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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 11:44

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Après le fiasco de Memphis, le groupe de Janis Joplin est remanié. Il se prénomme désormais Kozmic Blues Band.

Des répétitions sont organisées. Il faut absolument que le groupe parvienne à créer un son et une unité même s’ils ne sont que de façade. Le groupe doit être prêt pour une série de concerts qui doit avoir lieu sur la côte Est dans le circuit universitaire.


Dans le même temps, C.B.S. profite du succès de l’album de Cheap Thrills.


Le 9 février 1969, au Boston Music Hall, C.B.S. organise une présentation officielle de la nouvelle formation à l’occasion d’un preview concert.


Le 11 et 12 février, des concerts ont lieu au Fillmore East avec Grateful Dead en première partie. Janis Joplin, marquée par l’échec de Memphis, sait qu’elle doit réussir. Son angoisse, qu’elle exhorte par le chant, est impressionnante.

Bill Graham, le nouveau propriétaire du Fillmore East, sait que Janis Joplin est fort anxieuse et que son groupe est une formation récente. C’est pourquoi, il fait son possible pour rassurer la chanteuse. Il réussit aussi à convaincre les responsables de l’émission « 60 minutes » de filmer le concert, ce qui déplaît à Albert Grossman, et ce, pour deux raisons. La première est que le groupe n’en est qu’à ses débuts, la seconde est que la bassiste canadien, Brad Campbell, n’est pas en règle administrativement. Il sera d’ailleurs déguisé, lors de ce concert afin de ne pas être reconnu.


Les autres musiciens du groupe sont Luis Gasca (trompettiste), Terry Clements (saxo ténor anglais, issu du groupe Stoneground), Richard Kermode et Gabriel Mekler (tous deux à l’orgue Hammond) et Sam Andrew qui est le seul musicien issu de Big Brother and the Holding Company.


Pour ce concert, la salle est comble !

Bill Graham et Albert Grossman sont arrivés à un compromis : le concert ne sera pas filmé, seul l’entrée en scène de Janis Joplin le sera. Une entrevue avec la chanteuse sera aussi accordée.


Malgré les répétitions, le groupe apparaît quelque peu emprunté. Le nouveau répertoire n’est pas maîtrisé et la formation n’a pas assez d’expérience. Cependant, même si Janis Joplin est éméchée, elle parvient, grâce à sa gestuelle et à ses astuces scéniques, à tirer son épingle du jeu. Quant à l’entrevue, elle est particulièrement animée. Janis Joplin n’a pas été avare d’injures.


Après le concert, lors du cocktail, Janis Joplin rencontre l’écrivain, Jean-Claude Carrière et le réalisateur Milos Forman qui travaillent sur Taking Off. Les deux hommes sont impressionnés par le rire en cascade de Janis Joplin. Tous trois sympathisent et se voient plusieurs fois.


Si une partie de la presse, face à cette nouvelle formation, se montre plutôt compréhensive, ce n’est pas le cas de la presse californienne. Certains journalistes de la côte Ouest, regrettant les fêtes spontanées de Big Brother and the Holding Company, conseillent à Janis Joplin de retrouver ses anciens musiciens !


Les différentes critiques ont blessé la chanteuse qui se réfugie dans l’alcool et l’héroïne et s’isole de ses musiciens. Même les médecins ne parviennent pas à la rassurer.


Les concerts suivants restent chaotiques. Janis Joplin invective parfois les spectateurs, qui dans les petites villes des Etats, sont plutôt habitués à écouter sagement les concerts. C’est pourquoi, il n’est pas rare de voir la police intervenir à l’issue de ces concerts.

Pourtant la seule façon de souder le groupe est bien les concerts en public. D’autres concerts ont donc lieu mais dans des petites villes avant de faire un retour sur les routes de l’Est déjà connues de Janis Joplin.


Un changement a lieu au sein de C.B.S : Dave Richards et Marc Bronstein partent laissant leur place à George Ostrow et Vince Mitchell. Albert Grossman engage Sam Gordon.


Janis Joplin, toujours en pleine tourmente, se raccroche au quotidien par l’héroïne. En février 1969, elle fait une première overdose dans l’appartement de Noe Street. Linda Gravenites et Sunshine doivent la gifler violemment afin de lui faire reprendre conscience.


Un nouveau saxophoniste baryton entre dans le groupe. Il s’agit de Cornelius « Snooky » Flowers.

