autre quelque douze millions d'habitants, mais la ressemblance s'arrête là. Au Japon, tout le monde paraît appartenir à la même bourgeoisie cossue, affairée, sûre d'être à sa place dans cette technologie sophistiquée. En Chine, les foules ont l'air de sortir d'un autre siècle."

 

Dans cet hôtel, tout est automatisé : "les rideaux s'ouvrent et de l'eau se met à bouillir."

 

Tôt le matin, Michael Palin passe un coup de fil à son agent maritime, M. Nakajima. Mais ce dernier est absent.

 

Ensuite, il sort et parcourt les petites rues proches de son hôtel. Il découvre les hôtels capsules. "Il s'agit de boîtes en plastique d'environ deux mètres de long sur un mètre de large, empilées les unes au-dessus des autres en longues rangées. Un matelas mince, mais confortable est fourni, la température est contrôlée depuis un panneau près de l'épaule droite du client, de même que la lumière et une minuscule télévision en couleur."

 

Michael Palin prend un déjeuner avec David Powers, "un correspondants de la BBC Radio à Tokyo, dans un bar à sushis automatique."

 

Le repas achevé, il appelle de nouveau M. Nakajima qui est là. Ce dernier lui apprend qu' "un porte-conteneur de la compagnie Neptune Orient doit quitter Tokyo demain soir et mettra dix jours pour se rendre à Long Beach en Californie."

 

Ce même jour, Michael Palin accepte la proposition de Clem : "essayer un bar à karaoké." Chacun s'amuse même si sa prestation est médiocre. Puis vient le moment de gagner l'hôtel.

 

Juste avant de quitter le Japon, Michael Palin doit rapporter, pour l'un de ses quatre témoins, une preuve de son voyage. Cette fois, il s'agit du menu du Caffe Bongo. La mission, dans ce lieu inattendu, s'avère délicate. Michael Palin a du mal à faire comprendre pourquoi il veut emporter le menu. Comme chacun se réfère à une autorité supérieure, le temps passe. Finalement, après avoir parlé d'architecture à la dernière personne qui se présente à lui, Michael Palin parvient à partir avec le menu et une tasse avec sa soucoupe.

 

Maintenant, il faut se rendre sur le navire, le Neptune Garnet, qui fera traverser le Pacifique à toute l'équipe !

 

Michael Palin est accueilli par le capitaine Suresh Amirapu, un Indien, avec lequel il sympathise aussitôt.

 

Le  Neptune Garnet, qui est un porte-conteneurs, possède le confort qu'il faut mais sans plus. L'équipage "compte vingt-quatre personnes : trois Indiens, un Pakistanais, quatorze Singapouriens, deux Malais, deux cadets birmans, un cadet philippin et un Ghanéen."

 

Michael Palin se retrouve une fois encore dans la cabine du médecin de bord.

 

À 23 heures 25, le bateau appareille. Il part "vers le Sud Ouest et l'embouchure de la baie de Tokyo." Michael Palin est content de partir vers l'Est.

 

Afin d'occuper les longues heures qu'il faudra passer sur le Pacifique, Michael Palin est chargé de monter une pièce avec l'équipage. "Neuf jours de répétitions, une représentation." La pièce choisie est Macbeth, seul ouvrage trouvé en dix exemplaires.

 

FIN DE LA SIXIÈME PARTIE

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 10:22
Source

Textes et photographies vous emmèneront dans le Nord Est de la France le long de la frontière franco-allemande à la découverte de la ligne Maginot.

 

La France, bien que victorieuse, sort meurtrie de la Première Guerre mondiale et inquiète. C'est pourquoi, afin de se protéger, elle décide de construire des fortifications : ce fut la ligne Maginot.

 

L'ouvrage retrace les différentes étapes de la construction de cette fameuse ligne Maginot, de la genèse à la construction. Puis ce qu'il advint de la ligne Maginot pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Cette ligne, qui reste le symbole d'une époque où l'Allemagne et la France étaient ennemis, est aujourd'hui un site de mémoire. Profitons de ce livre pour le découvrir.

 

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 10:04
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Voici vingt ans que Jean-Marie Gourio recueille les petites phrases qui se disent aux comptoirs des cafés.

 

Ces petits morceaux de vie, ces petits moments du matin,souvent, de la journée ,parfois, il les a précieusement conservés pour mieux nous le faire partager.

 

Alors pour célébrer cet anniversaire, l'auteur a repris ses notes afin de nous offrir ces petites phrases dites par des anonymes.

 

Venez découvrir ces quelque cent brèves de comptoir…

 

Quelques extraits pour vous donner envie….

 

"Avec la drogue t'as l'accoutumance, alors qu'avec le vin t'as juste l'habitude."

 

"Si Dieu meurt, c'est Jésus qui hérite de tout."

 

"Le beaujolais nouveau est tellement arrivé que c'est la femme qui est partie !"

 

"Les philosophes, rien les fait chier."

 

"Le ski nautique, faut pas tomber. Sinon t'es trempé."

 

"Shakespeare a jamais ouvert un bouquin de Sartre, il était pas plus con pour autant."

 

"Le cartable, c'est la rentrée des classes, le tonneau, c'est le beaujolais nouveau, chaque date a son objet fétiche."

