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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 11:12

 Le vaillant petit tailleur

 

Un tailleur, qui s’était préparé quelques tartines de marmelade, achevait son travail. C’est alors que des mouches s’intéressèrent à ses tartines. Il parvint, à l’aide d’un vieux chiffon, à en tuer sept d’un coup. Fier de cet exploit, « le petit tailleur se coupa une ceinture, la cousit et y broda en grandes lettres : « Sept d’un coup ! ». » Avec cette ceinture nouée autour du corps, il décida qu’il devait faire connaître son exploit aux habitants de sa ville. Puis estimant que cela ne suffisait pas, il « décida d’aller courir le vaste monde. »

En chemin, il rencontra un géant qui le toisa. Le petit tailleur lui fit voir sa ceinture, ce qui inspira du respect de la part du géant. Toutefois, le géant décida de soumettre le tailleur à l’épreuve. A chaque fois, grâce à une ruse, le petit tailleur sortait vainqueur des défis imposés par le géant. Ce dernier proposa alors au tailleur de venir pour une nuit dans sa taverne.

Quand tous deux arrivèrent, d’autres géants étaient déjà là. Le géant offrit son lit au petit tailleur qui préféra se blottir dans un coin de la taverne pour trouver le sommeil. Quand le géant estima que le tailleur était endormi, il frappa son lit croyant assommer son hôte. Le matin, lorsque les géants virent le tailleur sortir de la taverne, ils prirent peur.

 

Le petit tailleur continua son chemin. Quand « il se trouva dans la cour d’un palais royal, […], il se coucha dans l’herbe et s’endormit. » Tandis qu’il sommeillait, des hommes l’aperçurent et à la lecture de sa ceinture, allèrent dire au roi que cet homme pourrait leur être utile en cas de guerre.

A son réveil, le petit tailleur trouva l’ambassadeur chargé de lui transmettre le message du roi. Le petit tailleur accepta « de prendre du service dans l’armée », mais cela contraria les militaires qui demandèrent congé au roi.

Dérouté par le départ de ses militaires, le roi proposa un défit au petit tailleur : s’il venait à bout de deux géants qui semaient le terreur dans une forêt de son royaume, le petit tailleur pourrait épouser la fille unique du roi et aurait la moitié du royaume.

Une fois de plus, grâce à la ruse, le tailleur réussit à mettre en colère un géant contre l’autre. Ils s’affrontèrent et trouvèrent la mort tous deux. Le petit tailleur « tira son épée et en assena quelques bons coups dans la poitrine de chacun des géants, puis il sortit du bois pour retrouver ses cavaliers. » Il déclara que le défit avait été relevé. Dubitatifs les cavaliers entrèrent dans la forêt et découvrir « les géants baignant dans leur sang, au milieu des arbres arrachés. »

 

Quand le tailleur demanda au roi la récompense promise, ce dernier « chercha un nouveau moyen de se débarrasser du héros. » Le tailleur devait maintenant venir à bout d’une licorne qui faisait de gros dégâts.

Une fois de plus, la ruse permit au tailleur de capturer la licorne. Mais le roi refusait toujours de tenir sa promesse. Cette fois, le tailleur devait « attraper un sanglier qui causait de gros dégâts dans la forêt » avec l’aide des chasseurs. Une fois encore, la ruse permit au tailleur de relever le défit. A contre-cœur, le roi tint sa promesse.

 

Quand la jeune fille comprit qui était son mari, elle fit part à son père de son chagrin. Ils complotèrent pour se débarrasser du tailleur, mais l’écuyer « attaché à son jeune maître, […] dénonça tout le complot. »

Sachant cela, le soir venu, le petit tailleur alla se coucher, comme à son habitude, feignit de dormir et parla dans un faux sommeil, effrayant ainsi ceux qui, devant sa porte de chambre, étaient chargés de se débarrasser de lui. « C’est ainsi que le petit tailleur devenu roi le resta toute sa vie. »

 

Cendrillon

 

« Un homme riche avait une femme qui tomba malade . » Avant de s’éteindre, l’épouse demanda à parler à sa fille unique à qui elle recommanda d’être toujours pieuse et bonne. Elle promit aussi à son enfant de toujours veiller sur elle.

