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Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 10:05

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PÉRIODE CLASSIQUE
(480 à 336 avant notre ère)

 

Constitution de la ligue de Délos

 

Après les Guerres médiques, Athènes, qui avait grandement contribué à la victoire du monde grec contre les Perses, voulut profiter de cette conséquence afin d'assurer sa domination sur toute la Grèce.

 

Dans un premier temps, Athènes souhaitait surtout ne pas laisser de répit à l'ennemi. C'est pourquoi, profitant du désarroi des Perses, Athènes désira libérer les Grecs d'Asie Mineure du joug perse. En plus, cela lui permettrait de s'assurer des positions stratégiques non seulement dans le Nord de l'Égée mais aussi dans l'Est de l'Égée.

 

Sparte, peu tentée par l'aventure extérieure, hésita puis renonça à suivre Athènes dans cette voie.

 

Athènes pouvait donc prendre la tête du monde grec.

Dans un second temps, Athènes proposa de former une ligue dont le centre se trouvait  au sanctuaire d'Apollon sur l'île de Délos. Cette alliance rassemblait autour d'Athènes les cités grecques d'Ionie en Asie Mineure (Turquie actuelle) et quelques îles. En 478 avant notre ère, la ligue de Délos était formée.

 

Placée sous l'autorité d'Athènes, la ligue de Délos devait permettre d'empêcher tout retour offensif des Perses et préserver la liberté qui venait d'être reconquise. Chaque cité versait un tribut. Ce dernier permettait de constituer un trésor commun qui était déposé dans le sanctuaire de Délos. Les grandes îles comme Lesbos, Chios, Samos, contribuaient à la défense commune en envoyant des contingents maritimes. Mais l'essentiel de la force militaire des alliés était composé par l'armée et la flotte athéniennes, dont le commandement avait été attribué à l'un des stratèges athénien, Cimon, le fils de Miltiade.

 

D'ailleurs, en 468 avant notre ère, grâce à Cimon, la ligue de Délos fut victorieuse sur les Perses à l'Eurymédon (fleuve d'Asie Mineure). Il remporta d'autres victoires qui lui permirent de consolider les positions de la ligue de Délos en mer Égée.  Cimon transforma peu à peu l'hégémonie en impérialisme. Des actions militaires furent menées contre les cités qui désiraient sortir de la ligue de Délos : Naxos en 470 avant notre ère et Thasos en 465 avant notre ère. Des garnisons de soldats athéniens furent installées sur le territoire d'alliés récalcitrants.

 

La puissance d'Athènes ou "le siècle de Périclès"

 

Aussi longtemps que Cimon resta à la tête de la cité, l'alliance entre Athènes et Sparte demeura tant bien que mal. Mais après l'ostracisme de Cimon en 461 avant notre ère, les démocrates, adversaires de Sparte, dirigèrent la politique de la cité. Ainsi les réformes d'Éphialtès, soutenues par Périclès en 462 avant notre ère, furent destinées à favoriser la démocratie à Athènes. Mais Éphialtès est assassiné l'année suivante. Périclès prend la tête du parti démocrate. L'œuvre de Clisthène, fondateur de la démocratie, se poursuivit, mais les pouvoirs de l'Aréopage (l'ancien conseil aristocratique) sont diminués.

 

La politique impérialiste conduite par Cimon continua. De nouvelles régions furent annexées notamment des régions de la Mer Noire (qui sont le grenier à blé d'Athènes), en Italie méridionale. Par contre, l'expédition menée en Égypte en 454 avant notre ère se solda par un échec.

 

La puissance d'Athènes pesa de plus en plus sur ses alliés. D'ailleurs ces derniers ne furent même pas consultés lors du transfert du trésor de la ligue de Délos à Athènes, ni lors des interventions dans les affaires intérieures des cités.

 

Athènes obligea les cités appartenant à la ligue de Délos à adopter la monnaie et les unités de poids et mesures athéniennes. D'autres nouvelles colonies furent créées en Eubée, en Asie Mineure et en Thrace.

