Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

Présentation du Blog

Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

Recherche

Archives

Pages

1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 10:02

Source

 

RIEL Jørn, Le Garçon qui voulait devenir un être humain, Gaïa Éditions, 2003

 

Ce roman est composé de trois tomes. Le premier s'intitule Le Naufrage.

 

Ce roman est paru pour la première fois en 1979 sous le titre original Drengen som ville være menneske.

 

L'ouvrage contient une carte qui permet de visualiser les lieux où se déroulent les faits. Au début de chaque chapitre, nous avons un petit dessin. Plongeons dès maintenant vers l'an mil…

 

LE TEXTE

 

Tandis que Leiv Steinursson, enfant toujours espiègle et turbulent, s'amusait, son père était assassiné. À l'annonce de la disparition brutale de son père, l'enfant changea totalement d'attitude ce qui inquiéta beaucoup sa mère. L'oncle de l'enfant promit alors à la mère d'emmener l'enfant en voyage l'été suivant.

 

Dès qu'il fut pris la décision de bannir trois ans durant, hors d'Islande, Thorstein de Stockanæs, le meurtrier du père de Leiv, l'enfant disparut de la demeure familiale.

 

Thorstein Gunnarsson choisit le Groenland comme terre d'exil. "Il arma trois petits drakkars, embarqua hommes et bêtes et largua les amarres de Gunnarsnæs tôt un matin de juillet. À bord du drakkar de Thorstein se trouvait aussi Leiv."

 

Quand le drakkar fut en pleine mer, Leiv se montra et déclara qu'il voulait défier Thornstein au combat. Cela fit rire l'équipage que Thorstein calma d'un seul regard. L'homme expliqua à Leiv qu'il reconnaissait son courage mais qu'il ne pouvait relever ce défi. L'enfant persista. Un accord fut trouvé entre les deux hommes. Ensuite, Thorstein proposa au garçon d'aider les hommes sur le pont, ce qui lui permettrait de "faire une bon apprentissage de la mer."

 

L'enfant observa l'homme et regrettait déjà de devoir le tuer, quand le temps serait venu, selon la coutume.

 

 

 

Ailleurs vivaient Narua et ses frères. Ils étaient Inuit, "ce qui veut dire Êtres Humains, Hommes, et c'est pourquoi leur Pays s'appelait Inuit Nunat, le Pays des Hommes."

Ils étaient nomades.

Le grand-père de Narua, Shinka, était un merveilleux conteur qui occupait les soirées par ses histoires. Tous n'avaient connu que le voyage. Les enfants étaient toujours heureux.

 

 

Le printemps venu, Narua et les siens, s'installèrent dans "un beau fjord nommé Simiutat." Les Inuit resteraient là tout l'été.

Narua et Apuluk, son frère, ramassaient des herbes aromatiques quand ils aperçurent un bateau. Ils prirent peur et se cachèrent dans l'herbe.

Dès que le bateau ne fut plus en vue, les enfants allèrent rejoindre le groupe puis racontèrent à leur père ce qu'ils avaient vu.

 

Leur père répondit que ces hommes, fort cruels, faisaient parfois escale sur leur terre.

 

"Le lendemain, quatre hommes du groupe partirent à la rame à la recherche de l'étrange bateau." Les enfants regardèrent leur père partir en kayaks. Ils étaient inquiets.

 

Quand les hommes furent de retour, ils racontèrent ce qu'ils avaient vu. "Ces gens se distinguaient cependant des Êtres Humains habituels par des chevelures toutes de la même couleur de pavot jaune, et par le fait que presque tous les hommes portaient une barbe."

 

Les Inuit virent passer deux autres bateaux. Afin d'assurer leur sécurité, ils décidèrent de lever le camp et s'installèrent ailleurs.

 

Narua oublia peu à peu cet événement. Puis un an plus tard, tout changea.

 

 

"Thorstein était un marin chevronné." Les bateaux naviguaient toujours à porter de voix, les conditions météorologiques changeantes nécessitant cela.

 

Leiv "avait reporté sa vengeance, et se trouvait bien auprès de Thorstein."

 

Le temps se modifia brusquement. Une tempête se leva. Les hommes s'installèrent aux rames "pour garder la proue vent debout." Mais quand Thorstein vit la glace bleue, "il comprit vite qu'ils ne pourraient pas échapper aux blocs à la dérive."