 

Je vous laisse lire la suite…

 

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 10:28

Source

 

DUMOULIN Lucille, Un prénom à raconter, Solar, 2001

 

Notre prénom nous accompagne tout au long de notre vie, mais en connaissons-nous toujours l'histoire ?

 

Si jamais, vous désirez savoir l'histoire de votre prénom ou si vous allez bientôt le devenir parents et que vous êtes à la recherche d'un prénom pour votre enfant, voici, parmi d'autres, un ouvrage qui devrait vous permettre de réaliser ce souhait.

 

La plupart des prénoms en usage en France sont soit d'origine latine, comme Maxime, Florian, soit d'origine hébraïque comme Emmanuel(le), Pascal(e), soit d'origine grecque comme Philippe, Christophe, soit encore d'origine germanique comme Alice, Ludovic, d'origine celtique comme Erwann, Tugdual…. Mais sachez qu'il en existe d'autres.

 

Nos prénoms ont tous une signification. Certains sont un effet de mode, d'autres ne font que passer. Certains ont une fête, d'autres pas…

 

L'ouvrage se présente comme un dictionnaire. Pour chaque prénom, vous aurez sa ou ses variante(s), son étymologie, son histoire et le jour où il est fêté.

 

En fin d'ouvrage, vous trouverez un index des prénoms par origine, un index de tous les prénoms figurant dans cet ouvrage et un rappel du jour de la fête de chaque prénom.

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 10:01

Source

 

PALIN Michael, Le Tour du monde en 80 jours par un Monty Python, hoëbeke, 2009

 

Le matin de ce quarante-deuxième jour, Ron Brown apporte un café à Michael Palin. C'est pour lui, comme pour Nigel Meakin et Julian Carrington, son dernier jour avec Michael Palin. Une autre équipe de Passepartout doit prendre le relais.

 

Ce même jour, Michael Palin réalise qu'il n'a plus que six jours de retard sur Phileas Fogg.

 

Le débarquement à Hong-Kong a lieu à 8 heures du matin.

 

Le sac de voyage donne des signes de fatigue….

 

Un chauffeur en Rolls-Royce s'occupe de Michael Palin. Sur le chemin qui le conduit à l'hôtel, ce n'est qu'embouteillage.

 

Lorsqu'il entre dans le Peninsula Hotel, Michael Palin fait la connaissance de sa nouvelle équipe de Passepartout. Il est ensuite conduit à sa chambre. Il y trouve "une invitation à une soirée habillée, […], pour fêter la première moitié de [son] voyage."

 

Quelque temps plus tard, Michael Palin se rend au marché aux oiseaux. "Sur un perchoir assez bas, un ravissant cacatoès blanc s'est amouraché de [s]on fidèle pantalon de coton et lui fait un câlin à la hauteur du genou." L'oiseau finit par devenir quelque peu agressif et déchire le pantalon. D'ailleurs le vêtement endommagé rappelle à Michael Palin qu'il doit trouver un smoking pour le lendemain, chose relativement facile car "Hong-Kong fonctionne vingt-quatre heures par jour et trois cent soixante-cinq jour par an."

 

Il se rend chez les tailleurs de chez Sam. Ses mensurations sont vite prises. Dans vingt-quatre heures, il devrait avoir ses vêtements.

 

Lorsqu'il revient à l'hôtel, il doit se plier à une obligation : une conférence de presse au sujet de son voyage.

 

Après un déjeuner rapide, il "embarque à bord du Star Ferry qui relie Kowloon à l'île de Hong-Kong." Il passe le restant de la journée à l'hippodrome de Happy Valley, seul lieu où les paris légaux sont autorisés.

 

Alors que le soir tombe, Michael Palin regagne l'hôtel où il retrouve son sac et son pantalon réparés.

 

 

Ce 6 novembre, Michael Palin prend le ferry pour Cheung Chow sur laquelle vit un couple de ses amis. Le port de Hong-Kong est gigantesque et fourmille de bateaux de toutes tailles.

 

Après une heure de traversée, Michael Palin retrouve ses amis. Il parvient à convaincre son ami Basil Pao de l'accompagner à Shanghai. Ce dernier parle le mandarin et est un habitué des tournages.

 

Mais il faut regagner Hong-Kong et se rendre à la soirée prévue sans plus attendre…. Puis regagner enfin l'hôtel.

 

 

 

 

Levé tôt, Michael Palin quitte l'hôtel et se rend "au terminal des ferries Tai Kok." Dans la soirée, il devrait être à Guangzhou (ancien nom de Canton).

 

"À 8 h 20, [le] ferry, le Long Jin, se met en route au milieu de l'activité frénétique qui règne dans le port de Hong-Kong." Michael Palin regarde le rivage s'éloigner.

 

Rapidement, le bateau approche de Guangzhou. La ville est différente de Hong-Kong. Les formalités sont vite accomplies. Michael Palin loge au White Swan Hotel. "C'est une authentique réplique d'un hôtel occidental de grand luxe : il ne manque ni les chasseurs, ne les réceptionnistes vêtues de tailleurs stricts, ni le sol en granit poli, ni le comptoir en marbre, ni la profusion de plantes retombantes autour d'une cascade haute de quatre étages, […]."

 

Sa chambre se trouve au seizième étage, "avec une vue époustouflante sur la rivière des Perles, à l'endroit où elle décrit une courbeHong Kong

 et où un canal vient la rejoindre."

