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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:14

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LA PREMIÈRE GUERRE PUNIQUE (264 -241)

 

L'ENTRE-DEUX GUERRE (241-219)

 

Entre l'hiver 241 et le début de l'année 237 avant notre ère, Carthage dut faire face à la révolte de ses mercenaires. La cité ne parvenait plus à payer les mercenaires qui travaillaient pour elle.

 

À cela s'ajoutèrent de nombreux mécontentements qui ne cessèrent d'augmenter. Carthage fit alors appel à Hamilcar qui remporta quelques succès contre la sédition.

 

Rome, sachant dans quelle situation politique et financière se trouvait Carthage, estima qu'il lui fallait non seulement soutenir sa rivale face à l'insurrection que subissait Carthage mais aussi augmenter le tribut que Carthage –qui préparait une intervention en Sardaigne- devait à Rome.

 

Rome venait de prendre possession de la Sardaigne et de la Corse en 238 avant notre ère. Hamilcar, insatisfait de cette nouvelle situation, décida d'écraser la rébellion dans un bain de sang.

 

En 237 avant notre ère, Hamilcar se rendit en Espagne où Carthage possédait déjà les côtes de l'Andalousie. Cette région avait de nombreuses richesses : blé, or, argent et cuivre notamment.

 

Hamilcar avait alors quelques projets qu'il souhaitait concrétiser, ce qui ne paraissait pas inquiéter Rome.

 

S'installer en péninsule ibérique permettait surtout à Hamilcar de se trouver loin de ses adversaires politiques. Autre conséquence, il avait, de fait, une meilleure autonomie d'action.

 

Il parvint, en guerroyant, à acquérir un territoire important dans la péninsule ibérique. Bien qu'il restât fidèle à la cité mère de Carthage, Hamilcar (qui aida à rembourser la dette due à Rome), parvint à obtenir une espèce de pouvoir ressemblant fortement à celui des monarchies hellénistiques issues de l'empire d'Alexandre.

 

Quand Hamilcar mourut en 229 avant notre ère lors d'un combat, son gendre Hasdrubal le Beau lui succéda brillamment. Il choisit de poursuivre l'œuvre d'Hamilcar et fonda sur les côtes de l'Espagne une ville qu'il prénomma Carthagène –seconde Carthage et capitale de cet empire barcide-, mais celle-ci tomba en 221 avant notre ère sous les coups des conspirateurs.

 

Hasdrubal eut l'habileté de signer avec Rome un traité limitant  au fleuve Elbe les zones d'influence de Rome et de Carthage en Espagne.

Cependant, cette situation était bien fragile.

Hasdrubal tombé –il est assassiné en 221 avant notre ère-, il eut un successeur.

 

LE SUCCESSEUR D'HASDRUBAL

 

Emmené en Espagne par Hamilcar, alors qu'il n'était encore qu'un enfant, ce garçon bâtit sa conception du monde méditerranéen non seulement sur les enseignements de précepteurs grecs mais aussi sur l'exemple hellénistique qu'Hamilcar avait toujours appliqué.

 

Comme ce jeune homme avait accompagné d'abord Hamilcar, ensuite Hasdrubal dans leurs campagnes, il acquit rapidement la formation militaire nécessaire à tout homme qui devait diriger des soldats. Cet homme, qui aurait accepté, à la demande de son père Hamilcar, de vouer une haine éternelle à Rome, n'est autre qu'Hannibal.

 

À ROME

 

Pendant ce temps,  Rome, qui avait à la fois assez de réserve en homme, qui détenait du blé en Sicile et qui était une puissance maritime, avait réussi à assurer sa sécurité là où elle se sentait en danger.

 

Pouvant dorénavant combattre sur plusieurs fronts, elle avait triomphé des Ligures qui malmenaient en pillant leur commerce. En 225 avant notre ère, au cap Télamon, Rome avait soumis les Celtes de la plaine du Pô. En 219 avant notre ère, elle contrôlait aussi les Illyriens sur le territoire de l'ex-Yougoslavie.

 

APRÈS DES ANNÉES DE PAIX

 

Il y avait eu vingt-cinq ans de paix durant laquelle les deux empires avaient étendu leur territoire. Cependant Carthage, depuis la paix de 241 avant notre ère, devait encore un lourd tribut à Rome.

 

Tandis que Carthage, ces dernières années, avait opté pour un impérialisme offensif, Rome avait mis en place un impérialisme surtout défensif. C'est pourquoi, Rome n'était plus en mesure d'accepter à la fois l'implantation d'une puissance carthaginoise sur certains territoires et la menace que représentaient certains peuples notamment gaulois.

 

 

Deux visions du monde méditerranéen existaient. Rome, grâce à ses différentes conquêtes, songea qu'elle pouvait devenir la première puissance méditerranéenne. Quant à Hannibal qui était bien implanté en Espagne et toujours soutenu par Carthage, il envisageait le monde méditerranéen autrement que romain. Hannibal n'avait d'autre choix que d'agresser Rome pour concrétiser cette vision du monde.

 

FIN DE LA TROISIÈME PARTIE

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Published by Clélie - dans Histoire
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