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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 10:39

Source

 

BRANCQ Caroline, Les Costumes régionaux d'autrefois, Archives et Cultures, 2003

 

 

S'habiller, c'est ce que nous faisons chaque matin. Mais qu'y a-t-il dans ce simple geste ? Peut-être un peu d'Histoire !

 

 

Comment s'habillait-on autrefois ? Grâce à cet ouvrage, vous allez l'apprendre.

 

 

 

À partir du XVIIIe siècle, on a commencé à s'intéresser aux vêtements que portaient les hommes et les femmes de nos provinces… Coiffes, petites vestes, robes ont d'abord été dessinées par des artistes, puis ensuite photographiées.

 

Avant de découvrir comment les Français s'habillaient dans chaque région, une introduction retrace l'histoire du costume.

 

Sur une double page, département par département, nous prenons connaissance du costume porté autrefois par les Français. Le livre tient compte non seulement des vêtements portés mais aussi des chaussures.

 

Les costumes offrent une autre façon d'entrer dans l'histoire de notre pays, car le vêtement a du sens… La lecture de cet ouvrage devrait vous en convaincre…

 

Ce livre permet de se rappeler ce que portaient nos ancêtres, car peut-être que certains d'entre nous ont quelques photographies de leurs arrières-grands-parents dans les tiroirs d'un vieux meuble ou d'un un très vieil album photographies…

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 10:36

Source

 

MERGNAC Marie-Odile, Les écoliers et leurs maîtres en France d'autrefois, Archives et Culture, Coll. Vie d'Autrefois, 2005

 

Nostalgie, quand tu nous tiens…

 

Comment était l'école primaire autrefois ? Si cette question vous trotte dans l'esprit, je vous propose d'ouvrir ce livre.

 

Cet ouvrage se compose de cinq grandes parties, à savoir, "histoire de l'école", "l'instituteur au quotidien", "les matières enseignées", "petits et grands moments de la vie scolaire" et "portraits d'écoliers.

 

La première partie raconte l'école.

 

Avant le XVIIIe siècle, "l'éducation est encore l'affaire des familles et du clergé, pas de l'État."

 

S'il est vrai que nous sommes loin de l'éducation de masse, il existe néanmoins des écoles pour les enfants pauvres. Charles Démia (1637-1689) et Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719) "vont révolutionner l'enseignement primaire et lui donner une organisation et une pédagogie semblable, à peu de choses, à ce que nous connaissons aujourd'hui."

 

Le XVIIIe siècle s'interroge quant à l'éducation primaire qu'il faudrait donner aux enfants du peuple. Alors que l'Église et les physiocrates sont pour, les philosophes et les élites sont contre.

Après la Révolution de 1789, malgré les bonnes volontés, l'école est touchée par une certaine désorganisation, et ce, pendant de nombreuses décennies. Il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour que les choses s'arrangent…

 

 

Dans une deuxième partie, nous découvrons l'instituteur avant Jules Ferry. Ensuite nous entrons dans les écoles normales (créées en 1794). Puis nous suivons l'instituteur lors de ses premiers pas dans une salle de classe.

 

 

La troisième partie nous permet de découvrir les matières enseignées : la lecture, l'écriture, les mathématiques, la grammaire et l'orthographe, la rédaction, la composition française, la morale, l'éducation civique, l'histoire, la géographie, la leçon de choses, le dessin, la musique, la couture, le sport…

 

 

Dans une quatrième partie, nous entrons vraiment dans l'école. Ainsi nous sommes tantôt dans l'école de garçons tantôt l'école de filles.

Nous apprenons ce qu'est le premier jour d'école, ce qu'est le premier copain, ce qu'est la salle de classe.

Nous retrouvons le cartable de l'écolier ainsi que le porte-plume et l'encrier. Vient alors le moment de la récréation avec les jeux de billes, la corde à sauter… Mais il faut manger, à la cantine bien sûr ! Les moments se succèdent… Et arrive alors  la photographie de classe !

 

 

Dans la dernière partie, six portraits d'élèves sont proposés. Le premier portrait est celui d'un élève de 1750 et le dernier celui d'un élève de 1960.

 

Tout au long de cet ouvrage illustré, vous découvrirez l'école comme elle fut autrefois, en France, loin de clichés que nous avons encore à l'esprit… Ce voyage dans le temps est à ne pas manquer…

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 09:58

Source

 

GOULARD Sylvie, L'Europe pour les nuls, First Éditions, 2009

 

Si l'Europe est, à vos yeux, un concept trop compliqué, si vous estimez que l'Europe n'a que des défauts, voici un ouvrage pour vous…

 

Quelque cinq cents pages pour découvrir l'Europe qui compte aujourd'hui vingt-sept pays et cinq cent millions d'habitants.

 

S'il est vrai que l'Union européenne n'est pas parfaite, elle a néanmoins quelques qualités. La première est que les Européens ont tous abolis la peine de mort. La deuxième, que nous avons oubliée, c'est la paix…

 

 

Qu'offre cet ouvrage ?

 

Une découverte de cette Europe vulnérable qu'il faut aussi savoir critiquer mais de manière constructive afin d'espérer une Europe meilleure pour l'avenir de chacun. Car il faut bien reconnaître que parvenir à faire vivre ensemble autant d'habitants qui ont chacun leur propre histoire, leur propre culture et leur propre langue, n'est pas chose aisée.

 

L'auteur raconte l'Europe, mais celle de l'Union européenne. C'est pourquoi, les pays, qui n'appartiennent pas à l'Union européenne comme la Suisse ou la Norvège, ne sont que peu évoqués.

 

 

Le livre est organisé en sept parties.

