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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 10:08

Né le 2 décembre 1886, Jean de La Ville de Mirmont est le fils d'Henri de La Ville de Mirmont. Ce dernier "latiniste fameux qui occupait une chaire à l'Université [de Bordeaux] et qui au Conseil Municipal, siégeait à gauche", avait été normalien en 1877.

Jean de La Ville de Mirmont passa sa jeunesse à Bordeaux où il fit la connaissance de François Mauriac qui "a tout fait pour perpétuer son souvenir" après sa disparition lors de la Première Guerre mondiale.

A l'âge de dix ans, il eut des ennuis de santé. Sa vue fut affectée. La disparition prématurée d'un frère et d'une sœur puînés renforça l'intimité entre lui et sa mère. Peu après, il retrouva la vue petit à petit.

Il fit de brillantes études littéraires à la faculté. Après un passage rapide dans l'Infanterie, il se consacra à la poésie. Il quitta Bordeaux pour Paris où il retrouva François Mauriac. Il devint rédacteur à la Préfecture de la Seine.

Entre 1910 et 1914, il fit paraître quelques contes dans Paris-Journal, quelques poèmes dans La Revue-Hebdomadaire et Les Marges et une longue nouvelle dont le titre est Les dimanches de Jean Dézert.

En juin 1914, il revint voir François Mauriac alors sur le point de se marier. Puis "dès la déclaration de guerre, il rangea ses papiers, réunit les vers qu'il jugeait dignes de lui survivre et courut les bureaux de recrutement pour être versé dans le service armé (à quoi son extrême myopie l'avait rendu impropre)."

Il mourut le 28 novembre 1914 au Chemin-de-Dame à Verneuil.

Avant de partir, il avait laissé ce poème :

Le Grand Voyage

Cette fois mon cœur, c'est le grand voyage,

Nous ne savons pas quand nous reviendrons.

Serons-nous plus fiers, plus fous ou plus sages ?

Qu'importe mon cœur puisque nous partons !

 

Avant de partir, mets dans mon bagage

Les plus beaux désirs que nous offrirons.

Ne regrette rien, car d'autres visages

Et d'autres amours nous consoleront.

 

Cette fois, mon cœur, c'est le grand voyage.

 

 

En 1920, la Société littéraire de France publia avec des bois gravés de Léon Dusouchet, L'Horizon chimérique.

Gabriel Fauré qui s'enthousiasma à la lecture de ce recueil de poèmes, composa quelques mélodies. Créé le 13 mai 1922 à la Société nationale par Charles Panzéra, baryton, L'Horizon chimérique fut enregistré, peu avant la mort de Gabriel Fauré en 1924, pour Gramophone. Je me suis embarqué et Diane, Séléné, lune de beau métal figurent  dans l'actuel EMI Classics Références.

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Published by Clélie - dans Biographies
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