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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 09:53

Source

Le texte qui est présenté ici, a été traduit par Louis Halphen. Sa première parution eut lieu en 1938.

 

Afin de rédiger ce texte, Éginhard a lu de nombreux textes.

Les  Vies des douze Césars de Suétone ont servi de modèle, et plus particulièrement la biographie de l'empereur Auguste. Les Annales royales, qui sont encore rédigées du temps de Louis le Pieux, ont donné différents renseignements à l'auteur qui parfois a commis quelques erreurs à partir de ces mêmes textes.

Parfois, Éginhard fait appel à ses propres souvenirs puisqu'il a côtoyé l'empereur Charles.

 

Il faut donc considérer le texte d'Éginhard avec une grande prudence puisque Éginhard a fait quelques confusions dont certaines assez surprenantes. En plus l'auteur atténue les revers que l'empereur Charles a connus.

 

Le texte d'Éginhard fut copié tout au long du Moyen Âge. À ce jour, nous connaissons 84 manuscrits. Afin d'établir ce texte, cinq d'entre eux ont été retenus.

 

Les éléments placés entre crochets dans la présentation du texte seront soit des précisions, soit des corrections.

 

LE TEXTE

 

Dans un court prologue, Éginhard annonce non seulement ce qui l'a conduit à rédiger un ouvrage sur Charles le Magne mais aussi comment il a procédé pour accomplir ce travail.

Éginhard estime, ayant été témoin des faits, qu'il est apte à rapporter la vie de celui qui l'a nourri. Offrir cet ouvrage est une façon d'exprimer la profonde reconnaissance qu'éprouve Éginhard envers Charles à qui il doit tant.

Cependant, Éginhard est persuadé qu'il n'a pas le talent d'un Cicéron pour accomplir cette tâche, mais il s'y est consacré pleinement afin de faire connaître au public les faits de ce grand homme.

 

 

Les Mérovingiens avaient vraiment régné jusqu'à Childéric. Cependant, les Mérovingiens n'avaient plus, et ce depuis longtemps, que le titre de roi. En effet, la puissance publique était détenue par les maires du palais. Ces derniers détenaient le pouvoir suprême. Le roi se contentait de siéger sur le trône et de donner audience aux ambassadeurs à chaque fois que l'occasion se présentait. Le roi possédait en outre bien peu de choses.

 

Lorsque Childéric fut déposé, Pépin, le père du roi Charles, était maire du palais. Cette fonction, qui était devenu héréditaire, avait été exercée par le père de Pépin prénommé Charles et qui avait écrasé les tyrans et repoussé les Sarrasins hors de la Gaule.

Ce pouvoir, détenu par Charles, lui avait été transmis par son propre père prénommé Pépin.

 

Donc depuis quelques années, alors que Childéric était encore roi, Pépin était maire du palais, son frère Carloman, ayant pour des raisons inconnues, choisit l'habit religieux. Carloman se retira dans la province de Samnium au monastère de Saint-Benoît à Cassino où il mourut [Éginhard se trompe, Carloman finit ses jours à Vienne].

Pépin, grâce à l'autorité du pontife romain, devint roi. Il régna ainsi sur les Francs pendant quinze ans.

Après neuf ans de lutte, Pépin mit fin à la guerre qui l'opposait au duc d'Aquitaine, Waïfre. Pépin mourut peu après à Paris.

 

Charles et son frère Carloman reçurent la succession de leur père. Les Francs, en assemblée générale, les choisirent comme rois tous deux, mais il faudrait que les deux hommes se partagent, en fraction égale, la totalité du royaume. Charles aurait la charge des territoires dirigés par son père, tandis que son frère, Carloman recevrait ceux de son oncle, aussi prénommé Carloman.

Charles et Carloman, ayant accepté ces conditions, reçurent la partie du royaume qui leur revenait. Cependant, les partisans de Carloman tentèrent de rompre leur accord, mais la maladie qui emporta Carloman, mit fin aux prétentions de ses prétendants.

 

L'épouse de Carloman décida de s'enfuir, avec ses enfants, vers l'Italie. Elle se mit sous la protection du roi des Lombards, Didier.

Après deux ans de règne de Carloman [il régna d'octobre 768 à décembre 771], Charles devint, grâce au consentement des Francs, le seul roi.

 

Éginhard, reconnaissant qu'il ne peut pas parler de l'enfance de Charles et qu'aujourd'hui, plus personne ne peut le faire, mentionne les différents thèmes qu'il abordera dans l'ouvrage : politique extérieure et intérieure, caractère de Charles et sa mort.

 

Au début de son règne, Charles dut poursuivre la guerre que son père avait menée en Aquitaine. Alors que son frère lui avait promis de l'aide pour conduire cette guerre, il ne fit rien. Charles néanmoins, mena cette guerre contre Hunold, le duc qui avait succédé à Waïfre. Hunold, qui avait quitté le pays pour trouver refuge en Gascogne, fut fait prisonnier, le duc des Gascons, Loup, ayant accepté de se soumettre à l'autorité de Charles.

Après la fin du conflit en Aquitaine, Charles, alors seul au pouvoir, accepta la demande de l'évêque de Rome Hadrien, à savoir faire la guerre aux Lombards.

Le père de Charles, Pépin, à la demande du pape Étienne, avait déjà livré bataille contre eux, et ce, malgré la protestation de plusieurs chefs francs. Charles mena le combat différemment de son père. Il n'arrêta la guerre qu'après avoir atteint son but : la reddition du roi Didier, le départ de l'Italie de son fils Adelchis et le retour à la raison du duc de Frioul, Rodgaud. Ceci fait, Charles installa son fils Pépin comme roi en Italie et rendit, à l'Église romaine, les biens enlevés par les rois lombards.

