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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 12:18

HEARN Julie, L’Ange de mai, Le Livre de Poche, Coll. Jeunesse, 2009

Juin

Comme l’a deviné la guérisseuse, le messager vient. Il fait une nuit noire et humide. Nell entend frapper trois coups. Ce sont les fées. La grand-mère se réveille rapidement et donne quelques conseils à sa petite-fille. Nell ne doit pas se laisser séduire par la musique si douce soit elle, sinon les fées pourraient la garder. Nell promet.

Elle s’habille très vite, prépare les affaires dont elle aura besoin et jette un dernier coup d’œil dans la demeure. Elle reviendra, les fées ne l’ensorcelleront pas.

L’émotion est forte entre les deux femmes qui finissent par se séparer.

A peine dehors, Nell aperçoit un cheval magnifique. « Un homme pas plus haut qu’un enfant de trois ans le chevauche. » Il demande à Nell si elle est l’ange de mai. Elle confirme. Maintenant, il faut aller vite.

 

Le cheval-fée se déplace rapidement. D’abord crispée sur l’animal, Nell réalise subitement qu’elle ne peut tomber de cheval. Bien vite, la colline est en vue.

La guérisseuse a appris à Nell à affronter ce lieu afin d’être toujours maîtresse d’elle-même. Nell a d’ailleurs appris un sortilège pour entrer dans une colline.

La colline est toute proche. Nell laisse échapper un cri, puis ne peut s’empêcher de fermer les yeux alors que sa grand-mère lui avait conseillé le contraire. Cependant la jeune fille arrive à maîtriser sa pensée, même si les mots se bousculent dans sa tête.

Nell arrive enfin. Le cheval et son cavalier ne sont déjà plus là.

La jeune fille doit attendre qu’on la conduise. « L’intérieur de la colline ressemble à une grotte. » Il s’agit d’une caverne béante. Nell perçoit quelques bruits. Cela ressemble au « tintement des cloches battant le rappel de petits pécheurs vers une église illusoire. »

Nell tient son sac et avance. Bientôt une demi-douzaine de créatures féériques  sont autour de Nell  et tirent sur sa robe. « Leurs menottes froides l’entraînent vers une crevasse ménagée entre deux volumineuses racines qui pendouillent. » Aidée des fées, Nell se retrouve de l’autre côté de l’anfractuosité.

Dans cette antichambre de terre battue, une fée est en plein travail. Nell s’approche de la couche aussi grande qu’un nid d’oiseau.

Près du lit, l’époux de la fée. Ce dernier adresse un reproche à Nell. Elle a mis quatre ans  venir.

Nell demande plus de lumière, près du lit. Elle est aussitôt entendue. Elle peut préparer ses affaires pour la venue de l’enfant-fée. Une fois ces gestes accomplies, Nell fait ce que sa grand-mère lui a dit, mais la jeune fille comprend très vite que sa grand-mère a oublié de lui parler de certains détails.

A ses côtés, l’époux de la fée s’énerve. Pourquoi Nell ne fait-elle pas certains gestes ?

Nell est de moins en moins à l’aise. Elle aimerait pouvoir partir, mais il faut rester. La parturiente perd son calme et réclame des plantes pour atténuer sa souffrance. Finalement, Nell retrouve son calme et maîtrise mieux ce qui se passe. L’enfant-fée vient enfin au monde. C’est un garçon.

Nell applique « une noisette d’onguent dans la peau du bébé qui se refroidit. » Ce geste doit être accompli par un mortel, et ce, pour le bien du nouveau né enfant-fée.

L’enfant-fée ne craint plus rien dorénavant. Nell rassemble ses affaires, elle peut enfin quitter les lieux. Avant son départ, l’époux de la fée lui remet « la membrane qui coiffait l’enfant à sa naissance. » Cette membrane sert à sauver la vie d’un homme mais une fois seulement.

Le chemin du retour est quelque peu délicat et éprouvant, car les fées ralentissent sa progression. De nombreux stratagèmes sont mis en place pour que Nell cède à la tentation. Mais elle résiste et parvient à sortir de cette colline.

