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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 12:24

HEARN Julie, L’Ange de mai, Le Livre de Poche, Coll. Jeunesse, 2009

Juillet

Le temps redevient beau et le village retrouve sa tranquillité. Quel que soit le désagrément, il n’est plus considéré comme l’œuvre d’une sorcière.

La Mère Denby envoie son mari, Silas Denby, qui ne sait que boire et manger, auprès de la guérisseuse. Il s’y rend. Juste avant de tourner sur le sentier, il aperçoit la fille aînée du pasteur. Elle porte un panier et va son chemin.

Grace voit aussi cet homme. Le pasteur doit penser que sa fille se rend chez les Bramlow pour voir le bébé. En fait, Grace veut voir Sam qu’elle n’a pas vu depuis quelque temps. Elle lui apprend qu’elle attend un enfant de lui pour le cœur de l’hiver. Sam ne parvient pas à parler, ni à bouger. Finalement, il se détourne d’elle quand elle lui demande s’il lui sera fidèle.

Sam réussit à s’exprimer. Après avoir eu confirmation de la date du terme, il propose à Grace d’aller voir la guérisseuse qui donnera « une potion qui le fera passer. » La jeune fille ne s’attendait pas à cette proposition. Elle ne sait que lui demander fidélité.

Elle lui promet le mépris s’il se dérobe. Cela fait réagir Sam. Il finit par promettre fidélité mais annonce en même temps qu’il va rejoindre une garnison des soldats du roi. Grace entend avec soulagement qu’il  lui sera fidèle mais ne reçoit aucun réconfort de Sam.

Il lui promet d’envoyer quelqu’un la chercher ou de revenir avant l’hiver. Bien que Grace ait envie de croire à ce qu’affirme Sam, elle comprend qu’il ment, qu’il se ment.

Alors auprès du vieux pommier où nicheraient quelques farfadets, Sam et Grace se séparent.

 

Lorsqu’il arrive à la porte de la maisonnette de la porte de la guérisseuse, Silas Denby entend des voix de femmes. Il finit par frapper à la porte et annonce qu’il a besoin d’une purge. Puis il entre dans la maison sombre et froide et s’assoit sur le seul banc de la pièce. Nell lui offre « une coupe du breuvage attendu. »

La guérisseuse ne veut pas donner de laxatif à Silas Denby. Il en a déjà trop pris. Elle lui donne quelques conseils et lui demande de partir. Silas insiste et ajoute qu’il est aussi « tout patraque et fort abattu. »

La guérisseuse regarde soudain Nell. La jeune fille établit un diagnostique qui met Silas mal à l’aise. La guérisseuse l’interroge sur les symptômes énoncés par sa petite-fille. Silas en reconnaît quelques-uns. Silas s’énerve, il veut toujours une purge. La guérisseuse cède et envoie Nell chercher une bouteille « préparée à la dernière nouvelle lune. »

Nell propose de préparer une nouvelle bouteille. Sa grand-mère n’en voit pas la raison et ne perçoit pas ce qu’essaie de lui dire indirectement sa petite-fille. Nell est donc obligée d’obéir. Elle apporte la bouteille à Silas. Dès qu’il a entendu la prescription, Silas s’en va.

Aussitôt Nell demande à sa grand-mère ce qu’elle a mis dans le laxatif. Elle veut vérifier que sa grand-mère –qui a parfois des absences- n’a pas commis d’erreurs dans le dosage. Hélas, après quelques questions, Nell s’aperçoit que sa grand-mère s’est trompée. Nell veut rattraper Silas, mais sa grand-mère refuse. Elle ira elle-même, car Silas l’écoutera. Tandis que la guérisseuse noue son bonnet, elle annonce à sa petite-fille qu’elle sera de retour avant la nuit. Elle lui donne quelques indications quant au travail à faire puis elle s’en va.