 

Quelques mois plus tard, le père de la jeune fille se remaria. Sa nouvelle épouse avait deux filles « qui étaient jolies et blanches de visage, mais laides et noires de cœur. » La jeune fille fut privée de tout et dut travailler dur du matin au soir.

 

Quand un jour, le père de la jeune fille se rendit à la foire, il proposa à chacune des filles de leur ramener quelque chose. Alors que les deux sœurs désiraient de belles choses, Cendrillon –ainsi surnommée par les deux sœurs- demanda un rameau.

Quand le père fut de retour, il donna à chacune d’elles, ce qu’elles avaient demandé. Cendrillon alla sur la tombe de sa mère et y planta le rameau de noisetier. Cendrillon « pleura si fort que ses larmes tombèrent dessus et l’arrosèrent. » Le rameau grandit bien vite et devint un arbre sous lequel Cendrillon venait se recueillir. Un oiseau y venait aussi dès que Cendrillon était là. Chaque fois qu’elle « exprimait un souhait, l’oiseau faisait tomber entre ses mains ce qu’elle avait souhaité. »

 

Lorsque le roi donna une fête « afin que son fils pût choisir une fiancée », Cendrillon voulut s’y rendre mais sa belle-mère lui trouva des corvées à faire. Bien qu’avec l’aide des oiseaux, Cendrillon parvint à venir à bout de tout ce que lui avait été demandé de faire, Cendrillon n’eut pas le droit de se rendre au bal.

Seule dans la maison, elle décida de se rendre sur la tombe de sa mère et dit :

« Petit arbre, agite-toi et secoue-toi,

Jette de l’argent et de l’or sur moi. »

Aussitôt l’oiseau lui donna une « robe d’or et d’argent et des pantoufles brodées de soie et d’argent. »

Quand elle arriva ainsi habillée au bal, elle ne fut pas reconnue par sa belle-mère et ses filles. Cendrillon dansa toute la soirée avec le prince. Quand elle parvint à lui échapper à la fin de la soirée, le prince la fit rechercher.

Le lendemain, alors que tout le monde avait quitté la maison, Cendrillon retourna sur la tombe de sa mère et prononça les mêmes paroles que la veille. Quand elle arriva à la fête, le fils du roi « la prit aussitôt par la main et ne dansa qu’avec elle. » Quand Cendrillon partit à la fin de la fête, le prince la suivit mais la jeune fille trouva refuge dans un poirier. Le roi pensant un fois encore que cette jeune fille avec laquelle avait dansé son fils ne pouvait être que Cendrillon, fit abattre l’arbre, mais Cendrillon  avait déjà réussi à regagner la demeure paternelle.

 

Le troisième jour de la fête, Cendrillon fit comme la veille et arriva dans une robe encore plus somptueuse que les autres. Elle dansa toute la soirée avec le prince. Le soir venu, Cendrillon voulut partir mais « le prince avait usé de ruse et avait fait enduire de poix tout l’escalier. » Cendrillon perdit une chaussure que le prince ramassa. « Je ne prendrai pour épouse que celle qui pourra chausser cette chaussure d’or. » dit le prince à son père.

 

Quand le prince fut dans la famille de Cendrillon, l’aînée essaya la chaussure. Comme elle était trop petite pour son pied, sa mère lui ordonna de se couper le gros orteil afin de pouvoir la mettre. Ainsi chaussée, la jeune fille alla près du prince qui la mit sur son cheval. Quand ils passèrent devant la tombe de la mère de Cendrillon, les deux colombes du noisetier dirent :

« Le soulier est trop petit,

La vraie fiancée est encore au logis. »

Après avoir vu le pied sanglant de la jeune fille, le prince revint dans la demeure avec la fausse fiancée et demanda à l’autre fille d’essayer la chaussure. La jeune fille dut se mutiler le pied pour le faire entrer dans la chaussure. Quand le prince vit la jeune fille, chaussure au pied, il partit à cheval avec elle. En passant devant la tombe de la mère de Cendrillon, le prince entendit la même phrase que la première fois. Il fit demi-tour et demanda si une autre fille vivait dans la maison. On fit alors venir, à contre-cœur, Cendrillon, qui parvint à glisser son pied dans la pantoufle d’or. « La marâtre et les deux sœurs furent terrifiées et devinrent blanches de rage. »

