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Bienvenue sur ce blog !
 
Vous allez pouvoir plonger dans le monde des Lettres. Comme il n'est pas de littérature, quels que soient le pays et l'époque, hors du temps, vous pourrez aussi trouver des points de repères dans différents domaines : histoire, peinture, sculpture, musique, architecture, et tant d'autres encore…
 
Une place accordée aux nouveautés de tous pays ne fera pas oublier les textes plus anciens, voire très anciens. Vous pourrez découvrir ou redécouvrir non seulement les textes de l'Antiquité mais aussi ceux du Moyen Age. Les époques suivantes ne sont pas laissées de côté. Au milieu des textes devenus des classiques –comme le veut la formule- vous ferez peut-être d'heureuses découvertes… Vous voyagerez, je l'espère, ici et là dans des univers auxquels vous n'aviez pas encore songé…
 
Vous trouverez aussi des informations sur la langue française. Il ne s'agit pas d'un travail universitaire, mais simplement d'éléments qui permettent de rendre compte des différents états d'une langue.
 
Si vous avez envie de poursuivre, alors venez papillonner et j'espère que vous trouverez votre bonheur et que l'envie de lire sera au rendez-vous !
 
Je vous invite à partager tout cela !

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 14:56

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Martin était encore sous le choc de la disparition brutale d'Agnès. Thomas essayait de lui rendre visite dès qu'il le pouvait et lui rapportait les informations qu'il connaissait. Un complot bourguignon a été déjoué et Nicolas d'Orgemont, l'ancien amant de la Belle Heaumière, avait été arrêté, car il aurait été le chef des conspirateurs.

 

Nicolas d'Orgemont a reçu un châtiment public auquel a assisté Martin.

 

Martin continuait à se demander qui Agnès avait bien pu reconnaître lors de la représentation du Mystère le jour de Pâques. Agnès et son assassin connaissaient leur identité mutuelle.

 

Alors qu'il repassait dans la rue où Agnès avait été tuée, Martin fut interpellé par un homme. Un barbier lui raconta ce qu'il avait vu le jour du meurtre du duc d'Orléans, puis d'Agnès. Ce barbier, qui rêvait de devenir acteur, apprit à Martin qu'il avait des perruques et des pastiches qu'il louait aux Confrères de la Passion.

 

Martin raconta à Thomas son entrevue avec la barbier. Thomas confirma que ce barbier voulait devenir acteur.

Le barbier ayant appris à Martin que le meurtrier d'Agnès avait perdu un objet qu'il avait tenté de retrouver sans succès, Martin décida de chercher cet objet dès qu'il pleuvrait sur Paris.

 

Lorsqu'il plut au mois de mai, Martin retourna sur le lieu du crime, rue aux Oues, afin de trouver un quelconque objet. Ce fut un chien qui lui apporta "un manche de couteau en ivoire, dont la lame était brisée net au milieu."

 

Le soir de cette découverte, Martin alla voir Thomas alors en pleine répétition avec la troupe. Après avoir vu le couteau au manche spécial, Thomas apprit à Martin que l'un des comédiens, Colin Machelart, était coutelier. Ce dernier reconnut ce couteau, modèle rare importé d'Italie. Colin promit de regarder dans son registre à qui il avait vendu ce type de couteau.

 

Martin se rendit dans la boutique de Colin qui lui donna les renseignements promis. Cinq clients avaient acheté ce type de couteau, dont deux étaient des Bretons de passage à Paris.

Martin alla aux adresses données par Colin. L'oiselier possédait toujours le sien.

 

Martin se rendit ensuite à la Grande Boucherie, près de l'église Saint-Jacques. Dans cet endroit se trouvait "une poignée de puissantes familles de bouchers." Ici le silence semblait de règle, les questions de Martin restaient sans réponse, car "avec tous les dénonciateurs prêts à faire tomber des partisans bourguignons, chacun se méfi[ait] de son voisin." Martin n'insista pas et quitta ces lieux.

 

Lorsque Martin retourna à la Grande Boucherie, il était déguisé en valet boucher. Ses questions sur Le Querelleur restèrent sans réponse, jusqu'au moment où un jeune homme commença à parler. Interrompu par le patron, le jeune homme accepta le rendez-vous fixé par Martin au Barrillet.

Le jeune homme vint au rendez-vous. Après trois pichets de vin de Soissons, Martin connaissait tout de sa vie. Le jeune homme avait participé avec Le Querelleur aux différents pillages qui avaient eu lieu pendant les émeutes cabochiennes. Parmi les objets qu'ils volaient aux Armagnacs, se trouvaient des livres. Un homme nommé Pierre dont Martin avait déjà entendu parler, était avec eux.

Martin apprit ce qu'était devenu le Querelleur. Il avait quitté la boucherie Saint-Yon. Le jeune homme ne l'avait revu qu'à la Carême de cette année 1416. La taverne devant fermée, les deux hommes se séparèrent.

Pierre et le Querelleur semblaient ne faire qu'un, mais était-il aussi le meurtrier d'Agnès ?

 

Martin se rendit au bourg de Saint-Germain-des-Prés où il rencontra d'autres bouchers. Il réussit à apprendre où travaillait le Querelleur. Mais il n'eut pas de chance, car il n'était pas venu à son travail ce jour-là. Martin quitta les lieux après avoir appris que le Querelleur logeait dans "une maison […] à l'enseigne du Four aux Pâtés […]."

