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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:19
Source

PALIN Michael, Le Tour du monde en 80 jours par un Monty Python, hoëbeke, 2009

 

L'arrivée en Amérique est prévue dans la journée du 26 novembre. Il restera à Michael Palin dix-sept jours pour "traverser l'Amérique en empruntant un système ferroviaire sporadique et négligé et pour trouver ensuite un moyen de franchir l'Atlantique alors que l'hiver est proche."

 

La matinée se déroule agréablement et le temps est magnifique. Tout indique que la terre n'est pas loin. "Il y a une profusion de pélicans, de cormorans et de sternes. De gros goélands viennent se percher sur [leurs] conteneurs avec des airs de propriétaires. […] La mer commence à prendre une odeur salée qu'elle n'a jamais quand on est au large. Les inévitables détritus en plastique et en polystyrène s'accumulent, soudain les stations de la radio pullulent et nous entendons de nouveau des bruits d'avion."

 

Au moment du déjeuner, le bateau passe devant la plage de Malibu.

 

Michael Palin ressent une certaine euphorie.

 

"À 14 h 05, le pilote monte à bord. Le bateau est alors escorté par un remorqueur qui l'emmène "jusqu'à la gare des conteneurs, où les dockers américains attendent près de leurs voitures […], braillant, plaisantant, frimant, faisant saillir leurs muscles –ils ont l'air de figurants hollywoodiens sélectionnés avec soin pour leur rôle."

 

Dès que les douaniers sont passés, Michael Palin et son équipe peuvent enfin débarquer. Michael Palin "monte à bord d'un navire, le dixième jusqu'ici. […] Mais son mouillage est en béton et il n'a pas bougé d'un pouce depuis vingt-deux ans. Il s'agit de l'ancien Queen Mary."

 

L'euphorie éprouvée par Michael Palin est de courte durée. En effet, tandis qu'on vient de lui donner la clé de sa cabine, il se retrouve parmi de bruyants Américains. "En un clin d'œil, le SAE (syndrome de l'arrivée euphorique) cède la place au CAD (cafard post-débarquement), qui s'efface à son tour devant le TT (traumatisme transitionnel)."

 

Rapidement Michael Palin prend ses dispositions pour la suite du voyage, car il doit se rendre sur la côté Est du pays, "ce qui est plus facile à dire qu'à faire au pays où personne ne prend au sérieux les moyens de transport autres que l'avion. Il existe un train express pour Chicago, baptisé le Vent du Désert, mais il ne souffle pas avant lundi après-midi."

 

Il ne quittera pas Los Angeles tout de suite.

 

 

Michael Palin fait le tour du Queen Mary. "À l'intérieur, les décorations Art déco, les incrustations de bois et de cristal taillé, les bas-reliefs en bronze d'inspiration classique et les fresques de l'Angleterre dans les années 1930 sont superbes."

 

Ensuite, il prend le petit-déjeuner au Sidewalk Café à Venice Beach. Mais cette Venise du milliardaire Abbot Kinney n'est "pas aussi robuste que l'originale." Il n'en reste que le nom. "Venice Beach, c'est l'Amérique dans ce qu'elle a de plus naturel. Forte en gueule, sans façons, culottée, individualiste, m'as-tu vue, tolérante et sûre d'elle. Elle offre un retour idéal à la culture occidentale."

 

Après son petit-déjeuner, durant lequel il a lu quelques journaux, Michael Palin se rend sur le front de mer. Ici, chacun s'adonne à une activité en public : un jongleur ici, un homme qui imite à la perfection un robot là, des culturistes plus loin…

 

Sa marche le conduit jusque "dans un canyon paisible, donnant dans Sunset Boulevard, où Michael Shamberg, le producteur de Wanda, de Les Copains d'abord et de bien d'autres films, donne en [son] honneur un déjeuner de Thanksgiving très peu hollywoodien."

Michael Palin passe une agréable soirée toute simple.

 

Le soir, il est heureux de rentrer à l'hôtel.

 

 

 

 

En cette matinée du 28 novembre, Los Angeles est sous le soleil, mais des chutes de neige sont prévues "dans les montagnes Rocheuses, en particulier un bon mètre à Alta Lake." Or l'équipe doit prendre le train le lendemain.

 

Michael Palin quitte le Queen Mary et se rend à l'"Union Station, la gare de Los Angeles."