 

Un repas est pris bien vite, car il faut aller tourner. Dans la rue, le constat est simple : "le moyen de transport le plus courant, […] est la bicyclette." Mais pas de fantaisie dans ce moyen de transport….

 

Peu de voitures dans les rues pleines de monde, mais "la manière dont elles sont conduites laisse entrevoir un avenir cauchemardesques pour le Chine, le jour où ses habitants troqueront par millions leurs vélos contre des Toyota."

 

Non loin de l'hôtel, Michael Palin se promène dans le quartier Shamian. Il marche dans les rues où "les grandes demeures des marchands, dans des styles occidentaux très ornementés –classique, rococo et baroque, avec des balcons en fer forgé et des portiques à colonnade-, existent encore mais la population chinoise s'y est installée."

Ici et là des enfants jouent.

 

La visite se poursuit dans la ville jusqu'à un restaurant. "Les Chinois, qui prennent leurs agapes très au sérieux, préfèrent choisir eux-mêmes leur serpent avant qu'il ne soit tué et, par conséquent, on en apporte un certain nombre à [leur] table, ou plutôt, merci mon Dieu, par terre à côté de [leur] table." Basil Pao choisit l'animal qui est préparé sous leurs yeux.

 

Le repas séduit Michael Palin. Il est temps ensuite de retourner à l'hôtel.

 

 

 

 

Afin de prendre le train pour Shanghai, Michael Palin se lève tôt. Il se rend à la gare. Sur le parvis de nombreuses personnes attendent déjà.

 

Il s'installe dans le train dans lequel se trouve un personnel nombreux vêtu en uniforme. Chacun s'installe dans le compartiment qui lui est destiné. Le train part à l'heure. Une jeune fille lui apporte de l'eau bouillante qu'elle verse dans un thermos.

 

Michael Palin bavarde de temps à autre, avec les passagers. Le voyage de 1 800 kilomètres doit durer trente-cinq heures. Le paysage défile, les heures aussi, rythmées par les repas.

 

Soudain, le paysage est très différent : deux parois rocheuses, une étroite gorge… Puis la nuit est là. Il faut aller dormir.

 

 

L'eau est apportée tôt aux passagers. Michael Palin observe à travers la vitre l'activité des hommes et des femmes. Lors d'un arrêt du train, Michael Palin descend. Il est alors surpris par la fraicheur puis réalise que lui et son équipe ne font que remonter vers le Nord.

 

Tout au long du trajet, Michael Palin observe à la fois les différentes locomotives à vapeur qui sont toujours en activité en Chine et le paysage.

 

Michael Palin discute tantôt avec la responsable de la sonorisation, tantôt avec des journalistes, tantôt avec une jeune femme cadre.

 

Ils arrivent à Shanghai, de nuit, avec quatre heures de retard. À minuit, ils sont enfin à l'hôtel. Il est temps de dormir, enfin pour celui que la nourriture n'a pas indisposé !

 

FIN DE LA CINQUIÈME PARTIE

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 10:15

Source

 

PALIN Michael, Le Tour du monde en 80 jours par un Monty Python, hoëbeke, 2009

 

Le Susak ne lève l'ancre que le 27 octobre à 7 heures 15.

"Et c'est ainsi qu' "[il s'] éloigne de la côté de Coromandel, en Inde, à bord d'un navire yougoslave appartenant à une compagnie allemande et immatriculé à Chypre."

 

Dorénavant, Michael Palin a dix jours de retard sur Fogg et le cargo a une vitesse de treize nœuds.

 

Même si la présence de Michael Palin et de Nigel Meakin ne semble pas convenir à tout le monde, le voyage se passe bien. 2 500 kilomètres les séparent de Singapour.

 

"Les pendules ont avancé d'une heure et demie, […]." Après s'être entretenu avec le capitaine, Michael Palin s'installe pour lire car "à bord du Susak, l'exercice mental pose moins de problème que l'exercice physique."

 

L'un des membres du cargo fête son anniversaire en ce 29 octobre "et les réjouissances commencent très tôt." La journée se déroule entre discussions avec le capitaine et tournage sur le cargo. Puis "au milieu du déjeuner, le jeune second, qui porte les cheveux assez longs dans le cou, frappe soudain sur la table et [le] montre du doigt : "Vous êtes Monty Python !""

 

Cette nuit-là, "les pendules avancent encore d'une heure." Michael Palin dort mal sans doute à cause de la houle soudaine "qui est arrivée de nulle part et [les] faits tous les deux rouler sur [leurs] couchettes, en danger imminent de [s']écraser au sol."

 

Dans la matinée, une terre à bâbord est en vue. Il s'agit de "la Grande Nicobar, une île longue de quarante-trois kilomètres, soit la même taille que Singapour, mais presque inhabitée." Cette île, située à 1 500 kilomètres de Madras, appartient à l'Inde.

 

Ce jour-même un barbecue est préparé.

 

En milieu d'après-midi, la côte de Sumatra est en vue dans le lointain. Tandis que le repas de la fin de la journée est pris sur le pont, le cargo entre dans le détroit de Malacca.

 

"[…] dans le détroit, la houle est moins forte, le bateau ne gîte plus." Le cargo avance à onze nœuds. L'arrivée à Singapour n'aura lieu que le lendemain. Au début de l'après-midi, la pluie –la première depuis le départ- s'abat sur le cargo.

