Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

Présentation du Blog

Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

Recherche

Pages

31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 15:29

PIAT Jean-Bernard, It's raining cats and dogs, et autres expressions idiomatiques anglaises, Librio, Coll. Mémo inédit, 2009

 

À chaque langue, ses expressions…

 

Ce livre, d'un petit format, vous offre la possibilité d'apprendre certaines de ces expressions, mais dans leurs équivalents anglais.

 

L'auteur propose vingt thèmes allant "du loisir au travail en passant par l'amour ou la météo" pour découvrir les expressions dans la langue de Shakespeare.

 

Vous aimeriez un échantillon…, le voici.

 

"Il est dans les bras de Morphée. – He's dead to the world."

 

"Il a bu un coup de trop. – He's had one too many."

 

"C'est une épée de Damoclès au dessus de sa tête. – It's hanging over his head."

 

"Il est dans la lune. – He's absent-minded."

 

"Deux avis valent mieux qu'un. –Two heads are better than one."

 

"Il est aux abois. He's in dire straits."

 

"Il tombe des cordes. – It's raining cats and dogs."

 

 

Maintenant, il ne vous reste plus qu'à vous procurer l'ouvrage, si vous voulez en savoir plus… N'hésitez pas ! Vous étonnerez amis !

Repost 0
22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 21:41

LONDRES Albert, Chez les fous, Le Serpent à plumes, Coll .Motif, 2007

 

 

Pourtant parmi les fous, il y avait des gens qui ne l’étaient pas. Et certains de ceux qui étaient là, se demandaient souvent le pourquoi de leur présence en ces lieux.

« Si le malade l’eût été du foie, des bronches, du ventre, sitôt guéri il serait sorti de l’hôpital. C’est que la chose est dans les habitudes et que la médecine générale est plus vieille que la psychiatrie. » La guérison des fous n’était pas assuré ! Il fallait encore entendre que la science fît des progrès !

 

« Il est préférable pour un homme d’être bandit que fou. Quand le bandit a purgé sa peine, on lui ouvre la porte de la prison sans lui demander s’il recommencera ! »

Le malade lui restait enfermé dans ces lieux au nom de l’avenir, car personne, dans le personnel médical ne voulait affirmer qu’il était complètement guéri !

Cela donnait parfois des situations saugrenues ! Une famille, ayant appris que l’un de leurs cousins était interné, vint lui rendre visite. Comme ils avaient trouvé son discours cohérent, ils demandèrent le pourquoi de son maintien en asile… Leur docteur, par courrier, leur expliqua, entre autres, que leur cousin devait rester à l’asile car il ne pourrait plus s’adapter à la vie sociale. Il était interné depuis six ans !

« Une science qui tâtonne s’arroge  des prérogatives qui ne devraient appartenir qu’à la justice.

L’idée de persécution fai[sait] beaucoup de malheurs. Elle fai[sait] surtout le bonheur  de ceux qui l’[avaient]. Les psychiatres ne manqu[aient] pas de psychologie, mais d’informations, et quand la psychologie repos[ait] sur des bases erronées, c’est toujours de la psychologie, seulement elle [était] fausse. »

 

Les asiles comptaient donc des persécutés mais aussi des gens victimes d’un mauvais coup. Une femme qui voulait se débarrasser de son mari pour vivre avec son amant, par exemple !

Parfois pourtant les psychiatres se trompaient et laissaient sortir quelqu’un qui commettait l’irréparable. Ceux qui en payaient les conséquences, étaient les malades qui venaient d’être déclarés guéris !

Mais qui devait vraiment être enfermé dans ces asiles où les malades manquaient surtout de soin ? Quelques aliénistes peut-être ?

 

 

 

Albert Londres rendit visite plusieurs fois à un psychiatre qui « est un hôtelier qui attire ses clients au son de la médecine. » Cet homme ne s’intéressait qu’au cerveau !

 Le contact entre les deux hommes ne fut pas des meilleurs ! Au fur et à mesure de la discussion, le psychiatre s’approchait du journaliste. En quelques instants, le docteur ne fut plus qu’à une infime distance d’Albert Londres

 

Ce médecin avait eu une mésaventure. Alors qu’il sautait sur un lit pour prouver à un patient -aussi bien habillé que lui- que son lit était en bon état, un infirmier nouvellement arrivé, enferma le médecin dans la chambre. Il avait pris le médecin pour un fou et ne voulait pas croire ses paroles ! Le médecin resta ainsi longtemps comme cela !

« La maison de M. Psychiatre est une boutique de bric-à-brac. C’est la foire aux puces : on y trouve de vrais fous, d’anciens fous, de futurs fous. Il y a l’authentique, le probable, le douteux, le récalcitrant et la victime. »

Mais il n’était pas facile d’entrer dans ce lieu fermé ! Plusieurs fois, M. Psychiatre mit le journaliste à la porte. Il fallut ruser !

