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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 10:31

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Cette pièce est l'une des plus célèbres de Samuel Beckett. Ecrit en 1948, En attendant Godot fut publié en 1952, puis joué pour la première fois en 1953.

 

Cette pièce fut jouée en 1957 devant un public de quatre cents forçats du pénitencier de San Quentin en Californie : ce fut un succès….

 

Samuel Beckett fit la traduction de cette pièce en anglais, qui était sa langue maternelle, en 1955.

 

Samuel Beckett a rejeté plusieurs interprétations de cette pièce et de quelques-uns de ses écrits. Il a aussi fait interdire, quelques années avant sa disparition en 1989, une pièce tirée de son œuvre, le décor n'étant pas conforme, selon lui, à

sa pièce.

 

En attendant Godot est une pièce en deux actes sans scène et sans aucun personnage féminin. Quatre hommes et un jeune garçon se retrouvent sur scène….

 

La pièce :

Un soir, sur une route de campagne où seul se trouve un arbre, Estragon, occupé avec se chaussure, est rejoint par Vladimir. Ils se parlent. Estragon a passé la nuit précédente dans un fossé où des individus, toujours les mêmes, l'ont battu.

Vladimir est toujours dans ses pensées : "D'un autre côté, à quoi bon se décourager à présent, voilà ce que je me dis. Il fallait y penser il y a une éternité, vers 1900." Estragon, quant à lui, est toujours préoccupé par ses chaussures qu'il parvient à ôter " au prix d'un suprême effort". Tout en parlant, Vladimir examine son chapeau, Estragon, sa chaussure. Les propos échangés concernent les deux larrons du Golgotha, mais cela n'intéresse pas Estragon qui souhaite partir, ce qui est impossible. Vladimir le dit : "On attend Godot". Toutefois, les deux hommes ne savent pas quand il viendra. D'ailleurs cela soucie Estragon : "Et s'il ne vient pas ?" "Nous reviendrons demain." lui répond Vladimir.

Les personnages doutent sur le jour de la semaine où ils sont et sur le jour du rendez-vous.

Vladimir et Estragon se demandent que faire en attendant Godot. Estragon propose de se pendre. Mais comme ils ne sont pas d'accord sur qui le fera le premier, ils laissent tomber. Ils reparlent alors de Godot.

 

Un cri terrible cri se fait entendre, ce qui provoque une grande peur chez Estragon. Entrent deux hommes, Pozzo et Lucky. Ce dernier porte de nombreux bagages et est tenu par une corde par Pozzo.

Dès qu'il voit les deux hommes, Pozzo s'arrête et fait revenir Lucky qui était sorti de la scène.

Pozzo décide de passer un moment avec Vladimir et Estragon et fait faire différentes choses à Lucky. Ce dernier est observé par Estragon et Vladimir. Pozzo déjeune seul et fume la pipe. Ses déchets de poulet intéressent Estragon qui demande l'autorisation de les ramasser. Vladimir éprouve de la gêne puis finit par s'indigner : "Traiter un homme […] de cette façon… je trouve ça…. Un être humain… non… c'est une honte !"

Vladimir veut partir mais Pozzo lui rappelle ce qu'il apprit de la bouche des deux hommes : ils attendent Godot.

Estragon se demande pourquoi Lucky ne veut pas déposer tout ce qu'il porte. Alors, après bien des mimiques, Pozzo, qui cherche à attirer l'attention sur lui, finit par répondre à la question : "Il s'imagine qu'en le voyant bon porteur je serai tenté de l'employer à l'avenir dans cette capacité."

Ses propos laissant sous-entendre qu'il veut se débarrasser de Lucky, Vladimir répète :"Vous voulez vous en débarrasser ?" Lucky se met à pleurer, puis Estragon. Ce dernier veut essuyer les larmes de Lucky, mais il reçoit un violent coup de pied dans les tibias, ce qui provoque un hurlement de la part d'Estragon.

Apprenant que Pozzo ne supporte plus Lucky, Estragon s'en prend à lui : "Un si bon maître ! Le faire souffrir ainsi ! après tant d'années ! Vraiment !" Pourtant "Autrefois… il était gentil… il m'aidait… me distrayait… il me rendait meilleur… maintenant… il m'assassine…"

Vladimir et Estragon s'impatientent : "La nuit ne viendra-t-elle jamais ?" Ils parlent encore et encore, regardent le ciel dont leur parle Pozzo. Ce dernier demande si son improvisation a été bonne. Pozzo cherche, en effet, à occuper Vladimir et Estragon qui s'ennuient. Pozzo trouve autre chose : il fait danser  Lucky que Vladimir aimerait entendre penser. Lucky danse peu, pourtant : "Autrefois, il dansait la farandole, l'almée, le branle, la gigue, le fandango et même le hornpipe. Il bondissait. Maintenant il ne fait plus que ça. Savez-vous comment il l'appelle ?" dit Pozzo.

"La mort du lampiste" dit Estragon

"Le cancer des vieillards" répond Vladimir.

Finalement après avoir récupéré son chapeau que Vladimir vient de lui mettre, Lucky parle pour l'unique fois de la pièce. Il débite un long monologue sans sens. Pour l'interrompre dans ses paroles, on enlève le chapeau de Lucky qui s'effondre. Vladimir et Estragon réussissent à remettre Lucky debout. Au contact de la valise et du panier qu'il portait en entrant sur scène, Lucky retrouve sa stabilité. Pozzo et Lucky quittent la scène, ce qui fait dire à Vladimir : "Ca a fait passer le temps." Mais dit Estragon : "Il serait passé sans ça."

 

Un jeune garçon les appelle. Vladimir le fait venir. Le garçon demande : "Monsieur Albert ?" "C'est moi" répond Vladimir. Le garçon leur apprend que, effrayé par Pozzo et Lucky, il n'a pas osé s'approcher. Il annonce : "Monsieur Godot m'a dit de vous dire qu'il ne viendra pas ce soir mais sûrement demain." Le garçon finit par partir. Vladimir et Estragon parlent encore puis restent là sans bouger alors qu'ils parlaient de s'en aller.

 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

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