 

Dans la première partie, l'auteur retrace la genèse de l'idée européenne avant l'Europe. Cette naissance, tant attendue, n'eut lieu qu'après le Seconde Guerre mondiale.

 

Dans la deuxième partie, il est question des principes sur lesquels est fondée l'Europe. Comme l'affirme l'auteur "les fondateurs ont inventé une nouvelle méthode de coopération qui requiert des efforts particuliers : privilégier l'intérêt européen commun, rejeter les nationalismes, ne pas faire de différences entre "grands" et "petits" états."

 

La troisième partie permet de comprendre les différentes institutions qui existent dans l'Union européenne, à savoir le Parlement et le Conseil. Lobbies, presse, Églises et syndicats européens sont aussi évoqués.

 

Le marché unique et ses quatre libertés de circulation, la politique agricole commune et la politique étrangère sont abordés dans cette quatrième partie.

 

L'auteur évoque, dans cette cinquième partie, quelles sont les défis auxquels l'Union européenne devra trouver des réponses dans un avenir assez proches.

 

Dans la sixième partie, le portrait des dix personnalités, qui ont fait l'Europe, est proposé. Ceci est suivi de dix clichés à qui il faut tenter de tordre le cou.

 

La septième partie, très courte, est constituée de documents et d'une bibliographie.

 

 

L'Europe mérite notre attention, ce livre devrait vous en convaincre, il ne vous reste plus qu'à le lire.

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 10:16

MARX BROTHERS, Pensées, le cherche midi, Coll. "les pensées", 2010

 

 

Vous ne connaissez pas les Marx Brothers ? Sérieusement ??! Il faut alors réagir ! C'est urgent !

 

Voici une belle occasion de les découvrir… Ils étaient cinq. Léonard dit Chico, Adolph dit Harpo, Julius Henry dit Groucho, Milton dit Gummo et Herbert dit Zeppo….

 

Théâtre, music-hall, cinéma, radio et télévision ont été leur terrain de jeu !! "Ces éternels garnements" bousculèrent quelque peu l'Amérique bien pensante…

 

Si le temps a passé depuis la disparition du dernier Marx Brothers –Zeppo s'éteint en 1979-, leurs propos restent d'actualité… C'est pourquoi, il est indispensable de les lire !!!

 

L'ouvrage propose des pensées tirées de films, de correspondance, d'articles d'émissions radiophoniques ou de télévision. Huit thèmes sont proposés… Une bibliographie et une filmographie, entre autres, closent l'ouvrage.

 

Afin de vous donner l'envie de courir chez le libraire du coin pour vous procurer ce livre, quelques extraits :

 

"J'ai passé un accord avec les mouches. Elles ne s'occupent pas de faire des affaires. Moi, je ne marche pas au plafond." (Groucho)

 

"Mon éducation scolaire prit fin à mi-chemin, grâce à mon échec en seconde. À ce moment précis, je quittai l'école par la voie la plus rapide : je fus jeté dehors par la fenêtre." (Harpo)

 

"Un homme : J'ai épousé ma femme en secret.

Groucho : En secret ? Vous ne lui avez pas dit ? Pas étonnant qu'elle sorte avec d'autres hommes."

 

"Je ne bois jamais. Sauf si un autre paie." (Groucho)

 

"La secrétaire : Le propriétaire a encore téléphoné. Il veut que vous lui payiez son loyer.

Groucho : Moi, je devrais payer son loyer ? Je n'arrive déjà pas à payer le mien.3

 

"Comment ça, vous ne pouvez pas le jouer en allemand ? Et vous vous prenez pour un pianiste ? Mozart, lui, l'aurait joué en allemand ! (Groucho)

 

Le krach boursier de 1929 et son cortège de faillites inspirent cette pensée à Groucho Marx : "Les temps deviennent difficiles. À Central Park, ce sont les pigeons qui commencent à nourrir les gens."

 

 

 

J'espère que vous n'hésitez plus…

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 10:49

Source

 

PALIN Michael, Le Tour du monde en 80 jours par un Monty Python, hoëbeke, 2009

 

Lorsqu'il se réveille à sept heures du matin, le bateau est encore dans la baie de Newark. Il s'habille et se rend sur la passerelle. "Il fait froid, mais le ciel est limpide et la panorama sur Manhattan et Long Island, au-delà, depuis le New Jersey, est magnifique."

 

Le bateau passe devant la statue de la liberté puis sous le pont Verrazano. Ensuite le bateau se dirige "vers le Nord et l'Est en direction de Nantucket."

 

Le capitaine rassure Michael Palin. Malgré un départ tardif, le bateau arrivera au "Havre dimanche prochain à 4 heures 30 du matin."

 

Mais Michael Palin et Passepartout pensaient arriver à Felixstowe. Il leur faut réfléchir à "tout ce qu'implique ce passage au Havre."

 

La journée se déroule calmement sur ce bateau.

 

 

Michael Palin se réveille avec un superbe rhume. Il prend son petit déjeuner tardivement, mais la sirène retentit pour un exercice de sécurité. Tout le monde doit y participer, mais arriver sur le pont n'est pas chose facile. "[Il se ] retrouve allez savoir comment, dans la blanchisserie de l'équipage avec la deuxième hôtesse. Bente, la blonde qui est second capitaine, cramponnée à un talkie-walkie, finit par [les] regrouper tous et [ils sont] obligés d'enfiler de gros gilets de sauvetage orange et d'attendre qu'on lance le moteur du canot."

 

L'exercice est un peu chaotique, heureusement qu'il n'y a pas urgence.

 

L'exercice à peine terminé, la sirène retentit de nouveau, suivie de cris "au feu." Mais il s'agit d'assister à une démonstration du matériel anti-incendie.

