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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 10:45

HEARN Julie, L’Ange de mai, Le Livre de Poche, Coll. Jeunesse, 2009

Août

« C’est la saison de la reproduction, chez les farfadets. » Tout est prêt pour l’arrivée de ces enfants. C’est aussi la saison des moissons.

Une fausse quiétude est là.

Sam est parti un matin rejoindre les troupes du roi. Personne ne se demande pourquoi il a quitté le village si vite, « car il n’a pas, jusqu’à alors, exprimé d’opinions particulièrement royalistes ni montré une quelconque inclinaison pour grand-chose d’autre que l’indolence et la gaudriole. »

Un autre événement a aussi eu lieu dans le village : Silas Denby ne touche plus à la nourriture depuis quelques jours, à tel point que sa femme s’inquiète. Dès que son épouse lui apporte à manger, il déclare qu’il faut affamer les Démons qui sont dans son ventre.

La Mère Denby se confie à une voisine –une Matrone- : la purge de la guérisseuse ne fait pas de bien à son mari. La Matrone chuchote alors quelque chose au sujet des filles du pasteur à la Mère Denby. Cette dernière ne sait que penser. Il faudra ouvrir l’œil.

 

La Mère Bramlow vient avec son enfant chez la guérisseuse. Nell les accueille. La Mère accepte qu’Amos aille dans les bras de Nell.

Ensuite le Mère Bramlow s’assoit et regarde la récolte de fleurs dans la maison. Elle réclame la guérisseuse. Nell répond que sa grand-mère dort encore, car elle a cueilli des fleurs pendant la nuit. Nell aimerait pouvoir avouer que l’esprit de sa grand-mère est parfois confus mais elle doit se taire.

La Mère Bramlow annonce à Nell que l’on parler de mauvais sorts au village. Nell explique que si ces propos viennent de Silas, il ne faut pas en tenir compte. « La mémé l’a prévenu, […], que trop de purges nuisent au corps. » Mais il ne s’agit pas de lui. Ce sont les filles du pasteur. Ces paroles inquiètent Nell.

La Mère Bramlow raconte alors. « Les filles du pasteur seraient frappées d’une étrange maladie qui les confine au lit et les pousse à hurler en se contorsionnant, telles des démentes. Elles cracheraient des aiguilles. » Leur père soucieux, pense que ses filles sont possédées par le Démon. Une sorcière leur aurait jeté un sort pour le compte du Diable.

« Le visage de Nell ne trahit rien. » Elle répond seulement que ces deux filles ne sont que des « sottes doublées de faiseuses d’histoire. » Bientôt on se rendra compte de la supercherie.

En haut, la grand-mère parle dans son sommeil.

Alors la Mère Bramlow n’évoque pas le talisman installé par la Mère Denby, ni les actes des Matrones. Elle se dit que tout cela finira par s’arranger. Ensuite elle prend son enfant dans ses bras et retourne chez elle.

Seule, Nell réfléchit à la situation. Qu’a bien pu dire Grace à son père ? Pourquoi une telle mise en scène ? Quel est le rôle de Patience ? Il faut trouver des réponses à ces questions et surtout songer au futur enfant, l’ange de mai.

Déterminée, Nell prépare un breuvage qu’elle portera à la fille du Puritain. Soudain, elle se souvient de quelque chose qui pourrait protéger le bébé. Afin d’assurer l’avenir de cet enfant, elle va chercher « la membrane qui coiffait le bébé-fée à sa naissance. »

 

La gouvernante du pasteur ouvre la porte. Surprise de voir Nell, elle recule, puis annonce à la jeune fille qu’elle ne pourra rien faire et qu’elle doit partir avant que le pasteur ne la voie. Nell ne se laisse pas faire. Elle doit voir Grace.

Le pasteur s’est enfermé dans une pièce au rez-de-chaussée. Il écrit un prêche.

En observant autour d’elle, Nell comprend que « la demeure bourdonne d’inquiétants présages. »

La gouvernante laisse Nell entrer se disant que peut-être la jeune fille parviendrait à faire quelque chose.

Nell monte et entre dans la chambre sans frapper. Elle demande aussitôt ce qui se passe ici. Les deux filles sont si surprises qu’elles restent d’abord muettes.

Puis Grace se lève. « Avant d’avoir compris ce qui lui arrive, Nell se retrouve éjectée dans le couloir puis poussée dans l’encadrement d’une fenêtre. Grace Madden sent mauvais et a un éclat sauvage dans les prunelles. »

Nell dit qu’elle apporte une potion afin de donner des forces et d’apaiser l’esprit de la future mère. Grace n’en a que faire. Tout ce qu’elle veut savoir, c’est si elle se rendrait compte de quelque chose si elle faisait une fausse couche. Nell explique que cet événement ne pourrait passer inaperçu. Nell comprend en observant Grace qu’elle porte toujours l’enfant.

La porte de la chambre se referme quand Nell reçoit l’ordre d’attendre. Nell se précipite tandis que Grace s’installe à nouveau dans le lit.

Nell offre la boisson à Grace dont la grossesse se verra sous peu.

Elle suggère à Grace de prendre soin d’elle et de l’être qu’elle porte. Puis elle annonce à Patience que sa sœur attend un enfant de Sam.

Tout à coup Grace crie. Horrifiée, Nell ne sait que faire. « Car les sons qui se déversent de la bouche de Grace sont tellement anormaux qu’ils paraissent à peine réels. » Grace est, en fait, hors d’elle.

Nell annonce à Patience qu’il faut aider sa sœur qui n’est pas dérangée mais qui a simplement peur.

Grace hurle toujours et Patience ne réagit pas. Nell demande à Patience de calmer sa sœur. Rien ne se passe jusqu’à l’instant où Patience appelle son père.

