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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 10:16

Ce verbe vient du latin classique jacere qui a une valeur résultative et qui signifie "se trouver dans l'état d'une chose jetée" d'où le sens de "être étendu" et au figuré "être découragé."

 

En Ancien Français, ce verbe a le sens de "être allongé" qu'il s'agisse d'un guerrier tombé lors d'un combat ou d'un chevalier qui se repose lors d'un long trajet ou de quelqu'un qui s'est évanoui.

 

Ce verbe signifie aussi "être couché, dormir." Par extension, gésir signifie alors "faire étape pour une nuit" lorsqu'il s'agit de voyageurs et de troupes en déplacement.

 

À partir du sens de "se mettre au lit pour dormir", dérive le sens de "se mettre au lit parce que l'on est malade."

 

Ce verbe signifie, par euphémisme, quand on évoque un homme mis en terre, "être enterré" que nous retrouvons dans les épitaphes  ci gist.

 

Gésir a aussi le sens de "coucher avec quelqu'un." Il peut alors être à la forme pronominale. " Gésir d'enfants signifie  "accoucher."

 Ce verbe a parfois le sens de "résider dans" lorsque l'on parle de la situation géographique d'un lieu.

 

Il existe des dérivés :

Gésine : ce substantif féminin a les sens de "couches d'une femme" et de "embarras."

Gisement : ce substantif masculin désigne soit" le fait de se coucher", soit "le fait de coucher avec une femme."

 

En Moyen Français, le verbe conserve les sens de "se coucher", "accoucher" et "résider dans."

 

Gésir mal signifie "s'accommoder mal à quelque chose." Gésir de a le sens de "reposer sur, dépendre de."

 

Gésine signifie à la fois "couches d'une femme" et "douleurs de l'enfantement." Gisement a le même sens qu'en Ancien Français.

 

Gésir sort de l'usage à la fin du XVIIe siècle. Il est supplanté par gîter qui a le sens de "loger." Le verbe gésir a une conjugaison défective. Il s'emploie au présent et à l'imparfait de l'indicatif et au participe présent.  Nous avons conservé la formule d'épitaphe ci-gît mais dont l'emploi est rare.

 

Le substantif gisement a au XVIIe siècle le sens de "disposition de couches de minéraux", puis au XIXe siècle une "masse de minéraux exploitables.

 

Gisant signifie "couché" en général sur un lit.

 

Gîte désigne le "lieu où l'on trouve à se coucher."

En termes de chasse, gîte désigne le "lieu où le lièvre repose." En terme de boucherie, gîte à la noix désigne un "morceau de bœuf."

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