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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 09:01

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Janis Lyn Joplin naît le 19 janvier 1943 à Port Arthur au Saint Mary's Hospital.

Port Arthur est une cité de soixante mille habitants. Située au Sud Est du Texas, cette ville vit du raffinage. La population qui réside ici est essentiellement patriote et conservatrice alors qu'une partie importante des habitants est noirs.

La famille Joplin vit alors au 4048 Procter Street dans une maison qui n'existe plus. En août 1947, comme la famille vient de s'agrandir, elle déménage au 3130 Lombardy Street, dans un quartier semi-résidentiel de Griffin Park.

Le père de Janis s'appelle Seth Ward Joplin. Diplômé en technologie, il est ingénieur mécanicien pour la Texaco Compagnie, puis est nommé superviseur en chef dans la même société. Tolérant mais de nature pessimiste, Seth Ward Joplin est un grand lecteur. Il donne à Janis le goût la lecture qu'elle conservera toute sa vie.

Dorothy Bonita East, la mère de Janis, est venue du Nebraska quand elle avait vingt-deux ans. D'origine campagnarde, elle est une fervente croyante. Elle travailla comme archiviste universitaire puis comme administratrice de collège. A la naissance de son aînée, Janis, elle abandonna son métier pour se consacrer à ses enfants.

Le couple, qui s'est marié en octobre 1936, a eu trois enfants : Janis, Laura et Michael. Cette famille appartient à la classe moyenne de l'époque.

Janis Joplin a une enfance heureuse. Elle suit des cours de dessins et découvre, vers l'âge de douze ans, des peintres comme Degas, Modigliani et Picasso. Mais l'étouffement religieux imposé par la mère de Janis finit par oppresser sa fille. Cependant la vie de Janis demeure calme.

Janis est une élève plutôt douée, mais réservée. Elle a quelques amis dont Jack Smith, Tim Berryman et Karleen Hebert.

Janis écoute avec une amie des disques : Glenn Miller, Jimmy Reed… Elle prend l'habitude de chanter par dessus les morceaux qu'elle entend à la radio.

A quatorze ans, Janis fréquente le Little Theater de Port Arthur. Elle noue alors ses premières amitiés, masculines pour la plupart : Grant Lyons, Dave Moriaty et Jim Langdon de deux ans son aîné et qui tiendra un rôle important dans sa vie.

Janis, qui est immature émotionnellement et précoce intellectuellement, commence à voir les choses autrement. Elle porte un regard critique sur la société. Elle prend d'autres habitudes vestimentaires. Elle découvre aussi d'autres écrivains, notamment Francis Scott Fitzgerald et d'autres chanteurs comme Odetta. Janis affirme donc sa singularité.

Avec les adolescents qu'elle a rencontrés, elle passe du temps. Souvent le groupe se réunit au bord du lac Sabine ou parfois en Louisiane qui est de l'autre côté du fleuve. Les adolescents boivent d'abord de la bière puis rapidement des alcools forts comme le Southern Comfort qui est une liqueur de whisky.

 

En 1957, Elvis Presley est n°1, Jack Kerouac vient de publier On th Road (Sur la Route), le mouvement beatnik (qui signifie pour certains "les déglingués" et pour les autres "les vaincus") est un mouvement contestataire qui est né à San Francisco et qui semble être à son apogée, les mentalités évoluent rapidement… L'usage des drogues comme le LSD (qui n'est pas encore interdit à l'époque) devient courant. C'est à ce moment-là que Janis commence à connaître ses premiers soucis. Elle se déclare, en effet, favorable à l'intégration racial des Noirs. C'est aussi à ce moment-là que les autres élèves commencent à l'éviter.

Comme Janis est de plus en plus souvent du côté des minorités, elle se sent à l'étroit à Port Arthur. En plus, son physique lui vaut des remarques blessantes qui conduisent Janis à se fabriquer une carapace psychologique. Elle est parfois agressive dans ses réponses et acquiert peu à peu le sens de la répartie.

Elle reste certes avec sa bande de copains mais mise de plus souvent à l'écart par les élèves de sa classe, elle se réfugie dans la lecture et s'isole. Elle continue de peindre et d'écouter de la musique.

En 1960, Janis entre au lycée Thomas Jefferson de Port Arthur, mais elle se retrouve de nouveau à l'écart. Cette même année, elle découvre Jack Kerouac et les différents écrits de la Beat Generation. Elle apprend ce que font les beatniks californiens de North Beach à San Francisco et ceux de Greenwich Village et East Village à New York : ils forment une élite intello marginale, passionnée de jazz, tandis que les hippies formeront un mouvement plus populaire.

Janis garde l'habitude d'écouter de la musique tout en couvrant la voix des chanteurs. Elle continuera à travailler de cette façon quand elle sera devenue célèbre.

