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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 09:35

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Un samedi soir, en ville chinoise, Albert Londres marche au hasard. Il y a à la fois beaucoup de monde et beaucoup de bruit. Parmi tous ces gens, Albert Londres aperçoit "trois marsouins, trois tristes soldats de France." Il décide de les suivre.

Alors que ces trois hommes cherchent un endroit pour boire, ils entrent dans la boutique… d'un photographe. Sur le point de partir, Albert Londres leur propose de payer la séance.

Après cela, les quatre hommes sortent et se font transporter, en coolie-pousse, vers l'avenue de Hata-Men. Ils sont dans une maison close dans laquelle travaillent des prostituées coréennes.

Les quatre hommes discutent d'abord. Albert Londres apprend que ces soldats se retrouvent en Chine contre leur volonté. Ils ne comprennent pas ce qui se passe dans ce pays. "Pourquoi qu'y s'bouffent le nez entre eux, pissqu'y a pas la révolution ?" dit l'un d'entre eux.

Les explications d'Albert Londres, plus complexes, les dépassent.

On appela les jeunes filles. L'une d'elle chante encore et encore tandis que les soldats boivent.

 

M. Pou et Albert Londres se rendent, de bonne heure, à la gare afin de prendre le train pour Tient-Sin, car "la Chine allait tirer son sabre contre la Chine."

"Au centre de la Chine, se trouve un homme au nom mutin : Wo-Pé-Fou. Ce charmant garçon a trois cent mille soldats. […]. Et, au nord, […], le coupe-jarret Tsang-Tso-lin, se prépare à l'attaquer."

La raison de ce combat : "Le maréchal Tuang-Si-Joui. Le président du Conseil en congé, Liang-Che-Ji." Ces deux hommes se trouvent à Tient-Sin. "Tuang sur la concession japonaise. Liang sur la concession française, le Japon étant bon pour l'ophtalmie et la France pour l'arthritisme !"

Albert Londres et M. Pou prennent le train. Première surprise : Albert Londres découvre qu'il n'aurait pas dû prendre de billet car en observant, il se rend compte qu'il suffit de remettre discrètement un dollar au contrôleur. Mais les trains arrivent à l'heure ! Dans ce pays, "personne ne paie ses billets et les trains marchent comme une montre."

Cette réalité étonne Albert Londres qui en demande la raison. Ce à quoi M. Pou répond : "Les trains marchent comme une montre parce que ceux qui vivent des trains ont intérêts à les faire marcher. Si, chez nous, comme en Russie, c'était la communauté qui empochât, depuis longtemps tout serait rouillé."

En un mot la Chine, c'est le triomphe du débrouillard sur l'empoté.

Quand ils arrivent, les deux hommes doivent attendre pour rencontrer les deux hommes dans Tient-Sin où les soldats de Tsang-Tso-lin défilent.

M. Pou parvient à obtenir deux entrevues avec chacun des deux hommes.

À trois heures, Albert Londres et M. Pou sont chez Tuang-Si-Joui, "maréchal et candidat secret à la présidence de la République." Ils sont conduits auprès de lui.

Albert Londres pose des questions traduites par M. Pou, mais ce dernier ne veut pas poser de façon aussi directe les questions du journaliste au maréchal. Selon M. Pou, il faut parvenir à demander avec diplomatie "si Tsang-Tso-lin, deviendrez-vous président de la République ?"

M. Pou apprend seulement que "Tsang-Tso-lin détruirait sûrement Wou-Pé-Fou."

Albert Londres ne parvient qu'à contrarier le maréchal avec ses questions ! Ce qui les oblige à partir rapidement.

Albert Londres et M. Pou se rendent chez Liang-Che-Ji, "Bouddha de la richesse et président du conseil en congé involontaire depuis quatre-vingt-douze jours."

Cet homme, au sens pratique, est "réfugié sur le sol français. Politiquement, il combat les territoires étrangers en terre chinoise, mais personnellement, il reconnaît, tout comme M. Pou, qu'à certaines époques cela peut présenter des avantages indiscutables."

Selon M. Pou, cet homme est un filou, ce qui présente un avantage : "inutile de prendre des gants." Toutefois, les questions posées sont modérées. Albert Londres apprend que Liang-Che-Ji reviendra "avant quinze jours [à Pékin], car alors Tsang-Tso-lin aura battu Wou-Pé-Fou."

M. Pou explique ensuite à Albert Londres qu'avec cet homme-là au pouvoir "rien ne sera changé. Et après, ce sera comme avant."

Les deux hommes partent.

 

M. Pou refuse d'accompagner Albert Londres à Shanghaï.

 

"À Shanghaï, on fait de l'argent. C'est la matière première et dernière." À Shanghaï, avait-on dit à Albert Londres, on ne parle que l'anglais. Albert Londres constate qu'on n'y parle que chiffre.

Shanghaï "c'est en Chine et ce n'est pas une ville chinoise. Elle enferme un million de Chinois, cela ne prouve rien encore. Ce million de Chinois ne fait pas plus Shanghaï que mille poux sur un poney ne font le cheval."

Shanghaï est une ville tournée vers la mer et compte, à cette époque, quatre cent millions d'habitants. Rapidement, des hommes de tous pays sont venus s'y installer. "Ainsi naquit Shanghaï, de mère chinoise et de père américo-anglo-franco-germano-hollando-italo-japono-judée-espagnol."

Les banques sont partout à un point tel que cela en devient angoissant. Dans cette ville où il y peu de Chinois et une seule concession française, il reste tout de même une place pour la ville chinoise.