Le prince partit avec Cendrillon et en passant devant le noisetier, il entendit :

« Le soulier n’est pas trop petit,

C’est la vraie fiancée qu’il mène au logis. »

 

Quand les noces furent célébrées, les « perfides sœurs vinrent la voir et voulurent s’insinuer dans ses bonnes grâces pour avoir part à sa fortune. » Alors les colombes volèrent vers les deux sœurs et leur crevèrent un œil à chacune. « Pour leur méchanceté et leur perfidie, elles furent punies de cécité pour le restant de leurs jours. »

 

Les sept corbeaux

 

Un homme avait eu sept garçons, mais il souhaitait avoir une fille. Quand son épouse attendit un autre enfant, il espéra. Une fille vint au monde mais elle « était chétive et petite, et à cause de sa faiblesse il fallut l’ondoyer. » Le père demanda à l’un de ses fils d’aller chercher « de l’eau lustrale à la fontaine. » Tous les enfants décidèrent d’y aller et arrivés sur les lieux se disputèrent tant qu’ils perdirent la cruche pour puiser l’eau. Les enfants n’osèrent pas revenir chez eux. Ne voyant pas ses fils revenir, le père se mit en colère et déclara qu’il désirait que ses fils soient changés en corbeaux, ce qui arriva.

La tristesse d’avoir perdu leur fils fut quelque peu atténuée par la présence de leur fille. Longtemps, la petite fille ne sut pas qu’elle avait eu des frères. Quand elle l’apprit, elle « éprouv[a] chaque jour du remords et [crut] qu’elle devait délivrer ses frères. » C’est pourquoi, elle partit à leur recherche. Après avoir parcouru le monde, elle trouva refuge auprès des étoiles et reçut de l’étoile du matin un osselet qui devait l’aider à sauver ses frères enfermés dans la montagne de verre.

 

Quand elle arriva près de la montagne, elle se rendit compte qu’elle avait perdu l’osselet. Elle se coupa un petit doigt et parvint à entrer dans la montagne. Un gnome vint vers elle. Elle lui apprit qu’elle recherchait ses sept frères. Le gnome lui apprit qu’ils n’étaient pas encore de retour. La jeune fille prépara le repas des corbeaux. Puis elle « mangea une miette dans chaque gobelet ; mais dans le dernier gobelet, elle laissa tomber le petit anneau qu’elle avait emporté. »

 

Quand les corbeaux furent de retour, chacun d’eux remarqua que quelqu’un avait mangé et bu dans leur vaisselle. Quand « le septième [vida] son gobelet. L’anneau en tomba. » Le corbeau le reconnut, il s’écria alors :

« Dieu veuille que ce soit notre petite sœur, alors nous serions délivrés. » Quand la jeune fille entendit ces paroles, elle se montra à ses frères qui reprirent forme humaine. Heureux de se retrouver, ils revinrent chez eux.

 

Le Diable aux trois cheveux d’or

 

Une pauvre femme mit au monde un petit garçon coiffé à qui on avait prédit qu’à l’âge de quatorze ans, il épouserait la fille du roi.

Un jour que le roi se rendit dans la village où vivait cet enfant, il entendit parler de cette histoire, ce qui le mit en colère. Le roi parvint à se faire confier l’enfant sans que personne ne le reconnaisse. Le méchant roi mit l’enfant dans une boîte qu’il jeta dans l’eau. Mais la boîte ne coula pas et arriva dans un moulin où elle fut retenue par le barrage. Quand la boîte fut découverte par le meunier, ce dernier fut heureux de cet enfant tombé du ciel.

 

Un jour, le roi arriva jusqu’à ce moulin et voyant le garçon, interrogea le meunier qui lui apprit qui était cet enfant. Le roi comprit qu’il s’agissait de l’enfant dont il avait essayé de se débarrasser il y a plusieurs années. Le roi demanda alors au jeune garçon d’aller jusqu’au château afin de transmettre à la reine, le message qu’il venait d’écrire. Le garçon partit et transporta le message qui demandait à la reine de tuer l’enfant qui lui remettrait cette lettre. Mais le garçon se perdit en forêt et trouva refuge dans une maison de brigands. Une vieille femme, effrayée, l’accueillit et lui conseilla de partir car les brigands pourraient revenir et qu’ils s’en prendraient à sa vie. Trop fatigué, il refusa de partir et demanda à dormir. Quand les brigands revinrent, le garçon dormait. Les brigands apprirent son histoire grâce à la vieille femme. Quand les brigands découvrirent la lettre, ils furent émus par son contenu et décidèrent d’en écrire une autre dans laquelle ils disaient que « le jeune garçon devrait être marié avec la fille du roi.