 

Avec Jim Langdon et deux autres amis, elle parvient à se rendre en Louisiane à La Nouvelle Orléans. Le but de cette escapade était de découvrir des bastringues dans lesquels on joue du jazz et du blues, de la soul et du rock. Après cette soirée bien arrosée, les quatre compagnons reprennent la route et ont un accident. Les parents de Janis en sont informés et réalisent que leur fille est devenue incontrôlable. La mère de Janis fait appel à un psychologue, chose à la mode à cette époque. Janis, dont la mauvaise réputation a pris de l'ampleur, se réfugie dans la lecture et le dessin.

Toutefois, la petite bande continue de se voir. Un jour, Janis surprend ses amis en chantant comme Odetta. Les garçons l'encouragent alors dans cette voie. Janis continue de chanter en écoutant de la musique délaissant le dessin et la peinture.

Ce travail régulier permet de donner à la voix de Janis des intonations blues et noires. Janis aura donc toujours une texture vocale particulière. Comme Bessie Smith, que Janis admire au point de lui faire faire en août 1970 avec John Hammond une stèle portant une épitaphe, Janis Joplin parviendra à imposer son répertoire, sa façon de s'habiller et sa bisexualité.

En juin 1960, Janis quitte le lycée pour le Lamar Tech qui est proche de Beaumont, mais elle n'y reste pas longtemps. Sa mère la pousse à s'inscrire dans une formation de perforatrice informatique et de dactylo, mais ce cursus la plonge dans la dépression. Janis prend conscience que son avenir n'est pas à Port Arthur. Finalement au début de l'été 1961, ses parents, conscients de sa dépression, la laissent partir à Los Angeles chez ses tantes. Lorsqu'elle revient au Texas, elle reprend le chemin de la fac, mais ce séjour l'a changé. Elle a découvert que les beatniks, ce n'était pas seulement dans les livres. Elle a aussi découvert que le mode de vie de la Californie est fort différent de celui du Texas.

Elle regrette la Californie. Elle parvient, grâce à Jim Langdon, à chanter dans quelques petits clubs de la région en échange de quelques verres. Janis chante donc en public, sans que celui-ci n'adhère vraiment.

Les parents de Janis regrettent d'avoir été à l'origine du séjour de leur fille en Californie, car Janis a beaucoup changé.

A l'été 1962, Janis exerce différents petits métiers. Lorsqu'elle ne travaille pas, elle se rend de temps en temps en Louisiane avec Jack Smith dans des bastringues peu recommandables.

A la rentrée, Janis s'inscrit aux Beaux-Arts à Austin. Elle choisit de vivre dans un lieu surnommé avec dérision le Ghetto. Il s'agit, en fait, de bâtiments militaires de bois qui datent de la Seconde Guerre mondiale et qui ont été réaménagés en studios à faible loyer. Elle mène alors la vie qui lui plaît. Les nuits blanches sont nombreuses. Comme d'autres, Janis boit de l'alcool, ce qu'elle faisait déjà. Elle choque par son langage, mange à n'importe quel moment et n'importe quoi.

Dans ce Ghetto, Janis fait la connaissance de Dave Moriarty et Gilbert Shelton, cartoonistes. Lors de ces soirées, Gilbert Shelton joue de la guitare tandis que Janis chante en s'accompagnant de l'autoharp.

Chaque mercredi soir, Janis chante au foyer des étudiants de l'Union Building nommé le Chuckwagon, rejoignant le duo Waller Creek Boys qui devient alors les Waller Creek Boys Plus One. Leur musique est folk tendance bluegrass. Janis commence à composer quelques chansons.

En décembre 1962, chez John Riney, alors qu'elle n'a que dix-huit ans, Janis enregistre pour la première fois un blues de sa composition : "What Good Can Drinkin' Do". Le même mois, au Threadgill's avec Powell St.John et Lanny Wiggins (qui sont les deux membres des Waller Creek Boys), Janis enregistre trois autres morceaux : "Nobody Knows You When You're Down and Out", "St.James Infirmary" et "Walk Right In". D'autres morceaux seront enregistrés l'année suivante. A partir de ce moment, Janis jouit d'une notoriété locale.

Le trio continue de chanter au Chuckwagon, puis le jeudi soir, au Threadgill's Bar and Grill qui est une station-service transformée en taverne western. Mais dans ce milieu surtout masculin, Janis doit s'imposer, non seulement par la voix, mais aussi parfois par la force. Restée timide, Janis se désinhibe grâce à l'alcool.

Janis n'entretient aucune relation stable et papillonne entre les hommes et les femmes.