On frappe à la porte. Voir Grace Madden laisse Nell sans voix. Puis Nell parvient à dire quelques mots. Elle annonce que sa grand-mère est partie. Grace aurait d’ailleurs dû la croiser en chemin. Grace avoue être venue par derrière. Nell comprend alors que ce qui amène Grace « en ces lieux, […], par le chemin détourné, en secret, est une affaire sérieuse. »

Nell, qui a toujours sa vengeance à l’esprit, dit à Grace de revenir le lendemain. Grace annonce que c’est impossible. Face à Grace « si pâle, si désespérée », Nell éprouve de la curiosité. Elle accepte que Grace reste, mais elle ne doit rien dire.

 

Une toute petite créature observe la guérisseuse qui cueille de la marjolaine. Rapidement, elle a des fleurs plein les bras. Elle poursuit en prenant son temps sa marche dans les champs, puis soudain, elle se souvient de ce que l’on accomplissait ici lors du solstice d’été. Elle a l’esprit léger. Le sommeil l’envahit.

Les lutinettes profitent de son assoupissement pour dérober différentes affaires à la guérisseuse et partent aussitôt. Pourtant une farfadette reste. La compassion la pousse à s’agenouiller près de l’oreille de la vieille. Pourtant « la compassion […] n’est pas naturelle à la plupart de ces créatures –du moins, quand des humains sont en jeu. » La farfadette  ne peut que plaindre la guérisseuse. Ensuite, elle va rejoindre les siens.

 

Grace sait qu’elle attend dans la demeure de la guérisseuse depuis longtemps. Elle n’aime pas ce lieu.

 Nell est occupée près du chaudron. Grace annonce calmement qu’elle ne peut attendre plus longtemps et demande pourquoi sa grand-mère tarde tant à revenir. Nell rétorque que cela ne la regarde pas. Elle espère seulement le retour de sa grand-mère avant le coucher du soleil.

Grace dit à Nell qu’elle l’aidera car elle doit savoir assez de choses pour. Nell est partagée « entre sa détestation de la pécore, […] et son penchant naturel à rendre service. » Elle accepte pensant simplement que Grace a besoin d’un sortilège pour récupérer son galant.

Grace annonce qu’elle attend un enfant dont elle ne veut pas. Nell est surprise. Il s’agit d’une affaire grave et dangereuse. Nell conseille à Grace d’attendre sa grand-mère.

Grace crie non. Nell, face à son désarroi, ne sait que faire. En plus elle sait ce que le pasteur pourrait faire à sa fille. Nell sait que Sam est le père de l’enfant. Grace et lui sont dans les ennuis, car il n’y aura pas de mariage, Sam va s’engager dans l’armée du roi.

« A force d’étudier le profil tragique de cette fille plus âgée qu’elle, elle ressent soudain une inquiétude encore plus violente. » Laisser Sam s’en tirer à bon compte serait injuste. Nell sait déjà que Grace va se retrouver seule, son père risque de se montrer sévère envers sa fille.

Nell est émue. Elle indique qu’il existe un remède mais Grace ne doit pas être enceinte de plus de deux lunes.

Nell hésite cependant à aller chercher le flacon puis demande si l’enfant a été conçu à l’aube du 1er mai. Cette question agace Grace qui réclame la potion. Nell répond que c’est un ange de mai, « un chérubin du renouveau. Un enfant sacré… » Grace ne répond pas. Cette expression et l’odeur douce-amère, qu’elle a perçues dans la maison dès son arrivée, lui rappellent quelque chose.

Grace réclame la potion. Nell indique qu’elle et sa grand-mère ne peuvent rien faire car « ce serait pécher contre la nature… contre toutes les puissances existantes. Ce bébé est voué à naître. A découvrir la vie, à devenir spécial. »

Grace ouvre la porte et sort. Nell, désolée, annonce seulement que sa grand-mère et elle aideront Grace le jour de la délivrance.

La fureur passée, Grace se dit qu’elle ne pleurera pas, puis elle se rue dehors. Nell redit que tout ira bien mais Grace réplique violemment que Nell n’y connaît rien. Nell annonce qu’elle est un ange de mai donc qu’elle sait. « Un déclic se produit soudain dans la mémoire de Grace. Il s’agit d’une chose que sa sœur a dite. » Grace répond à Nell qu’elle, ange de mai, est bonne pour l’Enfer.