 

La mer de glace endommagea les bateaux. Thorstein réalisa qu'il fallait passer dans les autres bateaux. Leiv proposa de "sauter de plaque en plaque pour atteindre les autres." À peine eut-il commencé qu'un épais brouillard se leva. Il tomba dans l'eau et parvint à se hisser à moitié sur une poutre. Il dériva longuement, se réveilla enfin puis vit de grandes montagnes. "Leiv sut qu'il était arrivé au Groenland."

 

 

Ce genre de tempête estivale était connu des Inuit. L'hiver au milieu de l'été ne dura pas. Quand le soleil fut de retour, la neige fondit.

 

"Après la tempête, les chasseurs partirent à la chasse aux narvals dans un fjord des environs." Pendant ce temps, Narua et son frère, Apuluk, se rendirent dans la montagne afin de trouver des oiseaux. De l'endroit où ils étaient, ils pouvaient apercevoir les glaces à la dérive.

 

Les enfants chassèrent alors les petits eiders et en capturent cinq.

 

Alors qu'ils dégustaient leur festin, Narua et Apuluk virent un gros morceau de bois flottant sur l'eau. Dessus se trouvait un être humain. Ils se dirigèrent vers la crique afin de lui venir en aide.

 

Les enfants réussirent à le sortir de l'eau glacée. Ils firent le lien avec l'événement de l'an passé. Quand ils virent le jeune garçon leur sourire, les deux enfants estimèrent qu'il ne pouvait être dangereux puisqu'il souriait comme un être humain.

 

Apuluk déshabilla le garçon, mais quand il voulut "défaire le ceinture qui portait un gros couteau, le garçon essaya de résister." Trop faible pour se débattre, il se laissa faire. Narua et Apuluk furent étonnés de sa peau si blanche, de ses yeux si bleus.

 

Les enfants s'interrogèrent sur ce qu'ils devaient faire. De crainte que le grand chaman ne renvoie le jeune garçon, les enfants décidèrent de le cacher pendant quelques temps. Ainsi il pourrait apprendre leur langue et expliquer comment il était parvenu jusqu'à ces côtes.

 

Le garçon s'assit puis se présenta. Mais Narua et Apuluk ne le comprirent pas sur le moment. Quand ils réalisèrent que le garçon disait son nom, ils firent de même et dirent le leur.

 

Tandis que les vêtements de Leiv séchaient, les trois enfants s'occupèrent du cheval mort qui avait voyagé avec Leiv attaché à la poutre. Ils prirent la viande consommable sur l'animal.

 

Leiv put remettre ses vêtements. Ils préparèrent un endroit pour Leiv. Narua et Apuluk quittèrent Leiv assez tard après lui avoir appris quatre mots.

 

 

"Leiv passa le plus clair de l'été dans sa grotte." Dès qu'ils le pouvaient, Narua et Apuluk venaient auprès de Leiv.

 

Au bout de quelques mois, Leiv parvenait à parler la langue de Narua et d'Apuluk.

 

Apuluk apporta d'autres vêtements plus chauds à Leiv.

 

"Quand les oiseaux migrateurs entreprirent leur vol vers le sud, Narua et Apuluk ramenèrent Leiv jusqu'à l'habitat. Où il fut l'occasion d'un grand remue ménage."

Les enfants expliquèrent à leur père quand ils l'avaient rencontré et l'aide qu'ils lui avaient apporté. Le grand chaman mit tout le monde en garde. Alors Leiv expliqua qu'il venait d'un pays prénommé Islande et qu'il ne leur voulait pas de mal.

 

Le vieux chaman exhorta les hommes. Alors que certains voulaient tuer l'enfant, une vieille femme tourna si bien en dérision l'attitude des chasseurs et les propos du chaman que les hommes se calmèrent. Le père d'Apuluk  dit que comme cet enfant n'avait jamais rien fait à Narua et Apuluk, il pouvait être désormais son fils.

 

Leiv n'avait pas bien saisis les propos tenus par le père de Narua mais il avait compris qu'il avait été adopté par les Inuit.

 

 

 

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

Partager cet article

Repost 0

commentaires