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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 10:46

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Dans la taverne, l'aubergiste demande à Caignet que Raoul aille crier dehors : " Le vin aforé de nouvel, / Qui est d'Aucherre a plain tonnel." (i.e. "le vin fraîchement mis en perce, du vin d'Auxerre sans mélange.").

 

Quand, dans la rue, Connard aperçoit Raoulet, il l'interpelle, estimant que cet homme lui cause du tort. Raoulet réagit et apprend que Connard est  "Crieres […], par naïté, / As eskievins de la chité." (i.e. "par la naissance, […] crieur des échevins de la cité."), tandis que lui crie le vin et dépend  "as homes de le vile." (i.e. "des hommes de la ville.").

Connard conseille à Raoulet de lui abandonner son métier, mais Raoulet ne se laisse pas faire. Caignet, voyant les deux hommes se chamailler, appelle l'aubergiste qui arbitre la situation : chacun aura de la ville son droit de ban.

 

Pour confirmer l'accord, Raoulet offre du vin à Connard. Puis Raoulet retourne crier le vin.

 

Pincedé arrive alors pour boire. Raoulet lui donne des conseils pour apprécier ce vin. Cliquet, déjà présent dans la taverne, s'approche de Pincedé et lui propose de boire avec lui. Mais Cliquet doit déjà, selon l'aubergiste, "[…] un lot / Et puis un denier de ton gieu / Et trois partis pour le courlieu : / che sont cinc deniers, poi s'en faut." (i.e. "un lot, et puis un denier pour le jeu, et trois partis pour le courrier, ce qui fait cinq deniers, peu s'en faut.").

 

L'aubergiste demande à son valet, Caignet, de ne donner de vin pur qu'à Pincedé. Cliquet proteste aussitôt contre cette façon de tirer le vin.

 

Cliquet verse donc le vin à Pincedé et à Cliquet. Pincedé l'aprrécie et le dit mais Cliquet le somme de se taire : "[…] pour le marc dou cois / Et pour sen geugon qui l'aseme ! " (i.e. "à cause du taulier et de son larbin qui le double !"). Ce à quoi Pincedé réplique : "Voire, et qui maint bignon li teme, / Quant il trait le bai sans le marc." (i.e. "Oui, oui, et qui lui torche mainte barrique quand il tire le rouquin sans pognon.").

 

Caignet demande le silence à afin de boire. Rasoir, l'ami des deux compagnons, arrive et se joint à eux.

Ensemble, ils boivent le vin dont Cliquet vante la qualité. Rasoir en commande un lot [ce qui correspond à quatre pintes], ce qui étonne les deux larrons qui se demandent comment Rasoir pourra régler le tout.

Rasoir donne de l'argent et tous boivent. Pincedé est surpris par cet argent et questionne Rasoir. Ce dernier annonce que le trésor du roi n'est plus que sous la protection d'une statue, libre à eux de le dérober pour devenir riche !

 

Pincedé a du mal à y croire mais Raoulet lui confirme qu'il a entendu proclamer cela. Alors ils boivent puis jouent. Cliquet emprunte un peu d'argent, à l'aubergiste qui demande à avoir un bon gage.

 

Ils jouent aux dés. "Mais qui en puist avoir, s'en ait ! / Qui le mains a, si les pait tous !" (i.e. "Mais plutôt à chacun de courir sa chance ! Que celui qui a le moins de points paie le tout !") annonce Rasoir.

 

Après avoir confirmé que les dés n'étaient pas pipés, Cliquet les prête à Rasoir. Chacun accepte de jeter "[…] devant la main." (i.e. "la main bien ouverte !"). Rasoir joue et fait quinze alors que Pincedé ne fait que cinq. Les compagnons poursuivent le jeu de dés en variant les enjeux. Mais rapidement Cliquet et Pincedé finissent pas se disputer le gain, chacun estimant l'avoir gagné. Caignet appelle l'aubergiste pour calmer leur querelle.