 

Michael Palin passe une partie de la matinée avec Chris, un jeune lieutenant qui le renseigne sur l'histoire du Leda Maersk.

 

 

 

Le 6 décembre, Michael Palin sort peu de sa cabine, son rhume le fatigue beaucoup. Il réfléchit aussi à ce qu'il faudra faire au Havre. Mais le bateau est dans les temps.

 

 

Le lendemain, Michael Palin ne va pas mieux. Le rhume persiste, accompagné de migraine. Il décide de monter sur le pont où il trouve un vent de force huit. Cependant le temps est doux et humide. Le bateau a déjà parcouru 1 453 milles nautiques" depuis New York, soit un peu plus de la moitié de la distance jusqu'en Europe.

 

Michael Palin discute un moment avec Christian, le premier lieutenant, qui est originaire des îles Féroé.

 

 

Michael Palin se sent enfin mieux. Il retrouve le matin même Christian. Sur une carte marine, Michael Palin voit enfin la Grande Bretagne. Le bateau est maintenant à 3 100 kilomètres de New York.

 

Le vent trop fort l'oblige à renoncer à son jogging.

 

 

La mer se calme enfin. Michael Palin songe à son retour à la maison. Le temps se déroule lentement à bord, ce qui ne sera plus le cas quand il aura repris sa vie à terre.

 

Durant le déjeuner, la discussion tourne autour de l'avenir de ce bateau. Il faudra moins de monde à bord.

 

Michael Palin profite d'un moment pour faire un jogging.

 

 

En ce 10 décembre, l'Angleterre devrait être en vue. À 9 heures du matin, il fait toujours noir. Le bateau vogue désormais "sur la mer Celtique, traversant la zone que les Britanniques ont nommée Western Approaches ou abords occidentaux, familières à tous ceux qui ont lu dans leur jeunesse La Mer cruelle de Nicholas Monssart. Sur la passerelle, Bente sort la carte de l'Amirauté 2649, où figure la pointe des Cornouailles."

 

Ces cartes marines, remises à jour chaque semaine à cause des "plates-formes pétrolières, [des] voies de circulations séparées, [des] zones militaires [qui] ne cessent elles de changer" sont encore constamment utilisées à bord.

 

Bientôt Michael Palin aperçoit "les îles Scilly, Lizard Point et la côte de Cornouailles. C'est un vrai supplice de Tantale que de voir ainsi, toute proche, [leur] terre natale." Mais le bateau se rend au Havre.

 

 

 

 

"Plus que quarante-huit heures avant la date limite."

 

Le bateau arrive à 10 heures par "un temps gris et insipide, assez semblable à ce qu'il était voici onze semaines." Comme le ferry pour Southampton est déjà parti, Passepartout et Michael Palin doivent attendre. Alors ils se mettent "en quête d'un déjeuner du dimanche à la française."

 

Après une heure de marche, ils trouvent "un restaurant où l'on [leur] sert un formidable déjeuner de cinq services. […], le décor est celui d'un train."

 

Après le repas, ils retournent au navire et quittent la France à 19 heures par temps calme.

 

Michael Palin, avec son équipe, participe à une fête donnée sur le bateau. Il songe soudain "à ce vingt-huitième jour, au cours duquel Jagjit Uppal [lui] a prédit l'avenir, et [il se] demande si le sort du voyage tout entier n'a pas été scellé à Bombay. Après quelques profondes bouffées d'air marin, [il] retourne dans [sa] cabine faire [son] sac et dégonfler [son] globe terrestre pour la dernière fois."

 

 

 

 

 

Cette nuit-là, Michael Palin dort peu et se lève afin de voir le soleil se lever. Felixstowe est en vue. Deux remorqueurs, "le Brightwell à la poupe et le Victoria, de Liverpool, à la proue, " prennent le navire en charge.

 

Michael Palin et son équipe débarquent. Il ne reste plus qu'à se rendre au Reform Club. "Un des camions du Leda Maersk [les] véhicule le long des rues bien propres de Felixstowe jusqu'à la gare de chemin de fer. Le premier train ne part que dans une heure, donc [ils se] repli[ent] en face, au Moat House Hotel."

 

Il est temps de prendre le train. Ils arrivent enfin à Londres.

 

Alors qu'ils sont dans le métro, une voix leur signale qu'un paquet suspect a été trouvé et que personne ne peut descendre dans le métro. Finalement, tout s'arrange, encore que… Michael Palin se tient "devant le perron du Reform Club, soixante-dix-neuf jours et sept heures après avoir descendu ses marches pour partir faire le tour du monde. [Il] aurai[t] vraiment voulu offrir un verre à Passepartout, mais on [leur] a refusé l'entrée du club."

 

 

 

 

 

Michael Palin, "avec le recul que donnent cinq mois et demi à la maison", fait le point. Même si le tour du monde en quatre-vingts jours a été difficile à tenir, il repartirait bien.

 

Michael Palin retient autre chose de son voyage. "La générosité avec laquelle les gens qu'"[ils ont] rencontrés en route [leur] ont offert leur temps et leur aide [l']a  rendu plus optimiste pour l'avenir de la planète."

 

 

 

 

 

En ce mois de décembre 2008, le tour du monde de Michael Palin a déjà été réalisé voici vingt ans ! "Au cours de ces vingt années, avec [son] équipe, dont certains membres faisaient déjà partie du premier voyage, [Michael Palin a] visité tous les continents du globe, parcouru des centaines et des milliers de kilomètres à travers tous les types de terrains, depuis les étendues de glace et de neige jusqu'aux déserts brûlants, et régurgité le tout sous forme de sept livres et séries d'émissions de télévision."

