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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 10:47

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La Grande Epoque
à Gaston Gallimard

 

En 1900, trois enfants, Marcel, Arthur et Françoise, les deux enfants du régisseur "ont accompli des grandes et d'illustres actions. On peut dire que, grâce à leurs travaux, le siècle dernier fut le siècle des voies ferrées."

Chacun avait apporté de l'école une chanson. Celle d'Arthur était une chanson exotique qui le mettait presque en transe. Françoise avait une chanson plus douce dont les garçons ne parvenaient pas à comprendre les paroles. Seul le refrain leur était audible : "Sous les bambous…"

Marcel, quant à lui, "avait rapporté le souvenir d'une vision. C'était au pays des Cent Montagnes, où de grandes villes noires sont habitées par de grandes hommes blonds, l'Auvergne."

Depuis ce temps, Marcel était attentif aux locomotives. Il les observait, c'était là sa passion.

 

"C'est pourquoi, dès les premiers jours des vacances de cette époque lointaine, l'année dernière, les chaises de fer du jardin [avaient] été traînées le long des allées, formant bientôt dans le sable un réseau compliqué de lignes parallèles deux à deux."

Chaque enfant avait un rôle : "Arthur faisait la locomotive ; Françoise, […], faisait les voyageurs, Marcel était chef de gare."

Petit à petit, les enfants agrandirent le réseau et à chaque partie du jardin, un rôle fut attribué : "le bassin était une mer intérieure ; la serre, […], était une espèce de Canada et le réservoir était un important bras de mer."

Le trajet Villa-Pavillon du billard était le circuit préféré des enfants, car à la fin de ce trajet, ils avaient le sentiment de se retrouver dans la ville où se passait "la chanson des bambous." En plus ce chemin permettait d'arriver dans "une autre région forestière" puis de revenir "vers la grand centre industriel."

Le nombre de trains, "prévu par les règlements", leur semblant insuffisant, les enfants en augmentèrent le nombres et prirent d'autres voyageurs. "Les petits chiens de la villa" à qui on "délivra même des billets circulaires pour tout le réseau."

Pourtant une fois, l'un des chiens tomba de la chaise roulante.

 

 

Aux vacances suivantes, les enfants laissèrent le réseau tel quel mais Marcel exprima un souhait : "Il faudrait avoir de vrais rails, de vraies locomotives, des vrais wagons. On en fait. J'en ai vu dans un passage à Paris."

Comme Françoise estima que Marcel ne savait pas s'y prendre avec son père, le garçon changea de sujet et s'adressa à Arthur : "[…] tu m'as menti, Arthur, en me disant que le Canada est un pays chaud, avec des nègres."

Puisque chacun connaissait sa géographie, les enfants abordèrent un autre sujet. "Nous allons découvrir une île déserte" dit Marcel. Cette île sera "le plus petit massif du jardin […]. Les plantes seront à considérées comme les habitants de l'île…"

Tout fut mis en place rapidement : "Le drapeau est planté. Le royaume est fondé. […] : c'est un autre Paris."

Les enfants voulurent une reine pour cette île, chacun songea à la sienne. Finalement, la reine fut Françoise. Arthur et Marcel furent faits grands chefs. Toute cette mise en scène étonna les enfants eux-mêmes.

 

 

Les enfants mirent en place l'administration de ce nouveau royaume et installèrent la défense de l'île.

 

 

Les deux grands chefs ne pouvant pas ramener Valentin, le chien pris pour un envahisseur, à leur reine, ils décidèrent de ne plus obéir aux ordres de la reine et choisirent de se révolter contre elle.

La reine ne put faire front longtemps. Lorsque la cloche du dîner sonna, un armistice fut signé. Les enfants divisèrent l'île en trois "Etats indépendants." Puis les enfants durent aller au lit.

 

 

Le lendemain, chacun prit possession de son royaume, puis Arthur et Marcel "allèrent ensuite saluer Françoise dans sa capitale."

Comme les parcelles de Marcel et d'Arthur étaient au Nord, il n'y avait pas de fruits. Les deux garçons en cherchèrent ailleurs. Ce fut alors "l'ère de grandes découvertes […]. Les voies ferrées du siècle précédent avaient disparu sans laisser de traces."

 

 

L'exploration se fit petit à petit et l'imagination fit le reste : "Le carré au persil fut un grand pays de verdures légères, que de longues brises caressaient. Ailleurs, au milieu d'un vaste désert, on découvrit une demi-douzaine de rois obèses, au corps jaune et tout rond, posés à même le sable."

