Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

Présentation du Blog

Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

Recherche

Archives

Pages

12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 10:07

Ce verbe vient du latin classique pungere qui signifie "piquer" d'où le glissement de sens moral de "faire souffrir, tourmenter".

En Ancien Français, ce verbe a d'abord le sens de "piquer" notamment quand on éperonne un cheval.

Quand il est employé transitivement, ce verbe a le sens de "courir à l'attaque" d'où "charger".

Quand il est employé intransitivement, avec un sujet inanimé, ce verbe a le sens de "apparaître sous forme de pointe" d'où "paraître". Quand le sujet est une plante, le verbe a le sens de "commencer à pousser".

Ce verbe a aussi le sens technique de "coudre, broder".

Le dernier sens de ce verbe est un sens moral : "faire souffrir, tourmenter".

 

Lorsque poindre est un substantif, il est masculin et a le sens de "combat, course".

 

Il existe des dérivés :

Poignant : cet adjectif a le sens de "piquant, pointu" ou de "actif, efficace".

L'expression a poignant signifie "en piquant des deux, en se précipitant"

Poigneor : ce substantif masculin désigne "celui qui pique ou celui qui coud".

 

En Moyen Français, le verbe demeure. Son premier sens est "éperonner".

Ce verbe conserve le sens de "piquer" et prend aussi le sens de "percer".

D'autres sens apparaissent, comme "pousser", "stimuler", "troubler".

Lorsque poindre est un substantif, il est toujours masculin et a les sens de "joute" et de "pousse" en parlant d'une herbe.

Poignant demeure. Il garde les sens de "piquant" et "actif, efficace". Il prend aussi les sens de "pointu, aigu, strident".

L'adverbe poignement apparaît. Il a le sens de "malveillante".

Pointure : ce substantif féminin est employé dans plusieurs expressions. Poinctures de ces mouches désignent une "piqûre".  Poinctures de la peur désignent une "atteinte". Poincture amoureuse a le sens de "douleur poignante".

Pointoyer : ce verbe signifie "piquer", "marquer les points" et "étinceler" en parlant des yeux.

Pointeler : ce verbe a le sens de "commencer à apparaître".

 

En Français Classique, poindre demeure mais ne conserve que peu de sens. Il reste en usage dans la phrase proverbiale "Oignez vilain, il vous poindra, poignez vilain, il vous oindra", ce qui signifie "caressez un malhonnête homme, il vous fera du mal, faites-lui du mal, il vous caressera".

Poindre n'a plus que les sens de "paraître" pour le jour et de "pousser" pour l'herbe. Dans la langue littéraire, il garde le sens de "piquer, faire souffrir".

Ces sens sont encore dans l'édition de 1932 du Dictionnaire de l'Académie française.

Poignant demeure avec le sens de figuré de "qui blesse". Il a fréquemment le sens de "très émouvant".

Partager cet article

Repost 0

commentaires