A la suite d'une mauvaise plaisanterie, Janis décide de repartir pour la Californie. Elle veut se rendre à San Francisco avec à l'esprit la possibilité de devenir chanteuse. Elle laisse une lettre à sa famille et en janvier 1963, après avoir chanté au Threadgrill's, Janis, en compagnie de Chester Helms, fait du stop.

Chester Helms sera la bonne étoile de Janis. L'intuition, dont il fait preuve, lui permet d'avoir une langueur d'avance. Il sera d'ailleurs l'un des principaux acteurs de l'éclosion de la scène hippies des environs de San Francisco vers 1965.

En chemin, Chester Helms offre la possibilité à Janis de chanter ici et là. Janis découvre d'autres auteurs dont Wilfred Owen, mort sept jours avant l'Armistice de la Première Guerre mondiale.

Janis, grâce à Chester Helms, chante régulièrement à la Coffee Gallery de Leo Siegler. Mais Janis finira par s'affranchir de Chester Helms. Janis continue de chanter son répertoire habituel dans différents coffeehouses de North Beach. Durant cette période, Janis abuse à la fois de l'alcool mais aussi des drogues. Une mauvaise période débute. Moment d'autant plus dur que Janis ne veut faire aucun compromis. Elle vit de petits boulots et parvient à s'organiser et ouvrir un compte en banque !

Cette même année, elle retourne à Port Arthur afin de voir ses parents. Elle ne rompra jamais le contact avec sa famille.

L'été 1964, Janis se rend à New York avec une amie, Linda Pooole. Mais les deux amies boivent et se défoncent aux amphétamines (qui ne sont pas encore illégales). Parfois, Janis chante du folk blues dans un club de Greenwich Village. Heureusement, Janis ne reste pas longtemps ici et repart pour San Francisco après avoir pris le temps de rendre visite à ses parents. Mais dès son retour en Californie, Janis essaie l'héroïne et commence à dépérir. Elle reçoit même la visite inattendue de son père inquiet pour sa santé.

Sa dépression se poursuit. Elle reste une chanteuse occasionnelle. Fin 1964, Janis chante avec un brillant guitariste de blues, Jorma Kaukonen. Dans le même temps, Janis fréquente un homme qui est en fait un mythomane. Janis ne comprend pas à qui elle a affaire.  Elle continue de jouer avec le feu en prenant des drogues. Janis va de plus en plus mal. Pourtant elle parvient à enregistrer quatre morceaux dont "Black Mountain Blues" et "River Jordan".

Fort malade, elle tente de se faire admettre à l'hôpital, mais en vain. Janis continue de sortir avec cet homme, mais leur liaison devient dangereuse. Grâce à Chester Helms, Janis retourne pour plusieurs mois auprès de ses parents. Les différents produits que Janis a consommés, l'ont considérablement amaigri. Ses parents prennent peur. Entourée, aidée, Janis va réussir à s'en sortir, mais elle vit ce retour à la case départ comme un échec. Pourtant elle réalise qu'elle peut compter sur ses parents, ce qui sera toujours vrai.

Elle s'habille de manière classique, se coiffe comme le font les femmes de l'époque. Elle annonce à ses parents qu'elle souhaite se marier avec son compagnon, mais ce mythomane finit par laisser Janis. C'est une nouvelle blessure.

Puis peu à peu, elle fait son retour dans les bars et les coffeehouses de Beaumont et d'Austin. Elle y chante mais elle y boit aussi.

 

Au printemps 1965, à San Francisco, le guitariste, Sam Andrew fait la connaissance de Peter Albin lui aussi guitariste. Les deux hommes créent le groupe Blue Yard Hill. Ils vivent dans une grande maison qui appartient à l'oncle de Peter Albin et été divisée en une vingtaine de chambres. Chester Helms est des leurs. Il fait découvrir James Gurley, guitariste, aux deux hommes.

Au début de l'été 1965, Sam Andrew et Peter Albin ont constitué un groupe avec d'autres musiciens. Ils se choisissent un nom The Holding Company (qui désigne une grosse société mais aussi le fait de détenir de la drogue). Mais Chester Helms, en référence à George Orwell, fait ajouter Big Brother. Le groupe s'appelle donc Big Brother and the Holding Company.

Durant ce temps, sur la côté Ouest naît un mouvement pacifiste contre la guerre du Viêt-nam.

Jim Langdon, un ami de lycée de Janis, donne un coup de pouce au destin. Il lui permet de rechanter, alors qu'elle hésite à franchir le pas. Janis a, en effet, peur de retomber dans la drogue. Après un passage à l'Eleventh Door, Jim Langdom rédige un article dans l'Austin American-Statesman. Cet article lui permet d'entrer en contact avec un groupe en formation : les 13 th Floors Elevators. Mais le destin l'attend ailleurs.

 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

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Published by Clélie - dans Art : musique
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