 

L'arrivée à Singapour est prévue à 23 heures et le départ le lendemain même à 3 heures du matin, ce qui déplaît à l'équipage.

 

Michael Palin parvient enfin à établir un contact radio avec Singapour. Il peut annoncer son retard. Il apprend qu' "un porte-conteneurs, le Neptune Diamond, part pour Hong-Kong à 23 heures 30" et qu'il doit le prendre avec son compagnon de voyage.

 

Après six jours de mer, Michael Palin réalise qu' "au cours de cet ultime déjeuner, [ils ont] abordé plus de sujets différents qu'au cours de tous les autres réunis et, comme toujours semble-t-il, c'est quand on s'apprête à leur dire au revoir qu'on apprend à mieux connaître les gens."

 

Le temps passe lentement, mais Singapour est tout près de là. "À 23 heures précises, une vedette sort de l'obscurité et le pilote monte à bord."

 

"Après des adieux affectueux et émus à la ronde, [il descend] en titubant du Susak et pose le pied sur le sol de Singapour à minuit et quart pour [s']entendre annoncer que le Neptune Diamond est déjà parti." Cependant une solution a été trouvée, "car la toute-puissance de la B.B.C. est telle que le Neptune Diamond a consenti à [les] attendre à quatre milles de la côté."

 

À 3 heures du matin, Michael Palin est sur le Neptune Diamond et est reçu "par un officier singapourien qui [l']emmène faire la connaissance du capitaine, Norman Tuddenham, un natif de Newcastel, tout ce qu'il y a de plus rassurant."

 

Ce navire est bien différent du Susak. Il avance deux fois plus vite et à une grande capacité.

 

 

 

 

Voici donc Michael Palin sur un nouveau navire. Le Neptune Diamond est bien différent du bateau précédent. En effet, "les navires de la ligne Neptune gagnent leur argent en allant vite et en arrivant à la date prévue."

 

En ce quarantième jour de voyage, ils sont "à 250 kilomètres au large de la côte du Vietnam et la mer est des plus houleuses, fouettée par un vent de force 7 qui souffle du nord." L'arrivée à Hong Kong est prévue à 2 heures du matin le 5 novembre.

 

Une soirée a été organisée, ce qui permet de faire la connaissance de tous.

 

Le lendemain, Michael Palin se "réveille à 5 heures 30 avec un fort mal de crâne sur un navire qui tangue et qui plonge. [Il se rend] avec difficulté dans la salle de bains, en essayant d'adapter [ses] mouvements à ceux du Diamond. Premier Alka-Seltzer du voyage."

 

Quand il revoit le capitaine, ce dernier lui apprend que tous ont assisté à la soirée. "Après vérification, [il] note que ce "ils" représente dix-huit Singapouriens, un Birman, un Philippin et cinq Malais."

 

Le temps ne s'arrange décidément pas, mais "le capitaine fonce en direction de Hong-Kong à plein régime."

 

FIN DE LA QUATRIÈME PARTIE

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 10:37

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DAC Pierre, Du côté d'ailleurs et de partout, romans loufoques, Omnibus, 2009

 

Pour ceux qui aiment Pierre Dac, les Éditions Omnibus proposent un troisième tome regroupant les romans que nous devons à ce grand comique… Nous sommes une nouvelle fois bien gâtés !

 

Pierre Dac faisait rire "en jonglant avec les mots." Mais c'était aussi un homme, qui en dehors de la scène, avait ses moments de tristesse. La perte de son frère aîné lors de la Première Guerre mondiale, les épreuves traversées lors de la Seconde Guerre mondiale l'avaient profondément marqué.

 

Quelques mois après la Seconde Guerre mondiale, alors que le loufoque est démodé, il fonde L'Os à libre. Mais l'hebdomadaire s'arrête en octobre 1947. Après avoir retrouvé le chemin du succès, trois ans durant, avec Francis Blanche, Pierre Dac fait une dépression nerveuse. À la fin des années 1950, il fait même plusieurs tentatives de suicide. Il ne s'éteindra que quinze ans plus tard, en février 1975.

 

En 1953, après s'être séparé de Francis Blanche, Pierre Dac se décide à écrire un roman. Il en a envie  depuis si longtemps. Ce premier texte s'intitule Du côté d'ailleurs et paraît en avril 1953. L'ouvrage reçoit un accueil favorable, ce qui incite Pierre Dac à se remettre à l'écriture. Les Pédicures de l'âme paraissent un an plus tard.

 

Ce troisième tome regroupe trois romans, à savoir, Du coté d'ailleurs, Les Pédicures de l'âme et Du côté de partout qui est la suite du premier roman susnommé, mais jamais publié. Quatre feuilletons, parus dans L'Os à moelle, suivent ses romans. Il s'agit du Disparu de la huche à pain, La vie romancée d'Évariste Malfroquet, Le Trésor de Lessiveuse Bill et de Les Gars de la 14e escouade, ce dernier demeura inachevé, les Allemands ayant envahi le territoire français en juin 1940.

 

Je vous laisse le plaisir de découvrir l'enquête des reporters Sylvain Étiré et Guy Landneuf à Autrelieu, l'univers des Pédicures de l'âme… Les personnages de feuilletons vous feront rire, tout comme leurs aventures… Normal avec le roi des loufoques… Mais qu'attendez-vous pour courir acheter ce dernier tome ???

