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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 10:39

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LA RENAISSANCE

 

Le XVIe siècle commence en 1501 et s'achève en 1600. Ce découpage en périodes égales –les siècles- est certes pratique, mais ne peut, de fait, tenir compte des événements historiques, politiques et culturels que connaît chaque période. C'est pourquoi, lorsque nous évoquerons la France du XVIe siècle, nous retiendrons les dates de 1483 à 1598.

 

1483 correspond au début du règne de Charles VIII et 1598 à l'Édit de Nantes (qui met fin provisoirement aux guerres de Religion).

 

 

PRÉAMBULE

 

Les dernières années du Moyen Âge sont marquées par les ravages des grandes pestes (Peste noire qui se propage dès 1347 dans la ville de Marseille, puis dans la France et toute l'Europe ; ce troisième cycle de Peste durera en France jusqu'en 1720, date de la dernière épidémie) et la Guerre de Cent ans (1337-1453).

 

Campagnes et villes sortent affaiblies par ces épreuves.

 

Ce n'est qu'à partir de 1450 que le royaume de France connaît non seulement un redressement démographique mais aussi un nouvel essor économique. Il faut dire que le royaume de France est de nouveau unifié aussi bien sur le plan politique que territorial, et ce, surtout à partir du règne de Louis XI (1461-1483).

 

Commerces et banques prospèrent, rendant plus aisée toute ascension sociale. La France, mais aussi l'Europe retrouvent leur dynamisme.

 

En plus, la découverte de nouvelles terres –les Amériques notamment- favorise l'Europe qui s'enrichit alors.

 

Ce nouvel élan économique offre les conditions d'une mutation intellectuelle. Mais d'autres événements ont accentués cette réalité. Au XIVe siècle, après la prise de Constantinople (Istanbul en Turquie) par les Turcs en 1453, les Grecs de Constantinople s'exilent en Italie, apportant avec eux de nombreux manuscrits antiques et surtout une tradition d'études des auteurs anciens. L'Occident redécouvre cette richesse ancienne.

 

De nouvelles universités apparaissent. Le sentiment d'un véritable renouveau de la civilisation est bien présent : c'est la Renaissance !

 

Cependant entre ces deux périodes historiques à savoir le Moyen Âge et la Renaissance, il n'y a pas de rupture violente. Le Moyen Âge, qui connaît des renaissances successives comme la Renaissance carolingienne, prépare la Renaissance. Le XVe siècle peut être considéré comme une époque de transition. La façon de penser, les goûts et les tendances du Moyen Âge ne sont pas absentes des écrits de Clément Marot et François Rabelais.

 

 

HUMANISME

 

Nota bene : si le mot humaniste, qui est un terme d'origine italienne médiévale, apparaît en France dans les années 1530, le mot humanisme naît seulement à la fin du XVIIIe siècle. C'est pourquoi, il faut avoir à l'esprit que les hommes du XVIe siècle n'avaient pas conscience qu'ils étaient en train de construire l'humanisme.

 

 

I) De la Renaissance aux guerres civiles

1) Vivre au XVIe siècle

 

Durant la première moitié du XVIe siècle, la population augmente. Dix-huit millions de personnes (dont deux en ville) environ vivent au royaume de France au milieu du XVIe siècle.

Entre 1470 et 1520, la France ne connaît pas de grande famine. La vie semble plus facile. Mieux nourrie, la population est parvenue à mieux résister aux maladies.

 

Les conditions économiques sont plus favorables, ce qui a quelques conséquences sur la formation des couples. On se marie plus jeune.

 

La mortalité, même si elle reste élevée –trente et un décès pour mille habitants par an- a reculé. De même que la mortalité en couches ou postnatale demeure importante, de même la mortalité infantile et juvénile est forte.

 

En plus, face à la maladie, la médecine est souvent impuissante. Si la lèpre a disparu après 1535, d'autres maladies apparaissent : le typhus et la syphilis notamment.

 

Il arrive parfois que les habitants migrent d'une région à une autre. Ces migrations ont plusieurs causes. Certains habitants choisissent de quitter une région où la terre est non seulement difficile à cultiver, mais aussi peu rentable.

Parfois après de mauvaises récoltes, les ruraux décident de quitter leur campagne pour la ville.

 

Plus rarement, des habitants quittent le royaume de France pour le nouveau Monde. Mais cette émigration demeure assez marginale.

 

Cependant l'augmentation de la population a quelques revers. L'absence de progrès technique ne permet pas d'augmenter dans le même temps la production agricole. Peu à peu, les possibilités alimentaires sont insuffisantes pour nourrir la population. Certaines régions, notamment maritimes, s'en sortent mieux.

Il faut, de nouveau, défricher des terres. Parfois ce fut ces mêmes terres qui avaient été abandonnées il y a quelques années car elles offraient un rendement trop faible. Ce défrichement diminue, de fait,  les espaces destinés à l'élevage.

 

Autres conséquences. Comme les héritiers sont devenus plus nombreux, le partage des terres donne lieu à des parcelles plus petites. Elles sont alors insuffisantes pour nourrir une famille.

 

L'augmentation de la population, qui survint dans la première moitié du XVIe siècle, entraîna des conséquences diverses.  Elle fut, jusqu'à la fin des années 1520, la réponse aux conditions économiques favorables qui venaient après les différentes catastrophes survenues entre 1350 et 1453.

