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Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 09:49

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Les Secondes Guerres médiques : les Thermopyles (480 avant notre ère)

 

Plusieurs affrontements eurent lieu lors des Secondes Guerres médiques. Elles commencèrent par la bataille des Thermopyles et s'achevèrent par la bataille de Salamine, même si le traité de paix fut signé bien plus tard..

 

Bien que plus nombreux, les Perses ne parvenaient pas à emporter une victoire sur les Grecs. Une trahison apporta la victoire aux Perses. Un Hellène, prénommé Ephialtès, trahit les siens en révélant à Xerxès le chemin qui passait sur les hauteurs du mont Phrikion. Grâce à ce sentier, les Perses réussirent à prendre les Grecs à revers.

 

Léonidas, qui avait commandé à ses troupes de se replier vers le Sud, n'avait avec lui que trois cents hommes. Après avoir parcouru le chemin de nuit, les Perses étaient prêts à combattre les Grecs. Xerxès lança une attaque dès le matin. Malgré leur nombre, des Perses moururent au combat. Les Grecs, quant à eux, réussirent à résister mais les Perses parvinrent à décimer les trois cents Spartiates. Malgré cette défaite, cette bataille devint le symbole de la résistance grecque face à l'invasion barbare.

 

 

Les Secondes Guerres médiques : Athènes sous les flammes (480 avant notre ère)

 

La flotte grecque décida de battre en retraite vers le golfe de Corinthe. Sur terre, l'armée de Xerxès se dirigea, en passant par la Béotie, vers Athènes qui se trouve en Attique.

Face à la menace perse, les Athéniens hésitèrent sur la stratégie à adopter. Finalement, le stratège, Thémistocle, réussit à convaincre les Athéniens qu'il fallait se réfugier sur l'île de Salamine. Persuadé que le sort de la cité d'Athènes se jouerait sur mer –c'est du moins l'interprétation faite par Thémistocle des paroles de la Pythie consultée-,  Thémistocle commanda aux deux cents trières de se rendre dans la baie séparant l'île de la côté de l'Attique.

 

Alors que les Athéniens avaient trouvé refuge sur l'île, les Perses entrèrent dans Athènes. Ils parvinrent à piller et à incendier l'Acropole, seul lieu gardé puisqu'il s'agit de la colline sacrée. L'Acropole restera plus de trente ans dévastée, les Grecs ayant fait le serment de restaurer les lieux sacrés après avoir repoussé les barbares hors de la Grèce et de l'Ionie. En 447 avant notre ère, les sanctuaires profanés furent enfin restaurés.

 

Après quinze jours de lutte, Xerxès a atteint son but : pénétrer sur le continent grec. En plus avec l'appui de quelques cités béotiennes, il mena son armée jusqu'en Attique désertée par ses habitants réfugiés à Salamine.

 

Les Grecs étaient alors en plein désarroi, mais grâce à la force de persuasion de Thémistocle, les stratèges acceptèrent d'affronter les Perses dans le détroit de Salamine.

 

La flotte perse comptait 1200 navires, la flotte grecque seulement 370 trières. Une bataille se préparait.

 

Les Secondes Guerres médiques : la bataille de Salamine (septembre 480 avant notre ère)

 

Conscient que la flotte grecque était peu nombreuse face à celle des Perses, Thémistocle voulut absolument éviter un affrontement en pleine mer. C'est pourquoi, il mit en place cette ruse : Thémistocle demanda à son serviteur, Sikinos, de se faire passer pour un traitre et d'annoncer à Xerxès que la flotte grecque s'apprêtait à fuir. S'il le désirait, Xerxès pourrait lancer une offensive dans le détroit de Salamine.

 

Xerxès décida alors de mener sa flotte dans ce détroit, tombant ainsi dans un guet-apens. Le bras de mer qui sépare l'île de Salamine de la Grèce continentale, est fort étroit. Les bateaux perses très nombreux et difficiles à manœuvrer, ne purent faire face à la flotte grecque.

Les Grecs réussirent à diriger plus facilement leurs navires plus légers le long des côtés qu'ils connaissaient bien.

 

Les Grecs, grâce à la tactique du diekplous, (i.e. la navigation de travers), attaquèrent les bateaux perses coulant ainsi trois cents navires perses alors qu'ils n'en perdirent qu'une quarantaine. L'ennemi était en déroute. Les Grecs, grâce à l'ingéniosité de Thémistocle, venaient de remporter, à Salamine, la première grande bataille navale de l'Histoire.

 

Xerxès, quant à lui, reprenait le chemin de l'Asie, laissant Mardonios, son général, avec quelques hommes en Thessalie.

 

Pendant l'hiver 479 avant notre ère, Mardonios essaya de négocier un traité de paix avec Athènes sans y parvenir. Au printemps suivant, Mardonios attaqua les Grecs. Il envahit l'Attique, ce qui poussa les autorités politiques athéniennes à se réfugier à Salamine. Athènes fut une nouvelles fois détruite. Mardonios s'installa alors en Béotie, non loin de Thèbes et de Platées. Un nouvel affrontement allait avoir lieu.