 

Cette émission, qui a connu le succès, le doit aussi aux gens rencontrés et qui ont accepté d'être filmés.

 

Michael Palin repart donc en voyage afin de retrouver quelques-uns de ces gens qui l'ont marqué. Lors de ce voyage, les hommes du dhow lui avaient laissé un souvenir poignant.

 

Michael Palin part à la recherche de l'équipage de l'Al Shama.

 

 

 

 

 

Le huit octobre 2008, Michael Palin est à Dubaï. "Il y a vingt ans, Dubaï était une ville du désert, où vivaient 350 000 habitants. Aujourd'hui, elle en compte un million et demi et il en arrive tous les jours de nouveaux, aussi vite qu'on parvient à construire de quoi les loger. […] six millions de visiteurs […] s'y rendent chaque année."

 

Michael parvient à retrouver Kamis Ghamil, "l'homme qui [leur] a, à l'époque, dégotté l'Al Shama et qui dirige à présent les ports et les douanes." Comme il ne rencontrera Kamis Ghamil que le lendemain matin, Michael Palin fait le tour de Dubaï où de nombreuses constructions continuent de sortir de terre.

 

Michael Palin passe quelques moments avec Kamis. Les choses ont aussi changé pour les bateaux, "car les nouveaux dhows peuvent jauger jusqu'à 2 000 tonneaux […]."

 

Impossible de trouver l'Al Shama sur lequel avait voyagé Michael Palin.

 

Toutefois, Kamis offre la possibilité à Michael Palin de monter sur l'un de ces bateaux afin de revivre le passé… Les conditions de voyage sur le dhow ont beaucoup changé. Michael Palin est heureux de ces quelques moments passés avec ces hommes.

 

 

"Au premier regard, on peut penser que Dubaï pue l'opulence et Bombay la pauvreté. En fait, dans les deux cas, c'est une illusion. Des armées d'ouvriers du bâtiment vivent à Dubaï avec moins de deux cents dollars par mois et, à côté de ses mendiants qui courent les rues et de ses gigantesques bidonvilles, Bombay est la ville de l'Inde où l'on trouve le plus grand nombre de gens richissimes."

 

À Bombay, les embouteillages existent toujours. La pauvreté est toujours présente. Le Taj Hotel est toujours là.

 

Grâce à la BBC, Michael Palin parvient, après bien des difficultés, à retrouver la compagnie qui leur avait permis de voyager sur l'Al Shama. Hélas, le bateau n'existe plus : il a coulé dans la mer d'Arabie. Toutefois, Michael Palin apprend que plusieurs de ceux, qui composaient l'équipage, vivent à Mandvi dans le Kutch.

 

Michael Palin prend le train pour s'y rendre. Après quinze heures de train, il arrive enfin dans la ville de Bhuj. Comme c'est le terminus de la ligne, il doit faire le restant du trajet en voiture pour aller jusqu'à Mandvi.

 

En ce matin du 20 octobre 2008, Michael Palin prépare ses retrouvailles avec le capitaine Suleyman. Quand il arrive devant sa maison, Michael Palin voit un dhow en cours de construction.

 

Il frappe à la porte et entend le capitaine parler. Hassan Suleyman le fait entrer dans une cour. Aussitôt, Michael Palin voit des gens qu'il reconnaît Answar, le mousse, Ibrahim, le chef mécanicien et Kishoor, le mécanicien en second. Michael Palin leur montre le DVD de ce premier tour du monde. Certains de ces hommes ne sont plus là.

 

Mandvi se trouve à 6 500 kilomètres de Londres, mais parmi ces amis d'autrefois, Michael Palin se sent comme chez lui.

Lorsqu'il les quitta, vingt ans auparavant, il croyait ne jamais les revoir, mais ce soir, il fête avec eux "l'art du possible."

 

 

FIN DE LA DIXIÈME ET DERNIÈRE PARTIE

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 10:24

Source

 

PALIN Michael, Le Tour du monde en 80 jours par un Monty Python, hoëbeke, 2009

 

Dernier jour de novembre. Il fait -22°C. Afin de franchir un morceau du Colorado, Michael Palin choisit un moyen de transport peu fréquent : le traîneau tiré par des chiens. Il se rend au "chenil de Krabloonik, dans le village de Snowmass." Michael Palin sera accompagné, dans ce parcours par un musher. "Il s'appelle Marion et il est originaire du Mississipi, où l'on n'hésite pas à donner aux garçons des prénoms de ce genre."

 

Dan Maceahen, qui s'occupe du chenil, prépare le voyage de Michael Palin. Un attelage de treize chiens est composé. Les chiens sont harnachés. Enfin, ils partent.

Mais les chiens, désireux de courir, ne sont pas faciles à maîtriser. "Les rares fois où ils sont autorisés à courir librement, c'est une sensation merveilleuse. Le traîneau glisse sans bruit sur la neige, l'air a une odeur fraîche et propre […]."

 

Les exigences du tournage ne permettent pas de faire plus de huit kilomètres avec les chiens, ce que regrette vivement Michael Palin.

 

 

Michael Palin quitte Aspen dans le Colorado le 1er décembre. Il ne doit pas louper le Zéphyr de Californie ni la correspondance avec le Lake Shore Limited à Chicago afin d'arriver à temps à New York.

 

Mais avant de partir, Michael Palin et son équipe font un petit voyage en ballon. Rapidement Michael Palin se sent mal à l'aise, Jake le pilote se tient en équilibre au bord de la nacelle. Quand la peur l'abandonne, Michael Palin se penche enfin par dessus bord. "Le panorama est immense et majestueux, toute la contrée d'Aspen à Snowmass, avec en prime le mont Daly, couronné de neige, aussi frappant que la montagne du générique des films de la Paramount."