Ensuite, même si la hausse démographique se poursuit, plus faiblement, jusqu'en 1580, surgit un autre problème. La rentabilité des terres agricoles, après avoir augmenté, stagne puis tend à reculer. L'équilibre est plus fragile et la moindre crise a des conséquences. Les guerres de Religion fragiliseront terriblement l'équilibre qui avait été retrouvé.

 

2) Le Réforme

 

La Réforme comme l'Humanisme ont une source commune : la volonté d'un retour aux textes et le désir d'une réflexion critique. Des auteurs comme Érasme ou Lefèvre d'Étaples étudient la Bible selon le même principe que les œuvres de l'Antiquité gréco-latine. Ainsi naît l'esprit de libre examen que n'aura de cesse de combattre la Sorbonne au nom de la méthode d'autorité.

 

La Réforme ne touche pas seulement la France.

 

En Allemagne, Martin Luther critique vivement le trafic des Indulgences et les quelques abus contre lesquels l'Église catholique ne fait rien. Il estime que le christianisme, afin de retrouver la ligne stricte de l'Église primitive, devrait être réformé. Pour ces simples propos, Martin Luther est condamné par Rome et mis au ban de l'Empire en 1521. Il est pourtant suivi par toute l'Allemagne du Nord, ce qui donne lieu à une scission.

 

En Angleterre, le roi Henri VIII se heurte jusqu'à la rupture à l'Église catholique.

 

En France, l'Évangélisme estime qu'un retour à l'Évangile est indispensable, car l'Écriture Sainte reste la seule source authentique des croyances chrétiennes. Or l'Écriture doit, selon l'orthodoxie catholique, être accompagnée des commentaires des Pères de l'Église.

 

D'ailleurs, la plupart des humanistes, qui ont adhéré aux idées du mouvement évangélique, sont alors en conflit avec la Sorbonne.

 

Afin que chacun puisse lire la Bible, Lefèvre d'Étaples la traduit en français en 1530, cette traduction est aussitôt condamnée par la Sorbonne. Cependant, comme François Ier protège les humanistes, le roi assure une liberté de croyance. L'affaire des Placards (i.e. des affiches contre la messe accrochées à Amboise sur la porte du roi) oblige François Ier à changer d'attitude. Des luthériens furent même brûlés.

 

En France, la Réforme s'inspire des idées de Jean Calvin. Mais celui-ci doit s'exiler à Genève qui devient alors le foyer du calvinisme. À partir de ce moment l'unité du christianisme est totalement rompue au royaume de France.

 

 

3) De Charles VIII à Henri IV

 

Le roi Charles VIII succède à son père Louis XI le 30 août 1483, il a alors treize ans. Il règne quinze ans et meurt accidentellement le 7 avril 1498 sans enfant. C'est son cousin, Louis, de la branche des Valois-Orléans, qui devient roi.

Louis XII fait annuler son premier mariage et épouse en seconde noce, la femme de Louis XI, Anne de Bretagne. Ce mariage lui permet de conserver le duché de Bretagne. Son règne s'achève le 1er janvier 1515.

La réputation de bons rois s'attache à leur personne. Louis XII est même proclamé "Père du peuple" par l'assemblée de notables de 1506. Durant leur règne, les différentes institutions ont plutôt bien rempli leur rôle.

 

François Ier, issu de la branche des Valois-Angoulême, succède à Louis XII. Avec lui, la France entre dans un nouveau style monarchique. Ce roi, ambitieux, remporte la victoire de Marignan en septembre 1515. Cela lui permet non seulement d'assouvir son désir de gloire mais aussi d'afficher sa volonté d'être le seul maître du pouvoir. D'ailleurs à partir de ce roi, il n'est pas de prestige monarchique sans quête de la gloire. Apparaît aussi le souci de défendre la place du royaume de France dans le nouvel équilibre européen.

 

Les guerres d'Italie, qui commencent en 1494, s'achèvent en 1559. François Ier et Henri II parviennent, grâce aux guerres d'Italie, à renforcer l'appareil d'État.

La fin du règne d'Henri II est marquée par le mouvement de la Réforme qui ouvre, entre autres, une crise de l'autorité royale. Des persécutions ont lieu. Or après avoir été blessé le 30 juin 1559, Henri II meurt le 10 juillet de la même année.

 

François II lui succède. Les persécutés espèrent que le nouveau roi les écoutera, mais son règne fort court –un peu plus d'un an- et la crise d'Amboise ne le permettent pas. S'ouvre inévitablement le temps des guerres civiles. Charles IX, qui n'a que dix ans à la mort de son frère, est couronné roi en mai 1561. Catherine de Médicis assure la régence jusqu'en 1564. Charles IX ne règne que dix ans et meurt en mai 1574.

 

Henri III succède à son frère. Le royaume est toujours déchiré par les guerres de religion. Cependant entre 1577 et 1584, le pays bénéficie d'une paix, certes fragile, mais qui permet au roi d'agir. Mais la mort de François d'Anjou, seul héritier Valois du trône en 1584, attise les convoitises… Henri III, qui fait assassiner le duc de Guise et son frère le cardinal, est assassiné à son tour.

 

Le royaume de France a connu de 1562 à 1593 huit guerres entrecoupées de courtes trêves. Batailles et massacres se suivent (la Saint-Barthélemy le 24 août 1572). Puis la raison l'emporte enfin.

 

Henri IV, après avoir conquis la capitale en 1593, promulgue l'Édit de Nantes en 1598.

 

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

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