Il alla trouver les parents d’un fou afin de pouvoir entrer plus facile dans ce lieu. Tout le monde s’entendit et on se rendit donc chez M. Psychiatre. Albert Londres réussit à rencontrer la dame qu’il devait voir. Cette dernière lui avait donné par écrit l’histoire de son internement. Le lendemain, M. Psychiatre la fit mettre au secret. Cette femme était une prisonnière qui n’avait été condamnée par aucun jury. Seul M. Psychiatre l’avait condamnée !

 

 

 

Un matin, Albert Londres était en compagnie d’un interne. Cet homme affirma au journaliste que le public ne savait pas vraiment qui étaient les fous.

Il voulut donner un exemple. Il montra au journaliste un groupe de gens réunis dans une salle à quelques pas de là. Lorsqu’Albert Londres entra dans cette salle, il aperçut le médecin chef au milieu du groupe. L’interne se rendit compte de son erreur, ce n’était pas des fous mais des aliénistes !

 

 

La façon dont était traitée les malades aliénés était inappropriée. La loi de 38 n’avait ni la finalité de soigner les malades, ni de les guérir, juste de s’en débarrasser !

« On ôte la vie [des fous] sans leur donner la mort.

On devrait les aider à sortir de leur malheur, on les punit d’y être tombés.

Cela sans méchanceté mais par commodité. »

Hélas, ici on gardait les fous sans les soigner, leur guérison était le fruit du hasard !

Même deux psychiatres consultés au sujet d’un même patient pouvaient être capables de donner deux avis totalement différents. Cette science n’en était qu’à ses débuts !!!

Un internement pouvait être justifié, mais ne l’était plus rapidement compte tenu de l’évolution de la maladie.

« Les fous mange[aient] une nourriture de baquets.

Les trois quarts des asiles sont préhistoriques, les infirmiers [étaient] d’une rusticité alarmante, le passage à tabac [était] quotidien.

Les asiles [avaient] des crédits d’avant-guerre. On n’[allait] tout de même pas faire de frais pour les loufoques ? »

La convalescence n’était pas des meilleurs ! Les soins non plus !

Une partie des aliénés seulement devrait être internée, les autres malades devraient seulement être placés à l’hôpital. Parmi tous les malades aliénés, certains pourraient retrouver la liberté sans danger ni pour eux-mêmes, ni pour les autres.

Il serait donc temps de changer la façon de soigner les malades mentaux comme le faisait le docteur Toulouse. Mais il avait dû lutter pendant trente ans contre les pouvoirs publics.

Depuis ce médecin s’était vu attribuer à Sainte-Anne, à Paris, un service destiné aux malades mentaux. Il en faudrait beaucoup d’autres !

« Parce que les maladies mentales, jusqu’en l’an 1923, n’étaient pas considérées dignes de faire partie des études médicales.

L’étudiant en médecine passait sa thèse sans avoir suivi un seul cours sur les maladies mentales. C’était facultatif. 

Il n’existait donc que des spécialistes.»

En plus la loi de 1838, qui déclarait alors « le psychiatre infaillible et tout-puissant » facilitait les internements justes ou injustes.  S’ajoutaient à cela les préjugés : les maladies mentales étaient alors considérées comme incurables.

« Notre devoir n’est pas de nous débarrasser du fou, mais de débarrasser le fou de sa folie.

Si nous commencions ? »

 

FIN DE LA CINQUIEME ET DERNIERE PARTIE

Repost 0
20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 21:40

LONDRES Albert, Chez les fous, Le Serpent à plumes, Coll .Motif, 2007

 

Albert Londres se trouvait parmi les fous qui avaient tué. Un homme avait tué sa bru qui voulait, selon lui, gouverner la maison. Un autre avait tué son épouse car elle avait la côte droite à gauche !

« Julien a tué sa femme et son enfant.

La mère allaitait. Julien revient de l’usine. Ce tableau maternel le frappe de terreur. Il va à la cuisine, il saisit le grand couteau et, d’un seul coup, transperce le cou de l’enfant et le sein de la mère. » Julien pensait que l’enfant dévorait sa mère.

Toutefois, « il y a[vait] plus tragique : le coin des enfants-monstres. » Pourtant, ils n’avaient commis aucun crime. Ils aimaient juste faire le mal, comme cette petite fille de neuf ans.

 

« A quoi peut aboutir, ad-mi-nis-tra-ti-ve-ment la grande misère des fous criminels ? A des vaudevilles.

Ces vaudevilles ont deux auteurs. » Il s’agissait de l’article 64 et de la loi 38.

« L’article 64 fait bénéficier d’un non-lieu ou fait acquitter le personnage principal de la pièce, lequel porte toujours le nom d’ « aliéné criminel. »

Aussitôt, la loi de 38 s’empare du monsieur. » Comme l’homme n’est pas considéré comme aliéné, il retrouve la liberté. Fin du premier acte. Une fois dehors, il commet un nouveau forfait. Fin du deuxième acte. L’individu se retrouve au palais de justice.

« Quoi ? fait l’article 64, c’est toi ? La loi de 38 t’a mis à la porte ?

-       La loi de 38 dit que je ne suis pas un aliéné.

-       Elle dit cela ? Attends !

L’article 64 ouvre un tiroir et débouche le pot à colle. –Tourne-toi, dit-elle au personnage. Sur son dos, elle placarde une affiche où se lit : « Aliéné dit criminel » Signé : Article 64.

