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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 09:24

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Après les vendanges de 1848, les parents de Frédéric Mistral envoyèrent leur fils à Aix pour étudier le droit. Avant son départ, il fit la connaissance d'une demoiselle prénommée Louise avec laquelle il entretint une correspondance pendant trois ans. Cette jeune femme, amoureuse de Frédéric Mistral, mourut peu après avoir cesser sa correspondance avec lui.

A Aix, Frédéric Mistral retrouva un ami, Anselme Mathieu. Le poète étudia dans cette ville trois années.

 

Une fois licencié, Frédéric Mistral revint au mas paternel. Il avait alors vingt et un ans. Son père le laissa choisir sa voie. Frédéric Mistral avait déjà pris sa résolution :

 

"Premièrement, de relever, de raviver en Provence le sentiment de race que je voyais s'annihiler sous l'éducation fausse et antinaturelle de toutes les écoles ; secondement, de provoquer cette résurrection par la restauration de la langue naturelle et historique du pays à laquelle  les écoles font toutes une guerre à mort ; troisièmement, de rendre la vogue au provençal par l'influx et la flamme de la divine poésie."

Frédéric Mistral commença la rédaction de Mireille tout en " pren[ant] la surveillance de la ferme, sous la direction de [son] père qui, a quatre-vingts ans, était devenu aveugle."

Le père de Frédéric Mistral ayant lu peu d'ouvrage, il considérait qu'"écrire était vraiment un office religieux."

Le poète évoqua dans Mireille tout ceux qui lui avaient inspiré le poème.

Quelques semaines plus tard eut lieu le coup d'Etat du 2 décembre 1851 dont il parla ainsi :

 

"Quoique je ne fusse pas de ces fanatiques chez qui la République tient lieu de religion, de justice et de patrie, quoique les jacobins, par leur intolérance, par leur manie du niveau, par la sécheresse, la brutalité de leur matérialisme, m'eussent découragé et blessé plus d'une fois, le crime d'un gouvernement qui déchirait la loi jurée par lui m'indigna. Il m'indigna, car il fauchait toutes mes illusions sur les fédérations futures dont la République en France pouvait être le couvain."

Cet événement fit que Frédéric Mistral laissa "de côté – et pour toujours – la politique inflammatoire, […]."

En Août 1852, à Arles, les poètes de langue provençale se réunirent pour la première fois. Une autre réunion eut lieu en août de l'année suivante.

 

Frédéric Mistral ne fut pas le seul à œuvrer pour la langue provençale. Ces hommes se retrouvèrent souvent le dimanche, se rendirent aux différentes fêtes locales, comme la sainte Agathe.

Ils parlèrent beaucoup de leur langue, estimant que "les classes dirigeantes l'avaient réduite, hélas ! à la domesticité."

Ce fut lors d'une de ces réunions qu'ils se choisirent un nom : FELIBRE.

A partir de 1855, ils parvinrent à faire paraître un Almanach provençal.

 

Tiré à cinq cents exemplaires, en 1855, l'Almanach provençal, qui existe toujours, connut un succès rapide. Vingt ans plus tard, il était tiré à dix mille exemplaires.

Composé de récits, de poèmes, de nouvelles et de temps d'autres choses encore, l'Almanach provençal plaisait à tous les publics. Dans ce livre, Mes Origines, Frédéric Mistral donne à lire quelques-uns de ces récits, comme Le bon Pèlerin, Jarjaye au paradis, La Grenouille de Nabonne, La Montelaise et L'Homme populaire.

 

En 1855, Frédéric Mistral se rendit avec un ami aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Transportés par le charretier Lamouroux, Frédéric Mistral et son ami écoutèrent les récits de celui-ci. Lamouroux racontait son métier avant l'arrivée du train, les trajets qu'il devait faire…

Tout le monde arriva aux Saintes-Maries-de-la-Mer, puis à Aigues-Mortes.

 

Quand il revint chez lui, Frédéric Mistral engagea le laboureur Jean Roussière.

On célébra la saint Eloi qui "est, en Provence, la fête des agriculteurs." Le poète nous raconte d'ailleurs sa légende.

Fin septembre 1855, François Mistral, le père du poète qui était né en 1773, mourut. Frédéric Mistral l'évoque ainsi :

 

"L'ancien de la famille, maître François mon père avait été le dernier des patriarches de Provence, conservateur fidèle des traditions et des coutumes, et le dernier, du moins pour moi, de cette génération austère, religieuse, humble, disciplinée, qui avait patiemment traversé les misères et les affres de la Révolution et fourni à la France les désintéressés de ses grands holocaustes et les infatigables de ses grandes armées."

Après le deuil et les funérailles, il y eut le partage des biens du père, car il s'agissait d'un remariage. Frédéric Mistral dut quitter avec sa mère la maison de son enfance.

 

L'année suivante, en 1856, Frédéric Mistral eut la visite d'un poète de Paris, Adolphe Dumas dont la mission était "de venir ramasser les chants populaires de Provence, […]." Frédéric Mistral lui parla aussi de Mireille dont il n'avait pas achevé la composition.

Frédéric Mistral se rendit à Paris avec le manuscrit de Mireille. Il le lut à Alphonse Dumas qui lui fait connaître Alphonse de Lamartine.

Frédéric Mistral revint en Provence pour l'impression de Mireille. En 1859, dans Cours familier de littérature, Alphonse de Lamartine consacra quelque quatre-vingts pages au poème de Mireille.

 

Avec quelques amis, Frédéric Mistral fit l'ascension du Mont Ventoux pour voir le lever du soleil. Lors de leur descente, le groupe d'amis s'arrêta dans le petit village de Montbrun où avait lieu une fête.

 

Frédéric Mistral achève son récit en évoquant Alphonse Daudet dont il fut l'ami.

Les derniers souvenirs rapportés ont lieu en 1870. Il restait encore quelques années à vivre à Frédéric Mistral.

 

Cette autobiographie mêle nostalgie et amour du pays provençal. Il n'y a rien de triste dans ces pages. Tout est harmonie et douceur de vivre. Frédéric Mistral est attaché à son pays mais aussi à sa langue que petit à petit le France de l'époque tentait de faire disparaître au profit du français.

Certaines de ses réflexions paraissent être d'actualité. L'école ne semble pas être à ses yeux ce qu'elle devrait être. Y entrer à huit ans lui a grandement suffit. Cette critique de l'école se retrouvera aussi chez Jules Vallès.

L'apparition de la machine dans les travaux des champs lui déplaît car tout se fait vite et sans joie. Gagner du temps n'est pas essentiel pour le poète. Il n'évoque pas la dureté des travaux agricoles. Ici tout se fait ensemble, ici tout se partage, ici les générations qui ont connu les événements de 1789 et ce qui a suivi, sont prudents dans leur élan politique et ont du mal à partager l'enthousiasme des jeunes générations quant à toute forme de nouveau pouvoir.

Certains lecteurs penseront peut-être que Frédéric Mistral offre une image idyllique de sa région, mais il ne faut pas oublier que l'attrait du Midi n'était pas encore d'actualité et que les mentalités étaient différentes en ce XIX e siècle.

Frédéric Mistral nous fait aimé sa Provence qu'il ne reconnaîtrait peut-être pas aujourd'hui.

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