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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 12:25


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Pendant deux ans, Hoëlün et les siens vécurent au pied du versant nord du mont Burqan. Toute la famille faisait bloc autour de Temüjin, âgé de seize ans. Maintenant, Temüjin réglait tout sans en parler à sa mère afin que le sentiment maternel ne prenne aucune place dans l'organisation du petit clan qu'il formait.

 

Hoëlün ne parvenait toujours pas à trancher qui était le père de Temüijn. Si elle retrouvait en son fils, certaines attitudes de Yesügeï, Hoëlün estimait que son comportement ne ressemblait en rien à celui de Yesügeï. Cependant le soir, où Temüjin avait tué Bekter, Hoëlün avait vu en lui un Merkit. C'est cette perception qui avait fait naître sa colère provoquant ainsi son évanouissement. Hoëlün ne pouvait concevoir que du sang merkit coulait dans les veines de Temüjin.

 

L'été de ses seize ans, le clan de Temüjin fut attaqué par le chef du clan Tayichi'ut. Ayant prévu cette éventualité, Temüjin parvint à mettre les siens à l'abri mais fut fait prisonnier quelques jours plus tard. Promené entre les tentes du clan, Temüjin parvint à se sauver alors qu'il avait les épaules lestées d'un gros rondin de bois. Il savait toutefois qu'ainsi entravé, il ne pourrait pas aller loin. Grâce à Sorqan-shira, qui se trouvait maintenant dans cette tribu, Temüjin eut la vie sauve.

 

Avec le cheval donné par Sorqan-shira, Temüjin parcourut les environs à la recherche des siens. Quand il les retrouva, ils s'établirent près de la rivière Senggür et réorganisèrent leur vie.

Alors qu'ils étaient installés depuis trois mois, leurs huit chevaux leur furent volés. Déterminé à les récupérer, Temüjin partit sur leur trace. Le quatrième jour, il rencontra un jeune homme qui lui donna des renseignements.

Le garçon, nommé Bo'orchu, accepta d'aider Temüjin et l'accompagna. Ensemble, ils revinrent avec les chevaux.

Temüjin passa une nuit au campement de Naqu-bayan, père de Bo'orchu.

 

L'année suivante, comme le lui avait suggéré sa mère, Temüjin partit au campement Onggirat afin d'y chercher Börte.

Temüjin fit le voyage avec son demi-frère Belgüteï. Quand ils arrivèrent au camp, Deï-sechen, heureux de les voir, organisa un banquet.

Temüjin fut ému et troublé lorsqu'il vit Börte.

Après avoir passé quelques jours, Temüjin quitta le camp de son beau-père avec son demi-frère et Börte. La jeune fille était accompagnée de trente personnes.

Dès qu'ils arrivèrent au camp, de nouvelles tentes furent installées. Le camp grandissait petit à petit.

 

Quelques jours plus tard, Temüjin annonça à Qasar et Belgüteï qu'il allait demandé à Bo'orchu de venir le rejoindre. Belgüteï, envoyé comme messager, revint cinq jours plus tard, accompagné de Bo'orchu.

Le campement s'installa à mi-hauteur du mont Burqan, dans une prairie. Les fils de son sauveur, Sorqan-shira, nommés Chimbeï et Chila'un, acceptèrent de se joindre à eux.

 

Des colporteurs, peu nombreux, "prirent l'habitude de passer par le campement de Temüjin." Grâce à eux, Temüjin apprit que le chef des Kereyit, To'oril-khan "ambitionnait de soumettre à lui toutes les tribus mongoles, pour dominer les hauts plateaux." Ses hommes, environ trente mille, s'entraînaient régulièrement comme des soldats. C'est pourquoi, Temüjin  partit "avec Qasar et Belgüteï rendre visite à To'oril-khan au campement Kereyit, situé en plein bois sur les rives du fleuve Toula."

 

Quand ils arrivèrent au camp, Temüjin offrit la pelisse de zibeline, cadeau de mariage de la belle-mère de Temüjin. Ce présent toucha beaucoup To'oril-khan.

 

Cependant, "Temüjin et ses frères quittèrent [..] le campement Kereyit sans avoir été reconnus comme des adultes."

Quand Temüjin fut de retour au camp, il s'entraîna avec les autres garçons à l'art de la guerre.

 

Chaque année, de tentes venaient prendre place dans le camp établi par Temüjin. La vie devint alors moins dure et moins angoissante.

 

Alors que l'hiver approchait, le camp de Temüjin fut attaqué par les Merkit. Un des hommes parvint à mettre les femmes et les enfants à l'abri. Temüjin et ses hommes défendirent le camp du mieux qu'ils purent mais leur résistance fut veine. Quand tout le monde se retrouva après cette attaque, Temüjin apprit que son épouse et sa servante étaient retenues prisonnières par les Merkit. Toutefois, Temüjin estima que le mont Burqan les avait protégés. Il rendit grâce au lieu par une cérémonie.

 

Temüjin savait qu'ils étaient trop peu nombreux pour porter un assaut contre les Merkit. Grâce à la surveillance régulière de Chimbei du camp des Merkit, Temüjin apprit que l'enlèvement de sa femme était les représailles de l'enlèvement de sa  mère que son père Yesügeï avait commis contre les Merkit vingt ans auparavant. Temüjin attendait le bon moment pour riposter. Il se contentait d'écouter les récits que Chimbeï lui faisait après chaque observation du camp Merkit. Une fois seulement Temüjin posa une question sur Börte qui était devenue la femme d'un jeune Merkit, nommé Chilger.

 

Après avoir médité longuement son plan, Temüjin annonça comment il comptait reprendre Börte à ses hommes. Afin de mettre toutes les chances de son côté, il se rendit au campement de To'oril-khan pour lui emprunter des armes. Après avoir expliqué la raison de sa venue, Temüjin entendit To'oril-khan lui dire : "Pour toi, fils du défunt Yesügeï, je déploierai mon armée. Je la déploierai pour massacrer jusqu'au dernier les maudits Merkit qui rôdent au sud du lac Baïkal, et leur reprendre ton épouse Börte ! "

 

Temüjin sortit victorieux de cette attaque menée avec l'aide de To'oril-khan et de Jamuqa qui s'était joint à eux sur la demande de To'oril-khan. Les Merkit furent tous massacrés. Le butin récolté lors de ce conflit fut partagé. Temüjin accepta de prendre possession des terres des Merkit sur lesquelles son clan pourrait bientôt s'installer.

 

Temüjin retrouva Börte qui venait d'accoucher. La mère demanda à Temüjin de donner un prénom à l'enfant. Ce fut Jöchi, ce qui signifie "l'hôte". "En nommant ainsi cet enfant, il marquait sa volonté d'innocenter Börte, et sa détermination d'accueillir définitivement parmi les siens, comme un hôte, le nouveau-né, malgré les doutes qui planaient sur ses origines."

 

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE

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