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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 10:16

Source


Ce roman est paru en Italie sous le titre Mal di pietre. L'auteur, Milena Agus, vit en Sardaigne où elle enseigne.

 

LE TEXTE

 

Durant l'automne 1950, la grand-mère de la narratrice fit la connaissance du Rescapé. Alors qu'elle vivait à Cagliari, elle avait dû se rendre sur le continent afin de se faire soigner de "son mali de is perdas, le mal de pierres." Elle avait alors quarante ans et n'avait pu mener une grossesse à son terme.

 

La grand-mère ne s'était mariée qu'en 1943. Pourtant elle avait eu des prétendants, mais ceux-ci s'étaient succédé sans qu'il n'y ait de demande en mariage.

Cette situation était mal vécue non seulement par la mère de la grand-mère mais aussi par la grand-mère elle-même. Le pourquoi de l'absence de prétendants eut cependant une explication. La mère de la grand-mère "avait appris, par des rumeurs qui couraient le village, que si les prétendants de grand-mère se défilaient, c'était parce qu'elle leur écrivait des poèmes enflammés qui contenaient  même des allusions cochonnes et que sa fille salissait non seulement son honneur, mais celui de toute la famille."

 

En mai 1943, le grand-père de la narratrice arriva au village de grand-mère. Comme il avait plus de quarante ans, il n'avait pas été mobilisé pendant la guerre. Lors des bombardements de Cagliari, il avait perdu sa maison. Il était aussi veuf depuis peu. Avec pour seul bagage une valise empruntée, il s'installa chez les parents de grand-mère. "Juin n'était pas passé qu'il demandait la main de grand-mère et l'épousait."

Avant le mariage, grand-mère supplia son père de refuser ce mariage. Il n'en fit rien. Alors grand-mère alla parler à cet homme et lui dit "qu'elle ne l'aimait pas et qu'elle ne pourrait jamais être une véritable épouse." Le futur époux lui répondit qu'il ne l'aimait pas et qu'une fois marié, il continuerait "à fréquenter la maison close du quartier de la Marina, comme depuis qu'il était jeune homme, et sans jamais rien attraper."

Ils se marièrent et dormirent "comme frère et sœur dans la chambre d'amis."

"Pendant cette première année de mariage, grand-mère eut la malaria." Son mari prit bien soin d'elle.

Le 8 septembre, la radio annonça la fin de la guerre, du moins en Sardaigne.

Grand-mère finit par guérir et reprit le chemin du lit conjugal mais sans accepter d'être touchée.

Grand-père, homme de la ville, "assumait aussi souvent la part de son épouse, dont les coliques néphrétiques s'intensifiaient."

La famille apprit ce qui se passait ailleurs grâce à Radio Londres. C'est ainsi qu'ils furent informer du débarquement du 6 juin 1944.

 

En novembre de la même année, "Radio Londres annonça que les opérations militaires sur le front italien allaient être suspendues et qu'on conseillait aux maquis d'Italie du Nord de temporiser et de n'utiliser leurs forces que pour des actions de sabotage.". Comprenant que la guerre allait se poursuivre, grand-père décida de retourner à Cagliari. Le couple s'installa rue Sulis, dans une chambre meublée. Les voisins de grand-mère, avec qui elle partageait la cuisine et les sanitaires, lui apprirent comment sa belle-famille avait disparu ce 13 mai 1943.

Elle fut acceptée de tous ses voisines qui n'ignoraient pas ses soucis de santé.

Chaque jour, les femmes se retrouvaient dans la cuisine commune où elles préparaient les repas et faisaient la vaisselle. Sans être  très proches, ces femmes appréciaient simplement de se retrouver pour se tenir compagnie et écouter la radio.

En mai 1945, la guerre avait pris fin, mais pour grand-mère cela ne signifiait pas grand chose, sa préoccupation première étant de trouver à manger.

Même si elle parlait peu, grand-mère, qui aimait bien la compagnie de ses voisines, s'exprimait autrement : elle écrivait dans un petit cahier qu'elle cachait.