Malgré une bonne prestation, lors du Ed Sullivan Show le 16 mars 1969, le groupe ne parvient pas à se souder. Ce qui existait avec le Big Brother and the Holding Company est cruellement absent avec le Kozmic Blues Band. Janis Joplin amplifie le malaise ambiant par son humour grinçant, son franc-parler et ses pitreries qui finissent par blesser ses musiciens.


Janis Joplin continue de craindre l’échec et les dangers de l’alcool. Durant cette période, Janis Joplin se politise. Elle s’engage auprès de l’American Indian Movement qui revendique le contrôle des ressources naturelles sur les terres indiennes et l’autonomie politique des réserves.


Janis Joplin estime toujours que la vie communautaire est la meilleure solution. Elle continue de vivre dans une grande liberté de mœurs et toujours sous l’influence de l’alcool et des drogues.


Le groupe part en tournée en Europe du 30 mars au 24 avril. Cet événement offre la possibilité de calmer les tensions et de fuir le quotidien. Linda Gravenites se joint au groupe et part en Europe.

Le public européen et la presse découvrent sans préjugés. Ils sont enthousiastes, toutefois, les ventes de disques restent limitées sur le continent européen.

Les tensions au sein du groupe s’atténuent. En plus, en Europe, la drogue est rare, ce qui permet  Janis Joplin, dépendante de l’héroïne, de décrocher.

Ceux qui assistent à ses concerts, sont surpris par cette petite bombe d’énergie.

Le groupe se produit donc à Stockholm, Amsterdam, Francfort, Paris, Stockholm, Copenhague et Londres.

Le dimanche 13 avril, le groupe joue à l’Olympia devant un public peu nombreux.

A Londres, au Royal Albert Hall, le public occupe toute la salle avec parmi les spectateurs les Beatles et les Rolling Stones. La presse anglaise est totalement enthousiaste et le public adhère pleinement.


En Europe, loin du contexte américain, Janis Joplin s’amuse. En plus, les musiciens réussissent à devenir un vrai groupe : l’unité est là. Mais à Londres, Janis Joplin retrouve la drogue. Sam Andrew est d’ailleurs sauvé de justesse d’une overdose grâce à Janis Joplin, Linda Gravenites et Suzy Creamcheeze. Janis Joplin replonge donc dans l’héroïne, ce qui pousse Linda Gravenites à rester à Londres. Janis Joplin repart pour les U.S.A.


Janis Joplin parvient à cacher habilement son penchant pour l’héroïne. Quelques très proches seulement le savent. Mais son côté perpétuellement inquiet de Janis Joplin demeure. Les bouteilles vides ou pleines deviennent un objet transitionnel qu’elle câline comme un enfant dorlote son doudou. Sunshine, elle aussi dépendante de l’héroïne, vit parfois chez Janis Joplin.


En mai 1969, Janis Joplin est en couverture de Newsweek. L’article la présente comme étant à elle seule la «Renaissance du blues ».

S’il est vrai que le groupe est sur le point d’entrer dans les studios Columbia de Hollywood mi-juin 1969, quelques-uns sont déjà persuadés que le groupe n’existe plus. Pourtant, Gabriel Mekler et Janis Joplin ont déjà composé « I Got Dem Ol’ Kozmic Blues Again, Mama » qui d’ailleurs donne son titre à l’album.

Tandis que Gabriel Mekler improvise au piano, Janis Joplin met quelques mots sur cette mélodie qui deviendra « Kozmic Blues ».


Gabriel Mekler est chargé de produire le disque, mais Janis Joplin ne fait pas ce qu’il voudrait. Elle chante au lieu de crier et cherche à étendre le registre de sa voix. En plus, rien ne va avec les musiciens. Certains se demandent ce qu’ils font ici. Le Kozmic Blues est remanié à nouveau, ce qui empêche toute harmonie.

Janis Joplin supporte mal ces changements perpétuels de musiciens. Pourtant elle demeure extrêmement motivée pour ce disque, son disque solo et de blues. Elle choisit de n’interpréter que des textes qu’elle a cautionnés. Ces mots, grâce au chant, peuvent soulager ses doutes et sa douleur. Dans ce blues se confondent son art et sa propre vie.


