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Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 10:26

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Les Guerres Médiques opposèrent les Perses (originaires de l'actuelle Iran) aux peuples de Grèce.

Les Mèdes, qui étaient un peuple de l'Empire perse, ont donné leur nom aux Guerres Médiques.

Sans doute est-ce là, le premier conflit, connu, entre l'Occident et l'Orient.

 

Les mots suivis d'une étoile sont définis en bas de page.

 

L'Orient perse à la conquête de l'Occident grec

 

Dès le XI e avant notre ère, des Grecs, chassés par l'invasion dorienne, s'installèrent sur les îles de la mer Égée et sur les côtes de l'Asie Mineure (Ionie) où ils établirent douze cités : la dodécapole ionienne dans laquelle nous trouvons Milet, Éphèse…

Cette première vague de colonisation fut suivie d'une seconde. De nouvelles cités furent fondées entre le Bosphore et le Pont-Euxin (i.e. la Mer Morte). Parfois quelques cités furent créées loin de la Grèce comme Marseille, fondée en 600 avant notre ère.

 

L'Ionie connut une période de prospérité et entretint avec la Lydie, le royaume voisin, de bonnes relations, mais seulement jusqu'en 549 avant notre ère quand le roi, Crésus, décida de s'allier aux Perses.

 

Les Perses, jusqu'au milieu du VI e siècle avant notre ère, vivaient au Nord Est du golfe persique. Ils étaient alors les vassaux des Mèdes, qui étaient installés  l'Est des Monts Zagros.

 

Sous le règne de Cyrus le Grand (i.e. de 559 à 529 avant notre ère), les Perses parvinrent à bouleverser l'équilibre politique qui existait alors en Orient. Cyrus vainquit le roi des Mèdes, Astyage en 555 avant notre ère, réalisa la conquête de la Lydie (i.e. le royaume de Crésus) en 539 avant notre ère puis étendit sa domination sur l'Asie Mineure, la Mésopotamie et jusqu'au confins de l'Inde.

 

Lorsque Cambyse mourut, il n'avait pas d'héritier mâle. Le fils de Cyrus qui se prénomme Darius, s'empara du pouvoir. Il désira alors conquérir la Grèce.

 

Vers 500 avant notre ère, les Perses ont colonisé les cités grecques ioniennes. Mais l'une d'entre elles, Milet, se révolta contre la domination perse. À l'instigation du gouvernement de Milet, Aristagoras, les Athéniens acceptèrent d'envoyer vingt vaisseaux auxquels se joignirent cinq trières de la cité d'Érétrie (qui se trouve en Eubée).

 

Une fois les hommes débarqués à Éphèse, ils se dirigèrent vers Sardes qui était la capitale des Perses en Asie Mineure. En 498 avant notre ère, les Grecs brûlèrent les maisons, la citadelle défendue par Artaphrenès échappa aux flammes. Mais à Sardes, le temple de la déesse perse, Kubaba fut totalement dévasté, c'est pourquoi quelques années plus tard, les Perses réserveront le même sort aux temples grecs. Lydiens et Perses affrontèrent les Grecs d'Ionie. La lutte s'acheva sans qu'il n'y ait de véritables vainqueurs.

 

En 494 avant notre ère, Darius parvint à reprendre le contrôle de l'Asie Mineure. En représailles, Milet fut pillée et rasée, ses habitants déportés en Mésopotamie. Entre temps, les Chypriotes étaient entrés dans la lutte, à l'exception de ville d'Amathonte.

 

Vers la première Guerre médique

 

En 492 avant notre ère, les troupes perses contrôlaient la Thrace. Cependant les Perses connurent un échec : leur flotte fut anéantie par une tempête. Darius prépara une nouvelle expédition car il souhaitait toujours punir Athènes et Érétrie pour leur participation au soulèvement grec.

 

En 491 avant notre ère, la flotte perse, dirigée par Datis, quitta les ports de Cilice et traversa les Cyclades. Elle débarqua à Naxos qu'elle détruisit totalement. Mais la flotte perse, qui fit escale à Délos, respecta le caractère sacré du site et poursuivit sa route. La flotte perse débarqua à Eubée et réussit à faire tomber Érétrie après sept jours de siège.

