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Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 10:19

Source

Glanum fut une cité antique de l'Empire romain. Situé à quelques kilomètres de Saint-Rémy de Provence, Glanum est adossé aux contreforts des Alpilles dans les Bouches du Rhône.

Glanum connut son apogée à l'époque d'Auguste.

 

Des études ont été faites sur le Nymphée qui est une fontaine.

 

Alors qu'il a été construit, il y a plus de vingt-deux siècles, le nymphée de la cité antique est si bien conservé qu'il pourrait fonctionner aujourd'hui. Ce fut grâce à cette source, ingénieusement captée, que la cité de Glanum a pu se développer.

 

La cité antique fait l'objet de fouilles depuis de nombreuses décennies. Dans les années 1950, l'archéologue, Henri Rolland, avait déjà étudié le nymphée, mais son travail ne concernait pas le fonctionnement de cette fontaine. Le  directeur de recherche au laboratoire "Archéologie des sociétés méditerranéennes", Guilhem Fabre, a réussi à découvrir le mode de fonctionnement de cette fontaine.

 

Entre le II et le I er siècles avant notre ère, le nymphée de Glanum fut construit, ce qui marque d'ailleurs le point de départ de l'urbanisation de la cité.

Le nymphée fut ensuite utilisé par les Gallo-Romains du I er siècle avant notre ère jusqu'au III e siècle de notre ère.

La ville fut ensuite détruite lors des invasions barbares vers 260 de notre ère. Les habitants de Glanum abandonnèrent le site pour une petite agglomération voisine qui deviendra Saint-Rémy de Provence.

 

Le nymphée possède une chambre de captage souterraine qui est relié à un bassin. Ce dernier était accessible aux habitants de Glanum. Ils venaient y puiser l'eau.

La chambre de captage se trouve sur la trajectoire de la source qui s'écoule d'Ouest en Est.

Alors que les parois nord et est du nymphée sont étanches, la paroi du mur sud est percée de barbacanes et celle du mur ouest est perméable grâce à l'hétérogénéité de sa maçonnerie.

Les murs sud et ouest laissent donc pénétrer l'eau qui peut alors s'accumuler dans la chambre de captage approvisionnant ainsi le bassin.

 

Guilhem Fabre estime que "le fonctionnement hydraulique du nymphée de Glanum est remarquable, puisqu'il s'adapte parfaitement aux caprices du climat méditerranéen." Afin de prendre en compte l'alternance de crues et de sécheresses, les constructeurs de l'époque ont inventé plusieurs astuces : une simple cheminée reliée au plafond de la chambre de captage, une ouverture qui communique avec un égout collecteur et qui agit comme une soupape en cas de grandes crues.

 

En construisant le bassin, les hommes ont tenu compte du débit variable de la source. Situé à plusieurs mètres sous le niveau du sol, le réservoir d'eau est accessible grâce à une cage d'escalier composée de trois volées de marches. La plus basse donne accès à une plate-forme creusée de deux alvéoles qui étaient destinées à recevoir les récipients de puisage (attachés à une corde quand le débit était trop faible). En période de crues, les marches d'escalier servaient de margelles temporaires. Le niveau de l'eau pouvait donc varié sans problème.

 

Le nymphée était aussi dédié au dieu gaulois Glan et aux mères glaniques, déesses de la fécondité. Un culte leur était consacré.

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Published by Clélie - dans Pêle-mêle
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