 

Puis un soir, tandis qu'il fumait, grand-mère "approcha son siège et resta assise à regarder [son mari]." Elle s'adressa à son époux. Elle lui demanda de ne dépenser son argent que pour son tabac et non pour la maison close. Grand-mère souhaita savoir ce que faisaient ses femmes là-bas afin de faire comme elles.

 

Grand-mère continua d'avoir des coliques néphrétiques de plus en plus douloureuses. Sans doute était-ce pour cette raison qu'elle ne parvenait pas à mener une grossesse à terme.

Jusqu'en 1947, la population connut encore la faim. Cependant, grand-mère réussissait à ramener de la nourriture du village. Grand-mère semblait heureuse, même si l'amour n'était pas là.

 

En 1950, les médecins conseillèrent à grand-mère de faire une cure. Elle dut se rendre sur le continent aux thermes. Le lieu lui semblait peu agréable. "Tout était si étranger et si sombre, sous ce ciel plein de nuages, qu'elle pensa être arrivée dans l'au-delà, parce que seule la mort pouvait être ainsi." Elle eut envie de repartir, mais la chambre de son hôtel la retint : elle avait un bureau. Or grand-mère "n'avait jamais disposé d'un bureau, […] elle écrivait toujours en cachette, son cahier sur les genoux, qu'elle cachait dès qu'elle entendait quelqu'un arriver."

Elle déposa son cahier sur le bureau, puis elle se rendit au salon où elle s'installa à une table libre en espérant y demeurer seule. "Elle n'avait pas envie de manger, ni de se soigner, parce qu'elle sentait bien […] qu'elle n'aurait jamais d'enfants."

Soudain, un homme entra dans la salle avec sa valise. Cet homme plut aussitôt à grand-mère. "Le Rescapé […] était vêtu de façon distinguée et malgré sa jambe de bois et sa béquille, c'était un très bel homme."

De retour dans sa chambre, grand-mère, afin de ne pas l'oublier, fit la description de cet homme dans son cahier.

Mais elle put le voir les jours suivants et elle s'arrangeait toujours pour pouvoir l'observer sans qu'il ne la vît. Cependant il l'apercevait et lui souriait.

Puis un soir, alors que le Rescapé passait devant la table de grand-mère, il osa s'asseoir, grand-mère ayant libéré une chaise. Ils parlèrent et se racontèrent, découvrant leur vie et leurs points communs. Le Rescapé demanda à grand-mère de pouvoir lire ses écrits.

Ils se virent chaque jour, dès le matin et passèrent de longs moments ensemble. Ils occupaient leur temps en discussion et promenade devenant au fil des jours de plus en plus proches. Ils finirent par s'embrasser.

 

Quand la narratrice vint au monde, sa grand-mère avait plus de soixante ans. La narratrice aimait beaucoup sa grand-mère qui l'avait élevée, ses parents tous deux musiciens étant toujours par monts et par vaux.

Quand le père de la narratrice était jeune, cet excellent musicien ne parvenait pas à sortir avec une jeune fille.

Pourtant, un jour, une jeune fille vint sonner à la porte, rue Manno. Elle devait répéter un morceau de musique avec le père de la narratrice.

Cette jeune femme, qui allait devenir la mère de la narratrice, était amoureuse depuis longtemps de cet homme "qui était toujours dans la lune."

Ils sortirent ensemble puis se marièrent. La mère de la narratrice accompagnait toujours son époux, sauf, bien sûr lors de la naissance de la narratrice. Ensuite à chaque fois qu'elle le pouvait, la jeune femme confiait sa fille à sa belle-mère, jamais à sa mère et partait rejoindre son mari là où il donnait des concerts.

