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Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 16:37

Cet auteur japonais, disparu en 1916, a aussi été enseignant à la fin du XIX e siècle. La plupart de ses écrits traduits en français, bien après leur parution au Japon, méritent notre attention. Il ne vous reste plus qu’à le découvrir ou le redécouvrir. Ce court roman, d’une centaine de pages, vous offre la possibilité d’entrer dans son univers qui peut-être n’est pas si loin du nôtre.

Ce roman est paru sous le titre original de Nihyakutôka.

 

L’histoire :

 

Kei revient d’une promenade en région montagneuse où il séjourne avec un ami. Dès son retour, il parle de ce qu’il a vu avec Roku, son compagnon de voyage : un temple, « un ginkgo à la porte du temple », et un maréchal ferrant dont il a observé le travail sur un cheval.

Le bruit produit « sur le sabot d’un cheval » est comme un écho au bruit de la cloche du temple de Kankei. Non loin de là, se trouvait « un marchand de tôfu » dont se souvient Kei. Le son de la cloche est aussi comme un écho au travail du marchand de tôfu qui « écrasait le soja, paf, paf ! » avec un mortier. Kei est, en fait, le fils du marchand de tôfu.

Les souvenirs nostalgiques de Kei cèdent la place aux propos de Roku qui s’étonne de ce qu’est devenu le fils du marchand de tôfu. Selon Kei, seule la volonté permet de devenir ce que l’on veut, mais cette idée ne paraît pas suffisante à Roku qui ne parvient pas à comprendre le chemin qu’a parcouru Kei pour devenir ce qu’il est aujourd’hui.

Pour le savoir, Kei propose à Roku d’aller « prendre un bain avant le repas. »

 

Dans le bain, le débat se poursuit. Puis Roku évoque l’ascension du Mont Aso dont le cratère « doit être en effet redoutable. » Les deux hommes préparent donc la promenade du lendemain mais ils s’éloignent alors de leur sujet et reviennent sur la différence sociale, Roku étant un peu plus riche que Kei.

Le bain s’achève. De fil en aiguille, la discussion a pour sujet Le Duel d’Iga dont Kei n’a jamais entendu parler, ce qui lui vaut quelques moqueries de la part de Kei. Mais  ce dernier sait que répondre à celui qui l’accuse « de  vouloir transformer les riches et les nobles en marchands de tôfu » ! Aux yeux de Kei, Roku n’est qu’un « irrécupérable bonhomme qui cale au bout de cinq lieues en montagne et qui ne cesse de gémir. »

 

 

Les deux hommes vont manger. Roku, préoccupé par le voyage du lendemain, souhaiterait prendre un bon repas, mais la demoiselle ne peut leur proposer que des œufs et de la bière Ebisu.

Tandis qu’ils parlent de leur future promenade, la demoiselle « revient avec, sur le plateau, une bière, deux verres et quatre œufs. » En voyant tout ce que la jeune fille a apporté, Kei a faim. Roku accepte de partager avec lui, mais ces quatre œufs qui devraient être cuits à la coque, ne le sont pas. Le demoiselle ayant mal compris le sens de « à la coque », n’a cuit que la moitié des quatre œufs, soit deux sur quatre.

Après ce petit incident, les deux hommes s’informent auprès d’elle au sujet de la montagne. Cinq lieues doivent être parcouru  pour arriver au sommet du Mont Aso. Mais en apprenant que « la montagne […] est un peu en colère », Roku veut renoncer à cette marche, tandis que Kei est attiré par l’activité du volcan. Kei ne veut donc pas remettre la promenade à plus tard.

 

 

Kei et Roku commencent leur escalade du Mont Aso, juste après avoir mangé de l’udon dans un restaurant. Tout en marchant, ils parlent puis quand « le sentier n’a plus qu’un mètre de large »,ils doivent avancer à la queue leu leu. Mais « Kei avance à grandes enjambées, [ tandis que] Roku, en recroquevillant son corps malingre, le suit à petits pas. » Roku finit par perdre de vue Kei.

Le temps, qui semblait menaçant au début de leur marche, le devient soudain.

Finalement, Roku arrive à rejoindre Kei. Ce dernier reproche à Roku de traîner, mais Roku rappelle à son ami ce qu’il lui avait déjà dit au sujet de l’udon et des inconvénients qu’il lui cause.

Kei remarque alors le visage noir de son ami. Ils comprennent que « le yona [la cendre du volcan] s’est fondu dans la pluie qui tombe. »

Lorsqu’ils arrivent « à la fourche », ils tournent à droite. Tout à coup, « une bourrasque de vent […] emporte le chapeau de paille de Roku. » Kei ne parvient pas à le retrouver.

La fumée et la pluie inquiètent Roku qui affirme ne plus avoir « la force de marcher. » Les deux hommes finissent par se quereller. Finalement après avoir obtenu la promesse d’un bon repas le soir venu et la promesse de l’explication de la raison pour laquelle Kei déteste les riches, Roku accepte de marcher.

Kei raconte donc que la lecture de Dickens lui a appris que « avant la Révolution française, les nobles abusaient de leur pouvoir et faisaient souffrir le petit peuple… ». C’est pourquoi, Kei n’aime pas les riches et qu’il établit un parallèle entre « la force jaillissante qui gronde sourdement » sous leurs pieds et la société. Il est vrai aussi que Kei est subjugué par l’activité volcanique.

Les deux hommes poursuivent leur marche qui devient de plus en plus difficile. Ils ont perdu leur chemin et Roku est fatigué. Ayant de nombreuses ampoules, Roku estime ne pas pouvoir arriver à la station thermale. En plus le temps sombre donne le sentiment qu’il est tard alors qu’il est seulement « quatre moins cinq. »

Kei laisse Roku afin de retrouver le chemin, ce qui inquiète quelque peu Roku. Tandis qu’il attend, la montagne gronde, puis se calme un peu. Soudain, un appel, mais « cette voix semble jaillir sous ses pieds .» Roku décide de se diriger vers cette voix qui est celle de Kei.

Kei est tombé dans un fossé qui est « la trace d’une coulée de lave », profonde de trois mètres.

Roku tente d’aider son ami qui, en plus s’est blessé, à sortir du fossé. N’y parvenant pas, ils réfléchissent tous deux à la situation. Alors que le temps se fait plus sombre encore, ils se souviennent qu’ils sont le 2 septembre [pour eux le 210 e jour], en pleine saison des typhons.

Le parapluie et la ceinture, qu’ils avaient avec eux, permettent à Roku de faire sortir Kei  du fossé.

 

 

Après avoir réussi à s’en sortir et avoir pris un repas, Kei explique à Roku qu’il souhaite toujours se rendre au Mont Aso, ce qui de désire pas Roku, ses ampoules lui faisant trop mal.

Le chemin, qu’ils ont parcouru aujourd’hui dans la montagne, les a conduits « à trois pâtés de maisons du restaurant » où ils avaient mangé de l’udon, donc pratiquement « au point de départ. » Roku est donc quelque peu exaspéré, ce qui le rend désagréable envers Kei. Ils en viennent à se chamailler.

Roku désire retourner à Kumamoto, mais cette envie est de courte durée. Les deux amis décident finalement de se rendre au Mont Aso.

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