 

Les Athéniens savaient que les Perses se rapprochaient de leur cité. C'est pourquoi, ils envoyèrent leur meilleur coureur à Sparte afin d'obtenir l'aide de cette cité. Les Lacédémoniens acceptèrent d'apporter leur aide aux Athéniens mais seulement après le début de la pleine lune.

 

Exilé parmi les Perses, Hippias –fils de Pisistrate et ancien tyran d'Athènes- recommanda à la flotte de Datis de faire escale dans la baie de Marathon.

 

Darius, après avoir fait débarquer ses troupes, voulut se diriger vers Athènes. Il semble que vingt mille hommes (des fantassins pour la plupart) débarquèrent accompagnés de huit cents cavaliers.

Les Athéniens ayant appris l'arrivée des Perses, devaient mettre rapidement en place une stratégie. Alors que le choix semblait délicat, il fut finalement décidé que les soldats se placeraient dans la baie de Marathon. Cependant les stratèges athéniens hésitaient sur la manière dont il fallait affronter les Perses.

Miltiade, grâce à l'appui du polémarque*, Callimaque, parvint à placer dix mille hoplites* auxquels s'ajouta le soutien de mille Platéens. Bien que les Grecs fussent en nombre inférieur, Miltiade choisit de combattre les Perses.

 

Marathon : la première guerre médique

 

La baie de Marathon est constituée d'une vaste plaine allongée le long d'une côte rocheuse. Le fleuve Charadra, qui se coupe en deux bras, partage la plaine.

 

Les Perses ont installée leur camp entre les deux bras du fleuve et amarré leurs navires entre le marécage et le début de la presqu'île. La cavalerie, l'infanterie et les archers perses ont pris place entre le marécage et le rive droite du fleuve.

 

Les Grecs, quant à eux, sont installés sur le versant Nord-Nord Est de la colline Agriéliki. La vallée, dans laquelle les Grecs sont, leur permettait de contrôler le débouché à la fois sur la plaine et sur la route d'Athènes. En plus, placés ainsi, les Grecs sont protégés par les montagnes, ce qui leur offrait la possibilité d'attendre les renforts sans redouter d'attaques ennemis.

 

Les Grecs et les Perses s'observèrent dans un premier temps, puis au bout de huit jours, Datis décida d'attaquer les Grecs pensant que sa supériorité numérique lui serait favorable. La bataille se déroula en septembre 490 avant notre ère. Les Grecs, lancés au pas de gymnastique contre les Perses, avaient choisi d'étaler leur ligne de front, laissant seulement quatre rangées de soldats au centre, ce qui permettait de renforcer les ailes.

 

Les Perses furent surpris. Ils devaient faire face à une armée qui n'avait ni cavalier, ni archer. L'attaque eut donc lieu. Les archers perses tirèrent des flèches sur les hoplites grecs lourdement armés. Si les Perses parvinrent à affaiblir le centre de l'armée grecque, ils furent rapidement mis à mal par les ailes grecques. La tactique de Miltiade –prendre l'ennemi en tenaille par les ailes- avait été la bonne.

 

Les hoplites causèrent de lourdes pertes aux Perses et mirent leur armée en déroute. Les Perses, pris de panique, se dirigèrent vers la mer dans l'espoir d'atteindre leurs bateaux.

 

Les hoplites furent donc les premiers Grecs à avoir vaincu les Mèdes qui jusque-là étaient très craints. Les Perses, vaincus mais pas anéantis, perdirent 6 400  hommes, les Grecs 192.

Les Grecs furent ensevelis dans un tumulus qui est toujours visible.

 

La victoire de Marathon fut rapidement élevée au rang de mythe : les Athéniens devenaient ainsi les libérateurs de la Grèce.

Selon Pline l'Ancien, à l'issue de la bataille, Miltiade envoya son meilleur hémérodrome* annoncer la nouvelle de la victoire à Athènes. Après avoir parcouru quarante kilomètres en courant, Philippidès eut juste le temps de dire νενικικαμεν ("nous avons vaincu") et mourut d'épuisement. Mais il s'agit sans doute d'une légende, car Hérodote évoque aussi un certain Philippidès qui courut d'Athènes à Sparte pour réclamer les renforts lacédémoniens avant le début de la bataille.

Comme les Spartiates n'arrivèrent qu'après la bataille, ils ne purent que constater que la Grèce avait été sauvée par les seuls Athéniens !

La victoire de Marathon, qui mit un terme à l'invasion perse, marqua la fin de la Première Guerre médique.