Si la narratrice a peu de souvenirs de son grand-père paternel. Son père lui déclara seulement que c'était un homme exceptionnel et estimé de tous, puisqu'il avait "sauvé grand-mère de tant de choses" dont la narratrice n'eut connaissance qu'une fois devenue adulte. Grand-mère avait, elle-même avoué à sa petite-fille "que sa vie se partageait en deux : avant et après la cure, comme si l'eau grâce à laquelle elle avait éliminé ses calculs s'était révélée miraculeuse à tous les niveaux."

 

En 1951, quelques mois après sa cure, grand-mère mit au monde un garçon. Quand il eut sept, grand-mère, afin que son fils apprît le piano, fit des ménages en secret "dans une maison bourgeoise" où elle se rendait chaque jour. Les deux femmes l'accueillaient toujours bien. Un jour, elles lui proposèrent un marché : les heures de ménage effectuées seraient payées avec le piano qu'elles possédaient. Grand-mère accepta. Le jour venu, le piano fut transporté rue Manno. Le père de la narratrice, célèbre concertiste, en joue toujours aussi bien.

Dès l'enfance, la narratrice eut une relation privilégiée avec la mère de son père. Il est vrai aussi que la narratrice fut élevée par elle et qu'elle ne voulait pas retourner auprès de ses parents quand ils revenaient d'une tournée à l'étranger.

 

Grand-mère et le Rescapé, après s'être confié l'un à l'autre, passèrent une nuit ensemble et s'aimèrent. Il y eut d'autres nuits où ils se racontèrent les moments les plus pénibles de leur vie et leurs doutes.

 

En 1963, grand-mère et sa famille allèrent à Milan afin de rendre visite à sa sœur et sa famille. Lorsque la plus jeune sœur avait dû émigrer dans cette ville, grand-mère en fut triste.

Leur installation à Milan avait permis à la sœur de grand-mère d'avoir une vie meilleure. Dorénavant, la sœur de grand-mère n'avait plus à économiser sur la moindre chose. Milan offrait tout en abondance. C'est pourquoi, grand-mère se demanda ce qu'elle pourrait apporter à sa sœur qui avait tout. Elle songea alors à offrir des produits de Sardaigne. Puis ils partirent pour Milan sans avoir prévenu la famille de leur arrivée.

Ils s'habillèrent bien. Grand-mère accorda une attention particulière à son apparence car elle pensait pouvoir retrouver le Rescapé dans les rues de Milan, mais elle oubliait que la ville était fort grande.

Quand le train arriva à Milan, grand-mère chercha du regard l'homme qu'elle avait connu durant sa cure sur le continent, en vain. La famille se rendit au domicile de la sœur de grand-mère. L'immeuble n'était pas aussi moderne que tous trois ne l'avaient pensé. L'immeuble était vieux, sa façade abîmée par le temps. La famille entra puis monta à l'étage, mais la sœur de grand-mère et son beau-frère n'étaient pas là. Des voisins les reçurent chaleureusement en attendant le retour des leurs.

Ses gens accueillants possédaient peu de choses. Cette situation mit mal à l'aise grand-mère et son mari.

Grand-mère n'avait qu'une idée : retrouver le Rescapé. Alors elle tenta de savoir où il vivait à Milan, laissant son époux avec son fils, trop heureux de pouvoir trouver des partitions de piano dans cette grande ville.

Finalement au bout de quelques jours, grand-mère abandonna l'idée de retrouver le Rescapé. Ce renoncement sembla combler grand-père qui avait été quelque peu inquiet. La famille continua de visiter la ville et pour rendre son épouse heureuse, il lui proposa de s'acheter une très belle robe.

Ils trouvèrent une robe "avec des motifs cachemire couleur pastel." Grand-père trouva sa femme fort belle avec ce vêtement et la complimenta.

Quand il fallut regagner la Sardaigne, grand-mère pleura beaucoup. Elle était parvenue à se convaincre que le Rescapé était mort, il avait vécu tant d'horreur et était si faible quand ils avaient passé quelques jours ensemble en cure.

Toute la famille la consola, elle retrouva un peu d'espoir, l'espoir que cet homme soit toujours vivant. Après tout il restait encore le trajet qui conduit à la gare. Alors elle continua d'être plongée dans ses pensées, prise dans ses doutes, puis elle tomba et se blessa.