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 10:12

Source

 

PALIN Michael, Le Tour du monde en 80 jours par un Monty Python, hoëbeke, 2009

 

Ce vingt-cinquième jour s'annonce mieux. Bombay est tout près et Michael Palin a retrouvé la santé… Cependant, ils doivent "d'abord continuer [leur] route vers le sud, jusqu'au Hay Bunder, le bassin réservé aux dhows, […]."

 

À dix heures, ils sont devant le port, mais doivent jeter l'ancre afin de recevoir les services des douanes.

Avec un pincement au cœur, Michael Palin dit au revoir aux hommes du dhow.

 

Les formalités accomplies,"[il] monte alors dans une petite vedette qui [le] transporte jusqu'à la Porte des Indes. Malgré le nom, plus personne n'arrive en Inde par là, sauf peut-être des souverains en visite, donc cela [lui] fait une curieuse impression d'y débarquer avec armes et bagages, dans [ses] vêtements froissées par sept jours de dhow."

 

À peine a-t-il mis le pied sur le sol indien qu'il est assailli par "l'odeur capiteuse des épices et du fumier." Il arrive à l'hôtel où, enfin, un lit et des draps propres l'attendent !

 

Après avoir fait le point sur le site du voyage, Michael Palin part se "promener le long de l'Apollo Bunder, qui suit le front de mer." Le spectacle que lui offre la rue lui plaît.

 

Après une bonne nuit de sommeil, Michael Palin sait qu'il a déjà huit jours de retard sur Fogg. En plus, le passage entre Madras et Singapour n'est plus une certitude.

 

Le calme relatif de la ville masque la fête en préparation appelée Durga Puja, qui marque l'apogée de dix jours consacrés à célébrer la victoire du bien et du mal. Il existe en Inde au moins sept jours de l'an différents, selon le moment où l'on a rentré les moissons."

 

Des effigies seront promenées dans la ville puis "détruites afin de commémorer la mise à mort du méchant roi Ravana par le seigneur Rama. Dans la vie indienne, il est très important de célébrer le mythe et de croire au surnaturel et, en ce jour de fête, la coutume veut que chacun bénisse son moyen d'existence. Donc, le soldat entoure de guirlandes son fusil, le photographe son appareil, le fermier sa charrue, et ainsi de suite."

 

Dans les rues de Bombay, Michael Palin cherche un barbier qu'il trouve rapidement. La foule est là et les caméras de la B.B.C. aussi. Ces dernières conditionnent l'attitude  du montreur de serpent. " À ce qu'il semble, cet homme sait tout ce qu'il y a à savoir sur les droits télévisés dans le monde entier et il négocie avec une âpreté intraitable qui lui assurerait un poste de vice-président dans n'importe lequel des grands studios hollywoodiens. D'ailleurs, on écoute toujours sans se faire prier un homme qui tient à la main un cobra à lunettes. Le "combat" proprement dit est aussi pitoyable que déplaisant."

 

Quelques temps plus tard, Michael Palin poursuit sa promenade parmi les bâtiments construits sous l'Empire britannique.

Le pasteur de la cathédrale saint-Thomas lui apprend que le christianisme "est la troisième religion de l'Inde, après l'hindouisme et l'islam."

En Inde, "seize religions distinctes sont pratiquées dans le pays et elles se respectent mutuellement. Sur un billet de banque indien, on peut lire quatorze langues différentes, toutes protégées."

 

En retournant à l'hôtel, il se retrouve mêlé malgré lui à la foule lors du défilé en l'honneur de la déesse Kali.

 

En ce vingt-septième jour de voyage, la nuit de Michael Palin a été peuplée de rêves étranges. Finalement il réalise qu'il se trouve en Inde qui lui offre "un univers plus bizarre encore que celui de [ses] rêves."

 

Il se rend à la gare Victoria Terminal pour prendre un billet de train. Ici, "les visages ne reflètent ni la tension nerveuse, ni l'inquiétude, ni la colère sourde que l'on peut voir, matin et soir, dans n'importe laquelle des grandes gares londoniennes. Encore une fois, [Michael Palin] pense que c'est l'effet de la tolérance. Les Indiens ne montrent jamais d'impatience. Ils acceptent le droit qu'a chacun de se trouver là où il est. La pauvreté et le misère les plus atroces, la malnutrition et la difformité s'offrent à tous les regards, mais les dépressions nerveuses n'existent pour ainsi dire pas."

 

Lorsqu'il se retrouve dans la rue, il a sous les yeux un décor d'une autre époque, "des boîtes à lettres rouges et des autobus à impériale dans le plus pur style britannique des années 1930.

Mais les boîtes à lettres et les autobus à impériale ne son pas les seuls vestiges des Indes britanniques. La démocratie la plus peuplée du monde conduit à gauche et joue au cricket. La langue anglaise soude le nord et le sud, l'est et l'ouest d'un pays qui n'a pas d'autre langue commune. Ce qui n'empêche nullement l'Inde de conserver, comme aucun autre pays au monde, son individualité ; elle est l'archétype des nations non-alignées, donnant à l'autonomie la primauté sur le luxe ; elle est la zone tampon sociale et économique entre les certitudes envahissantes des deux modèles de capitalisme, l'occidental et l'oriental."