-       Reconduisez cet homme à la loi de 38, dit l’article de gendarme. »

L’individu se retrouve à l’asile. Fin du troisième acte. Et la pièce se poursuit. L’individu finit par sortir et déclare :

« -Quand je comparaîtrai une nouvelle fois devant l’article 64, l’article 64 me demandera : « D’où venez-vous ? – De la maison de fous ! », répondrai-je. Alors l’article 64 sortira son pot à colle et je reviendrai vous montrer mon dos. A bientôt, Madame la loi de 38 !

La pièce est jouée. »

 

 

 

Madame Gaston, « une payante », sortit en ville en compagnie d’une Sœur et d’Albert Londres qui suivait « à vingt pas derrière. »

Le premier arrêt eut lieu chez le pipier. Tout le monde entra et madame Gaston, après avoir sucé « tous les bouts tour à tour, comme si c’était du zan », acheta deux pipes.

Ensuite, on se rendit à la Pâtisserie Suisse. Madame Gaston engloutit gâteau après gâteau. La Sœur ne parvenant pas à la raisonner, il fallut partir.

Puis on entra dans un magasin de nouveautés. Elle acheta chemisette et pantoufles. « Soudain, elle ôt[a] ses gants, montr[a] ses doigts rongés par elle et cri[a] à la clientèle : « C’est Sœur Agathe qui me mange les doigts. Regardez ! Regardez ! » Tandis que Sœur Agathe baissait les yeux, Albert Londres quitta lâchement les lieux !

 

 

 

« L’opiomane, le cocaïnomane, le morphinomane sont également des fous, mais, par convenance, on les appelle des toxicomanes. »

Lorsque ces personnes voulaient arrêter de consommer de la drogue, ils se rendaient à la maison de santé.

Quand le toxicomane est en manque, il est prêt à s’effondrer. « En Indochine, cela s’appel[ait] « être niën ».  La première fois qu’[Albert Londres vit] un homme « niën », ce fut à Saïgon. » Il s’agissait d’un camarade qui dut regagner sa chambre rapidement afin de pallier à son manque.

« L’opiomane est le plus à plaindre  des toxicomanes. » Tant de choses étaient nécessaires pour prendre cette drogue. Il fallait à l’opiomane du matériel et un coin tranquille pour consommer sa drogue, sinon il vivait l’enfer. Mais une fois l’opium consommé, « le monde dans[ait], sous ses yeux, une sarabande ensorcelée. »

 

Il est vrai que « au début de la drogue, c’est le mariage d’amour.

Bientôt, il faut augmenter la dose.

On consomme par dix pipes, on finit par cent cinquante à la journée.

Plus le toxicomane absorbe, plus il a faim.

C’est à ce moment que la vie du toxicomane n’a plus qu’un but : se procurer sa marchandise. » Même si le toxicomane continue à avoir conscience de ce qui fait son quotidien, son obsession reste la cocaïne.

 

Parfois certains de ces toxicomanes choisissaient de se faire désintoxiquer.

« Ils décid[aient] parfois de se faire désintoxiquer. Pendant ce sevrage, ils [étaient] bien des fous. La privation de drogue déchaîn[ait] un typhon autour de ce pauvre passager de maison de santé. Une minute arriva[ait] où il [devait] tenir ou couler. »

Et le malade, en colère, injuriait le médecin.

 

 

 

Isoard, un malade, allait pouvoir sortir de l’hôpital psychiatrique. Il était guéri.

Depuis huit jours,  Albert Londres venait le voir dans l’hôpital où il séjournait.

Le jour de sa sortie, Albert Londres était là et lui proposa d’aller déjeuner ensemble. Isoard accepta.

 

Isoard était rentré au village après la guerre. Peu avant son mariage, il sombra dans la tristesse. Rapidement, tout lui fit peur. Persuadé que tout le monde lui en voulait, il frappa un ami. Il fut placé à l’asile.

Une fois guéri, il n’en sortit pas tout de suite. Le médecin voulait l’observer. Toutefois, ce dernier signa son certificat.

 

Isoard devait prendre le train, Albert Londres l’accompagna.

Quand ils arrivèrent au bourg, Isoard salua différentes personnes surprises de son retour.

Isoard se rendit chez sa mère. Elle fut heureuse de revoir son fils.

Quand Albert Londres se rendit dans le village, il se rendit compte rapidement que le retour d’Isoard n’était pas compris. Personne ne voulait de lui, même le maire :

« On ne veut pas  de fou dans le village. Puisqu’il y a des maisons exeprés pour eux, pourquoi qu’on ne les y garde pas ? La première fois qu’il bouge un doigt, je le fais remballer. Voilà ! »

 

FIN DE LA QUATRIEME PARTIE

Repost 0
18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 21:39

LONDRES Albert, Chez les fous, Le Serpent à plumes, Coll .Motif, 2007

 

Les asiles étaient toujours hors de la ville. Les familles des patients rendaient visite à leurs malades auxquels ils apportaient quelques victuailles. « On nourri[ssait] les fous à la manière des cochons. Des asiles touch[aient] quatre francs cinquante par jour et par personne. Avec cette somme on fai[sait] manger le patient, on pa[yait] le gardien, on lessiv[ait] ! Il n’y a[vait] pas de fous obèses. »

 

Les familles arrivaient. Différents sentiments les poussaient à rendre visite à un parent malade. « La famille représent[ait ] un monde lointain pour le fou. » L’attitude des fous face à leur famille était fonction du degré de leur folie, mais parfois on se demandait où étaient les fous !

