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Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 21:40

LONDRES Albert, Chez les fous, Le Serpent à plumes, Coll .Motif, 2007

 

Albert Londres se trouvait parmi les fous qui avaient tué. Un homme avait tué sa bru qui voulait, selon lui, gouverner la maison. Un autre avait tué son épouse car elle avait la côte droite à gauche !

« Julien a tué sa femme et son enfant.

La mère allaitait. Julien revient de l’usine. Ce tableau maternel le frappe de terreur. Il va à la cuisine, il saisit le grand couteau et, d’un seul coup, transperce le cou de l’enfant et le sein de la mère. » Julien pensait que l’enfant dévorait sa mère.

Toutefois, « il y a[vait] plus tragique : le coin des enfants-monstres. » Pourtant, ils n’avaient commis aucun crime. Ils aimaient juste faire le mal, comme cette petite fille de neuf ans.

 

« A quoi peut aboutir, ad-mi-nis-tra-ti-ve-ment la grande misère des fous criminels ? A des vaudevilles.

Ces vaudevilles ont deux auteurs. » Il s’agissait de l’article 64 et de la loi 38.

« L’article 64 fait bénéficier d’un non-lieu ou fait acquitter le personnage principal de la pièce, lequel porte toujours le nom d’ « aliéné criminel. »

Aussitôt, la loi de 38 s’empare du monsieur. » Comme l’homme n’est pas considéré comme aliéné, il retrouve la liberté. Fin du premier acte. Une fois dehors, il commet un nouveau forfait. Fin du deuxième acte. L’individu se retrouve au palais de justice.

« Quoi ? fait l’article 64, c’est toi ? La loi de 38 t’a mis à la porte ?

-       La loi de 38 dit que je ne suis pas un aliéné.

-       Elle dit cela ? Attends !

L’article 64 ouvre un tiroir et débouche le pot à colle. –Tourne-toi, dit-elle au personnage. Sur son dos, elle placarde une affiche où se lit : « Aliéné dit criminel » Signé : Article 64.

-       Reconduisez cet homme à la loi de 38, dit l’article de gendarme. »

L’individu se retrouve à l’asile. Fin du troisième acte. Et la pièce se poursuit. L’individu finit par sortir et déclare :

« -Quand je comparaîtrai une nouvelle fois devant l’article 64, l’article 64 me demandera : « D’où venez-vous ? – De la maison de fous ! », répondrai-je. Alors l’article 64 sortira son pot à colle et je reviendrai vous montrer mon dos. A bientôt, Madame la loi de 38 !

La pièce est jouée. »

 

 

 

Madame Gaston, « une payante », sortit en ville en compagnie d’une Sœur et d’Albert Londres qui suivait « à vingt pas derrière. »

Le premier arrêt eut lieu chez le pipier. Tout le monde entra et madame Gaston, après avoir sucé « tous les bouts tour à tour, comme si c’était du zan », acheta deux pipes.

Ensuite, on se rendit à la Pâtisserie Suisse. Madame Gaston engloutit gâteau après gâteau. La Sœur ne parvenant pas à la raisonner, il fallut partir.

Puis on entra dans un magasin de nouveautés. Elle acheta chemisette et pantoufles. « Soudain, elle ôt[a] ses gants, montr[a] ses doigts rongés par elle et cri[a] à la clientèle : « C’est Sœur Agathe qui me mange les doigts. Regardez ! Regardez ! » Tandis que Sœur Agathe baissait les yeux, Albert Londres quitta lâchement les lieux !

 

 

 

« L’opiomane, le cocaïnomane, le morphinomane sont également des fous, mais, par convenance, on les appelle des toxicomanes. »

Lorsque ces personnes voulaient arrêter de consommer de la drogue, ils se rendaient à la maison de santé.

Quand le toxicomane est en manque, il est prêt à s’effondrer. « En Indochine, cela s’appel[ait] « être niën ».  La première fois qu’[Albert Londres vit] un homme « niën », ce fut à Saïgon. » Il s’agissait d’un camarade qui dut regagner sa chambre rapidement afin de pallier à son manque.

« L’opiomane est le plus à plaindre  des toxicomanes. » Tant de choses étaient nécessaires pour prendre cette drogue. Il fallait à l’opiomane du matériel et un coin tranquille pour consommer sa drogue, sinon il vivait l’enfer. Mais une fois l’opium consommé, « le monde dans[ait], sous ses yeux, une sarabande ensorcelée. »

 

Il est vrai que « au début de la drogue, c’est le mariage d’amour.

Bientôt, il faut augmenter la dose.

On consomme par dix pipes, on finit par cent cinquante à la journée.

Plus le toxicomane absorbe, plus il a faim.

C’est à ce moment que la vie du toxicomane n’a plus qu’un but : se procurer sa marchandise. » Même si le toxicomane continue à avoir conscience de ce qui fait son quotidien, son obsession reste la cocaïne.

 

Parfois certains de ces toxicomanes choisissaient de se faire désintoxiquer.

« Ils décid[aient] parfois de se faire désintoxiquer. Pendant ce sevrage, ils [étaient] bien des fous. La privation de drogue déchaîn[ait] un typhon autour de ce pauvre passager de maison de santé. Une minute arriva[ait] où il [devait] tenir ou couler. »

Et le malade, en colère, injuriait le médecin.

 

 

 

Isoard, un malade, allait pouvoir sortir de l’hôpital psychiatrique. Il était guéri.

Depuis huit jours,  Albert Londres venait le voir dans l’hôpital où il séjournait.

Le jour de sa sortie, Albert Londres était là et lui proposa d’aller déjeuner ensemble. Isoard accepta.

 

Isoard était rentré au village après la guerre. Peu avant son mariage, il sombra dans la tristesse. Rapidement, tout lui fit peur. Persuadé que tout le monde lui en voulait, il frappa un ami. Il fut placé à l’asile.

Une fois guéri, il n’en sortit pas tout de suite. Le médecin voulait l’observer. Toutefois, ce dernier signa son certificat.

 

Isoard devait prendre le train, Albert Londres l’accompagna.

Quand ils arrivèrent au bourg, Isoard salua différentes personnes surprises de son retour.

Isoard se rendit chez sa mère. Elle fut heureuse de revoir son fils.

Quand Albert Londres se rendit dans le village, il se rendit compte rapidement que le retour d’Isoard n’était pas compris. Personne ne voulait de lui, même le maire :

« On ne veut pas  de fou dans le village. Puisqu’il y a des maisons exeprés pour eux, pourquoi qu’on ne les y garde pas ? La première fois qu’il bouge un doigt, je le fais remballer. Voilà ! »

 

FIN DE LA QUATRIEME PARTIE

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