 

Afin de prouver à ses amis, atteints de scepticisme, que ce voyage a eu lieu, Michael Palin a promis de "rapporter divers articles à titre de preuves." Le premier est un horoscope indien pour un ami dont le premier enfant devrait naître en avril. M. Jagjit Uppal établit l'horoscope et explique à Michael Palin que "l'astrologie joue un rôle important dans la vie indienne."

 

Michael Palin le questionne ensuite sur son voyage qui devrait se dérouler normalement, ses problèmes sont finis !

 

L'après-midi, Michael Palin marche dans le quartier le plus pauvre de Bombay, mais ici "la pauvreté n'y fait pas figure d'échec, comme c'est le cas en Occident, […]. Ici, elle fait partie de la vie." Ceci continue de surprendre Michael Palin.

Il est accosté par un homme qui lui propose des femmes, puis des hommes, mais Michael Palin reste de marbre. Bombay est une ville "attirante, insaisissable, imprécise, incertaine et séduisante."

 

Les ennuis commencent à la gare. "Aujourd'hui, [son] nom a beau figurer très clairement sur le listing électronique des passagers affiché sur le quai – "Michael Palin…sexe masculin… 45 ans… 194/64"-, il semble qu'il y ait deux autres Michael Palin déjà installés à la place 194/64, l'un des deux étant d'ailleurs une femme." Mais finalement toute l'équipe prend le train à l'heure dite. Un voyage de 1 247 kilomètres et d'une durée de vingt-quatre heures commence.

 

Michael Palin n'a pu récupérer sa place, il est assis dans le couloir. Le train démarre et le paysage défile à environ cent kilomètres heure. Cette même voie sert aussi de grande route mais aux piétons et aux animaux !

 

Vers 22 heures 10, l'équipe est à Kurduvadi. Le train n'a qu'un quart d'heure de retard, mais un écriteau dit "les trains en retard peuvent rattraper leur retard, mais ils peuvent aussi l'aggraver."

 

Les affaires pour la nuit leur sont apportées.

 

Ce dimanche 23 octobre marque la cinquième semaine de ce voyage. Dans le courant de la matinée, le train arrive à Guntakal où il fait un arrêt assez long.

 

Le voyage reprend. Ils sont à présent dans la province du Tamil Nadu.

 

Enfin, ils arrivent à Madras mais avec quarante-cinq minutes de retard. "On [le] fourre à bord d'un cyclo-pousse qui part à grands coups de pédale vers le Connemara Hotel." À son arrivée, on lui demande de céder la place à une Mercedes blanche occupée par un couple élégant qui vient de se marier.

 

Michael Palin est enfin conduit dans une chambre où il peut prendre un bain.

 

Le lendemain, un problème surgit : relier Singapour semble délicat. En plus Michael Palin et Roger Mills sont atteints de fièvre, ils ne peuvent tourner.

 

Michael Palin reste donc à l'hôtel dans lequel il découvre une librairie prénommée "pour rire". Malgré sa petite taille, il y trouve quelques ouvrages. Le reste de la journée se déroule calmement.

 

Le lendemain, la fièvre étant tombée, les deux hommes sortent dans les rues de Madras. Ils se rendent au bureau de Babuji Jetsea Freights afin de négocier leur voyage sur un cargo yougoslave, le Susak. Les choses étant compromises, ils tentent d'obtenir gain de cause auprès d'une autre compagnie maritime, la New Indian Maritime Agency. Finalement en fin d'après-midi, les choses s'arrangent. Le Susak accepte le compromis proposé. Deux hommes de l'équipe de Michael Palin pourront aller sur ce cargo, tandis que deux hommes du cargo prendront l'avion pour Singapour.

 

Le 26 octobre, Michael Palin et son comparse sont prêts pour embarquer sur le Susak. Mais l'homme devant les attendre n'est pas là. Michael Palin et Nigel Meakin décident de se rendre sur les docks. Les péripéties s'enchaînent, c'est pourquoi, ils ne parviennent à monter à bord du cargo qu'à 17 heures 30. De toute façon, le cargo ne pourra partir qu'après 22  heures, le chargement n'étant pas achevé.

 

Michael Palin et Nigel Meakin sont installés dans l'"Hôpital et [la] pharmacie du bord."

 

La nuit n'en finit pas. À minuit, on charge encore le cargo, mais Michael Palin sait alors pourquoi. "Pour obtenir un bon rendement, il faut graisser la patte de ces garçons. C'est ce qu'on appelle une "prime de vitesse" : à raison de 25 roupies par conteneur, ils travailleront alors deux fois plus vite."

 

Après une discussion déprimante, Michael Palin prend "le chemin de l'hôpital."

 

FIN DE LA TROISIÈME PARTIE

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 10:51

Source

DERVEAUX Pierre, Blasons et Armoiries, témoins de notre histoire, Éditions d'Art Derveaux et Cabédita, 2001.

 

Dans cet ouvrage, destiné aux passionnées d'histoire médiévale, le lecteur apprend, dans l'introduction, comment sont nés armoiries et blasons.

 

Ces emblèmes, propres aux familles, figurent, entre autres, sur les écus à partir du XIIe siècle. Ils évolueront jusqu'au XVIIIe siècle, et ce, dans toute l'Europe. Il existe d'ailleurs plusieurs formes de l'écu.