Le désarroi de quelques familles était pourtant réel, mais celui de quelques malades aussi !

 

 

 

Un matin Albert Londres rendit visite « aux payantes. »

« Ce sont des dames qui ont « de quoi » et qui n’[allaient] pas passer leur folie dans les quartiers des mal peignées. »

Albert Londres fut bien accueilli par une femme en robe noire et souliers vernis. Mais cette femme le prit pour une personne travaillant aux Galeries des Dames. Madame Amélie Parqueret parla d’abord d’une ancienne commande puis mentionna des réclamations en tout genre !

 

Albert Londres rencontra une autre patiente. « C’[était] une DP, une démente précoce, et sa folie [était] à forme de maniérisme. » La jeune femme, d’un pas de danseuse, approcha d’Albert Londres. Sans avoir échangé un mot, ils se séparèrent.

 

Une autre patiente, Madame Germaine était contrariée : le tapis ne lui parlait plus !

Dans la salle à manger, se trouvait une femme qui ne voulait pas être touchée. Elle voulait pouvoir quitter l’asile. Le docteur affirma que cela arriverait quand elle arrêterait de dire qu’elle était l’épouse de Chilpéric. Madame Germaine continua de parler mais impossible de croire que ce qu’elle pouvait dire était vivre ! Cette femme, à la bonne éducation, s’était perdue dans sa folie, son langage l’attestait !

 

 

 

Une jeune fille arriva en disant « me voici. » Elle était persuadée d’être l’épouse du docteur dont elle surveillait chaque mouvement.

Le docteur calma gentiment ses élans. Mademoiselle Suzanne tendit au docteur les lettres qu’elle avait écrites. Le docteur les déchira tout en parlant avec Albert Londres.

La jeune femme ne renonça pas. Elle demanda au docteur de l’emmener chez lui. Une religieuse intervint doucement. Le docteur et Albert Londres sortirent de la pièce.

Mademoiselle Suzanne s’installa sur un banc, puis après quelques instants de désespoir, se mit à rédiger « les lettres que, [le lendemain] matin, l’ingrat, sans les lire, déchire[rait]. »

 

 

 

« Il y [avait] des fous qui [faisaient] les fous. »

Ce matin-là, dans la cour, les fous allaient ici et là. Parmi eux, des fous de quelques pays d’Europe, d’Algérie et de la Corse. Leur arrivée dans cet asile avait plusieurs raisons.

En Corse, il n’y avait pas d’asile. Alors on envoyait sur le continent des vieillards que l’on ne voulait plus garder.

Un Danois avait été conduit ici après avoir eu un comportement saugrenu sur un paquebot français qui avait fait escale à Singapour…. Un Turc était présent aussi.

Ce matin, un dentiste vint pour soigner quelques patients. Des dents devaient être arrachées. Deux fous arrivèrent. On s’attroupa autour du dentiste et de son patient. Les quatre hommes furent soignés entourés d’autres malades.

Dans le quartier des femmes, Albert Londres écouta l’histoire de cette Arménienne qui avait sombré dans la folie. Séparée de son mari parti s’installer en Amérique du Nord, elle devint folle quand elle ne put rejoindre son époux qui lui avait envoyé l’argent nécessaire. Après quelques péripéties, elle se retrouva à l’asile. On était parvenu à envoyer un courrier au mari qui était venu. Il voulait la faire exorciser.

Albert Londres assista à cette cérémonie qui n’eut aucun effet sur la démente.

 

 

 

Albert Londres était présent chez un homme prénommé Philippe. Il vivait en Gironde. Il exerçait la profession de peintre sur soie à Saint Charles dans un asile.

Ce qu’il faisait, il l’avait d’abord envoyé aux Galeries Lafayette, au Bon marché. Philippe reçut des commandes.

Il en fit part au médecin-chef « qui justement était de l’école de Dide. »

Le médecin-chef l’aida et lui permit d’avoir des ouvriers. Sept fous travaillaient avec Philippe depuis un an déjà. Maintenant quatorze personnes travaillaient avec Philippe qui était le seul à peindre les coussins commandés.

Philippe payait même des impôts !

« Dans le fond de l’atelier on [voyait] un piano, et sur le couvercle de l’instrument un violon repos[ait]. C’est le violon de Philippe et l’ouvrier, Richard, accompagn[ait] au piano. Ce concert n’a[vait] pas lieu aux heures de récréation, mais lorsque le démon de la musique les pouss[ait]. »

Si Philippe était devenu fabricant, c’est pour sauver le monde. De l’argent lui était nécessaire pour « démasquer la piraterie Shackleton. » Ce dernier voudrait immobiliser la terre. L’arrêt de sa rotation causerait de graves dégâts.