 

Les Secondes Guerres médiques : Platées

 

Les soldats de Mardonios ont installé leur camp au Sud Ouest de Thèbes. Environ 350 000 hommes composaient cette armée. L'armée grecque, composée de soldats venus d'Athènes, de Sparte de Corinthe, d'Épidaure, de Mégare… comptait 60 000 hoplites et pratiquement autant d'auxiliaires légers. Les Grecs, commandés par le roi de Sparte, Pausanias, s'installèrent au Nord de Platées.

Désirant ne pas exposer son infanterie dans les vastes plaines de Béotie, Pausanias installa son armée sur les pentes du mont Cithéron.

Alors que la bataille n'avait pas encore débuté, des soldats grecs continuèrent d'arriver auprès de Pausanias. Les Perses, quant à eux, se déployèrent sur la rive Nord de l'Asopos.

Fin août, la guerre commença. Elle durera trois semaines. Bien qu'ils soient moins nombreux, les Grecs parvinrent à vaincre les Perses, grâce non seulement à la supériorité de leur équipement mais aussi grâce à leur rigueur militaire.

Mardonios, touché par une pierre lors des combats, mourut, ce qui provoqua la panique parmi ses soldats. Beaucoup prirent la fuite. Les Grecs lancèrent alors un dernier assaut. Peu de Perses survivent : trois mille seulement échappèrent à la mort.

 

Le butin perse fut partagé entre tous les Grecs. Les morts furent enterrés, les sanctuaires purifiés. Le chef des Perses, Artabaze, regagna le plus discrètement possible, l'Asie avec les quelques hommes qui lui restait.

 

La victoire de Platées mit fin aux ambitions de Xerxès. Les Perses n'envahiront plus jamais la Grèce.

 

Les Secondes Guerres médiques : Mycale

 

Alors que le conflit était achevé sur terre, il se poursuivait sur mer. Au cap Mycale, près de Samos, la flotte grecque, sous le commandement du spartiate, Léotychidas, détruisit presque entièrement la flotte perse. Les Perses étaient vaincus et perdaient la domination de la mer Égée. L'espoir de conquête perse en Occident venait d'être anéanti.

Les Guerres médiques prenaient fin, du moins sur le terrain.

 

De la Ligue de Délos à la paix de Callias

 

479 avant notre ère marqua donc la fin des incursions perses sur le sol de la Grèce.

Athènes et quelques cités, qui avaient subi de nombreuses destructions et pillages, désiraient se libérer définitivement de la domination perse. Afin de parvenir à leurs fins, les Athéniens proposèrent, à toutes les cités qui le désiraient, de constituer une alliance. Sparte, qui connaissait des difficultés internes (aspiration à un pouvoir sans partage de Pausanias) et externes (relations délicates avec ses alliés du Péloponnèse), ne prit pas part à la Ligue.

 

Lors de sa création, toutes les cités reconnurent à Athènes la direction de cette Ligue. Athènes en fut l'hégémon. Cependant chaque cité eut droit à une voix au conseil (synédrion). Une fois par an, le conseil se retrouvait sur l'île de Délos.

 

Chaque cité qui avait accepté d'adhérer à cette alliance, devait payer un tribut lui assurant protection et permettant d'entretenir une flotte. La Ligue de Délos qui naquit  en 478 avant notre ère, fut donc au départ une alliance égalitaire.

 

Athènes se servira de cette Ligue pour asseoir sa puissance et dominer peu à peu les autres cités de la Grèce. Elle finira par devenir impérialiste.

 

Rapidement les cités firent front et éliminèrent les garnisons perses qui se trouvaient encore en Thrace. Elles détruisirent à l'embouchure de l'Eurymédon (en Pamphylie), la nouvelle flotte que Xerxès avait fait construire en 468 avant notre ère.

Cependant la Ligue de Délos connut quelques défaites. En 476 avant notre ère, les Athéniens perdirent face aux Perses dans une île qui se trouve dans le delta du Nil.

 

En 454 avant notre ère, le trésor de la Ligue de Délos fut transféré à Athènes dans le temple d'Athéna sur l'Acropole. Il semble qu'à la suite de plusieurs défections de cités –sans doute liée à la défaite d'Égypte-, Athènes, qui avait toujours la direction de la Ligue, estima que le trésor serait mieux protégé dans sa cité.

 

Depuis 461, Périclès avait pris la direction des affaires politiques d'Athènes. D'ailleurs, il y régnait comme un roi.

En 448 avant notre ère, il signa la paix de Callias (du nom du négociateur athénien) avec les Perses. Ce traité, qui mettait fin aux Guerres médiques, précisait que la mer Égée serait interdite à la flotte perse. Tout en reconnaissant l'autonomie des cités se trouvant sur la coté d'Asie Mineure (où tout avait commencé), ce traité admettait la domination des Perses sur Chypre, l'Égypte et l'Asie Mineure intérieure. Ceci impliquait aussi que la Ligue n'avait plus lieu d'être. Mais Athènes en décida autrement. Elle la maintint au nom d'intérêts communs à toutes les cités : la sécurité des mers, entre autres.

 

Les cités qui tentèrent de quitter la Ligue furent sévèrement réprimées. La puissance d'Athènes était grande !

Bien que Périclès ait conclu, en 446 avant notre ère un traité de paix de trente ans avec la cité de Sparte, cette dernière finira par déclarer la guerre à Athènes en 431 : ce sera les Guerres du Péloponnèse.

FIN DE LA DEUXIÈME ET DERNIÈRE PARTIE

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Published by Clélie - dans Histoire
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