 

Dans le même temps, les arts connurent un essor important : Sophocle, Euripide, Aristophane écrivirent des pièces de théâtre ; Hérodote et Thucydide consacrèrent des ouvrages à l'histoire ; des statues chryséléphantines furent faites à Athènes et à Olympie ; l'Acropole fut reconstruite, le Parthénon, les Propylées et l'Érechthéion ; les premières mosaïques et les premières voûtes apparurent….

 

Cependant cet impérialisme athénien dérangea de plus en plus Sparte. La guerre entre les deux cités devint inévitable. Un premier conflit eut lieu en 460 avant notre ère. Athènes fut alors victorieuse. Mais d'autres guerres eurent lieu.

 

En 449 avant notre ère, un traité de paix, que nous devons à Callias, mit fin définitivement aux guerres entre les Grecs et les Perses.

 

Sparte et Athènes mirent fin à la première guerre du Péloponnèse en 446 avant notre ère. Un traité de paix de Trente ans fut conclu, mais cette paix ne dura que quinze ans. Sparte, estimant que la puissance maritime athénienne, devenait trop importante, déclara la guerre à Athènes en 431 avant notre ère. La guerre du Péloponnèse reprit. De nombreuses cités s'allièrent à Sparte contre Athènes. Le monde grec fut concerné par ce conflit.

 

 

L'éclatement du monde grec ou la guerre du Péloponnèse

 

Lorsque la guerre du Péloponnèse reprit, ce fut d'abord plusieurs conflits locaux qui opposèrent Athènes à Corinthe. De nombreuses cités entrèrent dans cette lutte, ce qui modifia les alliances, mais Athènes avait, à ce moment-là, une armée considérable et une flotte bien entraînée. Cette position de force n'allait pas durer. Périclès, souhaitant une issue rapide à cette guerre, mit en place une stratégie qui devait apporter la victoire grâce à sa flotte maritime. Périclès ne parvint pas à concrétiser ce plan. Athènes fut surprise par la résistance péloponnésienne. En plus une épidémie de peste éclata dans Athènes où la population avait été rassemblée. La concentration de la population favorisa le développement de cette maladie, rendant plus compliquée toute action. Périclès mourut d'ailleurs de la peste en 429 avant notre ère. Cléon, un riche tanneur lui succéda. Désirant coût que coûte maintenir l'empire d'Athènes, Cléon tenta de mener une politique dans ce sens, mais il ne fut pas à la tête de la cité longtemps, car il mourut lors du siège d'Amphipolis en 421 avant notre ère.

 

Le conflit dura donc. Athènes commença à perdre des alliés. La guerre s'étendit de la Grèce septentrionale aux côtés d'Asie Mineure. Cependant une paix fut conclue entre Sparte et Athènes en 421, mais tous les belligérants n'y prirent pas part. La paix de Nicias (qui fut un homme politique et un général athénien) ne mettait donc pas vraiment fin au conflit. La guerre recommença dès qu'Athènes décida de mener une expédition en Sicile.

 

Cette expédition en Sicile était une décision qui avait été prise, certes par l'Assemblée, mais sous l'influence d'Alcibiade, autre homme politique de la cité d'Athènes. L'argument d'Alcibiade, pour justifier cette expédition, était d'apporter un soutien à quelques cités de l'île contre les ambitions syracusaines. Mais impliqué dans une affaire de sacrilège, Alcibiade prit la fuite, obligeant ainsi Nicias, défavorable à cette expédition, à mener les opérations militaires sur le terrain. Ce fut, en 413 avant notre ère, un échec pour Nicias qui y perdit la vie et pour Athènes.

 

Sparte vient en aide  aux Syracusains et s'établit en Attique.

 

À Athènes, les adversaires de la démocratie, profitant du mécontentement général, parvinrent à se rendre maître de la cité. Rapidement, ils essayèrent de négocier avec Sparte. Mais l'opposition des marins et des soldats de la flotte athénienne, qui se trouvait à Samos, parvint à faire échouer ce complot oligarchique. Si Athènes réussit à remporter quelques batailles, elle fut obligée de capituler en 405 lors de la bataille d'Aigos-Potamos. Athènes signa donc la paix, dictée par Sparte en 404 avant notre ère.