 

L'aubergiste questionne Rasoir afin d'apprendre ce qui s'est passé pour mieux rendre justice aux deux larrons. Mais Rasoir rétorque qu'il vaut mieux le demander à Caignet, ce qui contente les deux larrons.

Cliquet et Pincedé acceptent de déposer l'argent qu'ils avaient dans leur main et Caignet règle le partage qui est accepté par les deux larrons. Ensuite Caignet fait boire les deux amis afin de les réconcilier, ce qui arrive bien vite.

 

Cliquet annonce que : "Il est mout passé de le nuit, / S'est bien tans d'aller a la brune, / Car esconsee est ja li lune, / Et chi ne gaaignons nous rien." (i.e. "Une bonne partie de la nuit est déjà passée, et il est grand temps de sortir sur la brune, car la lune est déjà couchée, et ici nous ne gagnons rien."). Le moment de passer à l'action est venu.

 

Raoulet propose un marché à l'aubergiste : la maison de l'aubergiste pour cacher le gros butin que les trois larrons rapporteront et un partage des lots tirés au sort par l'aubergiste lui-même. Toutefois, l'aubergiste demande à Cliquet si cela est vrai. Cliquet confirme. L'aubergiste accepte et prête un sac pour rapporter le butin.

 

Les trois larrons, qui jurent souvent avec les saints, prennent la direction du palais du roi.

 

Dès qu'ils sont dans le palais, Rasoir demande à Pincedé d'aller vérifier que le roi est bien endormi. Après avoir confirmé que le roi et ses barons dormaient profondément, les trois larrons se rendent auprès du trésor.

 

Les richesses sont donc sous la garde de la statue de saint Nicolas. Les trois larrons volent facilement le trésor. Pincedé, avec l'aide de ses complices, parvient à porter le coffre. Ensemble, ils retournent à la taverne.

 

Rasoir appelle l'aubergiste pour qu'il leur ouvre sa porte et annonce que : "Vos sas ne revient mie wis." (i.e. "votre sac ne revient pas vide").

Les compères demandent aussitôt à boire, ce que leur accorde l'aubergiste. Caignet apporte un vin de qualité qui fait le bonheur des trois hommes.

 

Caignet propose une partie de dés ce qu'accepte Rasoir. Pour miser, chacun puise dans le sac qui a été rempli lors du vol. Les dés sont lancés afin de savoir qui aura la main. La partie est animée car chacun craint une tricherie de la part de l'autre.

Chacun tente d'avoir un nombre plus grand que celui du voisin ; chacun surveille la façon dont l'autre jette les dés ; chacun discute autour de la partie en cours ; chacun discute au moment de prendre le gain… jusqu'au moment où Caignet appelle l'aubergiste. Il s'agit de mettre fin à la querelle entre Rasoir et Pincedé. L'aubergiste décide que l'argent sera remis dans le coffre par Cliquet. L'aubergiste propose alors "Or en prengne se part chascuns !" (i.e. "que maintenant chacun prenne sa part !"). Rasoir accepte pourvu que tous trois puissent dormir.

 

Dans le palais, le sénéchal s'éveille brusquement. Après avoir constaté que le trésor royal a disparu, le sénéchal se rend auprès du roi afin de l'en informer. Le roi est si surpris par cette nouvelle qu'il l'a fait répéter. Puisque le roi sait que la statue ne l'a pas préservé du vol, il demande à son sénéchal d'aller chercher le chrétien prisonnier et le geôlier.

 

Dès qu'ils se trouvent auprès du roi, ce dernier fait part de son mécontentement et demande à Durand "Cruel mort a sen cors destruire." (i.e. "une cruelle mort le détruire.").

Durand n'a pas plutôt annoncé qu'il le ferait "[…] en morant vivre / Deus jours, anchois que il parmuire" (i.e. "mourir et vivre tout ensemble pendant deux jours avant qu'il ne meure tout à fait") que le chrétien demande une journée de répit. Le roi accepte et l'homme est reconduit dans sa prison.