 

Le ballon revient sur le sol. Après un bon petit déjeuner, Michael Palin fait encore quelques pas dans Aspen, puis prend le chemin de la gare. Le train a une heure trente de retard. La nuit tombe. Le train traverse le tunnel de Moffat qui est "le troisième au monde par sa longueur. Il passe sous le point névralgique des montagnes Rocheuses, le Continental Divide, la ligne de partage des eaux entre la bassin Pacifique et le bassin Atlantique, réduisant à dix minutes une partie du trajet qui avait pris cinq heures à Phileas Fogg."

 

Michael Palin rejoint son compartiment couchette et s'endort entre Denver et Omaha.

 

 

 

 

À 7 heures 45, Michael Palin arrive à Omaha, dans le Nebraska.

Le voyage se poursuit dans l'Iowa qui offre un paysage surtout rural. En début d'après-midi, Michael Palin et son équipe sont à Burlington à la limite de l'Illinois. Ils s'apprêtent à franchir le Mississipi, quand Michael Palin apprend que leur arrivée à Chicago n'aura pas lieu avant 18 heures, or leur correspondance pour New York est à 18 heures 25. Enfin Chicago est en vue.

 

Michael Palin et son équipe disposent de peu de temps pour prendre leur correspondance. Alors qu'ils se trouvent sur le quai, "Simon entend [le nom de Michael Palin] annoncé par un haut-parleur : M. Palin, arrivant de Los Angeles, est prié de se présenter au bureau des Renseignements."" Ce dernier s'y rend.

 

À 18 heures 35, Michael Palin est heureux d'être dans le train qui file hors de Chicago. Il faut encore avancer les pendules d'une heure.

 

 

 

 

Pendant la nuit, le train traverse Cleveland, Buffalo, Rochester… Quand ils se réveillent, Michael Palin et son équipe sont dans l'État de New York. Ils prennent le petit déjeuner en compagnie d'un homme fort âgé qui se rend à Albany.

 

Le train se dirige dans la vallée de L'Hudson. Enfin le train franchit la Harlem River et entre dans Manhattan. Le décor n'est pas toujours heureux. "Vers la 132e Rue, la ville ressemble plus au Caire qu'à autre chose. Des détritus dans tous les coins, des voitures défoncées et des lits abandonnés sont éparpillés à travers des terrains vagues, où l'on n'aperçoit guère que des plaques de tôle ondulée et les gens qui vivent dessous."

 

Les passagers se dirigent vers les portes. "De même qu'à Chicago et à Los Angeles, l'arrivée à New York par le train n'est pas faite pour vous remonter le moral. [Ils] débarqu[ent] dans une pénombre souterraine pour [se] traîner le long du quai et seule une foi aveugle [les] porte à croire que New York se trouve vraiment là-haut, au dessus d'[eux], et qu'[ils] ne [sont]pas tous morts."

 

Une fois descendu du train, Michael Palin doit se rendre au aux docks de Newark afin d'embarquer sur le porte-conteneurs, mais il a perdu Passepartout.

 

Il le retrouve finalement, "en compagnie d'un défenseur new-yorkais de la loi et de l'ordre. Lequel exige de savoir ce qu' "[ils font], qui [les] y a autorisés et ainsi de suite. Clem arrive à grands pas pour régler le problème, mais toute cette affaire [leur] fait perdre un temps inquiétant."

 

L'équipe prend un taxi pour le port de Newark et parvient à monter à bord du Leda Maersk, "un porte-conteneurs danois

qui part [le] soir et atteindra l'Angleterre dans huit jours, pourvu qu'il fasse beau."

 

Sur ce navire propre et bien fourbi, le second capitaine est une femme, le premier officier que rencontre Michael Palin depuis qu'il voyage.

 

Après avoir fait le tour du pont et regardé l'horizon new-yorkais, il se glisse dans son lit, le bateau est toujours à quai.

 

 

FIN DE LA NEUVIÈME PARTIE

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:19
Source

PALIN Michael, Le Tour du monde en 80 jours par un Monty Python, hoëbeke, 2009

 

L'arrivée en Amérique est prévue dans la journée du 26 novembre. Il restera à Michael Palin dix-sept jours pour "traverser l'Amérique en empruntant un système ferroviaire sporadique et négligé et pour trouver ensuite un moyen de franchir l'Atlantique alors que l'hiver est proche."

 

La matinée se déroule agréablement et le temps est magnifique. Tout indique que la terre n'est pas loin. "Il y a une profusion de pélicans, de cormorans et de sternes. De gros goélands viennent se percher sur [leurs] conteneurs avec des airs de propriétaires. […] La mer commence à prendre une odeur salée qu'elle n'a jamais quand on est au large. Les inévitables détritus en plastique et en polystyrène s'accumulent, soudain les stations de la radio pullulent et nous entendons de nouveau des bruits d'avion."

 

Au moment du déjeuner, le bateau passe devant la plage de Malibu.

 

Michael Palin ressent une certaine euphorie.

 

"À 14 h 05, le pilote monte à bord. Le bateau est alors escorté par un remorqueur qui l'emmène "jusqu'à la gare des conteneurs, où les dockers américains attendent près de leurs voitures […], braillant, plaisantant, frimant, faisant saillir leurs muscles –ils ont l'air de figurants hollywoodiens sélectionnés avec soin pour leur rôle."

 

Dès que les douaniers sont passés, Michael Palin et son équipe peuvent enfin débarquer. Michael Palin "monte à bord d'un navire, le dixième jusqu'ici. […] Mais son mouillage est en béton et il n'a pas bougé d'un pouce depuis vingt-deux ans. Il s'agit de l'ancien Queen Mary."

