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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 10:33

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Janis Joplin se retrouve seule dans sa grande maison en ce début 1970. Ce calme l’insupporte tant qu’elle décide de sortir.

Elle a aussi pris la décision de dissoudre le Kozmic Blues Band, groupe dans lequel elle a continuellement éprouvé un  sentiment de solitude. Janis Joplin continue aussi de consommer de l’alcool et de l’héroïne.

Elle licencie donc les musiciens du Kozmic Blues Band et songe à tenter d’autres expériences musicales.

Elle tient aussi la promesse faite à Linda Gravenites : début février 1970, les deux femmes partent pour le Brésil. Loin du tumulte des concerts et des enregistrements, Janis Joplin réussit à se reposer et aussi à se passer de l’héroïne, au moins pour quelque temps.

Janis Joplin fait la connaissance de David Niehaus. Ce jeune homme, qui vient de terminer ses études, veut faire un voyage autour du monde. Ensemble, ils font un voyage de deux semaines dans la jungle puis au Salvador. Mais cette histoire d’amour ne fait pas oublier à Janis Joplin sa carrière de chanteuse. D’ailleurs elle envoie un câble à Albert Grossman qui le touche mais accaparé par différentes choses, il ne répond pas.

Fin février, tandis que Linda Gravenites retourne dans la maison de Janis Joplin –il faut bien s’occuper des travaux-, Janis Joplin prolonge son séjour de deux semaines avec David Niehaus.

Janis Joplin doit retourner aux Etats-Unis où David Niehaus vient la rejoindre quelques jours plus tard. Mais la chanteuse a déjà repris ses mauvaises habitudes –l’héroïne-, en retrouvant le monde musical. Lorsque David Niehaus le comprend, il demande à Janis Joplin de renoncer à tout cela et de partir avec lui autour du monde. Janis Joplin, quant à elle, lui propose de partir en tournée avec elle en tant que collaborateur personnel, ce qu’elle n’avait jamais proposé à ses précédents amants. Mais ils ne parviennent pas à s’entendre et se séparent alors qu’ils s’aiment. Ce départ sied à Peggy Caserta qui voyait en David Niehaus un intrus.

Janis Joplin, blessée par cette séparation, se jette corps et âme dans sa carrière et chante sa douleur. Elle replonge aussi dans l’alcool et l’héroïne, et ce, d’autant plus facilement que les fournisseurs de drogue ne sont jamais loin des gens du business !

Janis Joplin s’étourdit dans des fêtes et se retrouve entourée de gens qui ne sont pas des amis. Il est vrai que la gloire et l’argent attirent beaucoup de parasites autour de la chanteuse. Toutefois, Janis Joplin n’est pas dupe de ce que lui vaut sa notoriété et son statut de star.

Elle consulte une fois encore un psychanalyste, mais sans succès.

Linda Gravenites supporte mal de voir Janis Joplin de nouveau plonger. Les deux femmes ne se parlent plus, l’ambiance devient rapidement invivable. Janis Joplin ne parvient pas à faire ce qu’il faut pour éviter que sa vie ne lui échappe…

Le 28 mars 1970, à Hollywood, dans un studio de Columbia, Janis Joplin enregistre avec Paul Butterfield et Michael Bloomfield, « One Night Stand » de Barry Flast et Sam Gordon. Il s’agit d’un blues, mais Janis Joplin refuse d’assumer les paroles alors qu’elles rendent bien compte de sa détresse existentielle du moment.

Début avril 1970, Linda Gravenites part afin qu’une fan, Lyndall Erb, vienne s’installer chez Janis Joplin, ce qui n’est pas du goût, entre autres, de Sunshine qui estime qu’elle ne fait pas partie des proches de la chanteuse.

