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Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 15:03

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Cette découverte archéologique a presque un an, mais elle peut intéresser ceux qui sont passionnés non seulement par l'archéologique mais aussi par l'époque gallo-romaine.

 

La production de vin n'est pas chose nouvelle dans la bassin méditerranéen. Il y a deux mille ans, en Septimanie (actuelle Languedoc-Roussillon), des hommes produisaient du vin dont ils exportaient une bonne partie.

 

Deux archéologues ont fouillé, à Aspiran, un chantier d'un hectare sur lequel ils ont découvert l'un des plus vastes et des plus anciens chais gallo-romains.

 

Dans le sol, des vestiges de dolia (du latin dolium, ii n. "grand vaisseau de terre ou de bois où l'on serrait le vin, l'huile, le blé etc ; jarre, tonne, tonneau" ), qui pouvaient contenir entre 1 200 et 1 800 litres de vin, sont enterrés profondément. A quelques pas de ce site, les ruines d'un atelier de poterie et de ses fours ont été découvertes et laissent supposer qu'une activité importante avait lieu sur ce domaine.

 

Il faut dire que l'endroit offrait tous les avantages pour l'installation d'une telle entreprise : un ensoleillement abondant, la proximité d'un cours d'eau et de la voie romaine ( qui reliait la Méditerranée au Massif central ), un gisement d'argile (matière nécessaire à la fabrication des amphores).

 

Au début, du I er siècle de notre ère, un marchand italien, Quintus, Iulius Primus est venu s'installer dans les environs de la colonie de Baeterrae (Béziers), déjà grande productrice de vin à cette époque .

 

Le domaine étant très vaste, les archéologues supposent que Quintus Iulius Primus exportait son vin blanc dans tout l'Empire romain. Cette hypothèse se fonde sur la découverte faite au XIX e siècle en Italie. Des amphores sur lesquelles figurent l'inscription "Je suis un vin blanc de Béziers", ont été mises à jour.

Cinq types d'amphores emportant des vins peu alcoolisés et de qualités différentes, ont été trouvés à Aspiran.

 

Le vin était aussi envoyé dans le Massif central, les Gaulois ne buvant pas que de la cervoise, comme nous nous plaisons à le croire. Toutefois, les archéologues ignorent comment était approvisionné le chai. Est-ce que les vignobles du lieu suffisaient ou pas ?

 

Lors des fouilles, les archéologues ont découvert les traces de la rampe permettant aux charrettes chargées de raisins, d'accéder au premier étage, endroit où le raisin était foulé. Le liquide, qui coulait, était récupéré au rez-de-chaussée dans une première cuve. Ensuite, il s'écoulait dans un dolium enterré dans le sol.

Après cette première opération, le liquide était pompé avec un tuyau en boyau de porc et transvasé dans une amphore enduite de poix afin d'y bien vieillir. Un système de nettoyage des dolia très ingénieux a été découvert : l'eau sous pression arrivait par des tuyaux en céramique, jointés au plomb et installés dès la construction de la villa.

 

Le bâtiment fait 50 mètres de long sur 12 mètres de large, ce qui permettait de stocker plusieurs centaines de jarres. Plusieurs milliers de litres à conserver, un très gros volume pour l'époque, implique un savoir-faire bien maîtrisé. Des traces de viticultures datant du IV e siècle avant notre ère ont été découvertes.

 

Pendant plus de cinq cents ans, le domaine de Quintus Iulius Primus a produit du vin sans toutefois que l'on sache qui a continué à faire vivre le domaine après sa disparition. Mais l'ancien maître des lieux a laissé son empreinte : les vignes actuelles ont conservé l'alignement mis en place par Quintus Iulius Primus.

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Published by Clélie - dans Pêle-mêle
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