Quelqu’un monte l’escalier. Nell ne peut agir. En dernier ressort, elle sort de son sac la coiffe magique, puis hésite… La grenouille, en même temps que la membrane de bébé-fée, sera suffisante comme talisman.

Au moment où le pasteur entre dans la chambre, Nell lance la grenouille sur le lit. L’amphibien atterri sur le ventre de Grace. Ce n’est que cris et agitation ! La bouteille de fortifiant tombe, le pasteur est indécis quant à ce qu’il doit faire. Cette hésitation profite à Nell qui sort de la chambre.

En passant devant la gouvernante, Nell crie suffisamment fort que Grace attend un enfant de Sam Towser.

Nell franchit enfin la grille du jardin. La jeune fille se dit qu’elle ne pouvait faire autrement. Elle espère que le pasteur agira pour le mieux auprès de son aînée. Il s’agit après tout de sa propre descendance.

 

La guérisseuse ne sait ce qu’il adviendra. Elle accomplit différentes tâches, « et ce que lui raconte Nell déclenche en son esprit égaré des liens étranges avec des événements qui se sont produits il y a fort longtemps. »

La guérisseuse ne raconte pas ce qui lui est arrivé il y a peu. Des enfants, qu’elle a mis au monde, lui ont jeté des pierres, l’ont insultée.

La guérisseuse rappelle à Nell qu’elle est un ange de mai. La jeune fille demande à sa grand-mère de lui parler encore une fois de sa mère. Mais la guérisseuse répond qu’elle lui a déjà tout dit.

Nell se sent soulagée d’avoir raconté ce qui lui est arrivée dans la journée. Pourtant, elle demeure inquiète pour le bébé de Grace.

Le soir arrive. Nell songe toujours à sa mère. Elle sait qu’elle était belle, mais mariée. Installée près de l’âtre, Nell écoute sa grand-mère parler de sa mère. Elle venait d’un autre comté. C’était lors du solstice d’été. Puis elle revint pour la fête du solstice d’hiver. Un échange de regards entre son père et sa mère avait suffi. La guérisseuse savait que bientôt un enfant arriverait. Le père de Nell ne s’était pas défilé. Cependant, tout ce qui entoure la naissance de Nell reste un peu mystérieux.

La jeune fille ne sait pourquoi sa mère a choisi de la garder alors qu’elle était enchanteresse. Cependant elle sait que sa mère savait que l’enfant à venir était un ange de mai. Nell songe à ce qui aurait pu arriver si son père était parvenu à revenir en ces lieux avec cette femme. Nell interroge toujours sa grand-mère mais cette dernière est trop épuisée… Tout semble s’envoler…

Confession de Patience Madden

Nell se rendit chez les Madden alors que les deux sœurs étaient dans la chambre depuis quatre jours. Patience eut peur, sa sœur l’avait convaincu que « cette fille était de mèche avec Satan. »

Patience avait compris assez vite que les villageois étaient très crédules. Les habitants avaient pris au sérieux les aiguilles que les jeunes filles crachaient.

La gouvernante montrait à qui le voulait ce dont souffraient les deux filles qui bien sûr mettaient tout en scène.

Dès que les curieux sortirent de la chambre ce jour-là, Patience demanda à sa sœur de parler avec elle de manière logique. Grace ne disait qu’une chose : il fallait lui faire confiance car cela ne durerait pas longtemps.

Quelqu’un avait été envoyé, au bout du deuxième jour, chercher le père des jeunes filles. Quand il arriva à la maison, il monta voir ses filles qu’il crut endormies. Il ne fit rien.

Lorsque la porte s’ouvrit, Patience fut étonnée de voir Nell. Grace devint furieuse, à tel point que leur père arriva. Il ne put qu’attraper la grenouille morte que venait de jeter Nell pour s’échapper.

Patience fut effrayée, car elle ne put s’empêcher de songer à la grenouille d’émeraudes qu’elle avait prise voilà peu. Ce hasard lui fit très peur.

Nell était parvenue à s’enfuir laissant les jeunes filles à leurs cris. Le silence revint rapidement.

Patience comprit que son père essayait de saisir ce qui se passait. Grace ne disait rien et tremblait beaucoup. Finalement elle ouvrit la bouche évoquant Satan et la sorcière.

Tandis que la grenouille était écrasée et que la gouvernante criait, le père réfléchissait. Il annonça à tout le monde qu’il ne fallait rien dire de ce qui venait de se passer. Ensemble, ils prièrent.

Après avoir demandé à la gouvernante de sortir, le père demanda à ses filles de se lever. Ensuite il expliqua ce qu’il faudrait faire. Grace devait agir comme si de rien n’était. Pour ce qui était de Satan, le pasteur demandait à Grace de le laisser se charger de tout cela. Elle accepta.

Patience continuait d’être anxieuse. Elle n’arrêtait pas de songer à la grenouille qu’elle avait dérobée. Son père ignorait que sa fille était une voleuse. Ce fait angoissait tellement Patience qu’elle finit par  se confier à sa sœur.

Grace répondit à Patience qu’il ne fallait rien dire à leur père. Tout en parlant, elle s’empara du fermoir et tendit le bijou à sa sœur.

Patience rangea la broche. Les deux filles obéirent à leur père. Elles se levèrent et accomplirent ce qui leur avait été demandé.

Le soir venu, Grace expliqua ce qu’elle désirait faire : jeter un sortilège afin d’éloigner la malfaisance de Nell. La fatigue aidant, Patience se laissa persuader par sa sœur. Elle cacherait donc la grenouille d’émeraudes dans le jardin et à la pleine lune elle ferait ce que sa sœur lui avait ordonné.

FIN DE LA CINQUIEME PARTIE

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