Albert Grossman demande à Lyndall Erb de surveiller la chanteuse mais les deux femmes deviennent rapidement des amies. Cependant, Janis Joplin vit très mal le départ de Linda Gravenites et le dit au téléphone à Myra Friedman. Cette dernière, sans détour, lui déclare que plus personne parmi ceux qui lui sont proches, ne parvient à supporter son attitude vis-à-vis de l’héroïne. Janis Joplin est déroutée et promet de réagir pour tenter de mettre fin à sa consommation d’héroïne. Mais Janis Joplin est totalement perdue : son amie la plus proche est partie et l’homme qu’elle aime aussi. Elle n’a, depuis peu, plus de groupe. Sans un véritable soutien, Janis Joplin panique. Pendant quelque temps, elle ne prend plus que de la Dolophine, mais personne n’arrive à croire qu’elle renoncer à l’héroïne. Elle commence une nouvelle analyse, mais comme ce praticien essaie de la convaincre de changer de vie, elle arrête cette analyse à la mi-mai. Elle est raisonnable quelque temps.

Le 4 avril 1970, Janis Joplin se joint à Big Brother and Holding Company pour un concert au Fillmore West. Un autre a lieu au Winterland le 12 avril.

Nick Gravenites, le parolier qui a remplacé Janis Joplin au sein de Big Brother and the Holding Company, interprète avec la chanteuse « Ego Rock », - titre aux paroles autobiographiques-, qu’ils ont écrit ensemble. L’interprétation par Janis Joplin de ce blues est bouleversante.

Janis Joplin constate avec tristesse que Big Brother and the Holding Company a déjà renoncé à une partie de son ancien répertoire.

Même si les retrouvailles ont été chaleureuses, il n’est pas question de reformer le groupe, les choix de carrière de Big Brother and the Holding Company et de Janis Joplin étant devenus trop différents.

Dès avril 1970, Janis Joplin doit reformer un groupe –le troisième-, mais cette fois, Albert Grossman veille. Il charge Bob Neuwirth, qui a déjà travaillé auprès de Jim Morrison, de ce travail. Il faut avant tout éviter les erreurs commises lors de la formation du Kozmic Blues Band. Les claviers sont favorisés au détriment des cuivres. Comme il faut tenter de trouver de véritables complices pour Janis Joplin, deux anciens du Kozmic Blues Band sont retenus : Brad Campbell (bassiste) et John Till (guitariste). Leur présence permet, entre autres, de conserver quelques titres de l’ancien répertoire.

Nick Gravenites et Michael Bloomfield aident la chanteuse à constituer le casting. Le batteur, Clark Pierson, est repéré dans un club de strip-tease de San Francisco. Ken Pearson, remarqué sur la scène jazz et rock au Canada, joue de l’orgue. Le pianiste, Richard Bell, est issu de la formation rock du chanteur Ronnie Hawkins. Les conseillers artistiques pour les compositions sont Bobby Womack et Spooner Oldham.

Les premières répétitions, suivies de près par Albert Grossman, ont lieu dans le garage aménagé de la maison de Larkspur. Janis Joplin, constatant qu’un clan est en train de se souder, est enthousiaste. Tout se passe bien tant au niveau humain qu’au niveau musical.

Janis Joplin et Bob Neuwirth donnent au groupe le nom de Full Tilt Boogie (i.e. « Guinche à fond la caisse »).

Détachée à nouveau de l’héroïne, Janis Joplin parvient à donner au groupe une unité. Toutefois, Janis Joplin continue de consommer de l’alcool qui la maintient dans une ivresse permanente dont elle a constamment besoin. D’ailleurs, elle a veillé à s’entourer de musiciens qui aiment boire sans être pour autant dépendants de l’alcool, mais Ken Pearson a du mal à tenir le rythme et songe plusieurs fois à quitter le groupe.

Janis Joplin demeure toutefois clairvoyante quant à sa dépendance à l’alcool.

Dans cette nouvelle formation, dont les musiciens sont presque tous canadiens, Janis Joplin évolue harmonieusement. Alors que la démarche musicale reste la même, le blues demeure central.

Les concerts de cette période restent les meilleurs de Janis Joplin, car les musiciens, résolus à la mettre en avant, laissent la chanteuse assurer le show. Son expression corporelle est faite de déhanchement et de transe, sa manière de chanter a encore évolué, sa palette vocale a encore gagné en maîtrise.