Le matin venu, la garçon reprit sa route. Quand il arriva au château, il confia sa lettre à qui de droit et aussitôt la reine exécuta les ordres. Le garçon fut marié à la fille du roi.

 

Quand le roi apprit ce mariage, il fut en colère. C’est pourquoi, il demanda à son gendre de se rendre en enfer pour lui ramener les trois cheveux d’or du diable. Le jeune homme obéit. En chemin, il rencontra des gens qui lui posèrent des questions. Le garçon demanda à ces gens d’attendre son retour pour obtenir une réponse.

Quand il arriva en enfer, il trouva la grand-mère du diable qui l’aida. Ainsi, l’enfant eut les trois cheveux d’or et la réponse aux questions posées par les personnes qu’il avait rencontrées.

Sur le chemin du retour, il permit  aux habitants de retrouver leur fontaine qui donnait du vin, à d’autres leur arbre aux pommes d’or et au passeur de rivière, la promesse d’un remplaçant. Quand le garçon arriva au château avec les cheveux d’or et les récompenses des habitants, « quatre ânes chargés d’or », il fut heureux d’être de retour.

En voyant cela, le roi voulut savoir comment le garçon avait gagné cet or. Le roi se rendit au lieu indiqué par le garçon et depuis le roi est devenu le passeur de la rivière.

 

La jeune fille sans mains

 

Sans le savoir, un pauvre meunier, devenu subitement riche, avait promis sa fille au diable. Quand, après avoir écouté le récit de son mari, l’épouse comprit que le diable avait fait tout cela, les époux mirent en place une stratégie. Leur fille perdit alors ses deux mains.

La jeune fille décida de partir. Quand elle « arriva à un jardin royal et […] vit au clair de lune qu’il y avait là des arbres couverts de beaux fruits », elle voulut y entrer. Un ange vint l’aider. Ainsi, elle put manger une poire parmi celles qui « étaient toutes comptées. » Le jardinier voyant la jeune fille accompagnée d’un ange, n’osa rien lui dire. Quand le roi se rendit compte qu’une poire manquait, il interrogea le jardinier qui lui rapporta ce qu’il avait vu. Le roi annonça que la nuit prochaine, il monterait la garde en sa compagnie.

A minuit, la jeune fille arriva, un prêtre l’interrogea. Quand la jeune fille dit qu’elle était abandonnée de tous sauf de Dieu, le roi « l’emmena dans son château royal, et comme elle était si belle et si pieuse, il l’aima de tout son cœur, puis il lui fit des mains d’argent et la prit pour épouse. »

 

Quelques mois plus tard, le roi dut partir à la guerre. Il confia son épouse à sa mère et lui demanda de veiller sur elle et sur l’enfant qu’elle portait. Quand l’enfant vint au monde, la mère du roi écrivit à son fils, mais le diable s’en mêla et remplaça le courrier maternelle par une lettre de sa main et intercepta la réponse du roi. Lorsque la mère du roi lut qu’elle devait faire tuer sa belle-fille et son petit-fils, elle ne put obéir à l’ordre de son fils. C’est pourquoi, elle les laissa partir.

Dans la forêt, Dieu aida la jeune femme et son enfant. Ils trouvèrent refuge dans une maisonnette où « une demoiselle blanche comme neige » prit soin d’elle.

 

Quand le roi revint de la guerre, il fut désespéré par les propos de sa mère. Celle-ci le rassura et lui apprit que sa femme et leur fils vivaient encore. Le roi partit donc à leur recherche. Quand, enfin, après de longs mois, il les retrouva, le roi fut heureux de les revoir et découvrit avec bonheur que les mains de son épouse avaient repoussé grâce à Dieu. Alors, ils « vécurent dans la joie jusqu’à leur bienheureuse mort. »

 

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE

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