 

L'euphorie éprouvée par Michael Palin est de courte durée. En effet, tandis qu'on vient de lui donner la clé de sa cabine, il se retrouve parmi de bruyants Américains. "En un clin d'œil, le SAE (syndrome de l'arrivée euphorique) cède la place au CAD (cafard post-débarquement), qui s'efface à son tour devant le TT (traumatisme transitionnel)."

 

Rapidement Michael Palin prend ses dispositions pour la suite du voyage, car il doit se rendre sur la côté Est du pays, "ce qui est plus facile à dire qu'à faire au pays où personne ne prend au sérieux les moyens de transport autres que l'avion. Il existe un train express pour Chicago, baptisé le Vent du Désert, mais il ne souffle pas avant lundi après-midi."

 

Il ne quittera pas Los Angeles tout de suite.

 

 

Michael Palin fait le tour du Queen Mary. "À l'intérieur, les décorations Art déco, les incrustations de bois et de cristal taillé, les bas-reliefs en bronze d'inspiration classique et les fresques de l'Angleterre dans les années 1930 sont superbes."

 

Ensuite, il prend le petit-déjeuner au Sidewalk Café à Venice Beach. Mais cette Venise du milliardaire Abbot Kinney n'est "pas aussi robuste que l'originale." Il n'en reste que le nom. "Venice Beach, c'est l'Amérique dans ce qu'elle a de plus naturel. Forte en gueule, sans façons, culottée, individualiste, m'as-tu vue, tolérante et sûre d'elle. Elle offre un retour idéal à la culture occidentale."

 

Après son petit-déjeuner, durant lequel il a lu quelques journaux, Michael Palin se rend sur le front de mer. Ici, chacun s'adonne à une activité en public : un jongleur ici, un homme qui imite à la perfection un robot là, des culturistes plus loin…

 

Sa marche le conduit jusque "dans un canyon paisible, donnant dans Sunset Boulevard, où Michael Shamberg, le producteur de Wanda, de Les Copains d'abord et de bien d'autres films, donne en [son] honneur un déjeuner de Thanksgiving très peu hollywoodien."

Michael Palin passe une agréable soirée toute simple.

 

Le soir, il est heureux de rentrer à l'hôtel.

 

 

 

 

En cette matinée du 28 novembre, Los Angeles est sous le soleil, mais des chutes de neige sont prévues "dans les montagnes Rocheuses, en particulier un bon mètre à Alta Lake." Or l'équipe doit prendre le train le lendemain.

 

Michael Palin quitte le Queen Mary et se rend à l'"Union Station, la gare de Los Angeles."

Achevée en 1939, cette gare, malgré la concurrence de l'aérien, voit chaque jour des trains partir. Mais cette gare n'est pas en bon état. "Les quais sont si lamentables et mal entretenus qu'au premier regard, [il a] cru que la ligne de chemin de fer avait cessé de fonctionner et que personne ne [les] avait prévenus. Pas un seul panneau n'indique le nom de la ville."

 

"Le Vent du Désert est composé de wagons, de type Superliner, de la compagnie nationale Amtrak ; ce sont des voitures à deux étages, peintes en argent, rouge et bleu."

 

Michael Palin est accueilli par le chef de train qui annonce que le train a des problèmes de moteur. Cela ne semble pas déranger les passagers qui "paraissent être des vacanciers ou des fanatiques des trains."

 

Finalement le train part avec une heure de retard. Les passagers ont droit à quelques annonces. C'est ainsi qu'ils apprennent qu'ils traversent le fleuve Los Angeles.

 

Si la circulation des trains passagers n'est pas extraordinaire, celle des trains de marchandises est florissante car elle est aux mains de compagnies privées.

Le train quitte une autre gare, celle de San Bernardino.

Au loin, les voyageurs aperçoivent la ville natale de Nixon, créateur d'Amtrak. "En libérant les compagnies privées de l'obligation d'assurer les liaisons destinées aux passagers, le gouvernement d'alors comptait bien provoquer le déclin, puis le trépas des voyages ferroviaires. Mais contre toute attente, ils ont survécu, ils ont leurs adeptes et il n'est plus question de leur couper les vivres. Au contraire même : Dukakis qui, jusqu'à il y a quelques semaines, était candidat à la Maison Blanche, avait promis de doubler le budget d'Amtrak. Pas Bush."

 

Le train passe non loin de la faille de San Andreas.

 

Après deux heures de train, les voyageurs sont au Nevada.

 

Chacun gagne le wagon-restaurant, lieu austère "dirigé avec autant de bienveillance qu'une cantine de prison."

 

Tandis que tout le monde mange, Las Vegas est tout près de là. Puis le train se dirige vers Salt Lake City. Il faut avancer les montres d'une heure.

Comme il n'y a pas assez de couchettes pour tous, Michael Palin reste dans un wagon ordinaire. Il fait la connaissance d'un homme d'affaires comptable à Chicago.

 

 

À 7 heures du matin, ils sont à Salt Lake City qui est sous un léger manteau blanc.

 

Michael Palin n'a plus qu'un jour de retard sur le héros de Jules Verne. Dans cette ville, Michael Palin attend le train en provenance de Seattle, "pour lequel [leur] train doit assurer la correspondance et qui est semble-t-il, coincé par une congère tout en haut des montagnes. Ce convoi, appelé le Pionnier, rejoint ici même le Zéphyr de Californie, arrivant de San Francisco, et [leur] Vent de Désert pour former le convoi Zéphyr de Californie à destination de Chicago."

 

Si la région n'a plus ni bisons, ni Sioux, ni Pawnees, elle offre de magnifiques paysages.

