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Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 15:16

 

LE PONT DU GARD

I) l’environnement des lieux


a) géographie


Le Pont du Gard se trouve dans le département actuel du Gard (30) qui fut l’ancienne province de la Gaule Narbonnaise.


Le département du Gard est situé dans la région du Languedoc Roussillon. 


Cet aqueduc (du latin ăquæ ductŭs, i.e. « qui conduit l’eau ») franchit la rivière Gardon qui est aussi un affluent du Rhône. Cette rivière, qui connaît des crues soudaines, est un cours d’eau encaissé.


Le paysage se compose de garrigues s’élevant jusqu’à deux cents mètres d’altitude et de vallées.


b) géologie


Le calcaire est présent dans le sous-sol français. Il existe différentes variétés de roches dont la plupart a été ou est encore exploitée par l’Homme et pour de nombreux usages.


La pierre utilisée pour construire le Pont du Gard vient de la carrière d’Estel qui est proche du bord de la rivière Gardon. Communément appelée « pierre de Vers », cette pierre est tendre et à grain plutôt grossier. Elle est de couleur rousse et est facile à tailler.


La proximité de l’eau a rendu aussi plus facile l’exploitation de cette roche pour le transport des blocs.


Pour extraire cette pierre, on isole les blocs en creusant d’étroites tranchées verticales autour. Ensuite on détache les blocs avec des coins enfoncés à la base.


La roche du Pont du Gard possède de nombreux débris de coquillages. Ce calcaire coquillier est surtout présent dans la Sud Est de la France. Il s’est formé à partir de  l’époque Oligocène (moins trente-quatre millions d’années à moins vingt-trois millions d’années) jusqu’à la seconde partie de l’époque Miocène (moins dix millions d’années).


À cet endroit se trouvait alors une mer peu profonde. C’est là que la formation de ce calcaire s’est faite, et ce, non loin d’un rivage. Dans ce calcaire, on peut remarquer la présence de différents fragments de coquilles notamment d’huîtres, de chlamys (mollusque bivalves), plaques de balanes (crustacés) et des piquants d’oursins. L’ensemble de cette roche a été usé par les vagues.


II) Histoire du pont


Le pont du Gard est le pont aqueduc le plus élevé du monde romain.


Les Romains, ayant compris que l’eau des fleuves était impropre à la consommation, choisissent d’alimenter les villes en eau de source. Or l’eau de source est souvent loin des villes, c’est pourquoi elle doit être apportée. Les Romains mettent au point des constructions sophistiquées avec un système assez complexe de conduits ayant une pente.


Sur les cinquante kilomètres parcourus entre la source d’Eure près d’Uzès et Nîmes, la pente moyenne est de seulement vingt-cinq centimètres par kilomètre, ce qui est faible.

La pente connaît des irrégularités, et ce, afin de mieux contrôler le débit de l’eau.


Lorsque le pont du Gard fut mis en eau, son débit devait être d’environ 35 000 m3 par jour. L’eau met trente-quatre heures pour aller de la source au castellum (i.e. le château d’eau, le réservoir d’arrivée d’eau dans une ville).


Durant ce trajet, l’eau passe par des châteaux d’eau, toujours situés sur une hauteur, qui filtrent l’eau et l’acheminent.


Le Pont du Gard, qui est l’un des trois passages au dessus de la vallée du Gardon, fut, semble-t-il, construit grâce au gendre d’Auguste, Agrippa. Cependant, de nouvelles données archéologiques sembleraient confirmées que le pont fut réalisé au milieu du Ier siècle de notre ère. L’aqueduc cesse de fonctionner dès le début du VIe siècle.


Long de 275 mètres, haut de 48,77 mètres, le Pont du Gard comporte trois étages de largeur décroissante. Les arches sont d’un nombre inégal. Six arches composent l’étage inférieur, onze pour l’étage médian et trente-cinq pour l’étage supérieur.


Cinq ans selon certains, quinze ans selon d’autres semblent avoir été nécessaires pour faire ce pont, mais aucun document n’atteste cette supposition.


Au Moyen Âge, le pont du Gard a subi des entailles sur les piles du deuxième étage. L’aqueduc devient uniquement viaduc à partir de cette période.


 

Le Pont du Gard est redécouvert dès la Renaissance. L’écrivain, François Rabelais, fait de son héros Pantagruel, le constructeur du pont.


En 1737, lorsque Jean-Jacques Rousseau voit le pont, il dit « Que ne suis-je né Romain ? »

Des tableaux du Pont du Gard sont réalisés par le peintre Hubert Robert.

L’écrivain Prosper Mérimée ordonne des travaux de restauration.

 

Comme la population de Nîmes augmente à partir de la fin du XVIIIe siècle, il faut alimenter correctement la ville en eau. Des projets visant à remettre le Pont du Gard en service voient le jour… sur le papier. Entre 1774 et 1871, environ quarante projets sont proposés. Mais le coût et surtout l’imprécision de projets ne permettent pas au Pont du Gard de retrouver sa vocation première.


En 1747, un pont routier, doublant le monument romain côté aval est construit.


Les travaux de restaurations les plus importants ont lieu durant le Second Empire. Il s’agit de remplacer plusieurs voussoirs en sous-œuvre.


III) Construction du pont


Ce pont à voûtes nécessite la présence de cinq cents hommes. Cet ouvrage d’art demande environ cinq à quinze années de travail. De nombreux esclaves participent à sa construction.

Sur ce chantier, carriers, transporteurs, maçons, charpentiers, et entre autres, tailleurs de pierre ont œuvré.


Les blocs de pierre, provenant de la carrière voisine, arrivent par voie d’eau. Le plus gros d’entre eux a une masse de six cents tonnes. Les blocs de pierre sont assemblés à joints vifs (sans mortier). La masse totale du pont est d’environ 50 400 tonnes.


Afin de pouvoir porter ces pierres, des grues sont installées. Elles permettent de soulever les blocs de pierre qui sont assemblés sans mortier.


Pour réaliser les arches, les charpentiers construisent des cintres de bois de grande taille en arc de cercle. Les blocs de pierre sont placés dessus.


Sur une des piles du pont figure une inscription qui a peut-être été mise par le concepteur du pont : « Mens[um] est totum corium. » (i.e. « Le corium tout entier est mesuré. »). Cela indique que la totalité de l’élévation de l’ouvrage a été mesuré.

 


L’aqueduc demande une période de réglage, car une mauvaise maîtrise des pentes et une malfaçon empêchent un écoulement normal de l’eau.


L’eau circule dans un canal de section pratiquement carré de quatre pieds et demi de côté (soit 1,33 mètres). Le canal est revêtu d’un radier de calcaire concassé. Les parois sont recouvertes d’un enduit de mortier de tuileau.


Pendant la période d’utilisation du pont des travaux d’entretien sont réalisés. Il s’agit surtout d’enlever les incrustations calcaires qui obturent le canal. Mais il faut, en plus de l’entretien, réparer les conduites.


Le Pont du Gard sert jusque dans le courant du IIIe siècle de notre ère.

 

 

FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE


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Published by Clélie - dans Art : architecture
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