Le cheval-fée et son cavalier, un peu saoul, sont là. Nell est de retour chez elle avant le chant du coq.

Nell vérifie que le présent des fées est toujours dans son sac. Il l’est.

 

Confession de Patience Madden

Patience n’évoqua à personne sa rencontre avec le Diable. Elle remercia le Seigneur de l’avoir protégée. Elle se promit de ne plus jamais sortir la nuit. Elle tint parole, sauf une fois lorsque sa sœur l’y força.

Juillet arriva. Depuis cet événement, Patience sursautait au moindre bruit, ce que Grace remarqua. Mais Patience ne dit rien. Sa sœur lui paraissait malade.

Les orages avaient touché la région, rendant les chemins boueux.

Leur père revint d’un voyage en Essex où il avait rencontré Matthew Hopkins, un homme « qui, […], expulsait Satan de sa communauté d’une façon très impressionnante. »

Patience ne réalisa pas, à cet instant, ce que faisait vraiment cet homme. Il valait mieux.

Patience était simplement heureuse du retour de leur père. La jeune fille alla mieux pendant quelque temps. Elle brodait et priait. Grace ne l’embêtait plus. Elle ne sortait plus, non plus à cause du temps. Grace avait le teint pâle. Patience supposait qu’elle languissait de son galant.

La deuxième semaine de juillet, le pasteur fit un serment « qui mit tout le monde en émoi. » Cela troubla beaucoup Patience.

Les deux filles avaient pressenti que ce prêche serait bien différent de ses précédents, leur père y avait consacré tant de temps.

Le matin, Grace avait eu des maux d’estomac, elle se sentait mal. Patience redoutait autant qu’elle souhaitait, les vomissements de sa sœur durant l’office religieux.

Le prêche débuta. Le pasteur loua le Seigneur, puis informa ses paroissiens. Satan était dans les environs. Déjà «trente-six malheureuses avaient été soupçonnées dans le comté d’Essex. » C’était des sorcières. Et Patience savait ce qui les attendait : la corde. Cette réalité bouleversait Patience et Grace.

Patience songea à ce que le Démon lui avait dit. Il avait menti. Cependant, comme le Démon ne l’avait pas emportée, elle savait que son cœur et son corps étaient toujours purs.

Son père poursuivait toujours son prêche au milieu de bruissement de respiration des fidèles.

Selon le pasteur, on ne pouvait pas tromper le Diable qui, en plus, était conscient des divisions de l’Angleterre entre le roi Charles 1er et son Parlement. Or il fallait bien que d’autres fussent là pour s’opposer à Satan. C’est pourquoi, le prêtre recommandait à ses paroissiens de se méfier de tout. Il fallait que chacun cherchât la sorcière qui aurait jeté un sort.

 

Revenue à la maison, Patience continua de songer à ce que le Diable et son père avaient pu dire. Elle était si troublée et tellement apeurée qu’elle éprouva le sentiment de se confier. Mais ce ne pouvait être qu’à sa sœur.

Grace « était calme, maladive, et tout aussi abattue qu’[elle] quand [elles se] retir[èrent] dans [leur] chambre. » Après quelques minutes de silence, Patience parla. Elle raconta tout de cette nuit où le Démon était venu.

Le petit homme « à l’horrible peau couleur de soufre », avait simplement pris Patience pour l’Angela Maid.

Grace ne crut pas à la véracité de son récit et se moqua de sa sœur qui sanglota au point de ne plus pouvoir s’exprimer.

Même si sa sœur refusait de la croire, Patience se sentait soulagée d’avoir tout raconté.

Alors qu’elle était sur le point de s’endormir, Grace lui demanda si elle s’était interrogée sur son absence cette nuit-là. Patience mentit, elle avait peur des réactions de sa sœur.

Grace menaça sa sœur si jamais elle disait quelque chose à leur père. La discussion cessa.

FIN DE LA TROISIEME PARTIE

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