 

 

Parce que Marcel avait oublié de saluer le drapeau d'Arthur, ce dernier lui déclara la guerre, mais il ignorait que Marcel "avait conclu un traité secret avec Françoise." Le royaume d'Arthur fut envahi. Comme il ne voulut pas se rendre, la guerre continua.

 

 

Pourtant il restait beaucoup à explorer. "Et, la paix signée, les expéditions recommencèrent."

Marcel établit son port principal dans le bassin. L'exploration lui fit découvrir de nombreux insectes sur ce bassin et la vie qui existait dans la vase de ce même bassin. Ceci lui fit peur, ce qui l'éloigna du bassin. C'est ainsi qu'il découvrit le sixième continent : "la forêt vierge."

 

 

 

Dans cette forêt, Marcel vit "deux êtres humains […] assis à la lisière de la forêt, du côté de l'ombre ; et un chien était couché à leurs pieds." Il rebroussa chemin et alla trouver Arthur qui lui apprit qu'il s'agissait des "deux petites Matou, les filles du nouvel ouvrier." Leur père avait "des vraies idées de roulant." Marcel réfléchit à tout cela et réalisa que ces deux filles étaient "mieux habillées que Françoise !"

 

 

Le lendemain, Marcel soumit à Arthur l'idée de faire jouer les deux jeunes filles, mais elles refusèrent d'un signe de la main que la proposition vînt d'Arthur ou de Marcel. Ce dernier proposa alors autre chose : "Arthur, si nous déclarions la guerre à Françoise ? J'ai envie d'un port dans son île."

 

 

Marcel continua de penser aux deux jeunes filles et se persuada que, si elles ne venaient pas jouer avec eux, c'était par timidité. Il songea à les conquérir par l'intermédiaire du chien, mais celui-ci mordit Marcel qui partit vite se réfugier dans sa chambre. L'amitié proposée par Marcel fut refusée par les deux filles. Marcel parvint à croire ce que lui avait dit Arthur : " Enfants de patrons, tu ne joueras pas avec les enfants d'ouvrier ! Voilà les idées de Matou."

Marcel pensa à la vengeance puis se souvint des propos de son père : "la loi d'airain."

 

 

En septembre, la pluie ne permit pas aux enfants de jouer dehors. Arthur eut du mal à supporter cette situation, tandis que Marcel, "qui a[vait] connu des chagrins plus grands, se résign[a]." Marcel pensait au contraire que c'était parce qu'il pleuvait qu'il fallait aller dehors. Ne pouvant le faire, il se mit à imaginer où il voudrait être.

Soudain, il se souvint des soldats, "les six boîtes achetées, au dernier voyage de Paris, dans la caverne de l'enchanteur en béret bleu, rue de Dunkerque. Marcel [alla] les chercher et les [vida] sur la grande table de la chambre." Grâce à eux, les enfants purent poursuivre "les guerres commencées dans le jardin." Il fut entendu que les enfants se partageraient les territoires conquis grâce aux chefs de leurs armées.

 

 

Marcel se battit vaillamment. Ces combats prirent des proportions de plus en plus grandes. Pourtant Françoise occupée par une dent de lait qui refusait de tomber, se défendit mal. Les enfants attendaient de nouveaux soldats.

En jouant, Marcel évoqua les deux jeunes filles. Arthur lui répliqua alors qu'on ne risquait plus de les voir.

 

 

Une autre guerre fut déclarée. Les soldats de chaque armée étaient présents partout et venaient de tous les pays. Françoise parvint enfin à perdre sa dent.

 

 

"Arthur saisit la dent de sa sœur et la [jeta] au milieu de l'armée française en rugissant : "Guerre à mort ! "", mais Marcel se rendit sans condition et accepta de signer un traité "qui [réduisit] la France à dix-sept départements plus l'île de Noirmoutiers."

Mais Marcel prépara sa revanche. Ainsi une guerre succéda à une autre.

 

 

Marcel était à table avec ses parents. Ce jour-là, un client de son père mangeait avec eux. Ce repas lui permit de connaître la raison du départ des deux petites filles. Leur père, Jean Matou, lors d'une visite d'une "Russe ou une Américaine", n'avait pas réussi à faire comprendre le mépris qu'il éprouvait pour cette femme. Cela lui avait été, en effet, égal d'avoir été appelée "celle-là". Furieux, Jean Matou était allé voir le régisseur, qui avait essayé de le calmer, en vain. Ce fut le contremaître qui intervint et le soir même Jean Matou quittait son travail. Mais ce départ était plutôt dû à "une jalousie de femmes. […]. Les petites Matou […] étaient mieux habillées que les enfants du régisseur."

