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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 21:39

LONDRES Albert, Chez les fous, Le Serpent à plumes, Coll .Motif, 2007

 

Les asiles étaient toujours hors de la ville. Les familles des patients rendaient visite à leurs malades auxquels ils apportaient quelques victuailles. « On nourri[ssait] les fous à la manière des cochons. Des asiles touch[aient] quatre francs cinquante par jour et par personne. Avec cette somme on fai[sait] manger le patient, on pa[yait] le gardien, on lessiv[ait] ! Il n’y a[vait] pas de fous obèses. »

 

Les familles arrivaient. Différents sentiments les poussaient à rendre visite à un parent malade. « La famille représent[ait ] un monde lointain pour le fou. » L’attitude des fous face à leur famille était fonction du degré de leur folie, mais parfois on se demandait où étaient les fous !

Le désarroi de quelques familles était pourtant réel, mais celui de quelques malades aussi !

 

 

 

Un matin Albert Londres rendit visite « aux payantes. »

« Ce sont des dames qui ont « de quoi » et qui n’[allaient] pas passer leur folie dans les quartiers des mal peignées. »

Albert Londres fut bien accueilli par une femme en robe noire et souliers vernis. Mais cette femme le prit pour une personne travaillant aux Galeries des Dames. Madame Amélie Parqueret parla d’abord d’une ancienne commande puis mentionna des réclamations en tout genre !

 

Albert Londres rencontra une autre patiente. « C’[était] une DP, une démente précoce, et sa folie [était] à forme de maniérisme. » La jeune femme, d’un pas de danseuse, approcha d’Albert Londres. Sans avoir échangé un mot, ils se séparèrent.

 

Une autre patiente, Madame Germaine était contrariée : le tapis ne lui parlait plus !

Dans la salle à manger, se trouvait une femme qui ne voulait pas être touchée. Elle voulait pouvoir quitter l’asile. Le docteur affirma que cela arriverait quand elle arrêterait de dire qu’elle était l’épouse de Chilpéric. Madame Germaine continua de parler mais impossible de croire que ce qu’elle pouvait dire était vivre ! Cette femme, à la bonne éducation, s’était perdue dans sa folie, son langage l’attestait !

 

 

 

Une jeune fille arriva en disant « me voici. » Elle était persuadée d’être l’épouse du docteur dont elle surveillait chaque mouvement.

Le docteur calma gentiment ses élans. Mademoiselle Suzanne tendit au docteur les lettres qu’elle avait écrites. Le docteur les déchira tout en parlant avec Albert Londres.

La jeune femme ne renonça pas. Elle demanda au docteur de l’emmener chez lui. Une religieuse intervint doucement. Le docteur et Albert Londres sortirent de la pièce.

Mademoiselle Suzanne s’installa sur un banc, puis après quelques instants de désespoir, se mit à rédiger « les lettres que, [le lendemain] matin, l’ingrat, sans les lire, déchire[rait]. »

 

 

 

« Il y [avait] des fous qui [faisaient] les fous. »

Ce matin-là, dans la cour, les fous allaient ici et là. Parmi eux, des fous de quelques pays d’Europe, d’Algérie et de la Corse. Leur arrivée dans cet asile avait plusieurs raisons.

En Corse, il n’y avait pas d’asile. Alors on envoyait sur le continent des vieillards que l’on ne voulait plus garder.

Un Danois avait été conduit ici après avoir eu un comportement saugrenu sur un paquebot français qui avait fait escale à Singapour…. Un Turc était présent aussi.

Ce matin, un dentiste vint pour soigner quelques patients. Des dents devaient être arrachées. Deux fous arrivèrent. On s’attroupa autour du dentiste et de son patient. Les quatre hommes furent soignés entourés d’autres malades.

Dans le quartier des femmes, Albert Londres écouta l’histoire de cette Arménienne qui avait sombré dans la folie. Séparée de son mari parti s’installer en Amérique du Nord, elle devint folle quand elle ne put rejoindre son époux qui lui avait envoyé l’argent nécessaire. Après quelques péripéties, elle se retrouva à l’asile. On était parvenu à envoyer un courrier au mari qui était venu. Il voulait la faire exorciser.

Albert Londres assista à cette cérémonie qui n’eut aucun effet sur la démente.

 

 

 

Albert Londres était présent chez un homme prénommé Philippe. Il vivait en Gironde. Il exerçait la profession de peintre sur soie à Saint Charles dans un asile.

Ce qu’il faisait, il l’avait d’abord envoyé aux Galeries Lafayette, au Bon marché. Philippe reçut des commandes.

Il en fit part au médecin-chef « qui justement était de l’école de Dide. »

Le médecin-chef l’aida et lui permit d’avoir des ouvriers. Sept fous travaillaient avec Philippe depuis un an déjà. Maintenant quatorze personnes travaillaient avec Philippe qui était le seul à peindre les coussins commandés.

Philippe payait même des impôts !

« Dans le fond de l’atelier on [voyait] un piano, et sur le couvercle de l’instrument un violon repos[ait]. C’est le violon de Philippe et l’ouvrier, Richard, accompagn[ait] au piano. Ce concert n’a[vait] pas lieu aux heures de récréation, mais lorsque le démon de la musique les pouss[ait]. »

Si Philippe était devenu fabricant, c’est pour sauver le monde. De l’argent lui était nécessaire pour « démasquer la piraterie Shackleton. » Ce dernier voudrait immobiliser la terre. L’arrêt de sa rotation causerait de graves dégâts.

Soudain Philippe interpella ses ouvriers. IL fallait se remettre au travail afin de sauver la terre !

 

FIN DE LA TROISIEME PARTIE

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