Achevée en 1939, cette gare, malgré la concurrence de l'aérien, voit chaque jour des trains partir. Mais cette gare n'est pas en bon état. "Les quais sont si lamentables et mal entretenus qu'au premier regard, [il a] cru que la ligne de chemin de fer avait cessé de fonctionner et que personne ne [les] avait prévenus. Pas un seul panneau n'indique le nom de la ville."

 

"Le Vent du Désert est composé de wagons, de type Superliner, de la compagnie nationale Amtrak ; ce sont des voitures à deux étages, peintes en argent, rouge et bleu."

 

Michael Palin est accueilli par le chef de train qui annonce que le train a des problèmes de moteur. Cela ne semble pas déranger les passagers qui "paraissent être des vacanciers ou des fanatiques des trains."

 

Finalement le train part avec une heure de retard. Les passagers ont droit à quelques annonces. C'est ainsi qu'ils apprennent qu'ils traversent le fleuve Los Angeles.

 

Si la circulation des trains passagers n'est pas extraordinaire, celle des trains de marchandises est florissante car elle est aux mains de compagnies privées.

Le train quitte une autre gare, celle de San Bernardino.

Au loin, les voyageurs aperçoivent la ville natale de Nixon, créateur d'Amtrak. "En libérant les compagnies privées de l'obligation d'assurer les liaisons destinées aux passagers, le gouvernement d'alors comptait bien provoquer le déclin, puis le trépas des voyages ferroviaires. Mais contre toute attente, ils ont survécu, ils ont leurs adeptes et il n'est plus question de leur couper les vivres. Au contraire même : Dukakis qui, jusqu'à il y a quelques semaines, était candidat à la Maison Blanche, avait promis de doubler le budget d'Amtrak. Pas Bush."

 

Le train passe non loin de la faille de San Andreas.

 

Après deux heures de train, les voyageurs sont au Nevada.

 

Chacun gagne le wagon-restaurant, lieu austère "dirigé avec autant de bienveillance qu'une cantine de prison."

 

Tandis que tout le monde mange, Las Vegas est tout près de là. Puis le train se dirige vers Salt Lake City. Il faut avancer les montres d'une heure.

Comme il n'y a pas assez de couchettes pour tous, Michael Palin reste dans un wagon ordinaire. Il fait la connaissance d'un homme d'affaires comptable à Chicago.

 

 

À 7 heures du matin, ils sont à Salt Lake City qui est sous un léger manteau blanc.

 

Michael Palin n'a plus qu'un jour de retard sur le héros de Jules Verne. Dans cette ville, Michael Palin attend le train en provenance de Seattle, "pour lequel [leur] train doit assurer la correspondance et qui est semble-t-il, coincé par une congère tout en haut des montagnes. Ce convoi, appelé le Pionnier, rejoint ici même le Zéphyr de Californie, arrivant de San Francisco, et [leur] Vent de Désert pour former le convoi Zéphyr de Californie à destination de Chicago."

 

Si la région n'a plus ni bisons, ni Sioux, ni Pawnees, elle offre de magnifiques paysages.

 

Dans la matinée, le train entre dans la gare de Helper dans l'Utah. Le voyage se poursuit le long du Colorado.

 

Durant le trajet, Michael Palin dialogue avec quelques passagers. Il finit par penser que "tous ces passagers ne sont pas des Américains moyens. Ce sont des gens qui se préoccupent de leur environnement, qui méprisent et craignent tout ce que leur infligent les grosses entreprises et qui sont de véritables puits de science en ce qui concerne les endroits où ils vivent, étant bien décidés à empêcher ceux-ci d'être inutilement "développés"."

 

Lorsqu'il arrive à Glenwood Springs, altitude 1 700 mètres, Michael Palin décide de descendre du train pour faire un détour même s'il dispose de peu de temps.

 

En cette fin de journée, Michael Palin plonge dans les sources chaudes de quarante degrés de Glenwood, "des eaux géothermales qui réussissait déjà bien aux Indiens Ute il y a cent ans et plus."

 

Ensuite, Michael Palin et son équipe, après une heure de route, arrivent à Aspen qui se trouve à 2 500 mètres d'altitude. Michael Palin descend dans l'hôtel "Jerome, dont l'extérieur placide, en brique, datant de 1889, dissimule tous les excès d'un intérieur exubérant."

 

Après avoir pris un bain, il fait quelques pas dans la ville.

 

FIN DE LA HUITIÈME PARTIE

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