 

Dans la matinée, le train entre dans la gare de Helper dans l'Utah. Le voyage se poursuit le long du Colorado.

 

Durant le trajet, Michael Palin dialogue avec quelques passagers. Il finit par penser que "tous ces passagers ne sont pas des Américains moyens. Ce sont des gens qui se préoccupent de leur environnement, qui méprisent et craignent tout ce que leur infligent les grosses entreprises et qui sont de véritables puits de science en ce qui concerne les endroits où ils vivent, étant bien décidés à empêcher ceux-ci d'être inutilement "développés"."

 

Lorsqu'il arrive à Glenwood Springs, altitude 1 700 mètres, Michael Palin décide de descendre du train pour faire un détour même s'il dispose de peu de temps.

 

En cette fin de journée, Michael Palin plonge dans les sources chaudes de quarante degrés de Glenwood, "des eaux géothermales qui réussissait déjà bien aux Indiens Ute il y a cent ans et plus."

 

Ensuite, Michael Palin et son équipe, après une heure de route, arrivent à Aspen qui se trouve à 2 500 mètres d'altitude. Michael Palin descend dans l'hôtel "Jerome, dont l'extérieur placide, en brique, datant de 1889, dissimule tous les excès d'un intérieur exubérant."

 

Après avoir pris un bain, il fait quelques pas dans la ville.

 

FIN DE LA HUITIÈME PARTIE

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 10:45

Source


Éphèse, 90 illustrations en couleurs, Bonechi, 1989

 

Ce livret propose une agréable balade au milieu des ruines de l'une des plus célèbres cités grecques : Éphèse.

 

Un plan donne un aperçu de la cité. Les numéros figurant sur ce plan correspondent aux monuments décrits tout au long de l'ouvrage.

 

Quelques éléments historiques sont d'abord donnés.

 

Éphèse fut fondée par des descendants helléniques entre les XVIe et XIe siècles avant notre ère. Androclès, qui serait le fondateur de cette cité, fut tué lors de la bataille contre les Cariens.

 

Détruite par des Cimmériens au VIIe siècle avant notre ère, Éphèse fut reconstruite. Un nouveau temple en l'honneur d'Artémis fut bâti au VIe siècle avant notre ère.

 

Éphèse tint aussi une place importante dans le monde romain. Tibère et Hadrien s'y rendirent et favorisèrent sa reconstruction après le tremblement de terre dont la cité avait été victime.

 

Le déclin de la ville commença vers le IIIe siècle de note ère. Les Turcs s'en emparèrent en 1308. Quelques années plus tard, Éphèse, abandonnée, sombra dans l'oubli. Des fouilles archéologiques lui rendirent la vie en 1869.

 

Dix-huit lieux sont étudiés dans ce livret :

- La basilique saint Jean

- L'artémision

- L'agora

- L'odéon

- Le temple de la déesse Rome et de Jules César divinisé

- Le prytanéïon

- La Fontaine de Pollion

- La rue des Courètes

- Le temple de Domitien

- Le monument de Memmius

- La fontaine de Trajan

- Le temple d'Hadrien

- Les maisons sur la colline

- Les thermes de scholastique

- Le lupanar

- La bibliothèque de Celse

- La rue de marbre

- Le théâtre

- La voie Arcadiane

- L'église de la Vierge

 

La visite s'achève par le musée.

 

De nombreuses photographies accompagnent les textes souvent courts mais pleins d'informations. Maintenant, il ne vous reste plus qu'à vous rendre à Éphèse ou en attendant de pouvoir le faire de lire ou relire Le Satyricon de Pétrone !

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 10:19

PALIN Michael, Le Tour du monde en 80 jours par un Monty Python, hoëbeke, 2009

 

Cinquante-quatrième jour de voyage et Los Angeles ne sera visible que dans onze jours seulement ! "La "route d'été" est de 7 412 kilomètres entre Tokyo et Long Beach, mais le capitaine Amirapu préfère prendre la "route d'hiver" qui en fait 580 de plus, parce que, explique-t-il en [leur] montrant ses cartes météo, "ça [leur] évitera de [leur] prendre ces saletés-là en pleine figure.""

 

Cette première journée se passe en filmant. Lorsque le soir arrive, chacun se retrouve dans la pièce, "qui fait office de bar, salle de jeux, salle de lecture et bibliothèque, mais dont les rideaux sont presque toujours fermés parce qu'on y projette une vidéo." Le projet Macbeth est remis à plus tard !

 

Durant la nuit, ils vont "perdre une heure, en vertu d'un des huit changements d'heure qui [les] attendent sur le Pacifique.

 

 

En ce matin pluvieux, Michael Palin tarde à se lever. Après un petit déjeuner, il se promène sur le bateau. Dans la journée, le temps se dégrade.

"Un front de basses pressions, qui se développe à la vitesse grand V, monte du sud-ouest. De force 7 ou 8, il devrait s'abattre sur [eux] ce soir." Il faut donc se préparer à la tempête qui arrive rapidement. "La nuit est inconfortable. Impossible de garder la même position plus de quelques secondes. Quand le navire roule, le corps se crispe, dans l'attente de la nécessité de faire contrepoids. Mais le navire décide alors de passer au tangage et plonge vers l'avant en frissonnant. C'est comme d'être bercé par un géant affligé d'un tic incoercible."

 

 

La tempête est passée mais une autre arrive par l'Ouest. Et il reste encore 6 500 kilomètres à parcourir !

 

Après le repas, Michael Palin et son équipe parlent de leur journée de travail.

 

Michael Palin apprend que "ce soir, en l'honneur de la fête hindoue de Deepavali, [ils auront] droit à un buffet spécial, suivi d'une soirée."

