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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 10:42

Scène 6

 

Le drapier s'indigne car il sait que certaines personnes le trompent. Il en veut à son berger qui s'est moqué de lui. Il songe à le trainer en justice.

 

Thibaud l'Agnelet, le berger, est auprès du drapier qu'il salue. Il ne sait pas pour quelle raison il se devait de parler avec le drapier. Le drapier, irrité et agressif, menace de trainer le berger en justice afin que ce dernier lui règle l'abattage de ses bêtes. Le berger se défend. Mais le drapier, qui a toujours à l'esprit les six aunes de drap, dit qu'il veut être payé.

 

Le berger est surpris quand il entend le drapier parler de drap. Il réplique et déclare que son maître, le drapier est en colère pour autre chose.

 

Le draper se fâche. Le berger propose alors de trouver un arrangement afin qu'il n'ait pas à plaider. Mais le drapier, toujours persuadé que tout le monde le trompe, ne veut rien entendre : "par Dieu, ne n'en appointeray / qu'ainsi que le juge fera." (i.e. "parbleu, […] aucun arrangement autre que le juge en décidera.").

 

Le berger salue son maître et admet qu'il lui faudra se défendre.

 

Scène 7

 

Le berger va frapper à la porte de maître Pathelin. Ce dernier, surpris, croit que c'est le drapier qui revient. Guillemette le rassure et fait entrer cet homme.

 

Le berger explique à maître Pathelin qu'il doit répondre à une assignation et qu'il lui faut quelqu'un pour le défendre. Il ajoute qu'il payera bien maître Pathelin bien qu'il soit mal habillé.

 

Le berger expose donc son problème. Il travaillait pour un maître qui le payait chichement. Alors, il mit au point un stratagème. Il assommait quelques bêtes et faisait croire à son maître que les bêtes mourraient de la clavelée. Cela permettait au berger de survivre puisqu'il devait isoler l'animal soi-disant malade. Ensuite il pouvait manger l'animal. Mais comme le berger assomma trop de bêtes, son maître eut un doute et le fit observer. Le berger fut pris la main dans le sac.

 

Le berger demande donc à maître Pathelin de trouver l'argument qui fera que la cause défendue par son maître devienne mauvaise.

 

Le berger promet à maître Pathelin de beaux écus d'or à la couronne, s'il réussit !

 

Après avoir appris combien d'animaux le berger a pris à son maître, maître Pathelin explique comment il agira. Maître Pathelin ne se montrera pas avec le berger. Lorsque le berger sera appelé à comparaître, il lui faudra répondre systématiquement "bée".

 

Le berger confirme qu'il dira "bée" à tous ceux qui l'interrogeront, même à maître Pathelin.

 

Maître Pathelin confirme que ce sera le seul moyen d'attraper l'adversaire. Mais le berger ne doit pas oublier de régler ses honoraires. Le berger répond simplement : "Mon seigneur, se je ne vous paye / a vostre mot, ne me croiez / jamais ; mais, je vous prie, voiez / diligamment a ma besongne. (i.e. "Mon seigneur, si je ne vous paie pas  votre prix, ne me faites jamais crédit, mais, je vous en prie, pensez sans traîner à mon affaire." [l'expression "a vostre mot" peut se comprendre de deux façons soit "selon vos désirs" soit "avec votre mot" c'est-à-dire "en vous répondant par "bée."]).

 

Maître Pathelin annonce qu'ils doivent aller auprès du juge qui est déjà en séance. Mais ils s'y rendront sans se suivre afin de ne pas montrer que maître Pathelin est l'avocat du berger. Maître Pathelin rappelle au berger de le bien payer. Le berger acquiesce et s'en va.

 

Maître Pathelin se dit qu'il touchera peut-être un ou deux écus.

 

Scène 8

 

Maître Pathelin salue le juge qui lui propose de prendre place. Maître Pathelin accepte et s'installe à l'écart.

 

Le juge souhaite que, si affaire il y a, elle soit vite expédiée. Le drapier annonce que son avocat arrive et qu'il faut l'attendre. Le juge, déclarant qu'il a affaire ailleurs, demande que tout lui soit expliqué rapidement. Le drapier confirme qu'il est le demandeur et montre où se trouve le défenseur.

 

Sur la demande du juge, le drapier expose sa plainte. Celui qu'il a élevé, est devenu son berger. Mais ce dernier "a fait un tel deluge / de brebis et de […] moutons / que sans faultë…" (i.e. "a fait une telle hécatombe de [ses] brebis et de […] moutons que sans faute…"). Mais il est interrompu par le juge qui lui demande si cet homme était son salarié. Ce à quoi maître Pathelin répond que le drapier le gardait sans le payer.