Soudain Philippe interpella ses ouvriers. IL fallait se remettre au travail afin de sauver la terre !

 

FIN DE LA TROISIEME PARTIE

Repost 0
16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 21:37

LONDRES Albert, Chez les fous, Le Serpent à plumes, Coll .Motif, 2007

Un matin, à onze heures, muni d’une blouse blanche, Albert Londres s’apprêtait à déjeuner avec les dames d’un asile du Midi. La table était dressée pour le repas du quartier des agitées. La porte ouverte, la salle s’emplit dans la cohue. Une fois assises, ces femmes jouèrent avec leur assiette. Puis les macaroni arrivèrent. « Il s’agi[ssait] de les protéger si l’on ne [tenait] pas essentiellement à voir l’une de ces dames sauter pieds joints dans la pâte fumante. »

Une malade envoya sa nourriture à la femme qui lui faisait face. « C’est le signal. Un jazz-band nouveau modèle entr[a] en danse. »

Il fallut nourrir les malades portant la camisole et celles qui refusaient de manger.

Le repas achevé, « les dames s’écras[èrent] aux portes que l’on [allait] ouvrir. Les portes céd[èrent ]. Les dames se précipit[èrent] dans la cour. » La Sœur, épuisée d’avoir tant crié, s’étonna de leur bruyante attitude de ce jour.

 

 

 

La nuit amplifiait la folie à l’asile. A onze heures du soir, Albert Londres était « devant la grille de la maison département de cette ville du sud. » Le directeur était dans les bras de Morphée. « Seule une intelligente personne comprenant les nécessités du journalisme contemporain avait les deux yeux grands ouverts. »

Tout était calme, mais vers minuit, le bruit commença.

Dans la salle des Pailles, les malades avaient pour toute litière de la paille. La plupart des patients étaient des vieillards.

Dans un dortoir, côté femme, une patiente les interpella. D’autres firent entrer le journaliste et son accompagnateur dans leur monde.

Albert Londres et son accompagnateur allèrent dans un autre quartier. Dans les dortoirs le chahut régnait. Une Sœur cria.

« Comme veilleuses, des boîtes de sardines, fixées au mur ! Ailleurs, le gaz. Les robinets [étaient] à la portée du malade, pour qu’il [pût] jouer si le cœur lui en [disait]. »

Dans une salle, cinquante furies criaient, faisaient les cent pas, couraient ou s’adonnaient à des activités diverses.

Il était deux heures du matin. Soudain, Albert Londres entendit une voix qu’il connaissait déjà. « La petite d’avant-hier a quinze ans. Elle aimait le bal, le soleil, les mots tendres. » Ses parents la firent enfermer dans cet asile de fous bien qu’elle ne le fût pas. La veille, elle était parvenue à s’évader, elle se retrouvait aujourd’hui en cellule. Sa détresse et sa peur étaient immenses mais ceux qui étaient là ce soir n’avaient pas les clés pour ouvrir.

 

 

 

Parmi les fous, existaient les persécutés. Ces malades étaient persuadés que quelqu’un était continuellement présent non loin d’eux et les surveillait, les martyrisaient, mais qui étaient donc ces fameux persécuteurs ?

« Jadis, c’était le diable. Le diable est détrôné. Il n’opère que pour les paysans arriérés. Les inventions modernes l’ont rejeté dans son enfer, le persécuteur d’aujourd’hui est le cinématographe, le phonographe, le sans-fil, l’avion, la radiographie, le haut-parleur. »

Ici une femme était certaine qu’un avion voulait l’emporter par les cheveux, là un homme se pensait coupable de l’évacuation de la Ruhr… Plus loin, une femme était persuadée d’être celle qui avait déclaré la guerre…. A chacun sa soi-disant faute.

« Les persécutés ont une consolation. Pour « qu’on » les persécute il faut qu’ils soient quelqu’un. De là les idées de grandeur. » Les persécutés ne connaissaient aucun répit !

 

 

 

Dans la Haute Garonne travaillait, à la maison de Braqueville, le docteur Dide. « Ce savant professe que la folie est un état qui en vaut un autre et que les maisons de fous étant autorisées par les lois dûment votées et enregistrées, les fous doivent pouvoir, dans ces maisons, vivre tranquillement leur vie de fou. »

C’est pourquoi dans ces lieux, la folie n’est pas considérée comme un crime. On parlait normalement aux malades. « Les châtiments [étaient] interdits. »

Ici, tout était différent des autres asiles. Certains malades accomplissaient même des travaux, et ce, sans qu’il n’y ait de problèmes. Tout était plus calme dans cet asile.

Le docteur Dide estimait que « pour soigner les fous, il [fallait] d’abord prendre la peine de comprendre leur folie. »

Le docteur Dide et Albert Londres continuèrent leur marche dans l’asile. Ils se rendirent chez le docteur pour le déjeuner. Le convive qui était avec eux et qui joua du piano après le repas était un… malade.