 

 

La guerre reprit. Françoise [ avait] envie des deux poupées basques. Afin de faire tomber l'alliance de Françoise et d'Arthur, Marcel déclara à Françoise : "Si tu restes neutre, […], je te donne la femme. Si tu passes de mon côté, je te les donnes tous les deux." Françoise accepta le "mariage princier." Françoise "[épousa] Marcel qu'elle n'[aimait] pas et qui ne l'[aimait] pas, […]."

Arthur perdit de plus en plus de soldats. Une paix universelle fut proclamée. Marcel contempla "son empire, acquis avec tant de peines, morceau par morceau. Certes, c'[était] une grande époque qui [s'achevait] avec ces vacances."

 

 

Marcel se promenait en voiture à cheval avec ses parents et Françoise. Il ne put rêver longtemps, mais bientôt il serait au collège où "il [serait] tranquille." Il songea "à ses vacances passées."

Marcel réalisa que "il n'y [avait] jamais eu d'égalité véritable entre lui et les deux enfants du régisseur." Cette différence qu'il n'avait pas souhaitée, le rendit triste. Lui, le fils du patron qui avait simplement voulu aimer, avait été rejeté mais il fut consolé.

 

 

 

Rachel Frutiger, à Marcel Ray

 

 

Une mère avait raconté à son enfant ses "années de classe, à Genève, et […] ses amies d'alors, Pénélope Craigie et Rachel Frutiger." Mais jamais, le narrateur n'était parvenu à imaginer sa mère française enfant, jusqu'au jour où il vit des "petites filles" qui lui firent penser au récit de sa mère. Cependant, le narrateur ne savait pas si l'école fréquentée par sa mère existait encore.

Cette pension était sans doute aristocratique. Des filles de différents pays d'Europe y venaient.. Le narrateur tenta de les imaginer d'après leur nom.

La sœur et la mère du narrateur avaient un père "qui descendait d'une famille ancienne […]. Il avait aussi des opinions politiques, et à cause d'elles il avait été déshérité par son père, puis emprisonné par les Commissions Mixtes, et enfin exilé par le gouvernement du Prince-Président. Et ainsi il vivait à Genève au milieu des autres exilés."

Cet homme, le grand-père du narrateur, avait des amis qui étaient "M. Sue et M. Barbès" qui étaient appréciés du public.

Lorsqu'il fallait payer la pension, l'argent n'arrivait jamais, ce qui fit dire à la directrice : "[…] tant que les honoraires dus n'auront pas été payés, vous ne pourrez pas assister aux cours. Dites-le de ma part à votre papa." Ayant été témoin de la scène, Rachel Frutiger intervint de façon inattendue en faveur des deux fillettes. Alors qu'elle avait l'argent de sa pension, elle déclara ne pas l'avoir, puis sortit de la pièce avec les deux filles.

A la rentrée des vacances, comme l'argent n'était pas là, les deux sœurs firent semblant de se rendre en cours. Elles passaient la journée à déambuler dans la ville en prenant garde de ne pas être aperçues. Mais parce qu'elles revenaient avec des vêtements plus sales que d'habitude, il y eut des soupçons. On en resta là. Lors de leur marche forcée dans la ville, elles découvrirent "une espèce de portail, entr'ouvert." Dans ce lieu, les fillettes se sentirent à l'abri. Mais le lendemain, elles ne purent pas retrouver ce lieu où elles pouvaient "se cacher et se reposer." Quand elles retrouvèrent l'endroit, la porte était fermée et portait un écriteau avec la mention "à louer."

Cette marche forcée dura onze jours. Puis M. Sue vint à la maison voir le père des deux sœurs et remarqua de suite que les fillettes "étaient malheureuses." Il "leur fit tout raconter. Le lendemain on revit les petites Françaises aux Cours des excellents Pasteurs."

Le narrateur revint au temps présent et explique qu'il a souvent songer à dire tout cela. Ses pensées sont tournées vers Rachel Frutiger.