 

Le drapier reconnaît aussitôt maître Pathelin et s'embrouille en évoquant les six aunes de drap que maître Pathelin a réussi à obtenir voilà peu. Le juge est surpris. Maître Pathelin répond que le drapier divague.  Maître Pathelin explique que le drapier a voulu dire que son berger avait vendu la laine dont est fait le drap de sa robe, ce qui implique que le berger aurait volé la laine de ses brebis.

 

Le drapier a toujours à l'esprit son drap, ce qui agace le juge qui déclare : "Sus, revenons a ses moutons." (i.e. "Allons, revenons à nos moutons.").

 

Maître Pathelin propose alors au juge d'interroger la partie adverse.

 

Le juge demande au berger de s'avancer et l'interroge. Pour toute réponse, il a un "bée." Maître Pathelin avance l'hypothèse suivante. Le berger est peut-être fou.

 

Le drapier ne parvient toujours pas à penser à autre chose qu'à son drap. Le juge le rappelle à l'ordre et lui demande de dire quelle est sa requête. Mais le drapier mélange les deux affaires, ce qui fait que le juge ne comprend rien. Maître Pathelin en profite pour intervenir et estime que le drapier ne donne pas son salaire au berger.

 

Le drapier n'en démord pas. Il parle à nouveau de son drap et ajoute que celui qui vient de parler au juge est un trompeur.

Le juge fait avancer les choses. Maître Pathelin explique que, le berger ne pouvant répondre aux faits qui lui sont reprochés, il se propose de l'assister.

Le juge lui dit qu'il ne touchera probablement rien sur cette affaire mais maître Pathelin déclare qu'il veut bien venir en aide à ce berger bénévolement.

 

Maître Pathelin interroge alors le berger qui ne sait que répondre "bée" à chaque question. Après quelques questions, maître Pathelin finit par dire que ce berger est simplement fou. Le drapier prétend le contraire.

 

Maître Pathelin demande à ce que le berger soit renvoyé auprès de son troupeau. Le juge est d'accord : "la court ne sera plus tenue." (i.e. "la cour ne siégera plus."). Maître Pathelin renchérit en disant au juge que ces deux hommes sont fous.

 

Le drapier s'adresse à maître Pathelin à qui il reproche d'avoir obtenu son drap par ruse. Il lui dit qu'il n'est pas fou. Ensuite le drapier annonce au juge qu'il lui expliquera tout de cette histoire.

 

Mais maître Pathelin  demande au juge d'intervenir. Il estime que le drapier devrait avoir honte de tant parlementer pour quelques bêtes. Ce dernier paraît surpris et demande de quels moutons il s'agit, car il ne parle que du drap.

 

Le juge est agacé par tout ceci. Maître Pathelin poursuit toujours sur l'affaire du berger tandis que le drapier ne parle plus que du drap. Finalement, le juge tranche l'affaire. Le drapier ne peut plus poursuivre le berger qui est envoyé auprès de ses bêtes. Le juge reproche son attitude au drapier qui tente de parler. Maître Pathelin parvient toujours à couper la parole du drapier. Le juge met fin à tout cela et annonce qu'ayant à faire ailleurs, il s'en va et ne reviendra plus siéger ici.

 

Scène 9

 

Alors que le juge est parti, les trois hommes se retrouvent ensemble. Le drapier demande à maître Pathelin de le payer. Maître Pathelin laisse entendre que le drapier se trompe de personne, mais ce dernier persiste. Il parle bien à maître Pathelin à qui il a vendu du drap à crédit.

 

Maître Pathelin maintient ses propos. Finalement le drapier annonce qu'il se rendra chez lui afin d'en avoir le cœur net. Si jamais maître Pierre Pathelin est là-bas, il n'y aura pas de contestations possibles. Ceci dit, il s'en va.

 

Scène 10

 

Maître Pathelin s'adresse au berger. Il évoque ce qui vient de se passer. Il annonce au berger qu'il n'a plus à dire "bée", les autres étant partis. Il demande à être payé par le berger qui répond toujours "bée." Maître Pathelin est agacé par l'attitude du berger qui dit toujours "bée." Maître Pathelin se rend à l'évidence. Il a trouvé plus malin que lui. Il menace le berger, mais Thibault Aignelet a le dernier mot.

FIN DE LA TROISIÈME ET DERNIÈRE PARTIE

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commentaires

julie 24/05/2016 19:52

merci arriveriez vous a resume mais en plus court ses phrases

Clélie 29/05/2016 16:28

Cela vous permettra d'avoir une fiche de lecture plus complète.
À vous de voir ce qui vous intéresse le plus !

Tullia 09/03/2016 13:42

De rien. J'en suis heureuse si cela a pu servir !
Bonne journée !
Clélie

Chanpe 08/03/2016 18:37

Merci cela ma bien aidé