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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 09:54

Source

Ce roman a été publié pour la première fois, en 1925, en Suède sous le titre, Löwensköldska Ringen.

 

Le roman se compose de trois parties.

 

PREMIÈRE PARTIE

 

La peur, qu'est-ce donc face à l'anneau maudit qui avait appartenu autrefois au général Löwensköld de Hedeby ?

Cet homme, pour avoir participé à la guerre comme simple soldat, fut fait général par le roi Charles XII. Il reçut, en plus, le domaine de Hedeby dans lequel vécut sa descendance. Un portrait de lui était toujours accroché dans le grand salon.

 

Lorsque l'on prenait le temps d'observer le tableau, on voyait à la main gauche du général Bengt Löwensköld, un anneau à cachet qui avait été offert par le roi. Bengt Löwensköld avait demandé à être enterré avec cette bague car il "espérait que lorsqu'il entrerait dans la salle où siégeait Charles XII entouré de ses "paladins, " la bague servirait de signe de reconnaissance afin qu'il pût, même après sa mort, se retrouver auprès de l'homme qu'il avait servi et vénéré tout au long de sa vie."

 

Le jour des obsèques du général, tout le monde savait qu'il avait à son doigt ce joyau de grande valeur mais dont la beauté était inexistante.

 

Il y a deux cents ans, ce joyau attira les convoitises, car le pays avait dû faire face à une banqueroute d'État. Mais personne n'osa se l'approprier.

 

 

En mars 1741, le général mourut. Quelques mois plus tard, en août, ce fut la petite fille du général qui mourut de dysenterie. Le caveau fut donc ouvert afin de recevoir le cercueil de l'enfant.

L'ouverture du caveau réveilla les esprits : il était possible de reprendre cet anneau.

 

Un paysan de Mellomstuga, prénommé, Bård Bårdsson, que les gens considéraient un peu comme un niais, pensa que "l'ouverture du tombeau était une aubaine. Mais il n'en fut pas heureux pour autant. Cette idée le tourmenta. "Le capitaine devrait le faire refermer dès cet après-midi, songea-t-il. Il y a tant de gens qui convoitent cette bague.""

 

Cette réalité le troubla et il rumina cela en retournant chez lui avec son épouse après les funérailles de l'enfant. La nuit venue, il ne put trouver le sommeil, ce qui intrigua son épouse qui avait remarqué son attitude changeante.

Ils parlèrent et l'épouse rassura son mari, lui affirmant que tout le monde avait songé à cet anneau durant les obsèques de l'enfant.

Mais à peine fut-il rassuré que l'angoisse revint. Bård Bårdsson ne parvenait pas à trouver le sommeil, ce qui agaça sa femme. Pour plaisanter, elle lui proposa de se rendre au cimetière afin de voir si tout était normal. L'homme s'y rendit donc. Aussitôt son épouse rejoignit son mari pour l'accompagner au cimetière.

Dès qu'ils arrivèrent, ils franchirent le mur et se rendirent sur la tombe. "L'ouverture dans la voûte funéraire n'était pas murée." Une échelle permettait de descendre dans la chambre funéraire.

"Ils demeurèrent là, indécis et perplexes, les yeux rivés sur le trou noir. Ils auraient certes dû rentrer chez eux, mais quelque chose de mystérieux, quelque chose que ni l'un ni l'autre n'aurait osé exprimer, les retenait là."

 

Ils descendirent tous deux dans la tombe, puis vérifièrent que le défunt portait encore l'anneau. Mais après avoir fait basculer le couvercle, "il ne leur fut plus possible de contenir leur soif de trésor. Ils ôtèrent l'anneau de la main parcheminée, rabaissèrent le couvercle et, sans un mot de plus, ils se faufilèrent  hors du caveau." Ensuite, ils reprirent le chemin de la maison estimant que finalement, le défunt avait bien voulu que ce don existât. Tandis qu'ils rentraient, ils aperçurent leur maison… en flamme.

 

Le lundi matin, le fossoyeur annonça à Hedeby que le tombeau avait été visité. Une enquête eut lieu. "Lorsqu'on souleva le couvercle, on vit du premier coup d'œil que l'anneau royal ne se trouvait plus à sa place, à l'index gauche du général."