 

Le livre, d'un format assez petit, se divisent ensuite en trois parties.

 

La première partie est consacrée à l'écu. L'auteur explique ce que sont les émaux (couleurs) et les fourrures (combinaison de deux choses). Il aborde ensuite les partitions et les pièces honorables, puis les meubles. Ce premier chapitre s'achève sur la façon dont il faut lire un blason.

 

Le deuxième chapitre, intitulé "le blason et l'histoire", explique le sens des brisures ainsi que les combinaisons d'armoiries. Vous découvrirez comment situer dans les armoiries la place d'un individu dans une famille. Vous apprendrez aussi que la noblesse n'est pas la seule à être concernée par les armoiries et les blasons.

 

Le dernier chapitre, intitulé "les ornements extérieurs", décrivent les éléments supplémentaires que sont les cimiers et lambrequins, les casques et les couronnes, les ordres de chevalerie.

 

En fin d'ouvrage, l'auteur donne quelques-unes des devises et des cris de guerre ayant existés ainsi qu'une courte  bibliographie.

 

L'ouvrage comporte de nombreuses illustrations couleurs de différentes tailles. Voici une façon originale d'entrer dans notre histoire…

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 10:27

Source

PALIN Michael, Le Tour du monde en 80 jours par un Monty Python, hoëbeke, 2009

 

À l'aube, Michael Palin est au bord du canal de Suez. Il a déjà quatre jours de retard sur Phileas Fogg !

Après trois heures de paperasseries, Michael Palin et son équipe parviennent enfin à monter à bord du navire marchand Qamar El Saudi II.

 

Il faut quarante-huit heures pour arriver à Djeddah, or le navire qu'ils devaient prendre à Djeddah est parti au jour dit. Rejoindre l'Inde commence à se compliquer sérieusement !

 

 

 

 

Certains parmi l'équipe connaissent quelques ennuis gastriques qu'il faut soigner. Comme "il y a, paraît-il, une épidémie de méningite en Arabie Saoudite, […] tout le monde doit être vacciné."

Enfin Djeddah apparaît petit à petit. Les lieux sont surprenants : "Pas un minaret, pas une coupole, pas un croissant de lune en vue. À la place, les hautes tours d'une usine de désalinisation dominent un front de mer équipé d'immenses jetées, de grues et de portiques dernier cri, le tout disposé de façon spacieuse et ordonnée, comme dans une maquette d'architecte. Tout a été construit au cours des quinze dernières années. C'est la face impressionnante d'une économie en pleine expansion."

 

Sur les quais de Djeddah, Michael Palin et son équipe doivent retrouver  Achmed qui est leur correspondant du ministère de l'Information et Nick qui travaille pour l'ambassade britannique à Riyad.

 

Il faut songer à la suite du voyage. Pour gagner du temps, il faudrait aller jusqu'au golfe Persique en voiture, mais obtenir l'autorisation pour faire ce voyage ne sera pas simple. En effet, "en Arabie Saoudite, un simple touriste, ça n'existe pas. Tous les visiteurs doivent être parrainés par une entreprise ou par une agence du gouvernement, qui se porte garant de sa position sociale et de sa moralité. L'Arabie ressemble peut-être à l'Amérique par son aspect mais, par ses façons de faire, elle est souvent plus proche de l'U.R.S.S."

 

En plus, Michael Palin risque de devoir faire le parcours seul car l'équipe de tournage n'aura pas le droit de l'accompagner.

 

Michael Palin ne sait pas s'il pourra partir le lendemain.

 

Le matin du treizième jour, Michael Palin décide de "fouler la corniche." Ce pays, "qui n'accepte ni les théâtres, ni les cinémas, […] adore les fêtes foraines et les jardineries. Il ya des sculptures à tous les coins de rues. Comme les représentations de la personnes humaines sont interdites, c'est le règne de l'abstrait et du surréalisme dans tout ce qu'ils ont de plus exubérant et de plus enfantin –des cactus bardés de piquants, des coffres au trésor regorgeant de joyaux, des navires échoués." Ici le touriste occidental ne peut qu'être désorienté par "ce mélange de primitif et de complexe, de ploutocratie et d'austérité, d'ouverture et de fermeture à double tour."

 

Michael Palin passe la soirée en compagnie de Passepartout dans un des champs de foire. Femmes et enfants s'amusent sur des manèges.

 

Enfin le quatorzième jour, Achmed rejoint Michael Palin à son hôtel avec le permis de voyager ! Il peut parti avec Clem et Nick, le reste de l'équipe prendra l'avion pour Dubaï.

 

En fin de journée, Michael Palin et ses compagnons arrivent à Riyad. Le voyage en voiture se poursuit le lendemain. Ils arrivent à Hofuf. Ici, "les Saoudiens parviennent à faire verdir le désert."

 

Bientôt le golfe Persique est visible.

 

"Offrant un contraste frappant avec à peu près tous les autres lieux publics d'Arabie Saoudite, le poste frontière d'Abu Samra est crasseux et délabré." Il leur faut remplir quelques formalités avant de pouvoir quitter l'Arabie Saoudite.