Quand ils furent revenus en Sardaigne, grand-mère lava tous les vêtements portés à Milan, mais elle se trompa en programmant la machine à laver et tout fut abîmé, ce qui la bouleversa. Il faut dire aussi que la situation délicate de sa sœur à Milan l'avait affectée.

 

En vieillissant, grand-mère eut peur de la mort et de ce que Dieu pourrait penser d'elle, car elle n'avait pas toujours su profiter du moment présent, n'avait pas su aimer son mari. Pourtant les moments d'intimité furent intenses et partagés.

 

Mais ce fut dans les bras du Rescapé qu'elle comprit ce qu'était l'amour : un sentiment partagé par deux êtres.

Elle fit lire au Rescapé son cahier noir. Il corrigea son texte et la conseilla. La complicité était au rendez-vous, ce qui était nouveau pour elle.

Après cette cure, grand-mère changea. Elle appréhenda le temps autrement et tourna la page en donnant son cahier au Rescapé.

 

À son retour de cure, grand-mère tomba aussitôt enceinte. Son mari et ses voisines prirent soin d'elle. Elle mit au monde un garçon dont on fêta le premier anniversaire avec toute la famille. Grand-mère tomba de nouveau enceinte mais ne put mener ses nouvelles grossesses à terme.

En 1954, le couple s'installa rue Manno. Souvent le dimanche, grand-père invitait ses anciens voisins pour le repas de midi.

Grand-mère aima de suite vivre rue Manno.

 

La narratrice s'est souvent demandé quels avaient été les sentiments du Rescapé vis à vis de sa grand-mère. L'avait-il vraiment aimée ou trop aimée ? Avait-il perçu chez elle une espèce de folie qui, pendant tant d'année, l'avait éloignée de tout prétendant ?

 

La narratrice finit aussi par se demander si son grand-père n'avait pas été le Rescapé. D'ailleurs en étudiant la Seconde Guerre mondiale, elle disait que son grand-père avait fait cette guerre. Or seul le Rescapé l'avait faite, le mari de sa grand-mère ayant été révoqué à l'époque.

 

Les années passèrent. Grand-mère souffrit de nouveau des reins. Il lui fallut aller en dialyse tous les deux jours. Sa petite-fille, la narratrice l'accompagnait à chaque fois. Grand-mère avait maigri mais elle avait conservé son beau visage.

Un jour, la narratrice constata que sa grand-mère n'était pas au rendez-vous pour se rendre à la dialyse. Elle sonna puis entra chez sa grand-mère qu'elle trouva morte sur son lit, ce qui lui causa un grand désespoir.

Après la disparition de sa grand-mère, la narratrice apprit par sa mère que sa grand-mère avait failli être internée en hôpital psychiatrique. Afin d'apprendre quel sang coulait dans les veines de son futur mari, les grands-tantes de la narratrice avaient convoqué sa mère pour lui dire la vérité. Elles racontèrent à la mère de la narratrice que les parents de sa future belle-mère avaient visité l'hôpital psychiatrique de Cagliari, mais l'Italie entra en guerre et l'admission en hôpital psychiatrique n'eut jamais lieu… Au village, pourtant, les habitants continuèrent de considérer grand-mère comme folle, et ce, d'autant plus qu'elle avait parfois des réactions étranges.

Ce récit sur sa belle-mère ne détourna pas la mère de la narratrice de l'homme qu'elle aimait. En plus en disant à ses futures tantes qu'elle voulait jouer de la flûte pour tout métier, les tantes eurent un regard qui en dit long à la mère de la narratrice.

 

Pourtant la mère de la narratrice avait toujours confié sa fille à sa belle-mère. Elle estimait que le désordre dont avait été victime sa belle-mère avait ainsi sauvé la famille toute entière. C'est pourquoi les parents de la narratrice avait connu une vie de couple harmonieuse et que la narratrice épousait son première amour.