Au printemps 1970, Bobby Neuwirth et son ami originaire du Texas, Kris Kristofferson, séjournent quelques semaines chez Janis Joplin dans la maison de Larkspur.

Kris Kristofferson, qui est un chanteur et un auteur compositeur, a une présence extraordinaire. Il a aussi au seuil d’une grande carrière d’acteur. Il compose le titre « Me Bobby McGee » qui est un titre autobiographique que Janis Joplin va s’approprier. Les paroles lui rappellent son départ en stop du Texas pour la Californie avec Chet Helms.

Janis Joplin, toujours en forme et, semble-t-il, loin de l’héroïne, essaie de séduire le beau Kris Kristofferson. Bien que ce dernier apprécie Janis Joplin, il est avant tout un homme qui ne sait pas rester en place. La chanteuse, qui essaie de le retenir, lui présente ses amies. Le charme de Kris Kristofferson agit sur Peggy Caserta et Kim Chappell, mais Kris Kristofferson n’apprécie pas beaucoup l’entourage de Janis Joplin, certains, selon lui, profiteraient trop de la générosité de la chanteuse. Janis Joplin, qui redoute constamment la solitude, désire toujours être entourée.

Janis Joplin fait de nombreuses demandes en mariage alors qu’elle tient à son indépendance et à sa liberté. Elle rêve, un court moment, d’une vie de femme au foyer !

Kris Kristofferson ne songe qu’à partir, car les fêtes nocturnes permanentes lui conviennent de moins en moins. Il réussit enfin à quitter la maison de Janis Joplin en laissant comme cadeau « Me and Bobby McGee » qui n’était pas destiné, au départ, à Janis Joplin.

Durant le mois de mai 1970, Janis Joplin prépare quelques concerts qui doivent avoir lieu dans la région de San Francisco.

Ken Pearson, ne parvenant pas à suivre le rythme des fêtes, des répétions, annonce à Janis Joplin qu’il est sur le point de quitter le groupe, mais la chanteuse parvient à le convaincre de rester.

Alors que le groupe continue ses répétitions à Larkspur, des membres des Hell’s Angels, -motards avec lesquels Janis Joplin avait pris ses distances depuis que l’un d’eux l’avait frappée à l’automne 1969-, proposent à Janis Joplin d’animer une fête selon leur goût. Sweet William, membres des Hell’s Angels, qui est resté un ami de Janis Joplin, impose plus qu’il ne propose. Janis Joplin accepte donc de montrer son nouveau spectacle devant ce public peu regardant.

Le groupe joue sur la scène d’une salle délabrée de San Rafael, le Pepperland. Environ deux mille Hell’s Angels et un public choisi par ces derniers, assistent au spectacle sponsorisé –grâce aux Hell’s Angels- par Southern Confort, la boisson favorite de Janis Joplin.

Quelques anciens partenaires de Big Brother and the Holding Company et leur chanteur Nick Gravenites sont du concert aussi et jouent en ouverture. Mais comme les prestations semblent  tourner au duel musical, Janis Joplin est mal à l’aise. En plus, juste avant de monter sur scène, Janis Joplin se bat avec quelqu’un qui veut boire dans sa bouteille. Malgré l’intervention de Sweet William et de quelques Hell’s Angels, Janis Joplin monte sur scène, à moitié ivre et contusionnée, dans une chaleur suffocante.

À la fin du show, Janis Joplin s’évanouit en sortant de scène. Les Hell’s Angels payent le groupe mais remettent l’argent à Albert Grossman, qui s’est déplacé de New York, juste pour l’occasion et a été quitte pour la peur en voyant Janis Joplin dans cet état.

Bobby Neuwirth, John Cooke et Kris Kirstofferson –ce dernier est venu pour l’occasion- s’occupent de Janis Joplin et le reconduisent chez elle.

Le jour suivant, Janis Joplin appelle Myra Friedman afin de lui dire que les Hell’s Angels la dégoûtent et qu’elle ne se souvient pas de sa prestation sur scène. Par contre, elle n’a rien oublié de la présence, pour elle, embarrassante de Big Brother and the Holding Company et de la bagarre. Juste après ce concert, la chanteuse fait une mini-dépression.