 

Les farfadettes ont partagé le bonnet de la guérisseuse en part égale.

«Des bribes d’informations flottant dans l’air déclenchent les éternuements de la petite bonne femme. » Des ennuis arrivent.

La lutinette ne voit pas le fils du forgeron et celle qu’il rencontre. Après leur départ, leur dialogue imprègne les lieux. Sam propose un remède aux vertus abortives à Grace. Il veut le lui donner au cas où il mourrait sur le champ de bataille. Balivernes estime la farfadette. Alors « reniflant intensément entre deux éternuements, la farfadette identifie l’explosion et l’odeur âcre que dégage un seul coup de mousquet. Un coup encore à venir, tiré par l’un des hommes de Cromwell, mais destiné à toucher sa cible en plein cœur. »

La lutinette s’apprête à escalader le talus sans être vue du jeune garçon. Mais il n’y a personne et la farfadette ne recueille plus de nouveaux renseignements quant au lieu où mourra Sam.

La guérisseuse se réveille sans s‘apercevoir que son bonnet a disparu. Elle ramasse ses fleurs et revient à la maison.

Dès son retour, Nell fait asseoir sa grand-mère et lui raconte tout. Sa grand-mère approuve ce qu’elle a fait. Nell est si soulagée qu’elle oublie de demander ce qu’il en est de la purge de Silas Denby. Quand finalement, elle y pense, la nuit est tombée depuis longtemps.

 

Confession de Patience Madden

Un matin, Grace déclara qu’il ne fallait pas se lever. Elle ne voulut pas en expliquer la raison à Patience.

Même si leur père était absent, la gouvernante pourrait toujours  dire ce que les filles avaient fait quand il n’était pas là.

Patience demanda à Grace si elle était malade. Grace se contenta de dire qu’elle avait le sentiment de couver quelque chose. Patience ne comprenait pas pourquoi elle ne devait pas se lever. Lorsqu’elle voulut le faire, Grace la menaça. Patience céda.

Grace faisait comme si elle dormait le temps que Patience expliquait à la gouvernante –une âme simple- que se sentant étranges toutes deux, elles devaient garder la chambre. Elles avaient juste besoin d’un seau et de quelques torchons car elles craignaient d’être prises de vomissements. Une Bible leur serait aussi nécessaire.

La gouvernante apporta ce qu’il fallait. Sa fille, une enfant muette, l’aida. Quand l’enfant aperçut Grace, son étonnement fut si grand qu’elle laissa tomber la Bible qu’elle portait.

Ceci fait, Patience déclara à la gouvernante qu’elle et sa fille pouvaient disposer.

Grace n’alla pas bien. Elle vomit de nombreuses fois, ce qui finit par inquiéter Patience. Elle voulut prévenir quelqu’un mais Grace refusa. Puis les vomissements s’estompèrent. Mais Grace était fatiguée et des taches rouges étaient apparues sur sa figure. En plus une odeur désagréable régnait dans la chambre.

Patience avait remarqué que sa sœur réfléchissait beaucoup. Grace finit par annoncer ses plans. Elle affirma d’abord qu’elle croyait vrai le récit de sa sœur au sujet du Diable dans le verger. Mais il avait eu rendez-vous avec la petite-fille de la guérisseuse qui était l’ange de mai.

Patience fut surprise, car elle avait entendu le Démon dire « une Angela Maid. » Grace répondit simplement qu’elle avait mal compris. Si Grace pouvait affirmer cela c’est parce que Nell l’avait raconté à Grace lors de sa visite chez les Bramlow.

Grace tenta de convaincre que ce qui lui arrivait était dû à Nell. C’est cette fille qui avait accablé Grace de cette étrange maladie. Grace remémora à Patience ce qui s’était passé lors de la visite de Nell et de Sam.

Patience avait un peu peur. Grace estimait que Patience aussi courait un danger. Patience promit alors d’obéir à sa sœur si tout ce qu’elle racontait était vrai.

FIN DE LA QUATRIEME PARTIE

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