 

 

 

Un après-midi, Albert Londres était dans le laboratoire du docteur Dide. « Au moyen d’une machine perfectionnée, il coup[ait] les cerveaux en tranches minces comme l’on fai[sait] du jambon de Parme dans les boutiques italiennes d’alimentation. » Les cerveaux étaient examinés afin de trouver le remède qui pourrait  guérir les malades.

Dans une armoire, le docteur Dide conservait des cerveaux qu’il montra à Albert Londres.

 

 

 

La patient agité était soit calmé, soit réduit. « L’agité crie, se démène, il ennuie le surveillant. L’homme a déjà la camisole, on lui donne quelques coups avec le passe-partout, histoire de l’avertir. Le manche à balai sert aussi. Mais la méthode préférée est le brodequin. » Il existait d’autres méthodes tout aussi clandestines que les autres.

Certains médecins pratiquaient la balnéothérapie. « Dans les maisons pour riches, les bains sont de dix-huit, vingt-quatre, trente-six heures ; encore ne sommes-nous pas en avance : en Allemagne, c’est deux jours, trois jours. »

Un jour dans une salle, Albert Londres aperçut des têtes sortant des baignoires. Les baigneurs ne pouvaient pas s‘évader.

Le personnel étant insuffisant, il fallait bien parvenir à s’occuper des malades. Un patient attaché enrageait et injuriait ! « Les infirmières y gagn[aient] en tranquillité, la malade en exaspération. Si les asiles [étaient] pour la paix des gardiens et non pour le traitement des fous, […], le but [était] atteint. »

 

Pourtant, il y a cent ans, Pinel avait enlevé les fers aux aliénés. Hélas, camisoles, bracelets et autres objets remplaçaient les fers.

Il était vrai aussi que ceux qui pourraient s’occuper de tous ces malades n’étaient pas assez nombreux.

Certains malades se trouvaient dans des cellules dans lesquelles ils avaient froid. Elles n’étaient pas chauffées !

Quelques hommes sont placés dans les quartiers. Ils se comportaient comme des animaux, à chacun le sien ! L’enfermement était la seule réponse.

 

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE

Repost 0
15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 21:34

LONDRES Albert, Chez les fous, Le Serpent à plumes, Coll .Motif, 2007

 

En 1925, Albert Londres s’intéressa au sort des malades mentaux dans les asiles de France. Le bilan fut sans appel et eut quelques retombées. Découvrons-le !

N.B. : Ayez à l’esprit, en lisant ce qui suit que nous sommes en 1925. Les prix donnés sont donc ceux de l’époque. Les noms de pays donnés aussi, comme l’Indochine par exemple.

 

 

Lorsqu’Albert Londres voulut « voir la vie des fous », il se heurta à quelques difficultés. L’administration française répondit simplement : « Loi de 38, secret professionnel, vous ne verrez pas la vie des fous. »

Il tenta alors de se faire passer pour fou. Il se rendit quai de l’Horloge. Un problème cependant : il connaissait le docteur et ne put avoir qu’un petit aperçu des malades présents.

« Qu’ils s’appellent asiles départementaux, asiles privés, faisant fonctions d’asiles publics, asiles autonomes, la France compte quatre-vingts immeubles officiels pour ses fous. »

Albert Londres se rendit à Sainte-Anne. Un service ouvert existait. Le voici au pavillon « de prophylaxie mentale, docteur Toulouse. » Alors qu’il s’était levé tôt, il n’est arrivé que cinquième et d’autres personnes continuaient d’arriver.

Albert Londres aperçut les docteurs Toulouse et Pierre Dominique, deux hommes que le journaliste connaissait aussi.

Vint alors le tour d’Albert Londres. Les deux médecins l’auscultèrent et lui dirent :

« - Vous ? Malade ? Êtes-vous fou ?

- Parfaitement !

- Nous voulons dire : vous êtes fou de vous croire fou. Ou peut-être vous payez-vous notre figure ?

C’était raté. Il faudra trouver un autre truc. Le mieux sera, je crois, de faire un peu moins le fou et un peu plus le journaliste. »

 

 

 

Un jour, vers six heures, on frappa à la porte d’Albert Londres. L’homme entra, puis donna une enveloppe sur laquelle figurait le nom du journaliste.

« L’homme manifesta une joie sauvage. Il tenait, sous le bras, une monumentale serviette, il la posa sur le plancher. »

L’homme s’exprima, il avait eu du mal à trouver l’adresse du journaliste. Ensuite, « il déboutonna son pardessus. L’homme était nu jusqu’au nombril. »

L’homme demanda de l’eau de Cologne. Après il s’allongea sur le canapé. Avant de s’endormir, il demanda à Albert Londres de bien  veiller sur sa serviette.