 

Quand il se retrouve dans la prison, le chrétien prie saint Nicolas de venir à son secours contre ce roi païen. Durand, qui l'entend prier, se moque de lui. Soudain, l'ange s'adresse au chrétien et lui annonce que saint Nicolas viendra l'aider pendant qu'il priera.

 

Dans la taverne, saint Nicolas s'adresse aux trois voleurs : "Maufaiteour, Dieu anemi, / Or sus ! Trop i avés dormi. / Pendu estes sans nul restor ! / Mar i emblastes le tresor, / Et l'ot mal l'a couveillié !" (i.e. "Larrons, ennemis de Dieu, debout ! Vous avez trop dormi. Vous êtes pendus sans rémission ! C'est pour votre malheur que vous avez dérobé le trésor, et le patron, il a eu tort de le détenir !").

Pincedé se réveille aussitôt se demandant ce qui se passe. Quand, enfin, il est totalement réveillé, saint Nicolas décline son identité et conseille aux trois hommes de rapporter le trésor là où ils l'ont pris et d'y remettre la statue dessus.

 

Pincedé demande à ses compagnons leur avis. Tous estiment qu'ils doivent obéir. L'aubergiste, qui partage leur avis, leur demande de quitter les lieux rapidement alors qu'il a trempé dans l'affaire, ce que lui rappelle d'ailleurs Pincedé.

 

Caignet chasse tout le monde de l'auberge et demande à Cliquet de régler sa note, ce qu'il fait.

 

Dans la rue, Pincedé se lamente de ce que le sort vient de leur réserver. Les trois larrons vont donc remettre le  trésor là où ils l'avaient trouvé et déposent la statue de saint Nicolas dessus.

 

De retour dans la rue, les trois compères acceptent le conseil de Cliquet : "Que chascuns voit hui mais par lui ; / Li quels que soit iert ëuerus." (i.e. " que chacun s'en aille aujourd'hui de son côté, et l'un de nous, quel qu'il soit, aura de la chance."). D'ailleurs tous trois ont déjà repéré un coup à faire. Ils s'en vont.

 

Dans le palais royal, le roi s'éveille et s'interroge sur le songe qu'il vient de faire. Il réveille le sénéchal qui a aussi fait un songe : le trésor était revenu "Et li sains Nicolais gist sus." (i.e. "et le saint Nicolas est couché dessus.").

 

Après avoir constaté le retour du trésor et de saint Nicolas, le roi, tout étonné, demande à ce que l'on aille chercher le chrétien. Le sénéchal obéit. Dans sa prison, il retrouve le chrétien que Durand regrette de ne pas avoir torturé. Ensemble, ils se rendent auprès du roi. Ce dernier questionne le chrétien : "Crois tu qu'i me puist desloier ? / Crois ru qu'il me puist renvoier / Mon tresor ? En iés tu si fers ?" (i.e. "Crois-tu qu'il puisse m'arracher à ma foi ? Crois-tu qu'il puisse me ramener mon trésor ? En es-tu si certain ?"). Le chrétien répond simplement oui.

 

Le roi déclare alors que son trésor est revenu et demande au chrétien d'aller chercher "[…] saint Nicolas ; / Son bon ferai sans contredit." (i.e. "saint Nicolas : je ferai sa volonté sans rien répliquer.").

 

Le chrétien remercie Dieu et le glorifie. Tout le monde accepte de se convertir sauf l'émir d'Outre l'Arbre Sec mais il finit par y être forcé : "Saint Nicolais, c'est maugré mien / Que je vous aoure, et par forche. / De moi n'arés vous fors l'escorche : /Par parole devieng vostre hom, / Mais li creanche est en Mahom." (i.e. "Saint Nicolas, c'est malgré moi que je vous prie : j'y suis forcé. De moi vous n'aurez que l'écorce : en parole je deviens votre vassal, mais ma foi demeure en Mahomet.").

 

Le dieu Tervagan est jeté hors du temple.

Le roi demande le baptême le plus rapidement possible. Le chrétien fait aussitôt chanter le Te Deum laudamus.

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