 

 

Le moment des hégémonies

 

Après les guerres du Péloponnèse, le monde grec du IV e siècle connut différents changements causés par ce conflit. L'un de ces bouleversements fut le déclin de la cité grecque. Il est vrai que les guerres du Péloponnèse avaient causé de grandes pertes humaines et avaient aussi fragilisé l'économie. Toutefois, le territoire grec n'avait pas été touché de la même façon par ce conflit. L'Attique fut touché, mais l'équilibre de la cité ne fut pas remis en cause, par contre le Péloponnèse souffrit beaucoup plus. Les troubles furent si grands que parfois une tyrannie se mit en place mais elle fut différente de celle de l'époque archaïque. Le tyran était, en effet, une espèce de chef  de mercenaires qui rapidement se rendait maître de la cité afin d'y faire régner sa loi.

Durant le IV e siècle avant notre ère, la Grèce fut confrontée au mercenariat qui était l'une des conséquences de cette grave crise sociale. La misère poussa donc la population à se louer au plus offrant, ce qui mit en danger chaque cité tout en pouvant les protéger.

À Athènes, les stratèges devinrent peu à peu des professionnels de la guerre qui choisirent de confier à d'autres la politique intérieure tandis que les stratèges s'appropriaient la politique extérieure, ce qui leur permettait d'agir plus librement et en ayant à l'esprit leurs propres préoccupations. Ce modèle concernera d'autres cités dès la seconde moitié du IV e siècle avant notre ère.

 

Malgré les nombreuses difficultés, la démocratie  fut restaurée des 403, l'empire retrouva plus au moins les frontières qu'il avait eues vers 378 avant notre ère. Athènes sembla être sur le point de reprendre l'hégémonie du monde grec.  Il est vrai aussi que Sparte commençait à connaître de grandes difficultés mais nous avons peu de renseignements sur cette crise interne. Cette situation a sans doute conduit aux révolutions du III e siècle avant notre ère.

 

Le déclin de la puissance militaire de Sparte fut indéniable. D'ailleurs cette cité, qui avait perdu des alliés, n'était plus en mesure  de maintenir une politique extérieure.

 

S'il est vrai qu'Athènes profita de la faiblesse de Sparte, il est vrai aussi qu'une autre cité émergea : Thèbes. Mais cette cité employa des mercenaires pour lesquels elle devait trouver de l'argent. Les cités grecques finirent par s'affaiblir les unes les autres, ce qui conduisit à de nouvelles guerres dès 357 avant notre ère. Aucune cité dorénavant ne parvint plus à prétendre à l'hégémonie.

 

 

Philippe II de Macédoine

 

En 359 avant notre ère, Philippe II de Macédoine arriva au pouvoir. Roi d'un royaume, qui devint de plus en plus puissant, Philippe II de Macédoine profita de l'épuisement des différentes cités pour s'immiscer dans les conflits entre cités. Petit à petit, il réussit à conquérir toute la Grèce : d'abord la Thrace, puis la Thessalie. Les autres cités ne réagirent pas face à cet homme qui parvenait à étendre progressivement son influence sur le monde grec. Si les cités souhaitaient le faire, elles étaient peu entendues. En plus Philippe II de Macédoine réussissait à convaincre d'autres gens à le suivre.

En 346 avant notre ère, Philippe II de Macédoine parvint à entrer au conseil amphictyonique (qui administrait les sanctuaires de Delphes) et devint alors l'arbitre du monde grec.

Démosthène, qui avait déjà réagi voilà peu contre Philippe II de Macédoine, mais sans trouver de soutien, parvint à faire entendre son mécontentement. Une coalition fut créée autour d'Athènes, de quelques cités du Péloponnèse et de Thèbes afin de s'opposer à Philippe II de Macédoine, mais ce dernier sortit vainqueur en 338 à Chéronée, en Béotie.

 

Une paix fut alors conclue et Philippe II de Macédoine réussit à établir un pacte d'alliance : la ligue de Corinthe. Philippe II de Macédoine devint, de fait, l'hégémon du monde grec. Le roi de Macédoine désira mener contre les rois de Perses une guerre à la fois de vengeance et de conquête. Il n'eut pas le temps de réaliser ce projet car il fut assassiné en 336 avant notre ère, laissant le pouvoir à son fils, Alexandre Le Grand.


FIN DE LA QUATRIÈME PARTIE 

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Published by Clélie - dans Histoire
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