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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 12:16

HEARN Julie, L’Ange de mai, Le Livre de Poche, Coll. Jeunesse, 2009

Mai

Le jour est sur le point de se lever en ce matin de mai. Nell se réveille, sa grand-mère marmonne dans son sommeil, chose inhabituelle chez elle.

Nell se lève et descend au rez-de-chaussée. C’est le 1er mai, mais rien ne se passera comme les autres années : pas de bûcher.

Nell a de nombreux souvenirs en tête quant au 1er mai, comme le visage que l’on baigne dans la rosée. Mais cette année, il n’y aura rien et Nell s’interroge au sujet des farfadets. Que vont-ils penser de ce renoncement aux traditions ?

Nell met son châle et sort alors que sa grand-mère continue de rêver. Son fils, marin, lui apparaît en songe. Il revient voir sa mère pour lui demander de veiller sur Nell. La guérisseuse continue de parler en dormant.

Lorsqu’elle se réveille, la grand-mère de Nell estime que ce songe est un signe, un avertissement. En plus depuis quelque temps, la guérisseuse dort mal.

Elle descend au rez-de-chaussée et s’aperçoit que sa petite-fille est déjà partie. Elle s’inquiète pour Nell. Il va falloir lui rappeler d’être prudente.

La guérisseuse s’assoit sur le banc. Les lutins ont laissé une racine spéciale en échange de la nourriture posée par la guérisseuse.

« On gratouille près de la porte ouverte, une chose cachée derrière le balai. » La guérisseuse protège un farfadet  âgé. Le lutin grommèle.

La guérisseuse interroge le lutin : sa petite-fille risque-t-elle des ennuis ? Mais tous deux savent que « les réponses aux questions importantes ne viennent pas des profondeurs de l’esprit mais d’au-delà de soi. Des éléments. »

Le lutin sait que le danger est là, il le dit à la guérisseuse mais de façon indirecte. La guérisseuse perçoit aussi le danger. Puis le lutin se sauve !

 

En ce dimanche, l’église est pleine de monde. Ce lieu est devenu austère depuis que le pasteur officie ici. La statue de la Vierge n’occupe plus l’église, personne ne sait vraiment ce qu’elle est devenue.

Nell et sa grand-mère sont là. Elles écoutent le serment. Mais Nell songe surtout à ce qu’elle pourra faire bientôt.

Le pasteur poursuit son sermon. La lubricité est là. Une jeune fille se vautre dans le péché et cette femme est présente dans l’assemblée. Ce discours tire Nell de sa demi-rêverie. Dans l’assemblée, tout le monde se demande de qui il s’agit.

Alors que Nell regarde d’abord les filles du pasteur, puis Sam, le pasteur désigne Nell du doigt. Après quelques instants de surprise, Nell réplique qu’elle n’a pratiqué aucun rite païen.

La grand-mère voudrait que sa petite-fille soit prudente mais Nell ne se laisse pas faire. Elle interpelle Sam qui ne sait que demeurer muet et puis qui croirait que Grace, la fille du pasteur fait n’importe quoi !

 Dans l’église, le bébé Amos Bramlow pleure. Ses vagissements stoppent « l’humeur batailleuse de  Nell. » Elle se dit en elle-même que cela lui est égal. La grand-mère de Nell, d’un geste, lui montre qu’elle est de son côté, mais cela ne suffira pas.

 

Nell exprime sa colère sur le chemin du retour. Elle sait que c’est la fille du pasteur qui se comporte mal. Sa grand-mère tente de la calmer et lui affirme que se rendre chez le pasteur n’arrangerait rien.

Elles sont enfin chez elles. La grand-mère tente de préparer quelque chose pour calmer Nell qui est toujours aussi indignée. Sam  n’a pas été sermonné ! La guérisseuse essaie d’apaiser sa petite-fille qui souhaite toujours se venger. Sa grand-mère, fatiguée et lasse, le lui déconseille.

Un enfant-fée doit bientôt naître. La guérisseuse le sait : on va venir la chercher. Cet événement est si rare. Mais la guérisseuse se sent trop fatiguée pour cela. Ce sera à Nell de s’y rendre mais elle est jeune et pas assez expérimentée. En plus les fées ont toujours du mal à laisser repartir les accoucheuses.

Nell n’est toujours pas apaisée, elle voudrait se venger. Sa grand-mère lui demande d’oublier et lui dit qu’elle veut lui transmettre quelques savoirs, le temps étant compté.

 

Confession de Patience Madden

A la mi-mai, Patience suivit sa sœur la nuit venue.

Patience connaissait le secret de sa sœur. Elle avait un rendez-vous galant, mais Patience ne savait pas avec qui.

Patience observait, ce soir-là, sa sœur. Elle aurait voulu pouvoir lui dire de changer d’attitude, mais cela n’aurait servi à rien. C’est pourquoi, Patience regagna la maison sans être vu de sa sœur. Grace n’arriva que quelques minutes plus tard.

Patience se demanda ce qu’elle devait faire, leur père était rarement avec elles. De toute façon, il aurait réagi de façon très sévère, ce que ne souhaitait pas Patience qui aimait sa sœur. Elle garda alors le secret pensant que Grace se lasserait rapidement de son galant.

Puis vitement, Patience apprécia ses sorties nocturnes. Tandis que sa sœur était avec son amoureux, Patience se promenait découvrant « l’enivrement d’être libre et sauvage comme une belette. »

Finalement savoir qui était le galant de sa sœur n’intéressa plus Patience. Cette dernière savait seulement que batifoler était un péché sans savoir de quoi il s’agissait vraiment, tout comme les autres mots qu’elle avait à l’esprit comme luxure.  L’imagination de Patience lui permettait d’être ce qu’elle voulait : « une mendiante, une magicienne, une petite voleuse. »

Pourtant Patience savait le danger que représentait ce lieu. « Les collines grouillaient de vagabonds et de déserteurs, des hommes qui, profitant de l’obscurité, se glissaient dans les villages […] pour voler des poules ou du foin. Sans parler des lutins dans les fossés, capables, d’après les rumeurs, de toutes sortes de malices – surtout à la faveur de la nuit. »

Mais Patience avait le sentiment d’être protégée par son imagination. Elle se croyait aussi invulnérable quand elle marchait la nuit dans les bois.

Une nuit pourtant, elle rencontra le Diable. Comme il faisait  un peu lourd, Patience avait ôté son manteau afin de se sentir plus légère. La lune était là.

Patience éprouva « le désir violent qu’un événement se produisît, » car depuis peu « la forêt ne refermait nul mystère, et les sentiers étroits ne [lui] offrait aucun espace de liberté. »

Jusqu’à présent Patience ne s’était jamais aventurée loin du village. Mais cette nuit-là, elle eut le sentiment d’être attirée par quelque chose. Alors qu’elle était sur le point de voler un cheval, Patience entendit le bruit de sabots. Elle ne se cacha pas. Son cœur battait la chamade. Au dernier moment, comme il n’était plus possible de se cacher, elle tomba à genoux et pria.

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE

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