 

 

 

Devoirs de vacances, à Marcelle Jeanniot

 

 

Le narrateur –qui dit "nous"- avait acheté "des plumes, […] et une règle et une grosse gomme à effacer, douce et sympathique ; […]aux magasins du Louvre, […]." Dans les rues de Paris "de la fin de juillet, […] un grand souffle frais apportait jusqu'au rayon de la papeterie l'odeur et le bruit de la rue de Rivoli."

Au cours de cette promenade, on aperçut même M. Sadi-Carnot [qui] achevait de déjeuner."

Le narrateur semblait vraiment décidé à faire ses devoirs de vacances, car il était vrai que ce moment de l'année rendait libre, puisqu'il n'y avait aucune contrainte.

Le narrateur songea à ce qu'il lirait durant ces vacances tout en disant au revoir à Paris qu'il parcourait en fiacre avec sa mère.

Le soir, le narrateur ne parvint pas à dormir, car il estima que les vacances venaient de commencer.

Le travail que le narrateur projetait de faire, permettrait de penser à l'un de ses camarades de classe, qui lui aussi, était en vacances en famille et à qui le narrateur écrirait.

Lorsque le narrateur arriva à destination, il ne se mit pas au travail de suite, car "il [avait] bien fallu refaire connaissance avec la maison, et revoir toutes ces choses qui nous [parlaient] d'un temps lointain, de vacances très anciennes."

Au bord du petit ruisseau qui était à quelques pas de la maison, le narrateur goûtait à la solitude, loin des parents.

Alors qu'il était sur le point d'étudier, le narrateur reçut la visite de son "grand cousin Mathieu." Lorsque ce dernier aperçut le livre de Leibniz, il lui expliqua qu'il s'y prenait un peu tôt pour préparer la philosophie… Peu après, le narrateur se rendit compte que Mathieu avait raison.

La famille se prépara à se rendre à La Bourboule qu'il fallut redécouvrir en arrivant.

Au restaurant de l'hôtel, le narrateur tomba amoureux de ses voisines de table. Puis lors du bal des enfants du casino, ce fut une autre fille, Solange, qui devint l'élu.

Mais comme la mère de Solange "n'[était] pas une femme comme il faut," la mère du narrateur n'aimait pas que son enfant joue avec cette fillette.

Le temps passa et le narrateur "[avait] pris l'habitude des vacances." Le goût de l'étude revint. Le narrateur travailla tout en laissant son esprit divaguer vers l'avenir, sur ce que pourrait être l'enseignement…

Une composition française l'obligea à discuter l'opinion de Lamartine sur La Fontaine. Certes, le narrateur n'appréciait pas, tout comme Lamartine, La Fontaine mais pour des raisons différentes.

L'automne arriva. Il fallut reprendre le train pour Paris. Les quelques devoirs rédigés avaient été laissés volontairement dans la maison de vacances, car "jamais personne ne les [remettait] au professeur."

Le train arriva enfin et le narrateur retrouva la maison tout en songeant déjà au premier jour d'école.

 

 

Portrait d'Eliane à quatorze ans

 

 

Un joli jardin "pas très grand" est fréquenté par "les petits rentiers de la ville ; quelques vieilles femmes et de majestueuses nourrices catalanes, avec leurs bébés." Parmi tous ces gens, se trouve Eliane, "taciturne et tout éblouie par ses rêves." Elle est en compagnie de sa mère et de son petit frère.

Eliane est une fille de quatorze ans qui n'est plus une enfant mais qui n'est pas encore une femme. Sa mère ne sait rien de sa fille qui ressemble tant à son père, tandis que le dernier né est le portrait de sa mère.

Eliane rêve du prince charmant et à tout ce qu'elle pourra vivre avec lui. Mais, "depuis un an, à peu près, Eliane a cessé d'être l'amie du prince Charmant, […]. […], Eliane regarde les hommes." Puis, le rêve fait place à la réalité, Eliane voit deux hommes.

Lorsque les deux hommes sont passés non loin d'elle, Eliane les a regardés et son regard "a rencontré celui du jeune homme qui est le plus à gauche."  Lorsqu'ils passent de nouveau près d'elle, "les yeux du jeune homme brun rencontrent le regard d'Eliane."

Eliane apprend que cet homme s'appelle Lucien. Mais Eliane est appelée par sa mère, tandis qu'elle promène son petit frère.

L'émotion est là, les regards se croisent encore et encore sans que la mère d'Eliane ne remarque rien. Eliane songe à ce qui maintenant la lie à Lucien. Mais Lucien et Eliane retiendront-ils la même chose de ce moment ?

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