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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 12:11

HEARN Julie, L’Ange de mai, Le Livre de Poche, Coll. Jeunesse, 2009

Cet ouvrage fut publié en langue anglaise (Grande Bretagne) sous le titre The Merrybegot en 2005.

L’auteur, Julie Hearn, a d’abord   travaillé dans l’édition et la presse. Ce livre est son premier roman. Le texte entremêle confession de Patience et les faits survenus avant les confessions de cette femme.

 

 

Nous sommes en 1692. Patience Madden s’apprête à se confesser. Elle raconte.

Elle n’a jamais voulu que les choses se finissent ainsi. Peut-être que Grace, sa sœur, alors âgée de quinze ans, qui était « aussi retorse qu’un serpent», l’a souhaité.

Elle aurait pu arrêter de faire croire que ce qui se passait était une manifestation du Démon mais Grace l’avait obligée à poursuivre, lui promettant un retour à la normal sous peu. Hélas, les choses étaient allées trop loin.

 

Avril 1645

La petite fille de la guérisseuse, Nell, est contrariée. Le nouveau pasteur a interdit de « batifoler dans le village au premier jour de mai. » C’est une offense à Dieu estime le pasteur.

La jeune fille est en compagnie du fils du forgeron, Samuel Towser qu’elle taquine. Sam est amoureux et elle le sait. Agacé, le garçon finit par la chatouiller. La Mère Denby vient les interrompre. Chacun reprend alors son chemin.

Auprès du pommier sur lequel ont été accrochées de nombreuses amulettes, Sam grave l’initiale de son prénom sur l’arbre puis après avoir réfléchi, l’initiale du prénom de la fille qu’il aime, G.

Le garçon espère favoriser leurs amours, et ce, d’autant plus qu’il croit avoir aperçu un farfadet près de l’arbre. Mais, tandis qu’il s’éloigne du pommier, une voix murmure « jeune idiot. » Soudain les lettres gravées brunissent…

 

Sur le chemin, la mère Denby évoque un couvercle sur le point de tomber. Nell finit par comprendre que cette femme parle du bébé des Bramlow qui arrive. La Mère Denby, en parlant ainsi, évite d’être comprise des farfadets qui s’intéressent toujours aux nouveaux nés.

Les deux femmes arrivent dans la masure des Bramlow. De nombreuses matrones sont déjà présentes auprès de la future mère.

La pièce ne reçoit aucune lumière, il faut éviter l’entrée des lutins.

Nell obéit à sa grand-mère, la guérisseuse et accomplit les gestes auprès de la mère Bramlow. Les matrones n’apprécient guère la présence de la jeune fille, et ce, par superstition, car elle est vierge. La guérisseuse répond fermement : sa petite fille est là pour apprendre à faire naître les enfants.

La parturiente rejette vivement Nell qui veut s’en aller. Sa grand-mère lui somme de rester : elle doit apprendre ! Sa grand-mère lui apprend donc les premiers gestes, Nell vient de toucher la tête du bébé. Mais c’est sa grand-mère qui met l’enfant au monde. Il faut toutefois quelques instants avant que l’enfant ne pleure.

La guérisseuse affirme que l’enfant est débile et qu’il doit être baptisé rapidement.

La grand-mère de Nell lui ordonne d’aller chercher le pasteur sur le champ. La jeune fille doit affronter les matrones hostiles. Enfin, Nell est dehors. Elle se précipite chez le pasteur.

 

Sam, qui travaille à la forge, aperçoit Nell. Sachant où elle se rend, Sam la suit, car il espère voir la fille du pasteur dont il est amoureux. Nell explique au garçon qu’il ne la verra pas.

 

La maison du pasteur, construite sous le règne d’Elizabeth Ier, est en dehors du village. Le pasteur, un Puritain, habite depuis peu cette demeure construite par un marchand qui l’avait léguée à « qui viendrait prêcher en l’église. »

 

Nell et Samuel arrivent à la demeure du pasteur. Nell veut faire au plus vite, elle est en mission. Ils traversent le jardin qui n’est plus aussi bien entretenu qu’autrefois et se trouvent devant la porte en chêne. Nell frappe. Comme personne ne répond, Nell accepte d’entrer dans la demeure, mais demande à Sam de se tenir tranquille.

Ils sont dans un magnifique hall, mais Nell ne sait où aller. Sam lui indique la porte d’une pièce d’où proviennent des voix. Nell frappe à la porte du salon.