Pendant ce temps, Albert Londres prit connaissance du contenu de l’enveloppe :

« «  Mon cher confrère, je vous adresse M. Manikoff. Je l’ai entendu pendant six heures. Je crois que l’histoire importante qu’il m’a racontée vous intéressera particulièrement, etc., etc. G .A., de L’Eclaireur de Nice. » »

 

A sept heures du soir, Albert Londres réveilla M. Manikoff, qui vexé, dut partir sans avoir eu le temps de raconter son histoire. Il revint le lendemain, puis le restant de la semaine, perturbant les lieux. Puis « un jour, les journaux publièrent cette note : « Un nommé Manikoff , interné à l’asile de Bourg, a fait des révélations au procureur de la République au sujet de l’assassinat de l’ingénieur Dufloy, sur la ligne Paris-Versailles. ». »

Albert Londres se rendit donc à Bourg à l’asile Saint-Georges. Le docteur emmena le journaliste au chevet du patient, une salle dans laquelle les malades étaient nombreux. M. Manikoff raconta comment il s’était trouvé à Bourg. Certains malades approchèrent du journaliste qui eut droit à quelques propos. Il y avait à cette époque « quatre-vingt mille [malades] dans les asiles des France ! »

 

 

 

Albert Londres se rendit dans un asile de l’Ouest de la France. Occupant différents rôles –parent d’un pensionnaire, interne, gardien- Albert Londres entra un jour dans le quartier des agités. Dans ce lieu, Albert Londres aperçut deux hommes nus, un autre en veston et caleçon, un autre en habit de ville. Chacun de ces malades vivait dans son univers.

« Le fou est individualiste. Chacun agit à sa guise. Il ne s’occupe pas de son voisin. Il fait son geste, il pousse son cri en toute indépendance. Quand plusieurs vous parlent à la fois, l’homme sain est seul à s’apercevoir que tous beuglent en même temps. Eux ne s’en rendent pas compte. »

Ce qui peut être vu ou entendu était trompeur : ici le langage était en rupture avec le réel. Autre chose aussi : la résistance des fous à la douleur.

Albert Londres continua sa visite, un malade le suivait. Alors qu’il pensait discuter avec un patient, l’homme lui répondit qu’il était le gardien.

 

 

 

Albert Londres alla dans un asile privé faisant fonction d’asile public. Il était tenu par des Sœurs.

Albert Londres fut conduit par la Mère dans le quartier des femmes. Un médecin les rejoignit. Des femmes faisaient des travaux de couture malgré leur folie.

L’une s’adressa à Albert Londres et posa la question qu’elle posait chaque jour. Une autre interrogea le docteur.

Parmi des femmes, l’une d’elle n’avait rien. « Elle a perdu, par la guerre, foyer et famille. On la trouve, un jour, errante dans la rue… » La police qui l’a prise en charge, l’a amenée ici. La sachant sans ressource, le docteur l’a gardée en ces lieux par pitié. La jeune fille vivait depuis quinze mois parmi les folles.

 

Albert Londres se rendit ensuite dans la cour des agitées. Quatre-vingts femmes étaient là. L’une d’elle  attira l’attention. Elle ne savait que dire « d’zim ba da boum des comp… compagnons de mes trois », et ce, depuis vingt ans.

Ces femmes s’agitaient beaucoup. Une rousse s’adressa à Albert Londres. La Sœur surveillante interrompit ses propos. Une autre malade dansa autour de la Sœur. Toutes ces femmes étaient dans leur univers.

« Au fond est la Salle de Pitié. » Onze femmes étaient ficelées sur onze chaises. L’une hurlait, l’autre pleurait… C’est le manque de personnel qui leur valait d’être attachées.

 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

 

Repost 0
13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 11:48

BAILLY Sébastien, Le meilleur de la bêtise, éditions Mille et une nuits, 2010

 

Qu’est-ce que la bêtise ? Selon le dictionnaire, c’est d’abord un « défaut d’intelligence ». C’est ensuite, une « parole ou une action sotte » mais c’est aussi parfois une « chose insignifiante ». La bêtise offre donc tous les visages et nous concerne tous !

Ce petit recueil –moins de cent pages- donne à lire de nombreuses citations, quatre cents au total.

Comme l’annonce l’auteur « si l’on devait caractériser la bêtise qui nous occupe ici, on le ferait par le mot « légèreté » ». Les thèmes de ces bêtises sont divers et variés. Non seulement ce qui fait rire peut être à la fois drôle et tragique mais aussi frivole et délicat.

Un petit aperçu de ce que vous pourrez lire dans cet ouvrage :

« Il paraît certain que le corps est résolument allergique à l’air. Dès qu’il en avale une bouffée, il la recrache aussitôt. »  Jacques Sternberg

 

« Elle est mal tenue, cette forêt, il y a des arbres partout. » René Goscinny

 

« Ca ne sert à rien de donner sa langue au chat, il en a déjà une… » Jérôme Duhamel

 

« Il est bon de lire entre les lignes, cela fatigue moins les yeux. » Sacha Guitry

 

« La preuve que la lune est habitée, c’est qu’il y a de la lumière. » Francis Blanche

 

« Nous vivions de privations. Et encore pas tous les jours. » Alexandre Breffort

 

« Vous réfléchissez ? moi aussi, des fois. Mais dans un miroir. » Eugène Ionesco

Repost 0
8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 10:26

Pourquoi les manchots n'ont pas froid aux pieds ? et cent onze autres questions stupides et passionnantes, Seuil, Coll. Science ouverte, 2007

 

Souvent nous nous posons des questions qui nous semblent absurdes…mais dont  nous aimerions pourtant avoir la réponse !