 

L'entre deux guerres (490 à 481 avant notre ère)

 

Miltiade mourut en 489 avant notre ère, le roi Darius en 486. Le fils de ce dernier lui succéda. Bien décidé à venger son père, Xerxès prépara une nouvelle guerre contre la Grèce. En 480 avant notre ère, son armée était composée de 100 000 hommes et sa flotte de 1207 navires.

 

Xerxès avait fait réaliser différents travaux avant le début de la Seconde Guerre médique : ouverture d'un canal à travers la péninsule du mont Athos, construction de deux ponts bateaux sur l'Hellespont pour rejoindre les deux continents mais ils furent détruits par une tempête avant d'avoir pu servir.

Hérodote raconte que Xerxès fit décapiter ses architectes pour incompétence et fit fouetter la mer de trois cents coups de rames.

 

Deux autres ponts furent construits. La flotte perse plaça la plupart de ses navires en Hellespont. Le peuple perse semblait déterminé à venger l'échec qu'il avait essuyé à Marathon.

 

En Grèce, les esprits étaient divisés. D'un côté, les Thessaliens, les Locriens, les Béotienet les Thébains (i.e. les peuples de la Grèce du Centre et du Nord) avaient accepté de se soumettre à Xerxès. D'un autre côté, les cités d'Attique et du Péloponnèse avaient fait alliance, même si une certaine rivalité entre Sparte et Athènes existait.

Sparte estimait être invisible sur terre, tandis qu'Athènes affirmait sa suprématie sur mer.

 

À Athènes, le stratège Thémistocle était parvenu à convaincre les Athéniens qu'il fallait utiliser les revenus issus des mines d'argent du Laurion (récemment découvertes) afin de financer une flotte de guerre et d'aménager le port d'Athènes, le Pirée.

Deux cents trières –navires à trois rangs de rameurs- furent construites. Ces bateaux, rapides et faciles à manœuvrer, sont équipés d'un éperon de bronze qui permet de frapper le navire ennemi.

 

À l'automne 481 avant notre ère, les représentants des cités grecques, réunis à Corinthe, décidèrent que tous les conflits internes seraient suspendus et qu'une armée grecque sous commandement spartiate affronterait les Perses. Le roi Léonidas dirigeait cette armée.

Sparte, à la tête de la coalition dans le Péloponnèse, parvint à obtenir le commandement de la flotte grecque alors majoritairement athénienne, Thémistocle ayant accepté cette demande.

 

Les Grecs choisirent d'arrêter les Perses, qui étaient entrés en Grèce par le Nord en passant par l'Hellespont, au défilée des Thermopyles sur le golfe de Maliaque.

 

Dans l'Antiquité, le passage des Thermopyles est la seule route qui permet de relier le Nord de la Grèce au Centre.

 

Sachant que les Perses emprunteraient ce couloir étroit, les Grecs avaient posté sept mille soldats, parmi lesquels trois cents Spartiates commandés par Léonidas.

Les trières grecques stationnaient au cap Artémision qui est au Nord d'Eubée afin de barrer la route à la flotte perse.

 

Les Grecs devront faire face à trente mille soldats perses !

 

La position stratégique, que les Grecs tenaient face à leur ennemi, leur offrait un avantage certain. Mais face au nombre impressionnant de Perses, certains chefs grecs proposèrent une autre solution pour affronter l'ennemi.

 

Alors que la supériorité numérique perse devait assurer la victoire, leur première attaque fut un échec. Le choix de leur stratégie fut, semble-t-il, confuse et incertaine. En plus les Perses étaient à la fois indisciplinés et mal armés pour un corps à corps. Si victoire perse, il devait y avoir, elle trouverait sa source ailleurs.

 

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

 

POLÉMARQUE : Durant cette période, le polémarque est un homme qui fait office de chef militaire. C'est lui qui commande toute l'armée.

HOPLITE : est un guerrier grec qui combat à pied. Il est équipé d'une cuirasse (qui protège le buste), de jambières, d'un casque, d'une lance (portée à la main droite), d'une épée droite à double tranchant et d'un bouclier rond (porté par la main gauche). Le poids total de son équipement est d'environ trente kilogrammes !

HÉMÉRODROME : est un soldat-messager de l'armée grecque. Il est capable, durant une journée, de marcher d'un pas rapide, voire de courir.

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Published by Clélie - dans Histoire
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