 

La soirée offre l'occasion à tous de s'amuser jusqu'au moment du coucher.

 

 

Lorsque Michael Palin se réveille le 20 novembre, il comprend rapidement que quelque chose ne va pas. Le bateau est à l'arrêt. En milieu de matinée, "les moteurs marchent de nouveau à plein régime."

 

Le soir même, le navire est confronté à une nouvelle tempête. Prendre le repas fut quelque peu délicat.

 

Le lendemain matin, la tempête est encore là mais moins forte. Ce même jour, le navire se retrouve dans l'hémisphère occidental. "En avançant vers l'est avec le soleil, [ils ont] gagné un jour entier sur le reste du monde […]." Cependant cinquante-huit jours ont été nécessaires pour contourner la moitié du globe… Or il ne reste plus que vingt-deux jours pour tenir le pari…

 

Chacun parvient à occuper sa journée. Puis "au milieu du dîner, [l'équipe de Michael Palin a] droit à une annonce qui peut surprendre : "[l'équipage rappelle] à tout le monde que demain, [ils seront] encore lundi.""

 

 

"Ce dont [ils rêvent] tous. L'occasion de revivre la journée et de bien faire les choses, cette fois-ci."

 

Le bateau a maintenant traversé la moitié du Pacifique. Le temps reste chaud et humide. Le capitaine entre en contact avec un navire qui vient des grands lacs et de Montréal.

 

Michael se rend dans la bibliothèque dont "presque tous les livres sont en anglais, alors qu'il n'y a pas un seul Anglais au sein de l'équipage." Cependant dans ce lieu, ce sont les cassettes vidéo qui "ont beaucoup plus de succès."

 

La houle est toujours là, ce qui rend le sommeil délicat. Tout roule au sol. "Sur le pont, les conteneurs grondent et gémissent comme ils ne l'ont encore jamais fait."

 

Vers le milieu de l'après-midi se déroule "le rite d'initiation marquant le passage de la ligne." Michael Palin ainsi que trois membres de l'équipage qui n'ont jamais franchi cette ligne, doivent accepter "cette cérémonie séculaire et humiliante." Finalement chacun s'en sort assez bien. Il ne reste plus à Michael Palin qu'à obtenir une signature pour valider son franchissement de la ligne internationale de changement de date.

 

Voilà déjà huit jours qu'ils sont sur le Pacifique. Chacun doit encore avancer sa montre, et ce, pour la quatorzième fois.

 

La houle persiste, rendant ainsi la vie à bord plus délicate. En plus, "il fait de nouveau oppressant et moite et, juste quand on en a besoin, impossible de se servir de la climatisation, toujours envahie par les émanations de diesel."

 

 

Le roulis persistant n'offre qu'un sommeil saccadé. L'atmosphère toujours aussi moite n'arrange rien. Les moments de sommeil sont remplis de rêves étranges.

 

Une fois levé, Michael Palin discute quelques minutes avec Saatchi.

Avant le dîner, le capitaine invite l'équipe de Michael Palin à boire un verre. Le repas sera suivi d'une séance de loto.

 

 

Après avoir pris le petit déjeuner, Michael Palin se renseigne sur leur progression. Le bateau a déjà sept heures de retard sur l'horaire.

Le temps s'est amélioré, ce qui permet à Michael Palin de sortir sur le pont.

 

Le bosco, monsieur Ong, propose à Michael Palin d'aller jusqu'à Panama. Hélas, il ne peut, malgré l'envie, car le tour du monde est à réaliser dans les temps !!

 

FIN DE LA SEPTIÈME PARTIE

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 10:20

DE RUDDER Orlando, Ces mots qui font du bruit !, JC Lattès, 1998

 

Tous les mots d'une langue ont leur histoire… Quelquefois, l'histoire d'un mot est très ancienne, d'autres fois plus récente…

 

Cet ouvrage est, en fait, un dictionnaire. Ce qui fait l'originalité de ce livre, c'est de s'intéresser aux onomatopées, interjections et autres mots d'origine onomatopéique…

 

L'auteur donne quelques informations quant à l'organisation de ce dictionnaire. Le corpus contient non seulement des onomatopées et des interjections mais aussi des verbes qui furent autrefois des onomatopées.

 

Selon l'auteur, il faut distinguer "deux aspects du phénomène onomatopéique : l'onomatopée vraie, […] celle qui imite, […] et l'onomatopée de réception qui peut être un mot de la langue non chargé au départ d'expressivité mais qui prend son dynamisme lors d'emploi particulièrement énergique."

 

Pour chaque mot, vous trouverez la mention abrégée de la nature grammaticale du terme défini. Quelquefois une date est donnée. Il s'agit de la première apparition du terme mais à l'écrit.

 

Une étymologie est souvent proposée. Des citations illustrent parfois l'onomatopée ou l'interjection.

 

Quelques exemples…

 

"Floc ! : interj. XVe siècle. Exprime le bruit produit par quelque chose que l'on jette dans l'eau, ou par un plongeon."

 

"Lure, lurette : refrain de chanson populaire attesté dès le XVe s. On trouve déjà turelure au XIIe siècle. Luron, Lurette, en tant que refrains, n'ont rien à voir avec l'expression "il y a belle lurette", laquelle vient d'une locution lorraine, "il y a belle heurette", comprenant un diminutif d'heure. […]."

 

"Taïaut ! […] : interjection 1661, mais existe sous la forme taho dès le XIVe siècle, ce qui exclut l'origine "taille-haut", laquelle, de toute façon, demeurerait mystérieuse. Cri des veneurs pour exciter les chiens.

 

À vous d'aller faire le reste du voyage dans le pays des onomatopées et des interjections…

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