Il leur est dit d’entrer. Nell et Sam aperçoivent  les deux filles du pasteur. L’aînée les interroge sur le pourquoi de leur présence ici. Nell répond qu’un nouveau né maladif doit être baptisé rapidement. L’aînée les observe et reconnaît Samuel à qui elle s’adresse. Tandis que Sam est sous le charme de la jeune fille, Nell réclame le pasteur. Soudain, la jeune fille, très rusée, se met à hurler. Rapidement, le pasteur arrive. Il demande ce qui se passe.

L’aînée invente très facilement un mensonge : une abeille, qui a fait peur à sa sœur Patience, a été chassée par Nell. Ensuite Nell explique au pasteur pourquoi Sam et elle sont entrés sans autorisation et la raison de leur venue.

Le pasteur rétorque qu’il aurait pu les faire punir tous deux pour être entrés sans y être invités. Nell trésaille et Sam a très peur. Le pasteur leur ordonne de quitter les lieux. Cependant, Nell rappelle qu’elle est venue pour l’enfant à baptiser. Le pasteur ira.

Avant de partir, Nell remarque qu’ « aucune émotion ne se lit dans les prunelles de l’arrogante, son visage est aussi vide que l’était ce morceau de tissu avant qu’elle le brode. » Nell dit seulement à Grâce de prendre garde. Propos qu’elle regrette une fois le seuil de la maison franchi. Samuel, quant à lui, est persuadé que Grâce l’aime. Nell lui conseille impérativement de rester loin de cette fille. Contrarié par ses paroles, il répond mal.

Les ennuis ne sont pas loin.

 

Confession de Patience Madden

Patience trouvait sa sœur, Grace, fort jolie.

Depuis que la famille Madden habitait cette demeure « couverte de plantes grimpantes et pleine d’ombres », Patience avait de nombreuses insomnies.

Souvent, à cette époque, Patience songeait à sa mère, morte alors qu’elle était encore très jeune.

Leur père avait conservé « les précieuses babioles que [son épouse] avait apportées en dot, avant de devenir une Puritaine. » Les deux enfants savaient où se trouvait la clé. Ce fut ce fameux soir d’avril, alors que la famille Madden vivait là depuis quelques semaines, que leur père dut aller au village baptiser un enfant.

Patience et Grace étaient seules à la maison.

Patience s’installa sur le rebord de la fenêtre de la chambre et regarda le jardin. Elle rêvassait. Grace vint chercher sa sœur et lui montra la clé.

Patience ne voulait pas suivre sa sœur, mais elle dut cependant lui obéir. Arrivées devant la porte de la chambre de leur père, elles hésitèrent puis entrèrent. Grace ouvrit le coffre. Elle cherchait quelque chose parmi les différents objets figurant dans le coffre. Patience fouilla aussi.

Elles finirent par trouver le miroir dont leur père se servait uniquement dans les sermons lorsqu’il prêchait contre la fatuité.

Tandis que Grace s’admirait longuement dans le miroir, Patience fut attirée par « un minuscule fermoir en forme de grenouille. Une adorable petite grenouille dont le corps vert et variqueux était fait d’émeraudes et les yeux de rubis. »

Soudain, Grace demanda à sa sœur si elle tomberait amoureuse d’elle si elle était un garçon.

A ce moment, Patience était trop jeune pour réaliser que Grace préparait quelque chose. « Et l’idée de [sa] sœur séduisant quelqu’un, le premier venu, parce qu’elle était avide d’affection, n’avait jamais traversé [son] esprit. »

Les deux filles entendirent un bruit de sabots sur le pavé, leur père revenait.

Grace cacha le miroir dans sa chemise de nuit et Patience prit la grenouille d’émeraude sans que Grace ne le vît. Grace ferma rapidement le coffre et les deux filles quittèrent la pièce.

Patience dormit mal, songeant à la broche d’émeraude qu’elle avait cachée sous le matelas. Grace s’était levée, « elle se penchait dehors, bras tendus vers la pénombre. »

Quand Patience se réveilla, Grace tenait quelque chose, mais Patience ne put voir de quoi il s’agissait.

Grace demanda à sa sœur de  se rendormir. En fait, Grace tenait, dans les mains, un cœur en bois sur lequel était gravé deux initiales : S et G. Elle venait d’envoyer un baiser à celui qui était non loin de la maison.

Ce cœur fut caché sous le matelas mais Patience le trouverait plus tard seulement.

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

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