Un point positif, les journalistes qui ont assisté à ce concert, parviennent à croire que Janis Joplin a autour d’elle un véritable groupe, le meilleur qu’elle ait connu jusque là. D’ailleurs, quelques jours plus tard, le 12 juin 1970, un concert donné au Freedom Hall de Louisville –où l’on frôle l’émeute- confirme que le groupe, non seulement joue pour Janis Joplin, mais aussi souligne ses qualités d’interprétation.

La chanteuse est heureuse de retrouver la scène et le public après cinq mois d’absence.

Dans le courant du mois de mai 1970, la troupe, accompagnée de Vince Mitchell et George Ostrow, part en tournée pour deux mois. Le premier concert se déroule en Floride à Gainsville, là où quelques mois auparavant Janis Joplin a eu des ennuis avec la justice.

Alors que les concerts sont de qualité, le public n’est pas au rendez-vous. Certains concerts sont même annulés. Même si l’harmonie est là entre les musiciens et Janis Joplin, cette dernière continue de boire au-delà du raisonnable. Pourtant, elle sait pertinemment qu’elle ne peut chanter correctement si elle a trop bu. Myra Friedman, qui continue de s’inquiéter pour Janis Joplin, prend contact avec le conseil national sur l’alcoolisme. Cet organisme l’oriente vers le docteur Richard Perkins qui explique que l’alcool est un sédatif, le café un stimulant. Janis Joplin accepte donc de consulter un spécialiste mais sans résultat.

Le groupe continue d’être efficace autour de la chanteuse lors des tournées, ce qui n’est pas le cas de l’organisation, les promoteurs n’étant pas toujours à la hauteur puisqu’ils n’informent pas les radios lors des passages de Janis Joplin. En plus, Albert Grossman est en conflit avec Bob Dylan, ce qui le laisse loin des tournées de Janis Joplin.

Comme Janis Joplin continue de haranguer le public lors des concerts, les promoteurs ne sont pas toujours prêts à organiser des spectacles avec elle. Les conditions sont devenues plus strictes pour se produire sur scène. Les temps ont changé. Mais peu importe pour Janis Joplin, le nombre de spectateurs, ce qui compte, c’est de chanter. Pourtant Janis Joplin recommence a douté d’elle-même et à avoir peur de l’avenir. Elle continue aussi de se sentir seule et broie du noir.

Perdue, elle appelle ses parents au Texas. Tout comme Myra Friedman, la mère de Janis Joplin conseille à sa fille de lever le pied, l’argent étant, pour elle, sans importance. Janis Joplin gagne alors 300 000 dollars par an, ce qui est une somme considérable en 1970. Mais Janis Joplin répond qu’elle ne peut pas. D’ailleurs elle ne refuse jamais un concert car elle aime cette confrontation avec le public et estime que cela lui permet de progresser dans son art.

Janis Joplin éprouve aussi le sentiment d’être en décalage avec son époque. Alors qu’elle consomme de l’alcool, la plupart des autres gens fument de l’herbe ou prennent de l’acide. Elle s’identifie alors à Bessie Smith et adopte le surnom donné par Dave Richards : Pearl. Parfois, Janis Joplin se parle à elle-même en s’appelant Pearl. Elle fait aussi des efforts pour éviter de prendre de l’héroïne.

Janis Joplin apparaît pour la dernière fois au Dick Cavette Show sur A.B.C. le 25 juin et le 3 août 1970. Dans ce talk-show au ton très libre, le présentateur, qui aborde souvent des sujets encore tabous, reçoit aussi des chanteurs qui jouent dans des conditions live. Le 25 juin 1970, Janis Joplin, qui apparaît cette fois non défoncée dans cette émission, chante « Move Over » et « Get It While You Can » qui sont alors inédits.

 

FIN DE LA SEPTIEME PARTIE

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Published by Clélie - dans Art : musique
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