Quant à la grand-mère maternelle de la narratrice, l'histoire était tout autre. Fille-mère fort jeune, la grand-mère de la narratrice se faisait passer pour veuve. Mais beaucoup savaient sa véritable histoire. Ceux qu'elle présentait comme étant ses cousins, étaient en fait ses parents.

Ceci faisait souffrir la mère de la narratrice, mais quand elle eut la musique, son père et sa belle-famille, tout fut différent. La mère de la narratrice eut un beau-père très attentionné.

La grand-mère maternelle de la narratrice avait  presque toujours vécu à Gavoi, un petit village magnifique dans la montagne.

Enceinte d'un berger, déjà marié, alors qu'elle n'avait que dix-huit ans, la grand-mère maternelle avait fugué. Elle avait quitté le lycée puis était parvenue à trouver une place de domestique. Elle avait repris ses études tout en élevant sa fille puis était devenue employée de bureau.

En quittant la maison familiale, la grand-mère maternelle de la narratrice avait laissé un mot à son père. Elle appelait, les premiers jours, souvent sa sœur aînée qui l'avait élevée, sa mère étant morte en couche.

Quand la grand-mère maternelle de la narratrice mourut, sa fille voulut retrouver son père. Son mari tenta de la dissuader, mais elle s'obstina. Alors après avoir choisi de passer pour des chercheurs en histoire, le couple partit pour Gavoi. La population accepta de répondre à leurs questions. Enfin ils trouvèrent la maison dans laquelle la grand-mère maternelle avait passé son enfance. Dans cette maison vivait encore la famille maternelle de la narratrice.

La grand-tante répondit à leurs questions. C'est ainsi que la mère de la narratrice apprit que son père s'était jeté dans un puits en 1954, l'année où sa mère avait fait une fugue.

Après avoir vu la photographie de sa mère sur le buffet et avoir entendu que selon sa tante, sa mère était morte la même année que son père, la mère de la narratrice quitta la maison avec son mari.

Sur le chemin du retour, la mère de la narratrice resta longtemps silencieuse. Son père prit la parole disant que peut-être ce berger s'était tué pour sa mère. Mais impossible de le savoir…

 

Maintenant, la narratrice nettoie la maison, en travaux, de sa grand-mère paternelle. Elle est sur le point de se marier.

La maison de sa grand-mère paternelle n'était plus habitée depuis sa disparition mais elle n'avait jamais été louée et le père de la narratrice venait y jouer du piano dès qu'il revenait d'une tournée. La narratrice y venait aussi souvent avec son fiancé.

Sur un cahier, la narratrice a écrit le récit de sa grand-mère paternelle, celui du Rescapé et de toute sa famille et amis.

Les ouvriers ont refait la maison en laissant les quelques décors peints par la grand-mère paternelle et ont trouvé derrière l'un de ses décors, le cahier de grand-mère avec une lettre du Rescapé.

 

Le Rescapé était touché par l'histoire d'amour que grand-mère avait inventé entre elle et lui. Il en était même ému. Il était heureux d'apprendre qu'elle attendait de nouveau un enfant et espérait qu'elle pourrait mener sa grossesse à terme. Il ajoutait que de son côté, les "rapports avec [sa] femme et [sa] fille [s'étaient] améliorés". Il avait aussi choisi de s'habiller de la même façon que le personnage inventé par grand-mère.

Le Rescapé achevait sa lettre en lui confirmant qu'elle n'était pas folle et qu'elle devait continuer d'imaginer et d'écrire.

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commentaires

Bernadette 20/07/2009 10:07

Je viens de lire "Mon voisin" de Milena Agus. C'est "drôle" comme la rencontre avec certaines personnes redonnent  goût à la vie.

Clélie 28/07/2009 15:31


Alors j'espère que tu as savouré cette lecture. J'aime beaucoup cet écrivain qui a d'abord été reconnue en France avant de l'être en Italie... Ah le Destin !