Le 45 tours « Kozmic Blues » est prévu pour l’été, l’album pour novembre. Janis Joplin change quelque peu de registre. Une place plus importante est accordée aux cuivres. Robert Crumb fait une partie de la pochette, le lettrage du recto sur un portrait flou de la chanteuse. Ce disque est plus personnel que les précédents aussi bien du point de vue de l’ambiance que du choix des titres.


« Try (Just a Little Bit Harder ») de Jerry Ragovoy et de Chip Taylor permet à Janis Joplin de donner le meilleur. Ce titre
connaîtra toujours le succès lors de concert.

« One good Man » de Janis Joplin offre à Sam Andrew son moment musical en compagnie des cuivres.

« Little Girl Blue » qui est une reprise d’Ella Fitzgerald, est le pendant de « Summertime ».

« Dear Landlord » de Bob Dylan est enregistré le 17 juin 1969, mais il ne figure pas sur l’album. Il faudra attendre 1999 pour pouvoir l’écouter !

Cinq autres titres se trouvent sur l’album : « Maybe » de Richard Barrett, « As Good As You’ve Been To This World » et « Work Me, Lord » de Nick Gravenites, « To Love Somebody » de Bee Gees –il s’agit donc d’une reprise- et « Kozmic Blues ».

L’album est dédié à Nancy Gurley décédée le 4 juillet 1969 d’une overdose d’héroïne. Pourtant cet événement tragique ne servira, hélas, pas de leçon à Janis Joplin. La chanteuse décide d’abord de se faire une piqûre d’héroïne pour faire partir la douleur de l’absence…


Ce nouvel album n’est pas une véritable réussite malgré quelques bons titres. Sam Andrew, mis dans une situation embarrassante par Michael Bloomfield, se demande ce qu’il fait là parmi ces musiciens plus intéressés par l’argent que par le disque. Janis Joplin, de nouveau perdue, fait de Sam Andrew son amant, puis décide de le virer. Cependant, Sam Andrew accepte de rester jusqu’à l’arrivée d’un nouveau guitariste. Ce sera le Canadien, John Till.

Sam Andrew joue une dernière fois avec Janis  le 19 Juillet 1969 au Forest Hills Stadium de New York. Ensuite, il rejoint Big Brother and the Holding Company. Toutefois, Janis Joplin et Sam Andrew habitant non loin l’un de l’autre, restent en bon terme.


Face à ce demi-échec, Janis Joplin doit réagir. Elle y parvient mais en consommant la plupart du temps de la drogue ! Janis Joplin tient avant tout à affirmer son statut de chanteuse auquel elle tient.

Gabriel Mekler, le temps de l’enregistrement, héberge Janis Joplin qui connaît avec les siens, une vie familiale. Cela lui évite, de fait, l’autodestruction.


L’album rencontre le succès. Le 18 octobre 1969, le disque occupe la cinquième position au Billboard et y reste plus de quatre mois.

Après le festival pop d’Atlanta où Janis Joplin a chanté avec Little Richard, la chanteuse retourne à New York. Le 18 juillet, Janis Joplin participe pour la première fois au Dick Cavett Show. Le lendemain, elle chante au Forest Hills Stadium de New York.


De plus en plus, la presse s’intéresse au style de vie et aux frasques de Janis Joplin plutôt qu’à sa voix, ce dont la chanteuse se plaint.

Janis Joplin, ne parvenant pas à trouver de l’héroïne systématiquement, consomme toujours de l’alcool qui calme son stress. Ses amis tentent, à maintes reprises, de la mettre en garde, mais Janis Joplin réagit toujours si violemment que ses amis ne disent plus rien. Elle mange aussi beaucoup de sucreries qui parviennent à lui remonter le moral.

Alors que l’homme fait son premier pas sur la lune, les festivals musicaux ont lieu. Janis Joplin participe à quelques-uns d’entre eux et donne des concerts avec le Kozmic Blues Band. A chaque fois, elle incite le public à bouger, à danser, à sauter, bref à entrer en symbiose avec elle.


Début août 1969, Janis Joplin passe neuf jours à Saint-Thomas dans une clinique de désintoxication. Elle cherche avant tout à freiner sa dépendance mais c’est un échec. Juste avant Woodstock, Janis Joplin continue de subir les effets de l’alcool. Elle ne maîtrise plus rien, alors qu’elle est sur le point de participer à ce fameux festival avec un groupe dont elle ne veut déjà plus.


FIN DE LA CINQUIEME PARTIE

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Published by Clélie - dans Art : musique
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