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Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 10:56
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Au IIIe siècle avant notre ère, deux empires s'affrontent : Rome et Carthage. Trois guerres, entrecoupées de paix, opposèrent ces deux empires.

 

Première Guerre Punique : 264 à 241 avant notre ère.

Deuxième Guerre Punique : 218 à 201 avant notre ère.

Troisième Guerre Puniques : 148 à 146 avant notre ère.

 

Ces conflits nous sont connus grâce à différents auteurs qui sont Polybe, Tite-Live, Diodore de Sicile, Dion Cassius et Philinos.

 

LA PREMIÈRE GUERRE PUNIQUE (264 -241)

 

Carthage avait été fondée en 814 par des Phéniciens de Tyr.

Cette cité, dès le VIe siècle avant notre ère, avait réussi à contrôler une bonne partie du bassin méditerranéen, allant du Sud de l'Espagne jusqu'à la Sicile sans oublier toute la côté de l'Afrique du Nord.

 

Carthage avait su se constituer, dans le bassin méditerranéen, un véritable empire marchand qui avait fini par se heurter aux intérêts romains.

 

En 480 avant notre ère, les Grecs, installés en Grande Grèce, (i.e. le Sud de l'Italie et la Sicile) mirent fin à l'expansion carthaginoise.

 

 

Fondée en 753 avant notre ère, Rome avait d'abord cherché à établir des liens avec l'Italie centrale, puis à étendre son influence sur toute la péninsule.

 

Rome et la Campanie étaient alors en plein essor, l'un entrainant l'autre. Capoue était alors une ville de Campanie à l'économie florissante.

Alors que Rome s'étendait sur plusieurs kilomètres carrés, Carthage se limitait à quelques milliers de kilomètres de côtes sur cinquante kilomètres vers l'intérieur des terres. Cependant, Carthage était soudée à la mer : c'était une thalassocratie.

 

À cette époque, au IIIe siècle avant notre ère, Rome ne possèdat pas encore de flotte. Elle avait seulement des alliés maritimes. Rome semblait de plus en plus gênée par les Carthaginois et se sentait menacée par les Celtes dont l'expansion avait commencé au IIIe avant notre ère.

 

Pourtant quatre traités existaient déjà entre Rome et Carthage. Le premier datait de 509, le deuxième de 306 et le troisième de 279.

Carthage avait réussi à contraindre les Romains à ne pas étendre leur influence au delà du territoire de l'Italie, l'un des traités –celui de 306- interdisait aux Romains d'emprunter le détroit de Messine.

 

L'expansion romaine inquiétait Carthage, car elle ne pouvait que se poursuivre et empiéter sur les conquêtes carthaginoises.

 

Que ce soit à Rome ou à Carthage, deux solutions étaient envisagées. Soit les deux camps trouvaient un compromis avec leur rivale, soit les deux camps s'affrontaient.

 

La Sicile devint alors un enjeu. Depuis 480 avant notre ère, Carthage et les tyrans de Syracuse s'opposaient. L'issu de ce conflit fut que Carthage obtint la moitié occidentale de l'île. Un traité fut signé mais cette réalité fut vite contestée. Dès lors, la situation devint peu à peu fragile.

 

 

LA PREMIÈRE GUERRE PUNIQUE

 

En 289 avant notre ère, lorsque le tyran de Syracuse, Agathocle mourut, une bande de mercenaires à sa charge –les Mamertins- n'ayant plus de maître, parvinrent à s'emparer de la riche cité de Messine (située au Nord Est de la Sicile). La cité devint rapidement un véritable état-brigand qui frappait monnaie et de surcroît faisait payer un tribut à ses voisins.

 

Mais en 269 avant notre ère, les Mamertins furent vaincus par le nouveau maître de Syracuse, Hiéron. Mais comme ces premiers étant divisés, ils demandèrent pour certains l'aide de Carthage et pour d'autres, celui de Rome.

 

Carthage envoya aussitôt Hannibal (qui n'est pas le fils d'Hamilcar, ce prénom était commun à l'époque) qui plaça une garnison à Messine en accord avec Hiéron.

 

Rome prit le temps de la réflexion, puis sous la pression de la plèbe et des Claudii, décida d'agir en 264.

 

Le consul Appius Claudius alla jusqu'à Rhegium située face à Messine mais la place était déjà tenue. Rome ayant quelques bateaux, Appius Claudius décida de mettre fin aux négociations proposées par le successeur  d'Hannibal, Hannon, puis franchit le détroit de Messine. Il venait alors de violer le traité de 306 avant notre ère.

 

Les Mamertins, toujours prompts à semer la zizanie, ouvrirent les portes de Messine aux Romains, après avoir chassé les Carthaginois. Cette défaite coûta la vie à Hannon.

 

Durant l'hiver 264-263 avant notre ère, les Romains furent assiégés dans la ville par les Carthaginois et les Syracusains. La guerre, bien que jamais déclarée, était devenue une réalité.

 

 

264-256, AUTOUR DE LA SICILE

 

L'année suivante, une armée romaine, double de la précédente, parvint à libérer Messine. Elle marcha ensuite sur Syracuse où Hiéron, conscient de la supériorité romaine, choisit de s'en remettre à l'adversaire de qui il restera l'allié jusqu'à sa mort en 215 avant notre ère.

 

Cherchant à intimider Rome, Carthage adopta une tactique dont elle usa jusqu'à la fin de la guerre, à savoir, concentrer massivement des troupes dans plusieurs villes afin, à partir de ses bases, de mener plusieurs raids terrestres et maritimes. C'est ainsi qu'à Agrigente on relève la présence de 50 000 hommes.

 

La réponse des Romains ne tarda pas. Ils assiégèrent la ville et la prirent.

 

Les Romains, qui avaient déjà commencé à se doter d'une flotte depuis 311 avant notre ère, poursuivirent cet effort. Des nouvelles inventions virent le jour notamment le corbeau qui est un pont d'assaut pivotant qui endommage le bateau ennemi et permet de l'arrimer. Le consul C. Duillius parvint, grâce à cette nouvelle technique à vaincre les Carthaginois au large de Mylos (i.e. Milazzo).

 

Rome remporta sa première victoire en mer face à une flotte supérieure en nombre.

 

Ce succès convainquit Rome de s'engager sur différents fronts. Elle mit fin à l'encerclement dont elle était victime, s'ouvrit de nouvelles voies maritimes et assura la sécurité de ses côtes. Elle s'engagea dans la conquête de la Corse et de la Sardaigne.

 

En 256 avant notre ère à Ecnome, Romains et Carthaginois s'affrontèrent de nouveau sur mer. Le nombre de combattants semble avoir été impressionnant : 140 000 du côté romain, 150 000du côté carthaginois mais ces chiffres sont discutés quoi qu'il en soit la victoire romaine est incontestable.

 La route de l'Afrique s'ouvre enfin à Rome.

 

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

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Published by Clélie - dans Histoire
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