 

 

Charles XII fut, malgré les conquêtes perdues et la ruine de son pays, un roi aimé. Sa disparition ne mit pas un terme à cette affection.

Lorsque la disparition de l'anneau royal porté par le général fut connue, on s'étonna grandement. Les recherches entreprises ne donnèrent rien. Pourtant, "on avait entendu parler de défunts qui revenaient, nuit après nuit, désigner les auteurs de méfaits bien moins graves.

Mais lorsqu'on finit par apprendre que le général n'avait nullement l'intention de se résigner à son sort et d'abandonner l'anneau, mais qu'au contraire il avait lutté pour le recouvrer avec la même impitoyable détermination dont il eût fait preuve si l'anneau lui eût été dérobé de son vivant, alors personne ne s'étonna le moins du monde."

 

 

L'anneau avait disparu depuis longtemps. Or un jour, le pasteur de Bro fut appelé au chevet de Bård Bårdsson mourant. Le pasteur dut accepter  de se rendre auprès de cet homme malgré la grande distance à parcourir, la fille du malade lui ayant dit que seul un pasteur pouvait entendre ce qu'il avait à dire. Le pasteur chercha dans ses souvenirs et ne vit en Bård Bårdsson qu'un homme, certes benêt mais bon. En plus les épreuves n'avaient pas épargné cet homme. "Durant les sept années passées, il avait été frappé par toutes les calamités et épreuves imaginables. Sa ferme avait brûlé, son bétail avait péri, décimé par la maladie ou les bêtes sauvages, ses champs avaient été dévastés par le gel."

 

La jeune fille, venue chercher le pasteur évoqua le grand Bengt qui selon elle, était à l'origine de tous leurs malheurs. Cet individu en voulait beaucoup au père de l'enfant, mais elle n'en connaissait pas la raison.

 

Durant le trajet, le pasteur réfléchit à ce que lui avait raconté la jeune fille. Quand le pasteur et la jeune fille arrivèrent, Ingilbert, le fils de Bård Bårdsson les accueillit.

Tandis que le pasteur était avec Bård, les enfants attendaient dehors. Ils parlaient. Le frère demeurait surpris par la volonté de son père de parler au pasteur. Ingilbert pensait que son père n'avait rien à se reprocher. Le jeune homme décida d'écouter le secret que son père confiait au pasteur : son père et sa mère avaient volé l'anneau royal au vieux général Löwensköld. Il ajouta que cette même nuit sa ferme à Mellomstuga avait brûlé. Elle l'avait été grâce à la volonté du général.

 

Après avoir raconté cela à sa sœur, les enfants estimèrent que leur père inventait cela puisqu'il leur avait "répété cent fois que [c'était] le grand Bengt qui avait mis le feu à Mellomstuga." Mais en continuant d'écouter la conversation, Ingilbert comprit que le général et le grand Bengt étaient la même personne.

Cette nouvelle stupéfia les deux enfants, qui comprirent soudain ce qui avait tant accablé leurs parents.

Bård Bårdsson demanda au pasteur que la bague, dont il n'avait jamais réussi à se débarrasser, soit prise par le pasteur afin qu'elle soit remise dans la tombe du général.

Les enfants se mirent à craindre soudainement le fantôme du général.

 

La bague, qu'aperçut le garçon envieux, fut remise au pasteur. Mais le pasteur ne fut pas d'accord avec les propos de Bård. Il le sermonna en lui disant que seul Dieu lui avait envoyé ces épreuves. Le père ne fut pas convaincu par ses paroles, les enfants y trouvèrent une certaine sérénité.

Le fait de ne plus redouter le fantôme poussa Ingilbert à avoir de l'audace. Pour raccompagner le pasteur, Ingilbert prit un autre chemin et dans un passage périlleux, Ingilbert parvint à obtenir le bijou convoité qu'il plaça dans une bourse.

 

 

Le pasteur éprouvé par la ruse d'Ingilbert parvint à retrouver son chemin. Tout en chevauchant, le pasteur réfléchissait sur ce qu'il devait faire. Il estima qu'il devait parler de ce vol à l'officier de police Carélius.