 

Cet ouvrage devrait répondre en partie à vos attentes !

 

Il s'agit de la traduction d'une publication anglaise issue de la rubrique "The Last Word" (Le dernier mot) de la revue New Scientist.

 

Vous allez retrouver au fil des pages les nombreuses questions posées par les lecteurs. L'avantage de ce genre d'ouvrage, c'est que l'on peut plonger au hasard des pages.

 

Les questions sont classées par thème : le corps, les sensations, le boire et le manger, la planète et l'univers….

 

En fin d'ouvrage, vous trouverez un index qui facilitera vos recherches.

 

 

La question posée est rédigée en italique. Elle est suivie du nom de l'auteur de la question. Ensuite vient la réponse rédigée par une personne qui est compétente pour apporter l'explication tant attendue !

 

 

 

Vous voulez avoir une idée des questions qui se trouvent dans ce livre ?

 

"Pourquoi avons-nous des empreintes digitales ? Et à quoi cela nous sert-il ?"

 

"Pourquoi le cerveau est-il plissé ?"

 

"Quand on fait quelque chose de difficile, on a tendance à tirer la langue. Ce comportement est-il culturel ?"

 

"Pourquoi le fromage chauffé fait-il des fils ?"

 

"Pourquoi certains sacs en plastique sont-ils si bruyants ?"

 

 

Votre curiosité est-elle suffisamment attisée ? Je l'espère !

Repost 0
4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 10:29

Source

 

DE CARBONNIÈRES Philippe, Lutèce, Paris ville romaine, Découvertes Gallimard, Coll. Archéologie, 2005

 

Cette collection, née vers la fin des années 1980, continue de nous offrir des ouvrages magnifiques au format poche.

 

L'esprit de cette collection reste fidèle à son principe d'origine.

 

Des illustrations, photographies et dessins, ouvrent ce livre.

 

Nous sommes dans le Paris de la fin du XIXe siècle lors des fouilles réalisées dans la capitale.

 

Ce livre se compose de cinq chapitres.

 

Il a fallu attendre la seconde moitié du XIXe siècle pour que le passé de Paris intéressât quelques personnes.

Des fouilles eurent lieu et on redécouvrit la ville qu'autrefois on appelait Lutèce.

 

Durant cinq  siècles, cette ville romaine vécut tranquillement.

 

Lutèce connaît un environnement plus forestier qu'actuellement. Le fleuve, la Seine protège et permet la circulation. L'histoire se dessine petit à petit : Camulogène, les Huns, Geneviève… Puis au IVe siècle, Lutèce devint Paris.

 

Lutèce, qui était devenue ville romaine, était parvenue à conserver, dans son urbanisme, les traditions préromaines. La ville reste ouverte sur la campagne. L'eau est abondante sur le cite et la Seine n'est jamais loin. La ville possède les infrastructures connues dans le monde antique : forum, amphithéâtre…

 

La vie quotidienne est celle de toutes les villes de l'empire. L'élite, qui a assimilé la culture romaine, côtoie les habitants qui n'ont pas renoncé à leurs traditions gauloises.

 

Les croyances des habitants de Lutèce, tout en restant fidèles à la tradition celtique, épousent celles du conquérant romain. Ésus et Jupiter sont présents.

 

L'ouvrage consacre, après ce dernier chapitre, ses dernières pages aux "témoignages et documents." Il s'agit d'extraits de textes d'écrivains de différentes périodes. Les sujets évoqués sont différents : Théodore Vacquer, les traditions gauloises, les apports romains, le christianisme à Lutèce.

 

Une chronologie termine l'ouvrage.

 

Cette visite, dans le passé de Paris,  est un vrai délice. Illustrations et textes se mêlent à plaisir… Ensuite, il ne reste plus qu'à se rendre à Paris pour la visiter autrement.

Repost 0
26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 10:41

Source

 

NEELY Blake, ROZENBAUM Marc, Le Piano pour les nuls, First Editions, 2005

 

Vous venez de faire l'héritage d'un piano, ou vous rêvez de jouer du piano, ou vous voulez vous remettre au piano, bref le piano occupe votre esprit continuellement et cependant vous hésitez à franchir le pas !

 

Alors, laissez-vous tenter par ce livre et revenez à la musique !!

 

Ce livre, qui est accompagné d'un CD, se compose de sept parties et de vingt-quatre chapitres.

 

L'ouvrage vous propose de vous familiariser avec le clavier. Ensuite, vous découvrirez pas à pas le solfège. Après, il sera de temps commencer à poser les mains sur le clavier. La main droite d'abord, puis la main gauche.

 

Vous apprendrez ce qu'est l'harmonie, perfectionnerez votre technique… Mais n'oubliez pas toutefois qu'il faudra travailler régulièrement sur votre piano…

 

La sixième partie vous expliquera comment choisir votre piano, si jamais vous n'en avez pas reçu en héritage…

 

La septième partie vous fera découvrir des compositeurs, des grands pianistes, des stars…

 

 

L'ouvrage contient conseils et petits trucs. Tout est dit avec une pointe d'humour… N'hésitez plus !

Repost 0