 

Les problèmes surgissent dès leur arrivée au Qatar. La première station de taxi est à…. quatre-vingts kilomètres ! Trois policiers qataris reçoivent bien le groupe et leur promettent d'agir pour eux, mais cela s'annonce mal. La voiture qui doit arriver, ne vient pas. Après deux heures et trente minutes au Qatar et cinquante mètres de faits, Michael Palin et ses compagnons voient arriver un routier anglais. "Il a mis onze jours pour venir d'Angleterre au volant de son quarante tonnes. Michael Palin réalise alors que s'il avait fait le trajet avec lui, il aurait quatre jours d'avance !

 

Cependant, le routier n'est pas heureux de se trouver ici.

 

Alors que la suite du voyage s'annonce mal pour des raisons purement législatives, Michael Palin rencontre un jeune Koweiti qui accepte de les conduire "jusqu'à la frontière avec les Émirats." La chance ne les abandonne pas puisque "Vijay, le patient chauffeur indien retenu par Nick, [les] attend toujours à la frontière, où il a pourtant été traité avec une outrageuse grossièreté par un jeune policier arabe trop zélé."

 

Un court arrêt le temps de prendre quelque chose et le trajet se poursuit. Enfin Dubaï est là après dix-sept heures de route et mille kilomètres ! Le repas à l'hôtel est donc le bienvenu.

 

Au téléphone, Michael Palin apprend qu'ils ont un dhow pour Bombay mais qu'il "part demain à l'aube : pas le temps de récupérer avant d'embarquer pour six jours en mer à bord d'un bateau où l'on vit entièrement sur le pont."

 

Michael Palin se promène sur le quai. À Dubaï, le dhow est courant. D'ailleurs, souvent, chacun d'eux est "une espèce de petite entreprise flottante, dont l'équipage est composé des membres d'une même famille et de leurs amis, alors que le propriétaire est fort probablement, un futé de l'import-export qui roule en Mercedes six portes." La particularité de ces petites embarcations est d'être approvisionnée "en plein centre-ville par des petites camionnettes pick-up, des caddies et des hommes portant des sacs sur leur dos."

 

L'après-midi, Michael Palin visite le bateau sur lequel il passera une semaine avec son équipe. Hélas, le dhow ne partira pas le lendemain, mais le surlendemain. Pour couronner le tout, les chauffeurs de taxi présents sur les lieux, expliquent à Michael Palin que ces bateaux ne sont pas propres et que "trois jours sur un dhow, quinze jours à l'hôpital !"

 

Comme il a un jour sans route à faire, Michael Palin fait quelques provisions diverses et variées en vue de ce voyage.

 

 

 

 

Réveillé tôt, Michael Palin ne peut se rendormir, ce voyage à bord de ce bateau le tient en éveil.

 

À 8 heures 30, il se trouve à bord de l'Al Shama. Le capitaine annonce que le départ est un peu retardé. Finalement les formalités de douanes et d'immigration se font sans trop de problèmes et à 10 heures 20, le dhow quitte le port.

 

Chacun des occupants du dhow –"ils sont au nombre de dix-huit et viennent du même village- se présente à Michael Palin. Le premier repas est pris. "Soudain le moteur s'arrête." Puis la nuit commence à tomber.

 

La nuit durant, le moteur revient à la vie. Après être parvenu à franchir un chenal fort étroit, le dhow est dans le golfe d'Oman.

 

Au matin, après le petit déjeuné, la traversé se poursuit. On se parle, on se raconte ses différents voyages.

 

La mer est un peu plus agitée, ce qui ne convient pas à tous, mais les patchs contre le mal de mer viennent à leur secours.

 

Les repas sont pris et comme il fait chaud, il faut laisser passer le temps.

 

Le temps finit par s'arranger et la vie redevient plus normale. Après avoir regardé le coucher de soleil, Michael Palin va se coucher.

 

Voilà déjà quatre jours qu'ils sont sur le bateau mais le temps semble s'éterniser. Dans un espace si petit, que faire ? En plus, il reste encore 1 158 kilomètres pour atteindre Bombay !

 

Comme ils naviguent vers l'Est, ils sont réveillés tôt. Il est vrai qu'ils n'ont pas  ajusté leurs montres.

 

Un événement survient lors d'une journée : des dauphins.

 

Le vingt-troisième jour est plutôt néfaste pour Michael Palin. Son "estomac d'une noire ingratitude [le] propulse hors de [son] lit et [l']expédie en dangereux zigzags vers la barrique de nécessité peu après minuit." Impossible de se rendre aux toilettes discrètement dans un espace aussi petit. C'est pourquoi, "lors de [sa] troisième visite aux toilettes, […] ils profitent de [son] passage pour [l']inviter à venir manger avec eux, ce qui à ce moment précis, est un peu comme offrir à un végétarien un boulot de garçon boucher."

 

Les hommes du dhow parviennent à pêcher plusieurs poissons.

 

Lorsque l'équipage remarque que Michael Palin ne va pas bien, Kasim le soigne d'une façon étonnante : "lentement, douloureusement, [Kasim] se met à [le] piétiner des pieds à la tête, en commençant par les chevilles et en remontant le long de [son] épine dorsale."

 

Ils sont maintenant à 320 kilomètres de Bombay. Demain, ils auront un vrai lit !

 

Michael Palin a déjà presque une semaine de retard sur Phileas Fogg.

 

Sept nuits sur le bateau et lentement tout lentement, Bombay à l'horizon.

 

 

FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE

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