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Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 10:09

Source

Illustrée par Suekichi Akaba, cette histoire est un conte populaire mongol.

 

Au nord de la Chine se trouve la Mongolie. Les peuples, qui habitent ce pays, vivent de l'élevage d'animaux. Ils ont un instrument de musique appelé morin-tehour ce qui signifie "viole à tête de cheval".

"On l'appelle ainsi parce que l'extrémité de son manche a la forme d'une tête de cheval." Voyons pourquoi !

"Dans l'immense steppe mongole" vivait un berger prénommé Suho. Il se levait tôt et s'occupait d'une vingtaine de moutons.

Comme il avait une belle voix, il chantait souvent à la demande des autres bergers qui venaient faire paître leurs bêtes. Son chant était entendu dans la steppe.

Un soir, alors qu'il faisait presque noir, Suho n'était pas revenu avec son troupeau, ce qui inquiétait sa grand-mère et les habitants du campement. Tout à coup, le garçon apparut avec dans ses bras "un petit poulain blanc qui venait juste de naître."

Suho raconta à l'assistance que, sur le chemin du retour, il avait vu ce poulain qui "se débattait, couché par terre.."

N'ayant aperçu ni maître, ni jument, il avait décidé de ramener l'animal afin que les loups ne le mangent pas.

 

Suho prit grand soin du poulain qui fut appelé Tchagan Morin, ce qui veut dire "Cheval Blanc".

Une nuit, les hennissements du cheval réveillèrent Suho. Quand il arriva près de la bergerie, Suho vit Tchagan Morin "cabré face au loup". Le cheval tentait de protéger le troupeau. Quand Suho eut chassé le loup, il alla près de son cheval en nage et le félicita.

 

Le temps passa.

Quand le printemps arriva, la nouvelle d'une grande course de chevaux organisée par le seigneur des environs parvint jusqu'au campement de Suho. Le vainqueur de la course aurait la main de la fille du seigneur. Poussé par ses camarades à participer à cette course, Suho partit.

Quand il arriva "sur le champ de course", Suho vit de nombreux concurrents et le seigneur "assis sur une estrade".

"La course commença." Les cavaliers s'élancèrent. Bientôt Suho fut en tête. Il gagna la course.

Suho dut se présenter devant le seigneur. Quand ce dernier vit ce pauvre berger, il ne voulut pas tenir sa promesse et proposa de l'argent pour obtenir le cheval. Mais Suho se mit en colère et déclara qu'il ne souhaitait pas vendre son animal.

Irrité par le refus du jeune berger, le seigneur ordonna qu'on fouettât Suho. Ce qui fut fait, tandis que le seigneur s'emparait du cheval.

Suho, blessé, fut secouru par un ami, qui le ramena chez lui. Il fut soigné par sa grand-mère. Quand il fut guéri, Suho pensa sans cesse à son cheval.

 

Le seigneur, fier de cette prise, la montrait à tout le monde. Il fit même organiser une fête afin de montrer ce beau cheval blanc à ses invités.

Lorsque les laquais eurent amené le cheval, le seigneur voulut monter dessus. Mais Tchagan Morin se cabra faisant tomber son cavalier. Le cheval prit la fuite. Le seigneur demanda à ses laquais de tirer sur lui. Les flèches se plantèrent dans le dos du cheval qui continua sa course.

Le soir, alors qu'il était sur le point de se coucher, Suho entendit du bruit, mais n'eut pas de réponse quand il demanda qui était là. Sa grand-mère sortit et vit le cheval. Elle prononça son nom, ce qui fit sortir Suho. Le cheval, blessé, saignait beaucoup, mais il était auprès de son maître.

Suho soigna son cheval, mais Tchagan Morin, à bout de force, mourut dans la nuit.

Suho fut bouleversé. Il ne trouva plus le sommeil. Pourtant une nuit, il parvint à s'assoupir. Il rêva de son cheval qui lui dit ses mots : "Ne sois pas si triste ! Avec mes os, mon cuir, mes tendons et mes crins, tu vas fabriquer un instrument de musique. Ainsi, je serai toujours près de toi et je te consolerai…"

Quand Suho se réveilla, il travailla à la création de l'instrument de musique dont lui avait parlé Tchagan Morin en songe.

L'instrument de musique fut vite terminé. Il s'agissait du Morin-tehour.

Partout où il allait, Suho emportait son instrument. Quand il en jouait, il pensait aux moments qu'il avait connus avec son cheval. En jouant, il avait le sentiment que son cheval se trouvait à ses côtés.

Bientôt, l'instrument inventé par Suho, se répandit dans toute la steppe mongole. Les bergers aiment à l'écouter le soir après une journée d'effort.

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