 

Cette guerre, à peine achevée, Charles dut reprendre le combat [déjà entamé dès 772] contre les Saxons. Cette guerre fut longue et pénible pour les Francs, les Saxons étant d'un naturel féroce. En plus, les Saxons étaient ennemis de la religion chrétienne. Sur la frontière commune entre les Francs et les Saxons, meurtres, rapines et incendies étaient si fréquents que les Francs n'hésitèrent plus à reprendre le chemin de la guerre.

Cette lutte dura trente-trois ans, car même s'ils furent plusieurs fois vaincus, les Saxons renièrent systématiquement leurs engagements. C'est pourquoi, Charles ne renonça jamais à faire plier les Saxons. Quand enfin, il parvint à triompher, Charles fit déporter, avec leurs femmes et leurs enfants, dix mille de ceux qui vivaient sur les deux rives de l'Elbe. Ses populations furent dispersées à travers la Gaule et la Germanie.

La guerre fut achevée quand les Saxons acceptèrent d'abandonner le culte de leurs démons et leurs cérémonies nationales, d'adopter la foi et les sacrements de la religion chrétienne et la fusion avec le peuple franc en un peuple unique.

Durant cette guerre, qui fit de nombreuses victimes dans les deux camps, Charles livra bataille plusieurs fois conte les Saxons.

 

Tandis que certains de ses hommes se battaient encore en Saxe, Charles attaqua l'Espagne. Il franchit donc les Pyrénées. Il obtint soumission du peuple là où Charles passa. Mais sur le chemin du retour, les Basques tendirent une embuscade et massacrèrent tous les hommes de l'arrière-garde. Parmi ces hommes le sénéchal Eggihard, le comte du palais Anselme et Roland, duc de la marche de Bretagne furent tués.

Il ne put y avoir de représailles à ce moment, les Basques étant parvenus à se disperser rapidement après leur victoire.

 

Charles parvint à triompher des Bretons qui demeuraient à l'une des extrémités de la Gaule [cependant, Charles dut se battre à nouveau en799 et 811].

 

Charles obtint, en se rendant en Italie, la reddition des Bénéventains, le duc ayant envoyé en otage ses deux fils avec beaucoup d'argent. Charles accepta les otages mais garda seulement le plus jeune des deux fils. L'aîné, renvoyé à son père, avait mission de réclamer et de recueillir les serments de fidélité des Bénéventains.

 

Alors que Charles venait de revenir en Gaule, une révolte éclata soudain en Bavière. Mais elle fut de courte durée. Tassilon, poussé par sa femme -la fille du roi Didier qui désirait venger l'exil de son père- refusait l'obéissance. Des négociations furent entreprises et aboutirent. La guerre n'eut pas le temps de s'installer. Tassilon ne fut pas autorisé à revenir dans sa province désormais dirigée par des comtes.

 

Après cette révolte, une guerre eut lieu chez les Slaves qu'Éginhard prénomme les Wilzes.

Les Saxons et d'autres troupes auxiliaires originaires d'autres nations y participèrent à côté des troupes des Charles. Il fallait mettre fin aux incursions continuelles des Wilzes sur les terres des Abodrites qui étaient, du temps de Charles, les alliés des Francs.

 

Le roi, Charles parvint à les vaincre.

Ensuite, un conflit opposa Charles aux Avars ou Huns. Cette guerre dura huit ans et nécessita de nombreux moyens. Toutefois, Charles ne dirigea qu'une seule campagne en Pannonie, laissant son fils Pépin et quelques gouverneurs achever le combat.

Les Avars tombèrent et toutes leurs richesses constituèrent un butin très important.

Peu de Francs périrent durant cette guerre contre les Avars. Alors que ce conflit prenait fin, la bataille contre les Saxons se terminait. Toutefois, une guerre opposa les Francs aux Bohémiens puis aux Linons.

 

La dernière guerre eut lieu entre les Francs et les Normands prénommés Danois. Ces derniers avaient pratiqués la piraterie, puis avaient dévasté les côtes de la Gaule et de la Germanie.

Le roi danois, Godefrid, voulait dominer différents territoires. D'ailleurs les Abodrites étaient obligés de lui verser un tribut. Beaucoup redoutaient cette guerre qui ne vint pas, Godefrid ayant été assassiné.

 

Durant ses quarante-sept ans de règne, Charles mena de nombreuses guerres. Il parvint, grâce à ses nombreuses victoires, à agrandir considérablement le royaume hérité de son père, Pépin.

Charles veilla aussi à se concilier l'amitié de plusieurs rois comme Alfonse, le roi de Galice et d'Asturie, le roi des Irlandais, Aaron, le roi de Perse.

Le pouvoir de Charles rayonnait donc. À côté de ses grandes conquêtes, Charles entreprit en différents lieux, de grands travaux : la basilique de la sainte Mère de Dieu à Aix, le pont du Rhin à Mayence. Ce dernier, en bois, brûla peu avant la disparition de Charles.

Le roi Charles fit aussi construire deux palais, l'un non loin de Mayence, près du domaine d'Ingelheim et l'autre à Nimègue sur le Waal. Il ordonna aussi aux évêques et aux prélats de restaurer les églises qui tombaient alors en ruine.

 

Afin de lutter contre les Normands, Charles fit construire des vaisseaux près des fleuves de Gaule et de Germanie qui se jettent dans l'Océan septentrional. Des sentinelles furent aussi placées dans les ports et les embouchures des fleuves pour lutter contre les Normands. Au sud, les côtes de la province Narbonnaise et de la Septimanie et les côtes italiennes jusqu'à Rome furent aussi protégées pour éviter que les Maures n'entrent sur le sol. Cette protection évita pillage et piraterie.

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

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