À Shanghaï, c'est "l'exposition permanente des races, des mœurs et des tares du globe." On y trouve "l'opium, la morphine, la cocaïne, l'héroïne" et l'argent, toujours l'argent….

 

Albert Londres revient à Pékin. Les Européens fêtent carnaval.

En entrant dans sa chambre d'hôtel, Albert Londres trouve M. Pou qui lui apprend que "Tsang-Tso-lin approche, Wou-Pé-Fou aussi."

Les deux hommes vont quand même à ce carnaval. En arrivant, Albert Londres constate qu' "au gratin international [s'est] joint le gratin chinois." Si tant de Chinois "étaient accourus à cette fête, ce n'était non plus pour danser. L'angoisse les y avait poussés."

D'ailleurs parmi les Chinois, l'un dit à un Européen : "Si le sort nous est de nouveau cruel, puis-je compter sur un tout petit coin dans votre légation, Excellence ?" Mais il ne reçoit pas de réponse.

"Sous les mêmes lampions de fête les Jaunes tremblaient et les Blancs dansaient. Les Blancs ne craignaient pas de revoir les Boxers. Le jeu, cette fois, n'était pas le même qu'en 1900. Les Chinois, pour l'instant, n'en voulaient qu'aux tripes des Chinois."

Soudain, on demande la chambre 518 qui correspond à la chambre d'Albert Londres. La Russe, Galka, avait retrouvé ses "quatre-vingt-dix louis et [sa] liberté."

Cette nouvelle est comprise autrement par M. Pou. Il est persuadé que Tsang-Tso-lin est aux portes de Pékin. Albert Londres donne comme explication que "Tsang-Tso-lin renonce à la guerre. Il rappelle ses troupes qui étaient déjà à Tient-Sin. Et tout est fini avant d'avoir commencé."

M. Pou annonce cela à l'assistance et "la fête s'acheva dans l'allégresse générale."

 

Mais le lendemain, "tous les journaux annonçaient l'imminente catastrophe. Tsang-Tso-lin avait achevé la concentration de ses troupes et lui-même quitté Moukden. Il allait marcher sur Pékin. Wou-Pé-Fou courait à sa rencontre." La panique est là. Tout le monde n'a qu'à la bouche le nom de Tsang-Tso-lin ! C'est sauve qui peut !

 

Après la tempête, "soufflant du désert de Gobi", Albert Londres va "dans les houtongs apoplectiques de Pékin", car il est attendu au Wai Chiao Pu. Il lui faut attendre dans l'antichambre. Soudain, il voit du monde s'agiter autour de lui. Puis enfin, Albert Londres est présenté au Ministre qui vient donner sa démission. Ce Ministre cherche avant tout à "cesser de l'être."

Ce Ministre, qui s'exprime en français, avoue qu'il ne comprend pas ce qui se passe dans son pays, mais il parvient à expliquer quelques faits :

"Les soldats n'appartiennent plus à l'État mais à des particuliers. Nous sommes une République parlementaire mais nous n'avons plus de parlement."

Finalement, dans un pays où "le Destin compte" plus qu'en Occident, il n'est pas surprenant que certains attendent une espèce de deus ex machina !

 

Dans la nuit, M. Pou vient réveiller bruyamment Albert Londres. L'armée se rapproche et l'affolement est général ! En effet, "l'avenue grouillait de Chinois en fuite." Le peuple songe à se cacher et M. Pou explique à Albert Londres qu'il faut faire de même.

Pékin devient rapidement une fourmilière, puis "à sept heures du matin, on entendit distinctement le canon. Le peuple de Pékin arrêta soudain sa course, s'immobilisa et glapit. Tsang-Tso-lin ! Tsang-Tso-lin !"

Puis rapidement, le tumulte reprend. On croit  Tsang-Tso-lin et Wou-Pé-Fou morts. Pourtant, la panique demeure. "Les église catholiques croulaient sous des masses d'incroyants pour qui les coups de canon avaient eu la vertu du baptême."

On annonce alors que Tsang-Tso-lin et Wou-Pé-Fou sont vivants. La peur redouble au sein du peuple.

Albert Londres retourne à l'hôtel.

 

Le lendemain, au petit matin, "on voyait par les champs des fuyard ahuris. Loin du combat, la panique est bavarde. Elle est muette près du feu. Par-ci, par-là, au bord de la route, un cercueil attendait que les dieux voulussent bien désigner le lieu favorable à l'inhumation. Toute la campagne semblait étreinte par de l'angoisse."

Albert Londres, en voiture, tente de se rendre sur le champ de bataille. Sur le trajet, il trouve plusieurs hommes. Il voit aussi le corps d'une jeune femme qui avait dû s'empoisonner.

Albert Londres arrive non loin de la bataille. Il décide de marcher et parvient au champ de bataille.

"Je restai là deux heures. Tout à coup, un grouillement devant nous. Des troupes refluaient. Celles avec qui j'étais se levèrent et partirent aussi. Tout cela, dans un désordre chinois, se dirigeait, ayant perdu l'âme, vers la voie ferrée. Tsang-Tso-lin cédait le terrain."

En revenant sur ses pas, Albert Londres retrouve "Ward-Price ! Vieille chose ambulante ! Lumière du Daily Mail, confrère et frère, que f… vous là ?"

Le jour se lève. Comme Ward-Price vient juste d'arriver en Chine, il ne comprend pas ce qui se passe ici.

Alors, Albert Londres prend son ami par le bras "et, tout en marchant le long de la voie de chemin de fer, [il] commenç[a] :

-La Chine, mon ami…."

DEUIXÈME ET DERNIÈRE PARTIE

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