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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 10:04

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Apollonius prit donc la mer afin de se rendre à Cyrène en Pentapole, mais en mer, il fut victime d’une tempête. Seul survivant du naufrage, il se retrouva sur le port de Cyrène. Là, il se lamenta.

Après avoir sollicité le secours d’un vieillard, Apollonius fut aidé par un pêcheur. Ce dernier lui indiqua qu’à quelque distance d’ici, se trouvait la cité de Cyrène. Là, Apollonius pourrait trouver du travail. Le lendemain, il se rendit à Cyrène et arriva au moment où Archestrate, roi de Cyrène, apprenait à nager. Apollonius aida le roi et participa à d’autres activités, toujours aux côtés du roi qui apprécia beaucoup sa présence.

Lorsqu’Apollonius fut parti, le roi demanda à l’un de ses serviteurs qui était l’homme qui l’avait servi si gentiment. Le roi, Archestrate, apprit vite qu’il s’agissait d’un naufragé. Le roi demanda alors que l’on allât chercher cet homme afin qu’il mangeât avec lui.

Apollonius, par ordre du roi, fut revêtu d’habits royaux. A table, la fille du roi remarqua ce jeune homme triste et demanda quelques renseignements à son sujet. Mais son père ne put que lui dire qu’il s’agissait d’un naufragé.

La jeune fille vint l’interroger, mais « […] Apolonie, qui eust le cuer sarré, ne peut mot dire Apollonius » (i.e. « […] le cœur d’Apollonius se serra et il ne put prononcer un mot »). C’est pourquoi, le roi encouragea sa fille à chanter, ce qu’elle fit.

Mais Apollonius se mit à pleurer en l’écoutant. Après avoir chanté, la jeune demoiselle retourna questionner Apollonius qui répondit :

« -Damoiselle, se tu me demandes mon nom, je l’ay pardu en mer, et se tu enquiers de ma noblesse, je l’ay laissee en Tarce.» (i.e. « Mademoiselle, si tu me demandes mon nom, je l’ai perdu en mer, et si tu t’enquiers de ma noblesse, je l’ai laissée à Tarse. »)

Le repas achevé, le roi vint voir Apollonius. Mais ce dernier, craignant toujours la colère d’Antiochus, déclara qu’il s’appelait le Naufragé, nom qu’on lui donna durant deux ans.

La fille du roi s’occupa d’Apollonius, mais celui-ci demeurait toujours aussi triste.

Alors qu’elle jouait de la harpe devant l’assistance, Apollonius demeurait silencieux, ce qui vexa le roi, Archestrate. Apollonius lui répondit alors que : "Vostre fille est encheue en l'art de musique, mais elle n'en a riens aprins." (i.e. "Votre fille est douée pour la musique, mais elle n'a rien appris de cet art.")

Puis il demanda une harpe qu'on lui apporta. Apollonius joua si bien que l'assistance fut sous le charme, la fille du roi tomba même amoureuse de lui et offrit au Naufragé, Apollonius, tout ce que son père lui permit d'offrir.

Selon le souhait de la jeune fille, Apollonius devint son précepteur. " Et lors se pena moult de monstrer et enseigner la fille du roy en tout bien et honneur tant a jouer de la harpe comme es autres jeux et esbatemens honnourables, tant [que] le roy le  prisa et ayma moult et luy fist livrer moult bel estat." (i.e. "Apollonius se donna beaucoup de mal pour apprendre à la fille du roi, selon les règles de l'éducation et de l'honneur, tant à jouer de la harpe qu'à pratiquer d'autres jeux et divertissements honorables, si bien que le roi l'estimait et l'aimait beaucoup et lui fit une très belle situation.")

L'éducation de la jeune fille se poursuivit. Elle tomba amoureuse d'Apollonius, ce qui la rendit malade.

Deux prétendants, le fils du roi de Chypre et le fils du roi de Hongrie, virent la demander en mariage. Le roi, son père, les reçut et leur expliqua que sa fille choisirait le mari qu'elle désirait. Après avoir séjourné huit jours dans la demeure royale, les deux prétendants voulurent une réponse. Le roi répondit que sa fille n'avait pas encore choisi mais qu'elle donnerait sa réponse au printemps suivant.

Quand ils revinrent en mai, la jeune fille dit à son père "que nul autre mary [ne vueil], se n'est celluy qui plus a eu de fortunes en mer." (i.e. "que [elle] ne veu[t] d'autre mari que celui qui a subi le plus de malheurs en mer.")

Le roi demanda aux deux prétendants de rédiger, sur une fiche, les malheurs qu'ils avaient pu subir en mer. Apollonius fut chargé de transmettre ces fiches à la jeune fille. Seul Apollonius comprit que la fille du roi désirait le prendre pour époux, ce que le roi accepta après avoir écouté Apollonius.

Le roi annonça donc aux deux prétendants que sa fille n'épouserait aucune des deux hommes. Les deux prétendants décidèrent de déclarer la guerre au roi.

Dès le début du conflit, la guerre tourna en faveur des deux fils de roi. C'est pourquoi, la fille du roi arma Apollonius qui vaillamment alla au combat. Apollonius, chevalier aux armes vermeilles, sauva la vie du roi et parvint à vaincre les armées de Chypre et de Hongrie. Puis il se retira discrètement du champ de bataille.

Quand le roi apprit qu'il devait sa victoire et sa vie au chevalier aux armes vermeilles, il fit crier par ses hérauts que cet homme devait se présenter, mais personne ne vint.

Seule, la fille du roi savait qui était ce chevalier. Elle alla tout conter à son père qui annonça alors à ses barons sa volonté

[ à partir d'ici, le passage vint d'un autre manuscrit que celui de Vienne qui présente pour ce passage une importante lacune]

de marier sa fille à Apollonius. Le mariage fut célébré.

Quelques mois plus tard, la jeune mariée attendait un enfant. Tandis que la couple marchait le long de la plage, Apollonius aperçut un bateau battant pavillon de son pays. Il s'en approcha et questionna le capitaine qui lui apprit qu'Antiochus et sa fille étaient morts foudroyés. Apollonius pouvait donc retrouver son royaume.

Apollonius annonça à son épouse, sur le point d'accoucher, qu'il devait se rendre à Tyr. Elle voulut l'accompagner. Ils prirent la mer, laissant le père de la jeune fille.

L'accouchement eut lieu en mer, mais il donna à la mère l'aspect d'une morte. Apollonius fut désespéré et accepta à contre cœur que le corps de sa femme soit livré à la mer.

Le corps de son épouse fut déposé dans un "coffre bien poli" avec vingt besants d'or et une lettre. Il fut jeté à la mer. Le nourrisson, une fille, fut confié à quelqu'un qui l'éleva.

 

Le coffre arriva sur les rivages d'Ephèse. Un médecin, prénommé, Crémon, voyant le coffre échoué sur la plage, le fit transporter chez lui. Le disciple de Crémon se rendit compte que la dame était simplement inconsciente. Des soins lui furent donnés et elle reprit connaissance. Elle dit qui elle était. Crémon l'adopta.

[retour au manuscrit de Vienne]

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE

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