En chemin, alors qu'il passait à côté de Hedeby, le pasteur aperçut la porte grande ouverte. "Il considéra cela comme le signe qu'il devait entrer à Hedeby."

 

Le pasteur fut bien reçu par le capitaine qui désirait justement le voir afin de lui faire part d'un événement. Lors du repas, ses fils avaient posé des questions au sujet de Gathenhielm, un corsaire cruel qui avait sévi pendant la guerre à l'époque du roi Charles XII.

Lorsque Gathenhielm mourut, différents événements troublants survirent. Son fantôme voulait absolument se venger et y parvint grâce à l'aide d'un garçon de ferme d'Onsala

.

Quand le précepteur des enfants eut achevé ce récit, le capitaine déclara que "si un infâme pirate tel que Gathenhielm avait eu ce pouvoir de se défendre même au-delà de la mort, comment pourrait-on expliquer que [son] père, qui était un gaillard aussi redoutable que Gathenhielm, et, de plus, un homme bon et honnête, ait pu laisser un voleur pénétrer dans sa tombe et lui dérober ce qu'il avait de plus cher sans avoir eu la force de l'en empêcher ou, au moins, de châtier ensuite le coupable ?" Ses propos furent alors suivis d'une plainte qui ressemblait "beaucoup au soupir de lassitude  que feu [son] père poussait habituellement lorsqu'il souffrait de douleurs dues à son âge, au point que, pensant qu'il se trouvait derrière [lui, il se leva] brusquement."

Le pasteur avoua alors qu'il se demandait, tout comme le capitaine, si le défunt général ne regrettait pas son anneau perdu. Le pasteur raconta ensuite ce que lui avait confié Bård Bårdsson et ce qu'avait fait le fils de ce dernier.

Le capitaine estima qu'il se devait donc d'agir et prépara une action.

 

 

Quinze hommes acceptèrent d'aider le capitaine dans sa chasse au voleur. Très tôt le matin, ils partirent espérant l'aide du général défunt. Ils atteignirent enfin la forêt. Le capitaine donna une seule consigne : personne ne devait prendre de risques pour ce voleur. Mais parmi ces hommes, certains désiraient donner une bonne rossée à Ingilbert.

 

Soudain, se dirigeant vers eux, le capitaine et ses hommes virent trois hommes portant une civière sur laquelle était un individu dont le visage était caché par des fougères.

Les trois hommes, Erik Ivarsson, Ivar Ivarsson et Paul Eliasson, s'arrêtèrent. Le capitaine leur demanda alors si le corps était celui d'Ingilbert. La réponse fut oui. Alors sur un ton inhabituel, le capitaine interrogea les Ivarsson.

 

Ivar Ivarsson raconta que tôt le matin, sur le chemin du retour, il avait aperçu un homme qu'il n'avait pas tout de suite reconnu. Dès qu'il fut plus près -les deux autres hommes étant encore à une bonne distance de lui-, il remarqua que l'homme ne semblait plus avoir toute sa raison. Effrayé, l'homme avait regagné la forêt où Ivar Ivarsson l'avait trouvé mort, ce qu'il ne parvenait toujours pas à s'expliquer. "Comme les Bårdsson avaient été leurs voisins à Olsby, ils n'avaient pas voulu abandonner Ingilbert dans la forêt ; ils avaient confectionné un brancard et l'avaient ramené avec eux.

 

Le capitaine avait écouté le récit et demanda à examiner le mort. Les frères Ivarsson acceptèrent, mais la fouille ne donna rien. Le capitaine eut des soupçons sur tous ceux qui étaient présents. Le capitaine n'avait que des idées contradictoires à l'esprit. Les frères Ivarsson, comprenant le malaise, proposèrent d'être fouillés mais l'anneau ne fut pas découvert. Seule la bourse en peau de chèvre détenue par Ivar et trouvée "sur le chemin pas loin de l'endroit où Ingilbert [était] tombé" fut découverte, mais elle était vide.

Le capitaine déclara  que c'était "dans une bourse comme celle-ci que se trouvait l'anneau quand le pasteur l'[avait] jeté à Ingilbert."

Les trois hommes, malgré leurs protestations, furent "conduits en lieu sûr et écroués sous la forte présomption de meurtre et de vol."

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

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