 

Comme Martin avait repéré les lieux avant d'y revenir, il entra facilement chez le Querelleur sans être vu. Dans une pièce occupée par cet homme, Martin découvrit, entre autres, "un chaperon appartenant à Agnès." Martin supposa que le Querelleur était sans doute le meurtrier d'Agnès et qu'il avait travaillé aussi pour Renaut du Montet. Martin quitta les lieux sans être aperçu.

 

Martin retourna à Saint-Germain où il n'obtint aucun autre renseignement sur le Querelleur . Toutefois, il apprit que le père Barbeau, un pêcheur, absent ce jour, pourrait le renseigner.

Martin estima que quelque chose était illogique dans cette histoire. Les différents témoignages ne concordaient pas. Si le Querelleur avait pris la fuite, pourquoi aurait-il laissé tant de choses dans la pièce que Martin avait visitée ?

 

Au bourg Saint-Germain, des hommes, au service du comte d'Armagnac, perquisitionnaient les maisons des bouchers afin de leur prendre toutes leurs armes. Cette action avait été aussi menée auprès des bouchers de Paris. Martin parvint à rencontrer le père Barbeau qui était sourd et muet.

 

Mi-mai 1416, l'ensemble de la population de Paris était invité à rendre les armes, ce qui laissait entendre que les Armagnacs avaient peur.

 

En se rendant une nouvelle fois au bourg de Saint-Germain, Martin vit ce qui semblait être le cadavre du Querelleur devant le pilori. Martin apprit par le sergent que le Querelleur s'était doute noyé mais que le boucher Jean Moisy et ses fils n'avaient pas réussi à reconnaître son cadavre.

 

Le cadavre fut enterré mais Martin avait de plus en plus la certitude qu'il ne s'agissait pas du Querelleur. Quelqu'un avait mutilé un cadavre pour faire croire que c'était lui.

 

Martin retrouva Thomas au Perroquet Bleu où il lui fit part de sa réflexion : le Querelleur avait voulu faire croire à sa mort. Martin expliqua comment les choses avaient dû se passer : le Querelleur s'était rendu aux bords de la Seine en faisant croire qu'il allait se baigner. Sur la berge, il s'était dévêtu, était entré dans l'eau, puis avait crié pour faire croire qu'il se noyait. Ce qu'il ignorait, c'est que le père Barbeau, présent ce jour-là, était sourd et muet. Ce dernier n'avait donc pas donné l'alerte. Les vêtements abandonnés par le Querelleur avaient été récupérés par un pauvre homme qui avait fini en prison. Les vêtements qu'il portait étant trop grand pour lui, la maréchaussée avait cru qu'il les avait volés. Voyant que son plan avait échoué, le Querelleur avait imaginé autre chose : il avait récupéré un cadavre qu'il avait mutilé mais il avait oublié de lui enlever ses chaussures. Aux yeux de Martin, il était évident que le Querelleur était vivant et que quelqu'un l'avait prévenu qu'il était recherché. Martin songea à Colin Machelart, car l'épisode de l'incendie restait incompréhensible et étrange.

 

De nouveau déguisé en valet boucher, Martin retourna à la Grande Boucherie dont la destruction avait été exigée par ordonnance royale. Les bouchers payaient là, le complot contre les Armagnacs commis il y a trois ans sous la direction de Simon Caboche.

 

Les bouchers sortirent affaiblis de la destruction de leurs étals et de la suppression de leurs franchises.

 

Au Perroquet Bleu, Thomas et Matin parlèrent avec Colin à qui ils laissèrent entendre que le Querelleur était mort. Les deux garçons ne surent que penser de son attitude face à cette nouvelle.

 

Fin mai 1416, les Armagnacs, toujours sur le qui vive, avaient fait murer les portes de Paris. Les objets posés sur les rebords des fenêtres devaient être enlevés afin de ne pas servir de projectiles en cas d'émeutes.

 

Martin continua de réfléchir aux dernières informations qu'il avait eues. Il décida avec Thomas de pousser Colin Machelart – qu'il soupçonnait – à l'erreur.

 

Colin vint chercher Martin car il avait vu le Querelleur, rue de la Limace, entré "dans une maison sans enseigne, un peu délabrée." Martin demanda à Colin de l'accompagner et de venir avec lui dans cette maison.

Dans la maison qu'il éclairait avec une chandelle, Martin fut agressé par un homme que Colin parvint à tuer. Il s'agissait du Querelleur dont ils se débarrassèrent en jetant le corps dans la Seine.

 

En se réveillant, Martin se rendit compte qu'il avait perdu l'anneau de jade d'Agnès. Il retourna dans la maison rue de la Limace mais il ne réussit pas à la retrouver. Alors qu'il était sur le point de sortir de la maison, Martin fut agressé par un homme barbu portant une capuche. Les deux hommes en se battant, furent blessés, mais Martin rassembla son courage pour le poursuivre dans la rue. Il fut aidé par quelques membres de la troupe de théâtre de Thomas qui se trouvaient là.

Ils éprouvèrent beaucoup de mal à le rejoindre et finirent par le perdre de vue. Grâce à une indication, ils retrouvèrent sa trace : l'homme s'était engagé dans les passage qui menait à la salle de la spectacle. Thomas et Martin le cherchèrent dans la salle. C'est alors que Martin le vit sur scène jouant l'un des larrons auprès du Christ. L'homme en train de mourir sur scène, était Colin Machelart. La pièce fut interrompue.

 

Colin Machelart était le complice du Querelleur qui avait simuler sa mort le soir de leur rencontre dans la maison de la rue de la Limace. Colin avait tué Agnès car elle avait reconnu l'homme qui jouait au théâtre et qui avait travaillé avec Jean Fusoris.

Thomas et Martin jetèrent le livre d'alchimie dans la Seine.

 

FIN

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